Publié le 10 Janvier 2016

Les services de renseignement européens craignent que des attaques terroristes d'une ampleur inégalée se produisent en 2016. "On va vers un 11 Septembre européen", assure un responsable de la lutte antiterroriste.

L'année 2016 pourrait être celle d'attentats djihadistes multiples, coordonnés dans plusieurs pays européens, craignent les services antiterroristes du continent.

"Je pense qu'hélas en 2015 on n'a rien vu", confie sous le sceau de l'anonymat, un responsable de la lutte antiterroriste. "On va vers une espèce de 11 Septembre européen : des attaques simultanées, le même jour dans plusieurs pays, plusieurs endroits. Un truc très coordonné. Nous savons que les terroristes travaillent là-dessus".

"Nous assistons actuellement dans les régions tenues par Daech au recrutement de groupes de jeunes Européens, à leur entraînement, dans le but de les renvoyer frapper dans leurs pays d'origine", ajoute-t-il.

Une inquiétude largement partagée par le procureur de Paris, François Molins. "Je ne vois aucune raison objective d'être optimiste", a-t-il affirmé dans l'émission Complément d'enquête, diffusée jeudi sur France 2. "On est dans un cycle qui risque de durer et qui fera que la menace terroriste restera extrêmement forte relativement longtemps".

Une phrase fait dangereusement écho à ces analyses. Le 9 janvier 2015, Amedy Coulibaly, l'assaillant de l'Hyper Cacher, avait affirmé à un des otages. "Vous êtes pas très au courant de ce qu'il se passe. Comme moi, ils vont venir et il y en aura de plus en plus".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 9 Janvier 2016

Après la vague d'agressions qui a touché Cologne le soir du Nouvel an, la chancelière allemande s'est prononcée samedi en faveur d'un très net durcissement des règles d'expulsion de demandeurs d'asile condamnés par la justice en Allemagne, en l'autorisant même pour ceux condamnés à une peine avec sursis.

"Si les réfugiés ont commis un délit", cela doit "avoir des conséquences, (...) cela veut dire que le droit (de séjour) doit s'arrêter s'il y a une peine de réclusion ou même avec sursis", a déclaré Angela Merkel, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion de la direction du parti à Mayence (sud-ouest).

Une semaine après les faits, vendredi 8 janvier, 121 plaintes ont été déposées pour des vols, des agressions physiques et, pour les trois quarts d'entre elles, pour des violences sexuelles. Face à l'ampleur des faits, une cellule d'enquête spéciale, baptisée "Nouvel An", a été créée, forte de 80 policiers.

La présence de migrants parmi les auteurs de ces violences fait scandale outre-Rhin, où 1,1 million de demandeurs d'asile ont été accueillis en 2015, "un nombre record". La polémique enfle d'autant plus que cette présence massive sur le sol allemand suscite l'inquiétude grandissante de l'opinion publique.

Le gouvernement allemand affirme que les suspects identifiés à ce jour sont en majorité des réfugiés. Mais il n'est toutefois pas prouvé que les agressions sexuelles sont le fait de migrants fraîchement arrivés en Allemagne.

Allemagne : après la vague d'agressions, Angela Merkel pour l'expulsion des réfugiés condamnés

Une centaine d'agressions sexuelles ont eu lieu à Cologne dans l'ouest de l'Allemagne lors de la nuit du Nouvel An.

Des jeunes femmes témoignent des faits qui se sont déroulés alors qu'elles faisaient la fête aux abords de la cathédrale et de la gare de la ville.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 9 Janvier 2016

L'assurance maladie, bénéficiaire d'un héritage, c'est une première dans son histoire. Un don de 300.000 euros va être versé à la CPAM du Var. Le donateur est un homme, il vivait dans une maison de retraite, il est décédé à l'âge de 105 ans.

Pour le personnel de l'établissement ce don de 300.000 euros est une belle reconnaissance. En cette 71ème année de la sécurité sociale c'est un beau cadeau.

Les 300.000 euros vont servir à réaménager l'espace d'accueil de la CPAM à Toulon, qui sera renommé Lucien Facon, du nom du généreux donateur. Cet ancien homme, directeur de cirque puis chef d'entreprise, s'est éteint à l'âge de 105 ans.

Si Lucien Facon est décédé depuis 3 ans, la CPAM n'a touché l'argent que le mois dernier, le temps de rechercher d'éventuels héritiers.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 8 Janvier 2016

Invitée du Grand Direct des Médias sur Europe 1, Dana Hastier, directrice exécutive de France 3, a annoncé l'arrêt, en juin prochain, de l'émission animalière 30 millions d'amis.

