Publié le 21 Juillet 2018

En marge des cortèges du 1er-Mai, une centaine de personnes s’étaient rassemblées pour manifester place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris. Ce rassemblement faisait suite à un appel lancé sur Facebook par un comité d’action interlycéen, relayé ensuite par le syndicat étudiant UNEF et par le parti La France insoumise (LFI).

Sur place la situation avait dégénéré, et une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux, montrait un homme portant un casque tirer par le cou une jeune fille aux cheveux châtains, puis revenir s’en prendre violemment à un jeune homme, déjà à terre, entouré par des CRS.

On entend alors le jeune homme le supplier de se calmer : "Je vais vous expliquer !", lui crie-t-il. En vain. L’homme casqué, visiblement hors de lui, le traîne au sol, le saisit violemment au cou par-derrière, puis le frappe à plusieurs reprises.

Une seconde vidéo, diffusée jeudi 19 juillet sur Twitter, révèle le contrechamp des images initiales. On y voit Alexandre Benalla faire reculer une jeune manifestante jusqu’à un mur avant d’essayer de la faire tomber, puis de la contraindre à s’asseoir. Il reste ensuite quelques secondes avec elle avant de repartir en direction du premier manifestant.

Alexandre Benalla, 26 ans, que Le Monde a identifié comme étant l’auteur de ces violences, est un homme qu'Emmanuel Macron connaît bien, puisqu’il a participé, comme responsable de la sécurité, à sa campagne présidentielle. M. Benalla a par la suite été recruté à l’Élysée en tant que chargé de mission, adjoint au chef de cabinet du président, François-Xavier Lauch. 

"Alexandre Benalla est très connu dans le milieu policier", a déclaré, jeudi à franceinfo, David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). Il est "régulièrement sur les dispositifs opérationnels, il pilote différentes choses, sans qu’on sache qui l’a mandaté pour ça", selon le syndicaliste, qui explique que les policiers avaient "face à eux quelqu’un qui représente, même si c’est de façon indue, une forme d’autorité qui est supérieure à la leur".

Alexandre Benalla n’était pas le seul "collaborateur" de l’Élysée à être présent lors de la manifestation du 1er-Mai. Il était ce jour-là accompagné d’une connaissance, Vincent Crase, que l’on voit également sur la vidéo. Il s’agit d’un gendarme réserviste par ailleurs employé de La République en marche. Cet officier basé dans l’Eure et reconverti dans la sécurité privée serait, selon les "MacronLeaks", l’un des prestataires du service de sécurité de la campagne présidentielle.

Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l’Élysée, a précisé lors d’un point presse que M. Crase était "très ponctuellement mobilisé, comme d’autres réservistes, par le commandement militaire de la présidence de la République".

Le parquet de Paris a ouvert, jeudi 19 juillet, une enquête préliminaire pour "violences par personne chargée d’une mission de service public", "usurpation de fonctions" et "usurpation de signes réservés à l’autorité publique". Elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.

Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a annoncé dans l’après-midi avoir saisi l’inspection générale de la police nationale, afin de "déterminer dans quelles conditions" Alexandre Benalla et Vincent Crase ont pu assister aux manifestations du 1er-Mai aux côtés des forces de l’ordre.

Le ministère de l’intérieur a toutefois admis avoir été informé, en même temps que l’Élysée, de l’identification d’Alexandre Benalla sur la vidéo de la manifestation du 1er mai. Il n’avait engagé aucune démarche particulière à ce stade.

Emmanuel Macron, en déplacement en Dordogne, a refusé de répondre aux questions. Interpellé par un journaliste lui demandant si la République était "entachée" par cette affaire, il a laconiquement répondu : "Non, non, la République elle est inaltérable !".

Des élus de droite comme de gauche ont critiqué la réaction trop clémente de l’Élysée à l’égard du conseiller d’Emmanuel Macron.

Laurent Wauquiez président du parti Les Républicains a réagit sur twitter "Cette affaire Benalla marque la fin du discours d'Emmanuel Macron sur la République exemplaire. Les Français comprennent que tout n'était que communication et illusion. Derrière le décor de théâtre de la macronie, il y a de sombres coulisses.

La garde à vue d'Alexandre Benalla, notamment pour violences et usurpation de fonction, avait commencé vendredi matin. De même pour Vincent Crase, gendarme réserviste et employé de La République en marche, qui se trouvait avec lui le 1er mai, lors des violences commises sur deux manifestants identifiés par les enquêteurs.

