Publié le 6 Mars 2016

Aujourd'hui, ils ont le droit de vérifier vos sacs, vos manteaux. Mais bientôt, les vigiles pourraient être armés dans les magasins, les stades et les salles de concert. Le ministère de l'Intérieur prépare un texte qui risque de faire débat dans la population. Certains pensent que cela n'aurait pas d'impact en cas d'attaque, quand d'autres ne sont pas contre compte-tenu du contexte.

Le ministère de l’Intérieur s’apprête à créer un nouveau statut pour les vigiles privés armés. Le Figaro révèle vendredi que le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), un établissement public administratif qui dépend de la place Beauvau, planche actuellement sur ces agents de sécurité (ou de surveillance) renforcée.

Un statut similaire à celui des convoyeurs de fonds. Les agents de sécurité privés ont déjà le droit de porter des armes, comme le prévoit l’article L613-5 du Code de sécurité intérieure. Mais en dehors du cas des convoyeurs de fonds, qui bénéficient d’un statut spécifique, les préfets sont encore peu enclins à leur délivrer des permis de port d’arme.

Dans un communiqué publié six jours après les attentats du 13 novembre, le Cnaps a préconisé "la création d’un métier d’agent de surveillance renforcée (ASR) dédié à des espaces statiques particulièrement exposés à des risques et pouvant être autorisé, dans les mêmes conditions que les transporteurs de fonds, à être armé".

Selon Le Figaro, l’enjeu de l’armement des agents privés est également de décharger les policiers et les gendarmes des "tâches indues". Ces dernières comprennent le transfert de détenu, les gardes statiques ou la protection de personnalités. Les policiers demandent depuis plusieurs années de pouvoir être exemptés de ces obligations pour se concentrer sur leurs missions principales.

Près de 150.000 personnes seraient concernées, avec une formation poussée dans le maniement des armes.

Sécurité : bientôt des vigiles armés

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 6 Mars 2016

Epinglée par la ministre allemande de l'Environnement et des médias germaniques, la centrale nucléaire de Fessenheim sera fermée à la fin de l'année civile, assure la ministre du Logement et de l'Habitat durable Emmanuelle Cosse. "Le calendrier est celui que m'a répété à plusieurs reprises le président de la République, c'est fin 2016.

Depuis 2011, Hollande a fait beaucoup de chemin sur la question du nucléaire et du climat. Le Président s'est engagé à fermer Fessenheim d'ici la fin 2016. C'est ça, la date. J'ai toujours cru en la parole présidentielle. Fermer un réacteur est la chose la plus simple qui soit. Le Président s'y est engagé et l'a répété tous les ans", a-t-elle affirmé au Grand Jury, dimanche 6 mars.

Dans son édition du vendredi 4 mars, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, ainsi que la chaîne de télévision WDR, affirment qu'"une panne dans la plus ancienne centrale atomique française" en avril 2014 "était plus grave qu'on le pensait". Le ministère allemand de l’Environnement a demandé la fermeture "au plus vite" de la centrale, comme elle l'a déjà formulé à plusieurs reprises par le passé.

Selon l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), la fermeture de la centrale n'est pas justifiée "du point de vue de la sûreté nucléaire" mais relève "des décisions de politique énergétique du gouvernement".

"Le plus judicieux est de fermer cette centrale cette année", estime Emmanuelle Cosse. "C'est la plus ancienne et elle est située sur la nappe phréatique la plus importante d'Europe. Si demain il y a un incident, cela ne concerne pas seulement la France mais l'ensemble des pays frontaliers. Et elle connaît des pannes à répétition, quasiment chaque semaine", rappelle l'ancienne patronne du parti écologiste.

"À un moment, il faut savoir si on souhaite consacrer beaucoup d'argent et d'énergie sur cette centrale ou si on souhaite progressivement fermer les centrales les plus anciennes. Pour aboutir à la baisse de la part du nucléaire d'ici 2025, il faudra fermer d'autres centrales et d'autres réacteurs sur plusieurs années."

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 5 Mars 2016

Le 05 mars 2016 :

Les deux jeunes filles sont susceptibles de quitter le territoire par tous les moyens, en utilisant de fausses identités.Elles ont quitté leur lycée vendredi vers 13 heures. La gendarmerie nationale lance un appel à témoins, samedi 5 mars, pour retrouver deux mineures radicalisées en fugue depuis la Haute-Savoie. Selon l'affiche diffusée sur les réseaux sociaux notamment, les deux mineures sont susceptibles de quitter le territoire par tous les moyens, en utilisant de fausses identités.