Lancée en 1976 sur TF1, l'émission au générique mythique migre sur France 2 en 2004 et sur France 3 en 2006. Elle a été créée par le journaliste français Jean-Pierre Hutin, militant de la défense des animaux et créateur de la fondation éponyme. Depuis sa mort, c'est sa femme, Reha Hutin qui a pris la relève.

Contactée par Europe 1 après l'interview de Dana Hastier, Reha Hutin s'est exprimée sur l'annonce de l'arrêt de son émission. "C'est un bien triste scoop, a-t-elle déclaré, non sans émotion. Je ne le savais pas. Nous échangions des courriers avec Dana Hastier. (...) Depuis octobre, j'essaie de la contacter avec nos propositions, mais je n'ai eu aucune réponse."

"C'est très inélégant envers nos téléspectateurs et tous ceux qui travaillent avec nous. France 3 va perdre 30 millions de téléspectateurs." En larmes, Reha Hutin a par ailleurs confié qu'elle "attendait une réponse ferme et définitive de la direction de France 3" avant de proposer le programme à des chaînes concurrentes.

Cette décision confirme la volonté de Dana Hastier de moderniser la chaîne. Jeudi, lors d'une conférence de presse, elle avait notamment annoncé le départ de Julien Lepers, alors remplacé par Samuel Etienne pour animer le jeu culte Questions pour un champion.

30 millions d'amis : l'émission s'arrêtera à la fin de la saison

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 8 Janvier 2016

La ministre de la Justice a réaffirmé ce jeudi soir sur iTélé sa conviction que "la déchéance de nationalité n'est pas souhaitable" pour les Français binationaux, critiquant une mesure à l'efficacité "absolument dérisoire".

La garde des Sceaux prend une nouvelle fois tout le monde de court. "Je ne fais pas mystère du fait que oui, je pense que la déchéance de nationalité n'est pas souhaitable pour des Français binationaux parce que l'efficacité, et le Premier ministre en a convenu, est absolument dérisoire", a-t-elle expliqué très précisément jeudi 7 janvier.

Dans l'après-midi, la garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avaient signé une tribune commune dans "Le Monde" pour défendre le projet de loi visant à renforcer la lutte contre la criminalité organisée. Les deux ministres affirmaient travailler "main dans la main contre le terrorisme".

Pour les analystes, cette dernière initiative signifiait plutôt que Christiane Taubira n'avait pas d'état d'âme sur le virage sécuritaire du gouvernement et que son éventuel départ du gouvernement n'était pas à l'ordre du jour.

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Publié le 7 Janvier 2016

Un an jour pour jour après l'attentat contre le journal Charlie Hebdo, la classe politique française est embourbée dans un débat "irréel" sur la déchéance de nationalité, qui est une mesure "symbolique" et "inefficace", déplore la presse française jeudi.

"Déchéance de nationalité, l'inutile confusion", affiche en une le quotidien La Croix, alertant dans son éditorial qu'il est urgent de "sortir d'un débat si mal engagé, devenu incompréhensible pour les Français".

"Imaginée comme une riposte symbolique", cette mesure visant les binationaux et que le Premier ministre Manuel Valls a exclu ce mercredi soir d'étendre à l'ensemble des Français, cache "pour partie une réelle impuissance à concevoir une prévention vraiment efficace", estime François Ernenwein dans le quotidien catholique la Croix.

"Cette polémique (...) est d’autant plus surréaliste que tous les responsables politiques s’accordent à reconnaître que la déchéance de nationalité est inefficace, c’est-à-dire sans effet sur les terroristes", s'étonne Jean-Pierre Bédéï dans La Dépêche du Midi.

"Personne ne conteste que les terroristes potentiels se fichent comme d’une guigne d’être privés de leurs droits civiques, déchus de leur nationalité, cloués au pilori ou coiffés d’un bonnet d’âne", abonde Bernard Maillard dans Le Républicain lorrain.

Pourtant, rappelle Guillaume Tabard dans Le Figaro, François Hollande avait réussi un "joli coup politique" : en reprenant après les attentats de novembre cette idée traditionnellement défendue par la droite dure.

Mais le chef de l'Etat s'est "vite enlisé dans un débat irréel (...), rendant indéchiffrable le reste du dispositif de protection du pays", regrette Nicolas Beytout dans L'Opinion.

"La gauche a pris la place de la droite dure, la droite dure est aplatie entre la gauche de droite et la droite très dure", écrit Sébastien Lacroix dans l'Union et l'Ardennais, "un an après, donc, rien n’est réglé, tout est chamboulé".