Le domicile d'Alexandre Benalla à Issy-les-Moulineaux a été perquisitionné dans la journée.

Trois policiers également mis en cause ont été suspendus pour avoir transmis mercredi 18 juillet, des images de vidéo-surveillance filmées au moment des faits à Alexandre Benalla. Ils avaient été placés en garde à vue samedi 21 juillet. 

La garde à vue d'Alexandre Benalla, de Vincent Crase et des trois policiers mis en cause dans l'affaire du 1er mai a été levée samedi soir. Ils devraient être présentés dimanche à un juge d'instruction.

Selon Le Parisien, le syndicat de police Vigi a décidé de s’associer à la procédure lancée par le parquet en déposant plainte, notamment pour des faits d’usurpation de fonction et usurpation de signe réservé à l’autorité publique.

Le syndicat s’interroge sur d’éventuelles complicités au sein du cabinet de la présidence de la République. "Afin que des fonctionnaires de police fournissent à M. Benalla un casque de police ainsi qu’un brassard police, il est évident que des ordres avaient été donnés à ceux-ci".

Les victimes présumées des violences commises par Alexandre Benalla ont été identifiées. Elles ont fait savoir aux enquêteurs qu'elles souhaitaient être entendues ultérieurement. 

Révision constitutionnelle : l'Assemblée paralysée par l'affaire Benalla suspend ses travauxRévision constitutionnelle : l'Assemblée paralysée par l'affaire Benalla suspend ses travauxRévision constitutionnelle : l'Assemblée paralysée par l'affaire Benalla suspend ses travaux

L'Élysée a annoncé avoir engagé une procédure de licenciement contre son collaborateur, qui avait été suspendu pendant deux semaines en mai.

"Il a été porté à la connaissance de la présidence de la République des faits nouveaux, qui sont constitutifs d'une faute commise, et qui font l'objet d'une procédure judiciaire", a indiqué l'Élysée, qui précise que M. Benalla "aurait été destinataire d'un document de la préfecture de police qu'il n'était pas autorisé à détenir".

Le gouvernement a décidé dimanche 22 juillet de suspendre l'examen du projet de révision constitutionnelle sous la pression des élus de l'opposition qui bloquent les travaux depuis quatre jours pour réclamer la "transparence" sur l'affaire Benalla, ce proche d'Emmanuel Macron au cœur d'une tempête politico-judiciaire.

Situation rarissime, le Parlement est paralysé depuis jeudi et les révélations du journal Le Monde sur les agissements d'Alexandre Benalla, 26 ans, homme de confiance du chef de l'État, lors des manifestations du 1er-Mai à Paris.

Les députés de droite et de gauche qui dénoncent désormais une "affaire Macron", ont obtenu que la commission des Lois de l'Assemblée se constitue en commission d'enquête pour mettre au jour les rouages de cette affaire qui implique les plus hautes instances de l'État, mais ils réclament aussi que le gouvernement s'explique devant la représentation nationale.

Christian Jacob, député de la 4ème circonscription de Seine-et-Marne a interpellé le gouvernement à l'Assemblée nationale sur l'affaire Benalla :

"Pourquoi Édouard Philippe n'a même pas répondu à la demande de LR et de LFI de venir discuter dans l'hémicycle (article 50-1 de la constitution) ?"
Et "Pourquoi Castaner fait des allers-retours entre les quatre colonnes et la buvette ?"

Prise de bec entre Christophe Castaner, délégué La République en Marche (LREM), et Marine Le Pen, Présidente du Rassemblement national (RN) dans la salle des Quatre colonnes de l'Assemblée nationale. 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera entendu lundi 23 juillet à partir de 10H00 par la commission d'enquête lors d'une audition publique, il le sera mardi après-midi par la commission des Lois du Sénat, également constituée en commission d'enquête.

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Nouvelle révélation dans l'affaire Benalla. Cette fois, c'est à l'Assemblée nationale que cela se passe. Les députés ont en effet appris que l'homme de main d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, disposait d'un badge pour accéder à l'hémicycle.

