Publié le 8 Mars 2016

Pour la première fois cette année, François Hollande participera à la journée de commémorations du 19 mars, pour célébrer la fin de la guerre d'Algérie et la signature des accords d'Evian.

Le 19 mars prochain, François Hollande prononcera un discours devant le mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, situé au Quai Branly, a indiqué l'Élysée au Figaro, confirmant une information d'Europe 1.

Il viendra ainsi célébrer le 19 mars 1962, jour du cessez-le-feu en Algérie et officiellement "journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc".

Avant lui, aucun président de la République n'avait osé assister à ces commémorations, inscrites dans la loi par une proposition socialiste adoptée le 8 novembre 2012.

"On peut choisir n'importe quelle date sauf le 19 mars", avait pourtant averti, à l'époque, François Mitterrand, qui a toujours été opposé à l'officialisation de cette commémoration.

A l'époque de son adoption au Parlement, le groupe UMP au Sénat avait déposé un recours devant le Conseil constitutionnel contre cet anniversaire.

Cette commémoration se déroule chaque année depuis 2002 au quai Branly à Paris devant le Mémorial de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. Une commémoration qui se tient donc chaque 19 mars mais, cette année, c'est la première fois qu’un chef d’Etat y prononcera un discours.

Ni Jacques Chirac, ni Nicolas Sarkozy n’y ont participé car même si Jacques Chirac avait inauguré le monument, il n'a jamais commémoré la date du 19 mars en tant que telle. Et pour cause, cette mémoire n’est pas consensuelle et les blessures sont encore vives puisque de nombreux acteurs, anciens combattants, harkis, Français d’origine algérienne ou encore pieds noirs, sont toujours vivants et ont transmis leur souffrance à leur descendants.

François Hollande s'est entouré d'historiens pour rédiger son discours, qui sera analysé des deux côtés de la Méditerranée. L'Élysée souligne que le président souhaite commémorer le cessez-le-feu et non les Accords d'Evian, signés le 18 mars 1962.

Les associations de rapatriés estiment que la date du 19 mars est celle d'une défaite et qu'elle n'a pas marqué, sur le terrain, la fin de la guerre. Mais plutôt la fin de l'engagement des autorités françaises dans la défense de leurs ressortissants et le début des violences dont furent victimes les Français d'Algérie et les supplétifs engagés aux côtés de la France.

Pour Bernard Coll, président de jeune Pied-Noir et natif d'Alger, le 19 mars 1962 correspond à une date "sanglante". "Les sept mois qui ont suivi ont vu plus de morts civils que pendant la guerre", insiste-t-il. À l'Union nationale des combattants (UNC), qui réunit 200.000 membres, on continue de vouloir célébrer le 5 décembre, instauré par Jacques Chirac en hommage aux Morts pour la France, et non le 19 mars. "Par respect pour les milliers de pieds-noirs massacrés et la chasse aux harkis, nous ne serons pas présents".

"François Hollande avec ce déplacement rompt l'apaisement et insulte les morts", déplore Philippe Schmitt, directeur de l'UNC. "On va raviver les fractures sur la guerre d'Algérie!", s'inquiète de son côté Thierry Rolando, président national du cercle algérianiste. "François Hollande est en train de tourner le dos à une partie de la communauté nationale, il reconnaît qu'une seule souffrance, celle des Algériens et jette un voile d'ombre sur les drames des harkis et des Français d'Algérie".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 8 Mars 2016

La décoration s’est faite dans la discrétion. François Hollande a remis, vendredi 4 mars, la Légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Nayef, également ministre de l’intérieur, reçu à l’Elysée. Cette visite, inscrite à l’agenda présidentiel, n’avait fait l’objet d’aucune communication de l’Elysée. Elle a été confirmée dimanche à l’Agence France-Presse (AFP).

Cette décoration n’a pas manqué de susciter de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux alors que, depuis le début de l’année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d’un Saoudien condamné à mort pour meurtre.