Elles s'appellent Louisa Bounechada et Aboue Serie Mohamed et sont âgées respectivement de 16 et 15 ans. Elles sont toutes les deux scolarisées dans le lycée des Carillons à Seynod.
La gendarmerie recommande aux personnes qui auraient des renseignements ou les aurait aperçues de contacter la brigade de Meythet au 04 50 24 52 40.

Selon les derniers chiffres du ministère de l’intérieur cités par Le Monde, quelque 867 adolescentes ont été signalées en France pour radicalisation. Les filles constituent la majorité (51 adolescentes) des 84 mineurs français présents en Syrie, précisait le quotidien.

 

Le 06 mars 2016 :

Louisa, une des deux mineures radicalisées en fuite, est rentrée chez elle en Haute-Savoie. 

Louisa, l'une des deux mineures en fuite depuis la Haute-Savoie et souçonnées de vouloir rejoindre la Syrie, est rentrée chez elle dimanche 6 mars en milieu d'après-midi, a annoncé son père à France 2. Une information confirmée à francetv info par la gendarmerie nationale. "Elle a vu sa mère à la télévision et elle a laissé tomber sa copine", a confié le père de Louisa, à France 2.

Israé, signalée comme une adolescente radicalisée et placée en foyer il y a deux ans après une première tentative de départ, est toujours recherchée. Les deux adolescentes sont toutes les deux scolarisées dans le lycée des Carillons à Seynod, dans la périphérie d'Annecy.

"Louisa rentre à la maison, personne ne te fera rien. Si tu m'entends, va dans la première gendarmerie que tu trouves et rentre à la maison", avait lancé sa mère devant les médias, précisant que sa fille n'était pas signalée comme étant radicalisée.

"On ne sort pas facilement de cet engrenage (...) elle s'est fait embobiner", a déploré de son côté Nadia, la mère d'Israé, racontant dans Le Parisien comment, deux ans plus tôt, elle avait déjà rattrapé sa fille "in extremis" à la gare "alors qu'elle voulait partir en Syrie" pour "aider les enfants et servir une bonne cause".

Nadia avait alors appelé le numéro vert Stop Jihadisme et Israé avait suivi une procédure de "déradicalisation" avec le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI). "On a l'impression que ça recommence!", se lamente la mère en évoquant des propos de sa fille sur "la mécréance", en dépit d'une éducation "laïque".

Appel à témoins pour retrouver deux mineures radicalisées en fugue

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 5 Mars 2016

La pétition mise en ligne il y a quinze jours après la fuite de l'avant projet de loi de réforme du code du travail n'a cessé de récolter des signatures, pour dépasser vendredi le million d'opposants déclarés. Ce samedi matin, 1.036.393 personnes avaient signé la pétition. Un record

Une énorme mobilisation citoyenne, qui démontre à elle seule que nombre de Français s'interrogent sur la portée et les conséquences de ce texte, du moins dans sa rédaction première.

Alors que le gouvernement, Manuel Valls et Myriam El Khomri en tête, avaient un temps laissé planer le doute sur un possible 49-3, la fronde a eu raison de cette ambition. La majorité socialiste, entre temps, a vacillé. L'opposition et de nombreux syndicats avait aussi conduit le gouvernement à adoucir sa position, en vantant une position de dialogue. La virulente tribune cosignée par Martine Aubry a fait le reste.

Devant l'ampleur de la contestation, l'exécutif a donc décidé d'ouvrir une nouvelle phase de négociations avec les partenaires sociaux, en reportant de quinze jours la présentation du texte, initialement prévue pour le 9 mars.

Jeudi, sept syndicats et organisations de jeunes, dont la CGT, Force ouvrière et l'Unef, ont appelé à une vaste mobilisation le 31 mars sous la forme de grèves et de manifestations pour réclamer l'abandon du projet. Cinq autres organisations, parmi lesquelles la CFDT, l'Unsa et la CFTC, ont quant à elles exigé une réécriture partielle du texte.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 5 Mars 2016

Deux importantes organisations des droits de l'homme en Israël soutenues par l'UE publient un rapport sur les conditions de détention et d'interrogation de prisonniers palestiniens par le Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien.

Les mauvais traitements infligés par le Shin Bet seraient si systématiques qu'ils laissent penser que cela relève d''une politique délibérée affirment ces deux ONG israéliennes B'Tselem et Hamoked dans un rapport de 70 pages. Les témoignages de prisonniers ont été reccueillis à la prison de Shikma, dans la ville israélienne d'Ashkélon entre août 2013 et mars 2014.