Il "disposait d'un tel badge depuis le 24 juillet 2017" et "ce badge lui a été retiré il y a trois jours", a affirmé Marc Le Fur (LR), l'un des vice-présidents de l'Assemblée, qui a souhaité "savoir qui a demandé un tel badge, quelle autorité élyséenne, pourquoi" et "que des mesures soient prises pour que de tels incidents ne puissent plus intervenir".

Le patron des députés LR, Christian Jacob, a été beaucoup plus virulent. ""On découvre que ce barbouze, car il faut appeler les choses par leur nom, avait accès à l'Assemblée ! Mais au nom de quoi avait-il un badge ? On nous explique que c'est pour la sécurité du Président mais alors pourquoi avait-il accès à l'hémiycle ? C'est quand même très grave", a-t-il dit. 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 19 Juillet 2018

Portant un casque à visière des forces de l'ordre et portait un brassard de police , l'adjoint au chef de cabinet du président a été reconnu sur des images largement diffusées sur les réseaux sociaux en train de prendre une jeune femme par le cou puis frapper et traîner un jeune homme au sol. Il s'est ensuite rapidement éloigné de peur d'être reconnu lors de son intervention musclée au milieu des CRS qui semblent le laisser faire.

Contacté par Le Monde, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron a confirmé les informations. "Alexandre Benalla m'avait prévenu deux jours plus tôt qu'il souhaitait participer à une intervention auprès de la préfecture de police pour voir comment se gérait une grande manifestation. Il m'en a demandé l'autorisation, je la lui ai donnée, mais en précisant bien qu'il y allait en observateur", explique t-il.

"Le lendemain de la manifestation, j'ai été avisé par un collaborateur que M. Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l'ordre. J'ai vu les vidéos, je l'ai convoqué le jour même, je lui ai demandé si c'était lui". Ce que Benalla a confirmé et Macron a alors demandé que des sanctions soient prises.


Benalla a ensuite écopé d'une suspension temporaire de 15 jours, du 4 au 19 mai, comme le montre un courrier que s'est procuré Le Monde. Le directeur de cabinet lui y reproche son "comportement manifestement inapproprié" ayant "porté atteinte à l'exemplarité qui est attendue, en toutes circonstances, des agents de la présidence de la République" en précisant que tout nouveau débordement se traduira par un licenciement.

Le journal précise qu'aujourd'hui Benalla reste chargé de mission à l'Elysée mais a été affecté à un poste administratif où il s'occupe de la sécurité d'événements organisés "à l'intérieur du Palais" comme la célébration de la victoire des Bleus au Mondial.

Contacté par franceinfo, le parquet de Paris annonce qu'une enquête préliminaire a été ouverte jeudi 19 juillet, pour "violences par personne chargée d'une mission de service public", "usurpation de fonctions" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique". L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), précise le parquet à franceinfo. 

La sécurité, c’est vraiment l’affaire d’Alexandre Benalla. Tout jeune, il commence dans le métier en protégeant des artistes. C’est là qu’il se fait repérer. À 20 ans, il passe à la politique et effectue ses premiers pas au sein du Parti socialiste.

Il se charge d’abord de la protection de Martine Aubry lors des élections primaires de 2011, puis intègre le service d’ordre de la campagne présidentielle de François Hollande en 2012.

Cette élection remportée par les socialistes, François Hollande fait son entrée à l’Élysée. Alexandre Benalla devient, alors, le chauffeur personnel d’Arnaud Montebourg, nommé ministre du Redressement productif. Une collaboration qui n'a duré qu’une semaine.

Le jeune homme provoque un accident de la route et tente de commettre un délit de fuite dans la foulée. Hors de lui et témoin de la scène, Arnaud Montebourg le met à la porte immédiatement.

En 2015, titulaire d’un master de droit, il est ainsi retenu pour suivre une session de l’Institut des hautes études de la sécurité et de la justice, une semaine de formation de haut niveau organisée à l’école des officiers de la gendarmerie à Melun.

En 2017, il rejoint la campagne d’Emmanuel Macron qui le nomme responsable de sa sécurité. Lors d’un meeting du candidat, il imagine un système de trappe pour protéger le candidat en cas de tir. Devenu Président de la République, l’actuel chef de l’État le nomme responsable de la sécurité de ses déplacements.