L’Agence de presse saoudienne SPA avait pour sa part rendu compte de cette visite, signalant qu’elle avait été l’occasion de cette décoration.

Le prince héritier a reçu cette décoration "au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante", a souligné l’entourage de François Hollande à l’AFP. Le président de la République avait lui-même été "décoré de l’ordre suprême du Royaume" lors d’une de ses visites en Arabie saoudite.

La France entretient des relations très suivies avec l’Arabie saoudite, avec lequel la France a conclu d’importants contrats d’armement et qui est allié important en Syrie dans la lutte contre l’organisation djihadiste Etat islamique (EI).

Le 2 janvier, 47 personnes avaient été mises à mort en une seule journée pour "terrorisme" dans le royaume, notamment le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr Al-Nimr, dont l’exécution a provoqué une crise diplomatique entre Riyad et Téhéran.

En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte s’appuyant sur des chiffres officiels.

Un Saoudien condamné à mort pour meurtre a été décapité au sabre dimanche 6 mars, à Jeddah, en Arabie saoudite. C’est la 70e exécution depuis le début de l’année.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 7 Mars 2016

Les deux lycéennes Louisa et Israé sont rentrées dans leurs famille

En un week-end, Louisa et Israé ont semé la panique dans toute la France. Les deux lycéennes de 16 et 15 ans, scolarisées en Haute-Savoie, ont quitté précipitamment leur lycée vendredi et ont disparu pendant 48 heures. Selon la gendarmerie nationale, qui a lancé un appel à témoin, les deux amies sont "radicalisées".

La gendarmerie a annoncé la nouvelle ce dimanche un peu avant minuit. Israé, l'une des deux adolescentes de Haute-Savoie soupçonnées de vouloir partir en Syrie, est finalement rentrée à son tour dans sa famille, saine et sauve.

Louisa, l'autre lycéenne qui l'accompagnait dans sa fugue, était rentrée chez elle un peu plus tôt dans la journée, dans l’agglomération d'Annecy, en Haute-Savoie. Le père de la jeune fille de 16 ans avait indiqué à France 2 que sa fille était rentrée au domicile familial. "Elle a vu sa mère à la télévision et elle a laissé tomber sa copine", avait-t-il confié. La gendarmerie nationale avait confirmé l'information.

"Ses parents ont alerté la gendarmerie pour dire qu'elle est rentrée vers 16 heures", avait indiqué un peu plus tard le parquet, précisant que Louisa, "apparemment en bonne santé", était entendue par les enquêteurs. Elle était soupçonnée d'avoir voulu rejoindre la Syrie, en compagnie de son amie Israé.

Aucune précision n’a été donnée sur le périple des deux jeunes filles, ni sur la manière dont elles ont regagné leurs domiciles. "Des investigations sont en cours", a indiqué le parquet au "Dauphiné Libéré»". Selon France 2, elles ont passé leurs 48 heures de fugue dans la région de Chambéry (Savoie).

Le parquet soupçonnait les deux mineures "d'être parties ou de vouloir partir en Syrie" et évoquait leur "projet de prendre un train pour Paris depuis Chambéry". Israé était déjà suivie pour radicalisation et avait été placée en foyer, avec "interdiction de sortie du territoire". Pareille mesure avait a été prise samedi pour Louisa.

"On ne sort pas facilement de cet engrenage (...) elle s'est fait embobiner", a déploré Nadia, la mère d'Israé, racontant comment, deux ans plus tôt, elle avait déjà rattrapé sa fille "in extremis" à la gare, "alors qu'elle voulait partir en Syrie" pour "aider les enfants et servir une bonne cause".

Israé a 15 ans et est née à Annemasse. Elle était suivie par le Centre de Prévention contre les dérives sectaires liées à l'Islam (CPDSI), une association qui aide à déradicaliser les candidats au djihad. D'après sa présidente, Dounia Bouzar, la jeune femme était aussi sujette à de profonds troubles psychologiques. "Ils ont très vite décelé un fond dépressif, qui a été reconnu par Israé. Elle demandait elle-même une hospitalisation parce qu'elle avait 'trop envie de mourir', selon ses propres termes", souligne Dounia Bouzar auprès du Dauphiné Libéré.