Avec ce rapport, les organisations qui luttent contre l'occupation, soulignent que l'usage de la violence persiste dans les services de sécurité, de façon institutionnelle, malgré un arrêt de la Cour suprême qui encadre l'usage de la torture aux situations d'urgence, explique Sarit Michaeli, porte-parole de B'tselem "Il s'agit de procédures, ce sont des règles à suivre pour briser celui qui est interrogé, pour qu'ils se confessent, qu'ils se dénoncent".

La brutalité des services de sécurité intérieure est dénoncée depuis des années par les organisations des droits de l'homme. Récemment, le débat en Isarël leur a donné des arguments après des accusations de tortures lancées cette fois par des détenus israéliens, appartenant à l'extrême droite.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 4 Mars 2016

Les centrales frontalières, c’est le grand sujet d’inquiétude en Allemagne, qu’il s’agisse de Fessenheim, de Cattenom en Moselle, ou bien encore des centrales belges. Les Allemands, qui ont fait le choix de la sortie du nucléaire d’ici 2022, observent avec inquiétude le vieillissement des installations situées de l’autre côté de leur frontière, d'autant qu'ils n'ont aucune prise sur les choix de leurs voisins.

Pour Berlin, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) est "trop vieille". Elle devrait être "fermée le plus vite possible", a déclaré le ministère de l'Environnement allemand, vendredi 4 mars. Par le passé, la ministre Barbara Hendricks avait déjà exprimé cette position à propos de Fessenheim, la plus vieille centrale du parc nucléaire français, revenue dans l'actualité en Allemagne après un incident survenu en 2014.

"Pour nous, il est très clair que Fessenheim est très vieille, trop vieille pour être encore en activité, a dit un porte-parole du ministère. La ministre demande que [la centrale] soit fermée le plus vite possible." Et de poursuivre : "Evidemment, un réacteur aussi âgé a beaucoup de problèmes techniques. Pour nous, des réacteurs aussi vieux représentent un risque sécuritaire". D'où, explique-t-il, "les inquiétudes des habitants des régions frontalières".

Deux médias allemands sont revenus vendredi sur un incident survenu en 2014 à Fessenheim, qui aurait été plus grave qu'annoncé. Le Süddeutsche Zeitung (en allemand) et la chaîne WDR évoquent cet incident qui avait provoqué l'arrêt d'un réacteur de la centrale. Leurs enquêtes dataillent une série de défaillances techniques et un "désordre" rarement atteint.

Néanmoins, aux yeux du ministère allemand de l'Environnement, chargé de la sécurité nucléaire, la France ne s'est rendue coupable d'aucun manquement dans ce cas particulier. Et la classification par les autorités françaises de l'incident en niveau 1 – sur une échelle qui en compte 8 – "était justifiée", selon l'Allemagne.

Pour EDF, le réacteur est "toujours resté sous contrôle des équipes de pilotage de la centrale qui ont suivi les procédures normales d'exploitation". Selon l'autorité de sûreté nucléaire, "la situation est restée sous contrôle". "La centrale n'a jamais été dans une situation qui aurait nécessité un arrêt d'urgence". Tout a été fait dans les règles lors de cet incident de 2014.

En septembre 2015, le gouvernement français a décidé de prolonger la durée de vie de la centrale alsacienne. Mais "nous n'avons aucune prise sur la durée de vie des centrales en France", reconnaissait à l'époque Barbara Hendricks. En pleine transition énergétique, l'Allemagne arrête progressivement ses propres réacteurs nucléaires, dont le dernier sera débranché en 2022.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 4 Mars 2016

En plein démantèlement de la "jungle" de Calais, une caméra cachée est allée observer la réaction des Français lorsqu'un couple de réfugiés syriens se fait apostropher par un complice mécontent en plein cœur de Paris.

Résolue à faire des caméras cachées d'actualité, l'émission "Cam Clash" (désormais visible sur le Web) a décidé de s'attaquer au sujet des migrants dans cet épisode mis en ligne vendredi 4 mars.
"Sur les 4 millions de réfugiés syriens, la France s'est engagée à en accueillir 24.000. Une goutte d'eau dans un océan de détresse, qui divise pourtant les Français", annonce le programme.