Les réactions politiques se multiplient après la diffusion de la vidéo dans les réseau sociaux : 

"les images sont choquantes. Nous attendons une réponse du Président de la République. Aujourd'hui, on a le sentiment qu'à l'Élysée, on se croit au-dessus de tout. Je demande que la lumière soit faite sur cette affaire" a réagi Laurent Wauquiez président des Républicains et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes sur Europe 1

Pour Bruno Retailleau Sénateur de la Vendée et Président du groupe Les Républicains "L'Élysée n'a pas fait son travail d'information à la justice dans l'affaire".

"Je reste sans voix", a réagi sur Twitter Boris Vallaud, député et porte-parole du Parti socialiste.

"Il y a toute une chaine de commandement et de responsabilités engagée par cette situation qui est inacceptable. Si nous supportons que n’importe qui fasse la police aux côtés de la police, nous ne sommes plus dans un État de droit" a réagi Jean-Luc Mélenchon député et président du groupe La France Insoumise à l'Assemblée national

Le 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestantLe 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestantLe 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestant
Le 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestantLe 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestantLe 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestant

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 17 Juillet 2018

                         Revivez les quatre buts des Bleus en final

                                                         👇

Après le coup de sifflet final, des millions de supporters se sont rassemblés partout en France pour célébrer la victoire (4-2) contre les Croates.

19,3 millions de téléspectateurs ont suivi dimanche soir sur TF1 la finale du Mondial entre la France et la Croatie, qui a vu les Bleus remporter leur deuxième étoile, selon des données de Médiamétrie diffusées lundi.

Le 16 juillet, malgré une journée inoubliable pour de nombreux supporteurs de l’équipe de France, présents à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, ainsi que sur les Champs-Élysées lundi, quelques ratés ont émaillé le retour des héros du Mondial russe.

Certains fans se sont plaints du passage très rapide sur la plus belle avenue du monde des champions du monde.

Selon des informations du Figaro, en raison du retard pris en amont à l’aéroport, sur le tarmac et lors du parcours vers la capitale, l’Élysée et la préfecture de police ont décidé de raccourcir le temps de passage initialement prévu de 1h à 12 minutes pour la descente des champs-Élysées. 

Les joueurs de l’équipe de France ont été reçus à l’Élysée par Emmanuel Macron. Dans un court discours, le président de la République a de nouveau dit "merci" aux joueurs et à leur encadrement, rassemblés dans le jardin de l’Élysée avec quelque 3.000 personnes dont de nombreux jeunes.

" Merci d’avoir apporté cette coupe, merci de nous avoir rendus fiers, merci d’avoir mouillé le maillot, merci d’avoir été unis", a-t-il lancé. Avant d’ajouter : "N’oubliez jamais d’où vous venez." Et de désigner les responsables des "clubs qui vous ont formés" et "les parents qui n’ont pas compté leur temps". "C’est ça la France !", a-t-il conclu.

Les champions du monde ont assuré le spectacle dans les jardins de l'Élysée pour le plus grand bonheur des enfants invités par le président de la République. 

Coupe du monde 2018 : Les bleus reçus à l’Elysée par Emmanuel MacronCoupe du monde 2018 : Les bleus reçus à l’Elysée par Emmanuel MacronCoupe du monde 2018 : Les bleus reçus à l’Elysée par Emmanuel Macron
Coupe du monde 2018 : Les bleus reçus à l’Elysée par Emmanuel MacronCoupe du monde 2018 : Les bleus reçus à l’Elysée par Emmanuel MacronCoupe du monde 2018 : Les bleus reçus à l’Elysée par Emmanuel Macron

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 16 Juillet 2018

 Revivez les quatre buts des Bleus en finale

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Vingt ans après la génération Zidane, l'équipe de France est devenue championne du monde pour la deuxième fois de son histoire, dimanche au stade Loujniki de Moscou, au terme d'une finale aussi folle que difficile face à la Croatie ( 4-2 ).

 Les Bleus ont d'abord ouvert la marque grâce à Mario Mandzukic, le Croate inscrivant de la tête un but contre son camp suite à un corner d'Antoine Griezmann (1-0 à la 18e minute de jeu). La France, alors dominée par la Croatie, n'avait pas encore tiré au but. Inéluctablement, les croates ont alors égalisé grâce à Ivan Perisic, dix minutes plus tard ( 1-1 à la 28e minute de jeu ).