Elle a 16 ans et est née à Annecy. Contrairement à Israé, Louisa n'était pas connue pour un quelconque basculement dans l'extrémisme religieux. "Il y a une erreur dans le communiqué de la gendarmerie, ils ont mis 'radicalisées au pluriel', déplore le procureur d'Annecy. Louisa n'a aucun antécédent judiciaire et on ne lui connaît pas la moindre once de début de radicalisation. On sait que c'est la meilleure amie d'Israé." La lycéenne pourrait avoir simplement fugué en raison de problèmes familiaux.

Sur France Info, la tante de Louisa décrit d'ailleurs une jeune fille qui "aime la vie" mais qui souffre "d'un-mal être lié à l'adolescence". Selon elle, sa nièce pourrait avoir été influencée par son amie.

Dimanche, la mère de Louisa avait supplié sa fille à la télévision : "Louisa, si tu nous entends, va dans la première gendarmerie, dans le premier poste de police que tu trouves et rentre à la maison." "On t'aime, tu nous manques Louisa", avait-elle martelé, persuadée que sa fille "n'a rien à voir là-dedans" et qu'elle "ne fait partie d'aucun réseau".

L'enquête se poursuit afin de déterminer précisément les raisons de leur fugue et de retracer leur parcours. "Il faudra une dizaine de jours pour comprendre, confronter les versions et les vérifier. Ce sont des adolescentes. On s'apercevra peut-être qu'il n'y a aucun lien avec la Syrie", prévient le procureur d'Annecy.

Les deux amies ne feront pas l'objet de poursuites judiciaires, aucune infraction n'ayant été commise. En revanche, elles vont bénéficier d'une aide psychologique.

Selon le ministère de l’Intérieur cité par Le Monde, quelque 867 adolescentes ont été signalées en France pour radicalisation. Les filles constituent la majorité (51 adolescentes) des 84 mineurs français présents en Syrie.

La Gendarmerie nationale a remercié les internautes sur Twitter pour leur mobilisation.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 6 Mars 2016

Aujourd'hui, ils ont le droit de vérifier vos sacs, vos manteaux. Mais bientôt, les vigiles pourraient être armés dans les magasins, les stades et les salles de concert. Le ministère de l'Intérieur prépare un texte qui risque de faire débat dans la population. Certains pensent que cela n'aurait pas d'impact en cas d'attaque, quand d'autres ne sont pas contre compte-tenu du contexte.

Le ministère de l’Intérieur s’apprête à créer un nouveau statut pour les vigiles privés armés. Le Figaro révèle vendredi que le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), un établissement public administratif qui dépend de la place Beauvau, planche actuellement sur ces agents de sécurité (ou de surveillance) renforcée.

Un statut similaire à celui des convoyeurs de fonds. Les agents de sécurité privés ont déjà le droit de porter des armes, comme le prévoit l’article L613-5 du Code de sécurité intérieure. Mais en dehors du cas des convoyeurs de fonds, qui bénéficient d’un statut spécifique, les préfets sont encore peu enclins à leur délivrer des permis de port d’arme.

Dans un communiqué publié six jours après les attentats du 13 novembre, le Cnaps a préconisé "la création d’un métier d’agent de surveillance renforcée (ASR) dédié à des espaces statiques particulièrement exposés à des risques et pouvant être autorisé, dans les mêmes conditions que les transporteurs de fonds, à être armé".

Selon Le Figaro, l’enjeu de l’armement des agents privés est également de décharger les policiers et les gendarmes des "tâches indues". Ces dernières comprennent le transfert de détenu, les gardes statiques ou la protection de personnalités. Les policiers demandent depuis plusieurs années de pouvoir être exemptés de ces obligations pour se concentrer sur leurs missions principales.

Près de 150.000 personnes seraient concernées, avec une formation poussée dans le maniement des armes.