Pis, estime dans un entretien accordé à Libération l'historien Patrick Boucheron, "on est prêt à des extravagances juridiques inefficaces et dangereuses jusqu'à l’absurde pour organiser politiquement le déni de cette évidence : les assassins de janvier et de novembre 2015 sont français."

"Il ne reste que quelques mois au pouvoir en place pour laisser de côté les mesures symboliques", presse dans la Charente libre Jean-Louis Hervois.

Cependant, veut croire Patrick Apel-Muller de L'Humanité, "les protestations contre les discriminations portées par la déchéance de nationalité pour les binationaux" témoignent que "court toujours, en mille ruisselets, l’esprit de liberté, d’égalité et de fraternité" qui avait prévalu après la tuerie de Charlie Hebdo, il y a tout juste un an.

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Publié le 7 Janvier 2016

La jeune femme de 32 ans, présente à Villejuif pour un stage de danse, a été tuée en marge du projet d'attentat de Sid Ahmed Ghlam contre une église. L'absence de son nom dans la dernière promotion de la Légion d'honneur avait déclenché un tollé.

Elle sera finalement distinguée. Aurélie Châtelain, tuée le 19 avril à Villejuif en marge du projet d'attentat de Sid Ahmed Ghlam, recevra la légion d'honneur lors de la prochaine promotion.

Le 1er janvier, le nom de la jeune femme ne figurait pas sur la liste des lauréats. Cette promotion du nouvel An comprend 20 nominations liées aux attentats de janvier et de la tentative d'attaque à bord du Thalys, dont quinze à titre posthume.

Agée de 32 ans, Aurélie Châtelain, professeure de fitness, a été tuée le 19 avril à Villejuif, en banlieue parisienne, où elle suivait un stage. Son corps sans vie a été retrouvé dans sa voiture en flammes.

Le même jour, Sid Ahmed Ghlam a été arrêté fortuitement. Il est soupçonné d'avoir tué par balle Aurélie Châtelain et d'avoir voulu attaquer une église à Villejuif (Val-de-Marne).

Les policiers avaient mis la main sur un arsenal dans sa voiture et sa chambre d'étudiant à Paris, dont quatre kalachnikov. Son ADN avait été retrouvé dans la voiture d'Aurélie Châtelain, et du sang de la victime sur la parka qu'il portait.

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Publié le 6 Janvier 2016

Le gouvernement s'opposera à l'extension de la déchéance de nationalité aux Français n'ayant qu'une seule nationalité. Manuel Valls l'a annoncé mercredi 6 janvier lors d'un entretien accordé à la chaîne BFMTV, au motif que la "France ne peut pas créer d'apatrides".

"Il y a une condition qui doit être très claire : la France ne peut pas créer des apatrides, c'est-à-dire des personnes sans nationalité", a déclaré le Premier ministre depuis Matignon. "Cela n'est pas possible. Cela ne serait pas conforme à l'image, ni aux valeurs, ni surtout aux engagements internationaux de la France. C'est pour ça que nous n'avions pas retenu l'idée de pouvoir déchoir tous les Français de leur nationalité. Je veux être là-dessus extrêmement clair", a-t-il poursuivi.

Alors que le gouvernement souhaitait réserver cette sanction aux binationaux, plusieurs voix, notamment à gauche, demandaient d'aller plus loin pour ne pas créer une France à deux vitesses.

Le Premier ministre a donc répondu non, fermement. "La France ne peut pas créer des apatrides", a-t-il avancé, donnant du crédit aux détracteurs de cette proposition, y compris Nicolas Sarkozy.

Lors d'un bureau politique à huis clos, le président du parti Les Républicains a pris position, mercredi 6 janvier, contre l'élargissement de la réforme prévue initialement pour les binationaux nés en France. La mesure est susceptible de créer des apatrides, a-t-il argué, selon des participants à la réunion.

Déchéance de nationalité pour tous les Français : Manuel Valls "la France ne peut pas créer des apatrides" -  Nicolas Sarkozy "La mesure est susceptible de créer des apatrides"

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 6 Janvier 2016

Dans l'imaginaire chrétien, la galette des rois fait référence aux trois rois mages qui, guidés par une étoile, se sont rendus à Bethléem, pour se recueillir devant la crèche où serait né Jésus, offrant à l'enfant de précieux présents.
Mais on apprend vite, en se penchant sur la question, que l'Epiphanie (ou son équivalent) était déjà fêtée bien avant l'avènement de la religion chrétienne.