Mais les Bleus viraient en tête à la mi-temps, après un penalty concédé par Ivan Perisic, coupable d'une main dans sa surface, validé par l'assistance vidéo et transformé par Antoine Griezmann ( 2-1 à la 38e minute ).

En seconde période, Paul Pogba a donné énormément d'air à son équipe en inscrivant, du gauche, le but du 3-1 ( 58e minute ). Sept minutes après Kylian Mbappé, 19 ans, a donné trois buts d'avance à l'équipe de France en inscrivant le 4e but ( 65e minutes ).

Malgré l'énorme bourde d'Hugo Lloris face à Mario Mandzukic qui a réduit le score à 4-2 ( 69e minute ), les Bleus n'ont plus jamais lâché.

Vingt ans après les héros de 1998, ils tiennent là leur deuxième étoile !

 

Vingt ans après, la France est de nouveau championne du monde de foot 2018Vingt ans après, la France est de nouveau championne du monde de foot 2018Vingt ans après, la France est de nouveau championne du monde de foot 2018
Vingt ans après, la France est de nouveau championne du monde de foot 2018Vingt ans après, la France est de nouveau championne du monde de foot 2018Vingt ans après, la France est de nouveau championne du monde de foot 2018

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 11 Juillet 2018

Enregistrement relatant les échanges entre la jeune femme et l'opératrice

Alors que Naomi Musenga est décédée le 29 décembre 2017 après un appel au Samu qui n’a pas été pris au sérieux, la procureur de Strasbourg, Yolande Renzi, vient d’annoncer l’ouverture d’une information judiciaire.

C'est ce qu'avaient réclamé les parents de la jeune femme décédée fin décembre à Strasbourg après un appel au Samu traité avec mépris. 

Dans un communiqué mercredi 11 juillet, la procureure de la République a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour "non-assistance à personne en péril contre l’opératrice du centre des appels d’urgence et tous autres, ainsi que du chef d’homicide involontaire contre X".

Parallèlement à une enquête administrative confiée à l'Inspection des affaires sociales (Igas), le parquet de Strasbourg avait ouvert début mai une enquête préliminaire, mais cette procédure ne permettait pas à la famille ou à ses avocats d'accéder au dossier.

Le directeur du Samu a démissionné après les conclusions de l'Inspection générale des affaires sociales indiquant que la prise en charge de Naomi Musenga n'était "pas conforme".

"Cette demande de démission a été déposée spontanément au début de l'enquête, début mai, et a été accepté, puisque c'est une des préconisations du rapport de l'inspection générale" des affaires sociales (Igas), a indiqué Christophe Gautier, directeur des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS).

"Les conditions de transmission de la bande (de l'appel de Naomi Musenga au Samu à la famille de la jeune femme) n'ont pas été conformes à la procédure et cela a abouti à la demande de démission de responsable du service", a-t-il expliqué.

 "Les suites immédiates qui ont été données par le responsable du SAMU n'ont pas été à la hauteur de la gravité de la situation (..) la suspension définitive de l'assistante de régulation médicale n'est intervenue qu'un mois plus tard", souligne l'Igas.

"Une procédure disciplinaire" va être engagée à l'encontre de "l'assistante de régulation médicale ayant réceptionné l'appel" qui fait déjà l'objet d'une suspension à titre conservatoire depuis le 9 mai 2018, a précisé Christophe Gautier.

La procureure a par ailleurs indiqué qu'elle avait reçu le mardi 10 juillet plusieurs membres de la famille de la jeune femme et leur avocat "afin de leur donner connaissance des conclusions de cette enquête et répondre à leurs interrogations et incompréhensions bien légitimes dans ce contexte particulièrement douloureux". 

Elle a également expliqué que la jeune femme de 22 ans, à l’agonie lors de sa conversation avec le Samu, a été victime "d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours. La destruction évolutive des cellules de son foie a entraîné une défaillance de l’ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès".

 Naomi Musenga moquée par le Samu est morte d'une intoxication au paracétamol Naomi Musenga moquée par le Samu est morte d'une intoxication au paracétamol Naomi Musenga moquée par le Samu est morte d'une intoxication au paracétamol

De tous les antidouleurs, le paracétamol est celui de référence pour traiter les maux de tête, le mal de gorge ou la fièvre lors d’un rhume, car c’est celui qui provoque le moins d’effets indésirables.