Sécurité : bientôt des vigiles armés

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 6 Mars 2016

Epinglée par la ministre allemande de l'Environnement et des médias germaniques, la centrale nucléaire de Fessenheim sera fermée à la fin de l'année civile, assure la ministre du Logement et de l'Habitat durable Emmanuelle Cosse. "Le calendrier est celui que m'a répété à plusieurs reprises le président de la République, c'est fin 2016.

Depuis 2011, Hollande a fait beaucoup de chemin sur la question du nucléaire et du climat. Le Président s'est engagé à fermer Fessenheim d'ici la fin 2016. C'est ça, la date. J'ai toujours cru en la parole présidentielle. Fermer un réacteur est la chose la plus simple qui soit. Le Président s'y est engagé et l'a répété tous les ans", a-t-elle affirmé au Grand Jury, dimanche 6 mars.

Dans son édition du vendredi 4 mars, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, ainsi que la chaîne de télévision WDR, affirment qu'"une panne dans la plus ancienne centrale atomique française" en avril 2014 "était plus grave qu'on le pensait". Le ministère allemand de l’Environnement a demandé la fermeture "au plus vite" de la centrale, comme elle l'a déjà formulé à plusieurs reprises par le passé.

Selon l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), la fermeture de la centrale n'est pas justifiée "du point de vue de la sûreté nucléaire" mais relève "des décisions de politique énergétique du gouvernement".

"Le plus judicieux est de fermer cette centrale cette année", estime Emmanuelle Cosse. "C'est la plus ancienne et elle est située sur la nappe phréatique la plus importante d'Europe. Si demain il y a un incident, cela ne concerne pas seulement la France mais l'ensemble des pays frontaliers. Et elle connaît des pannes à répétition, quasiment chaque semaine", rappelle l'ancienne patronne du parti écologiste.

"À un moment, il faut savoir si on souhaite consacrer beaucoup d'argent et d'énergie sur cette centrale ou si on souhaite progressivement fermer les centrales les plus anciennes. Pour aboutir à la baisse de la part du nucléaire d'ici 2025, il faudra fermer d'autres centrales et d'autres réacteurs sur plusieurs années."

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 5 Mars 2016

Le 05 mars 2016 :

Les deux jeunes filles sont susceptibles de quitter le territoire par tous les moyens, en utilisant de fausses identités.Elles ont quitté leur lycée vendredi vers 13 heures. La gendarmerie nationale lance un appel à témoins, samedi 5 mars, pour retrouver deux mineures radicalisées en fugue depuis la Haute-Savoie. Selon l'affiche diffusée sur les réseaux sociaux notamment, les deux mineures sont susceptibles de quitter le territoire par tous les moyens, en utilisant de fausses identités.

Elles s'appellent Louisa Bounechada et Aboue Serie Mohamed et sont âgées respectivement de 16 et 15 ans. Elles sont toutes les deux scolarisées dans le lycée des Carillons à Seynod.
La gendarmerie recommande aux personnes qui auraient des renseignements ou les aurait aperçues de contacter la brigade de Meythet au 04 50 24 52 40.

Selon les derniers chiffres du ministère de l’intérieur cités par Le Monde, quelque 867 adolescentes ont été signalées en France pour radicalisation. Les filles constituent la majorité (51 adolescentes) des 84 mineurs français présents en Syrie, précisait le quotidien.

 

Le 06 mars 2016 :

Louisa, une des deux mineures radicalisées en fuite, est rentrée chez elle en Haute-Savoie. 

Louisa, l'une des deux mineures en fuite depuis la Haute-Savoie et souçonnées de vouloir rejoindre la Syrie, est rentrée chez elle dimanche 6 mars en milieu d'après-midi, a annoncé son père à France 2. Une information confirmée à francetv info par la gendarmerie nationale. "Elle a vu sa mère à la télévision et elle a laissé tomber sa copine", a confié le père de Louisa, à France 2.

Israé, signalée comme une adolescente radicalisée et placée en foyer il y a deux ans après une première tentative de départ, est toujours recherchée. Les deux adolescentes sont toutes les deux scolarisées dans le lycée des Carillons à Seynod, dans la périphérie d'Annecy.