L'Epiphanie est traditionnellement fixée dans le calendrier chrétien le 6 janvier, soit douze jours après la naissance de Jésus selon la liturgie romaine. Le 6 janvier tombant régulièrement en pleine semaine, une réforme a transféré la date au second dimanche suivant Noël, soit, quasi-systématiquement, au premier dimanche de janvier.
La galette des rois est donc découpée à cette date, en tout cas dans les pays qui n'ont pas de jour férié dédié à l'Epiphanie.

En 2016, la galette des rois s'est traditionnellement dévorée le dimanche 3 janvier, le 6 janvier tombant un mercredi. L'année prochaine, la fête aura lieu le dimanche 8 janvier. La galette peut néanmoins se déguster durant la première quinzaine du mois de janvier.

L'Epiphanie est le résultat d'une longue tradition remontant très loin avant la naissance de Jésus et résultant d'un mélange de traditions païennes et chrétiennes. A l'origine, il s'agissait dans l'antiquité de fêter le dieu Dionysos. Dieu de la vigne, du vin, mais aussi de la fête et des excès dans la mythologie grecque, Dionysos est intimement lié aux saisons et donc aux cycles de la végétation.

On évoque aussi la fête païenne dite des "Saturnales" pour expliquer l'origine de l'Epiphanie. Cette fois, c'est le dieu Saturne qui était célébré par les Romains. Un temps associé à l'agriculture et aux semences, notamment grâce à une faucille qu'il porte à la main droite, ce dieu reste relativement mystérieux.

Dans les premières communautés chrétiennes d'Orient, au IVe siècle, on commence à associer cette fête à la période suivant la naissance de Jésus. L'Epiphanie est née et correspond à une "manifestation" dans le grec ancien.

Le 6 janvier, soit 12 jours après Noël, devient ainsi la toute première fête sacrée du calendrier liturgique. En Occident, l'Epiphanie va progressivement absorber les anciennes traditions romaines et païennes et on va petit à petit se réunir autour d'une galette pour la célébrer.

Il faut remonter au XIIIe ou au XIVe siècle pour retrouver les premières traces du partage d'une galette lors de l'Epiphanie. Une galette, partagée en autant de portions que de convives plus une : la "part du pauvre", c'est-à-dire destinée au premier pauvre qui se présentait.

Quant à la fève, elle aurait précédé la galette puisqu'elle date elle aussi de l'empire romain. Il était d'usage en effet dans la Rome antique de tirer au sort le roi d'un festin grâce à un jeton noir ou blanc.

Enfin, la tradition d'envoyer le plus jeune des convives sous la table pour désigner à qui revient chaque morceau de la galette serait arrivée à la même époque.

En France, chaque région à son gâteau : "gâteau des rois" en Provence, en Aquitaine et en Languedoc, "pogne" ou "épogne" dans le Dauphiné, "garfou" ou "galfou" en Gascogne et Béarn, "galette des rois" en Ile-de-France, Dreykönigskuchen en Alsace... Certains sont fourrés à la frangipane, mais d'autres sont briochés, à la fleur d'oranger, aux fruits secs...

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 6 Janvier 2016

La Corée du Nord franchit une nouvelle étape dans son programme nucléaire. Le pays a affirmé avoir mené ce mercredi 6 janvier son premier essai réussi de bombe à hydrogène. Cette revendication, si elle était vérifiée, décuplerait les enjeux autour du programme nucléaire interdit de cet Etat hermétique.

Le Conseil de sécurité nationale de la Corée du Sud voisine a "condamné avec force" cet essai. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a parlé de "grave défi" aux efforts mondiaux de non prolifération nucléaire et de "sérieuse menace" contre le Japon.

La France de son côté condamne fermement cet essai. Il s'agit, selon l'Elysée, d'une "violation inacceptable des résolutions du Conseil de sécurité" de l'ONU, et "appelle une réaction forte de la communauté internationale." Londres parle d'une "provocation".

L'annonce de ce test d'une bombe H est une surprise. Pyongyang affirme qu'il a été personnellement ordonné par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un à deux jours de son anniversaire.

"Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10 heures" (01H30 GMT), a annoncé la télévision officielle nord-coréenne, précisant que l'engin était "miniaturisé". "Avec le succès parfait de notre bombe H historique, nous rejoignons les rangs des Etats nucléaires avancés".

La plupart des spécialistes estimaient que Pyongyang était à des années de pouvoir développer une bombe thermonucléaire, mais étaient divisés quant à ses capacités de miniaturiser l'arme atomique, étape décisive dans la production d'ogives nucléaires.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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