En effet, comme le montre la vidéo en tête d'article, les réactions se suivent mais ne se ressemblent pas quand un chômeur s'en prend à une famille syrienne qui fait la manche. Entre les humanistes, ceux qui voient la France comme une terre d'asile pour ceux qui fuient la guerre et ceux qui pensent que la crise est trop importante dans l'Hexagone pour accueillir comme il se doit les réfugiés ou que les réfugiés finiront par importer leur religion en France, le débat fait rage.

Il dérape aussi lorsqu'une juriste dont les parents sont nés au Maroc se retrouve confrontée au racisme et aux préjugés d'une passante.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 3 Mars 2016

A 75 kilomètres au sud-ouest de Rakka, la "capitale" syrienne de facto de l’organisation Etat islamique (EI), des torchères continuent d’éclairer de nuit un coin perdu dans la steppe. Le champ de gaz de Twinan et son usine attenante ont été épargnés par les bombardements et les combats qui ravagent le pays.

Si l’on excepte un raid aérien de la coalition menée par les Etats-Unis, qui a brièvement interrompu la production début décembre 2015. Jusque-là, le complexe a bénéficié de la bienveillance intéressée des autres belligérants : l’installation a été au cœur d’un accord impliquant les djihadistes de l’EI et le régime.

Dès octobre 2014, le collectif d’activistes anti-EI "Rakka se fait massacrer en silence" dénonçait un arrangement entre le régime et les djihadistes pour se partager la production du site. Mais, comme l’a révélé dernièrement la revue Foreign Policy et comme l’ont confirmé au Monde des sources syriennes, le rôle d’un troisième acteur dans cet accord contre nature intrigue au plus au point : il s’agit de la société russe Stroytransgaz.

Tout commence en 2007, quand la Syrie accorde, pour 160 millions d’euros, le contrat de la construction clés en main de l’une des plus grandes installations gazières du pays à l’entreprise Stroytransgaz, détenue par l’oligarque Guennadi Timtchenko, et épaulée par une société syrienne, Hesco, propriété de l’homme d’affaires George Haswani. Deux hommes très proches des dirigeants de leurs pays respectifs, Vladimir Poutine et Bachar Al-Assad.

Les travaux, débutés en 2007, s’interrompent en janvier 2013 quand une coalition rebelle et le Front Al-Nosra, la branche d’Al-Qaida en Syrie, prennent le contrôle de la région et du complexe, avant d’en être chassés à leur tour par l’Etat islamique en janvier 2014.

L’arrivée des djihadistes de l’EI va avoir une conséquence inattendue sur les installations de Twinan : les travaux reprennent. Le 12 janvier, le quotidien gouvernemental syrien Tishreen annonce même, sur la foi d’informations officielles, la "livraison au ministère de l’énergie et pour la fin de l’année de l’usine de Twinan par Stroytransgaz".

Les négociations entre l’EI, le régime syrien et Hesco débutent très rapidement, début 2015.

Le "Loyer" fixé par les djihadistes de l’EI en contrepartie de la protection des installations est alors fixé à 15 millions de lires syriennes (72.000 euros) mensuellement, auxquels s’ajoutent des taxes dont l’EI s’est fait une spécialité dès lors qu’il s’agit de remplir ses caisses.

Ainsi, des employés chrétiens se sont vu imposer "24 grammes or en guise de jizya [l’impôt dû par les non-musulmans], payés par Hesco. La plupart ont été exfiltrés après des intimidations de la part de membres de l’EI", selon des témoignages d’anciens employés parvenus au Monde.

Après deux mois de négociations, les deux parties conviennent finalement de se partager la production de la centrale électrique d’Alep, alors contrôlée par l’EI et alimentée par le gaz de Twinan : 50 mégawatts allant au régime et 70 mégawatts à l’organisation djihadiste, selon Bachir Al-Ibad et "Rakka se fait massacrer en silence". Une répartition confirmée par Ayn Al-Madina. Selon les calculs de la revue, l’EI engrange alors 120.000 dollars (109.000 euros) par jour.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 3 Mars 2016

L'Assemblée nationale a voté ce mercredi la disposition visant à créer un nouveau cas de "retenue pour examen de la situation administrative" à l'encontre d'une personne susceptible d'être liée à une activité de nature terroriste.

Ce texte doit à terme prendre le relais de l'état d'urgence, en vigueur dans le pays depuis les attentats de novembre.

La retenue de quatre heures existe déjà en droit français. Elle a été consacrée dans la loi relative à l'immigration et à l'intégration du 24 juillet 2006. Il s'agissait de vérifier l'identité d'un individu.