"Louisa rentre à la maison, personne ne te fera rien. Si tu m'entends, va dans la première gendarmerie que tu trouves et rentre à la maison", avait lancé sa mère devant les médias, précisant que sa fille n'était pas signalée comme étant radicalisée.

"On ne sort pas facilement de cet engrenage (...) elle s'est fait embobiner", a déploré de son côté Nadia, la mère d'Israé, racontant dans Le Parisien comment, deux ans plus tôt, elle avait déjà rattrapé sa fille "in extremis" à la gare "alors qu'elle voulait partir en Syrie" pour "aider les enfants et servir une bonne cause".

Nadia avait alors appelé le numéro vert Stop Jihadisme et Israé avait suivi une procédure de "déradicalisation" avec le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI). "On a l'impression que ça recommence!", se lamente la mère en évoquant des propos de sa fille sur "la mécréance", en dépit d'une éducation "laïque".

Appel à témoins pour retrouver deux mineures radicalisées en fugue

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 5 Mars 2016

La pétition mise en ligne il y a quinze jours après la fuite de l'avant projet de loi de réforme du code du travail n'a cessé de récolter des signatures, pour dépasser vendredi le million d'opposants déclarés. Ce samedi matin, 1.036.393 personnes avaient signé la pétition. Un record

Une énorme mobilisation citoyenne, qui démontre à elle seule que nombre de Français s'interrogent sur la portée et les conséquences de ce texte, du moins dans sa rédaction première.

Alors que le gouvernement, Manuel Valls et Myriam El Khomri en tête, avaient un temps laissé planer le doute sur un possible 49-3, la fronde a eu raison de cette ambition. La majorité socialiste, entre temps, a vacillé. L'opposition et de nombreux syndicats avait aussi conduit le gouvernement à adoucir sa position, en vantant une position de dialogue. La virulente tribune cosignée par Martine Aubry a fait le reste.

Devant l'ampleur de la contestation, l'exécutif a donc décidé d'ouvrir une nouvelle phase de négociations avec les partenaires sociaux, en reportant de quinze jours la présentation du texte, initialement prévue pour le 9 mars.

Jeudi, sept syndicats et organisations de jeunes, dont la CGT, Force ouvrière et l'Unef, ont appelé à une vaste mobilisation le 31 mars sous la forme de grèves et de manifestations pour réclamer l'abandon du projet. Cinq autres organisations, parmi lesquelles la CFDT, l'Unsa et la CFTC, ont quant à elles exigé une réécriture partielle du texte.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 5 Mars 2016

Deux importantes organisations des droits de l'homme en Israël soutenues par l'UE publient un rapport sur les conditions de détention et d'interrogation de prisonniers palestiniens par le Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien.

Les mauvais traitements infligés par le Shin Bet seraient si systématiques qu'ils laissent penser que cela relève d''une politique délibérée affirment ces deux ONG israéliennes B'Tselem et Hamoked dans un rapport de 70 pages. Les témoignages de prisonniers ont été reccueillis à la prison de Shikma, dans la ville israélienne d'Ashkélon entre août 2013 et mars 2014.

Avec ce rapport, les organisations qui luttent contre l'occupation, soulignent que l'usage de la violence persiste dans les services de sécurité, de façon institutionnelle, malgré un arrêt de la Cour suprême qui encadre l'usage de la torture aux situations d'urgence, explique Sarit Michaeli, porte-parole de B'tselem "Il s'agit de procédures, ce sont des règles à suivre pour briser celui qui est interrogé, pour qu'ils se confessent, qu'ils se dénoncent".