Avec cette mesure, le gouvernement élargit la possibilité de recourir à la retenue. Il s'agit cette fois de vérifier la situation d'une personne, et non plus seulement son identité. En clair, déterminer si oui ou non tel ou tel individu est directement lié à une entreprise terroriste.

Pour défendre son texte, le gouvernement explique que ces quatre heures sont particulièrement précieuses dans le cadre d'une enquête antiterroriste. Elles peuvent par exemple permettre de contacter des services de renseignement, y compris ceux de pays étrangers, pour obtenir un maximum d'informations sur tel ou tel individu.

Au cours de ces quatre heures, la personne retenue ne pourra faire l'objet d'aucune audition. C'est l'un des principaux aménagements obtenus par les députés dans le cadre de cet article. Il s'agissait pour le rapporteur à l'origine de l'amendement de créer une différence nette et incontestable entre la retenue et la garde à vue.

Avant l'adoption de cet amendement, plusieurs députés réclamaient l'assistance obligatoire d'un avocat. Leurs propositions ont donc été rejetées.

L'Assemblée nationale a voté également l'assouplissement des règles d'usage des armes par les forces de l'ordre, dans le cadre du projet post-attentats de réforme pénale examiné en première lecture. A côté des cas de légitime défense, un nouveau régime d'irresponsabilité pénale doit bénéficier aux policiers, gendarmes, douaniers et militaires qui auront fait un usage de leur arme en cas "d'absolue nécessité" contre quelqu'un qui vient de commettre ou tenter de commettre un meurtre et qui s'apprête à recommencer.

Cette mesure clé du projet de loi de "lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement" vise "à sécuriser l'action des forces de l'ordre" lors du "périple meurtrier" de personnes, comme ce fut le cas lors des attentats de janvier et novembre 2015, a dit le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a promis des actions de formation et d'entraînement.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 2 Mars 2016

Le démantèlement de la partie sud de la "jungle" de Calais s'est poursuivi mercredi 2 mars et pour la troisième journée consécutive dans le calme mais toujours sous haute sécurité policière.

Sur place, deux migrants iraniens se sont cousus les lèvres pour protester contre le sort qui leur ait réservé.

Cette action est identique à celle menée par cinq migrants iraniens fin novembre à la frontière gréco-macédonienne, qui protestaient contre le refus de la Macédoine de les laisser passer.

Mercredi matin, peu après 8h30, les employés de la Sogéa, société mandatée par l'Etat pour démanteler la partie sud de la "jungle" de Calais, devenue le plus grand bidonville de France, avaient repris leurs opérations.

"Il faut sortir, ça va démolir", avertissaient les policiers sur place, en tapant sur les abris de fortune encore sur pied pour en déloger les occupants toujours présents. Y compris ceux qui réclamaient d'au moins terminer leur petit-déjeuner, sommés de s'en aller, comme le raconte Mariam, une salariée du Secours catholique. "Les gens se sont résignés, ils baissent les bras", dit-elle à l'AFP pour expliquer aussi le calme ambiant.

Alors que les équipes de services de l'Etat (les "maraudes sociales") tentaient à nouveau d'encourager les migrants à accepter une solution de relogement, le sous-préfet de Calais Vincent Berton a affirmé que "200 places étaient encore libres (sur les 1500)" dans le centre d’accueil provisoire (CAP) constitué de conteneurs chauffés et "300 autres au sein des tentes bleues de la sécurité civile (sur 500 disponibles)".

Il a également réaffirmé que les migrants étaient invités prioritairement à rejoindre l'un des 102 centres d'accueil et d'orientation (CAO) en France où "environ 1000 places sont encore disponibles".

La nuit de mardi à mercredi a été calme aux abords de la "jungle", dont plusieurs riverains ont dit mercredi à l'AFP leur soulagement. "Cela aurait dû être fait depuis longtemps. Cela nous aurait évité désagréments et dégradations", s'est ainsi félicité Bernard, l'un d'entre eux.

"Un dispositif sécuritaire renforcé a été mis en place autour du campement pour éviter des assauts sur la rocade de la part de migrants, celui-ci a été efficace", a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais à l'AFP.

Quelques migrants ont néanmoins été empêchés entre 3h et 5h de quitter la "jungle", où survivent entre 3700 et 7000 personnes selon les sources, pour éviter qu'ils essayent d'atteindre la rocade portuaire, où transitent les poids-lourds pour rejoindre l'Angleterre.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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