La brutalité des services de sécurité intérieure est dénoncée depuis des années par les organisations des droits de l'homme. Récemment, le débat en Isarël leur a donné des arguments après des accusations de tortures lancées cette fois par des détenus israéliens, appartenant à l'extrême droite.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 4 Mars 2016

Les centrales frontalières, c’est le grand sujet d’inquiétude en Allemagne, qu’il s’agisse de Fessenheim, de Cattenom en Moselle, ou bien encore des centrales belges. Les Allemands, qui ont fait le choix de la sortie du nucléaire d’ici 2022, observent avec inquiétude le vieillissement des installations situées de l’autre côté de leur frontière, d'autant qu'ils n'ont aucune prise sur les choix de leurs voisins.

Pour Berlin, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) est "trop vieille". Elle devrait être "fermée le plus vite possible", a déclaré le ministère de l'Environnement allemand, vendredi 4 mars. Par le passé, la ministre Barbara Hendricks avait déjà exprimé cette position à propos de Fessenheim, la plus vieille centrale du parc nucléaire français, revenue dans l'actualité en Allemagne après un incident survenu en 2014.

"Pour nous, il est très clair que Fessenheim est très vieille, trop vieille pour être encore en activité, a dit un porte-parole du ministère. La ministre demande que [la centrale] soit fermée le plus vite possible." Et de poursuivre : "Evidemment, un réacteur aussi âgé a beaucoup de problèmes techniques. Pour nous, des réacteurs aussi vieux représentent un risque sécuritaire". D'où, explique-t-il, "les inquiétudes des habitants des régions frontalières".

Deux médias allemands sont revenus vendredi sur un incident survenu en 2014 à Fessenheim, qui aurait été plus grave qu'annoncé. Le Süddeutsche Zeitung (en allemand) et la chaîne WDR évoquent cet incident qui avait provoqué l'arrêt d'un réacteur de la centrale. Leurs enquêtes dataillent une série de défaillances techniques et un "désordre" rarement atteint.

Néanmoins, aux yeux du ministère allemand de l'Environnement, chargé de la sécurité nucléaire, la France ne s'est rendue coupable d'aucun manquement dans ce cas particulier. Et la classification par les autorités françaises de l'incident en niveau 1 – sur une échelle qui en compte 8 – "était justifiée", selon l'Allemagne.

Pour EDF, le réacteur est "toujours resté sous contrôle des équipes de pilotage de la centrale qui ont suivi les procédures normales d'exploitation". Selon l'autorité de sûreté nucléaire, "la situation est restée sous contrôle". "La centrale n'a jamais été dans une situation qui aurait nécessité un arrêt d'urgence". Tout a été fait dans les règles lors de cet incident de 2014.

En septembre 2015, le gouvernement français a décidé de prolonger la durée de vie de la centrale alsacienne. Mais "nous n'avons aucune prise sur la durée de vie des centrales en France", reconnaissait à l'époque Barbara Hendricks. En pleine transition énergétique, l'Allemagne arrête progressivement ses propres réacteurs nucléaires, dont le dernier sera débranché en 2022.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 4 Mars 2016

En plein démantèlement de la "jungle" de Calais, une caméra cachée est allée observer la réaction des Français lorsqu'un couple de réfugiés syriens se fait apostropher par un complice mécontent en plein cœur de Paris.

Résolue à faire des caméras cachées d'actualité, l'émission "Cam Clash" (désormais visible sur le Web) a décidé de s'attaquer au sujet des migrants dans cet épisode mis en ligne vendredi 4 mars.
"Sur les 4 millions de réfugiés syriens, la France s'est engagée à en accueillir 24.000. Une goutte d'eau dans un océan de détresse, qui divise pourtant les Français", annonce le programme.

En effet, comme le montre la vidéo en tête d'article, les réactions se suivent mais ne se ressemblent pas quand un chômeur s'en prend à une famille syrienne qui fait la manche. Entre les humanistes, ceux qui voient la France comme une terre d'asile pour ceux qui fuient la guerre et ceux qui pensent que la crise est trop importante dans l'Hexagone pour accueillir comme il se doit les réfugiés ou que les réfugiés finiront par importer leur religion en France, le débat fait rage.

Il dérape aussi lorsqu'une juriste dont les parents sont nés au Maroc se retrouve confrontée au racisme et aux préjugés d'une passante.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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