Aussi connu sous les noms de marques Doliprane, Efferalgan ou Dafalgan, cet analgésique disponible sans ordonnance est le plus prescrit et vendu dans le monde.

S’il est très rare que ce médicament soit à l’origine d’effets indésirables lorsqu’il est bien utilisé, une surdose de paracétamol expose en revanche à de graves troubles. 

Au-delà de 4 grammes par jour chez l’adulte de plus de 50 kilos, le paracétamol peut être toxique pour le foie et, plus rarement, pour les reins. Cet organe est chargé de détoxifier ce médicament. Or en cas d’excès de paracétamol, les capacités épuratrices du foie sont épuisées et une hépatite fulminante potentiellement mortelle peut survenir.

L’intoxication au paracétamol se manifeste dans les 24 heures suivant l’ingestion par des nausées et des vomissements, parfois accompagnés d’une transpiration et d’un état léthargique. Si des douleurs apparaissent au côté droit du ventre, c’est le signe que le foie est atteint. Dans ce cas, l’organe peut être progressivement détruit sous 3 à 4 jours.

Cela aboutit, pour les cas graves, à une insuffisance hépatique accompagnée d’hémorragies, d’un oedème cérébral et d’encéphalopathie (inflammation du cerveau), qui peuvent par la suite conduire au décès en l’absence de greffe du foie.

Pour éviter ces complications, il faut prendre garde à ne pas dépasser la posologie du médicament. Celle-ci est fixée en fonction du poids du malade, et non de son âge.

Chez l’adulte et l’enfant de plus de 50 kilos, la posologie est de 500 mg à 1 gramme par prise, à renouveler en cas de besoin après un délai d’au moins quatre heures, en veillant à ne pas excéder 4 grammes en 24 heures.

Chez les personnes de moins de 50 kilos, il ne faut pas dépasser 10 à 15 mg par kilogramme et par prise, à espacer d’au moins 4 heures et sans dépasser 60 mg par kilos en 24 heures.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 20 Juin 2018

Après les commémorations du 78ème anniversaire de l'appel du 18-Juin 1940 qui avaient lieu lundi au Mont Valérien dans les Hauts-de-Seine (92), le chef de l'État est allé saluer les quelques citoyens qui l'attendaient derrière des barrières.

Et alors qu'il serrait des mains à des collégiens présents au premier rang, l'un d'entre eux s'est mis à entonner les premiers mots de "L'Internationale socialiste" lorsqu'Emmanuel Macron est passé devant lui, puis lui a lancé un "Ça va Manu?".

Emmanuel Macron s'est montré très agacé par cette familiarité. "Non, je ne suis pas ton copain", a-t-il rétorqué, alors que le jeune homme semblait déjà rétro-pédaler avec un "désolé, monsieur le Président". 

"Voilà", a repris le chef de l'État "Tu es là dans une cérémonie officielle. Tu te comportes comme il faut."

"Oui", a encore acquiescé le jeune homme.

"Tu peux faire l'imbécile", a insisté Emmanuel Macron. "Mais aujourd'hui, c'est la 'Marseillaise' et le 'Chant des Partisans'. Tu m'appelles Monsieur le président de la République, ou Monsieur. Tu fais les choses dans le bon ordre. Si un jour tu veux faire la révolution, tu apprends d'abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même, d'accord ? Et à ce moment là, tu iras donner des leçons aux autres", a ajouté le président de la République, avant de lui tapoter l’avant-bras et de continuer son bain de foule.

Lundi 18 juin, quelques heures après la diffusion de la vidéo où un collégien l’appelle "Manu" Emmanuel Macron semble totalement assumer sa réaction.

Depuis son compte Twitter, il a publié les images de la scène, accompagné d’un message appelant au "respect".

La caméra de l’équipe de communication présidentielle est positionnée sur la droite d’Emmanuel Macron. Et la vidéo ne reprend pas le moment où l’adolescent lance le "Ça va Manu ? ". Elle débute directement par le recadrage du président.

Dans son message posté sur Twitter, Emmanuel Macron parle d’une "conversation détendue", tout en invitant à regarder la séquence" jusqu’au bout". Peut-être parce qu’à la fin de l’échange, le ton adopté par Emmanuel Macron est plus modéré qu’au début.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 14 Juin 2018

Petite inconnue de l'A10 : les parents identifiés et mis en examen pour meurtre 31 ans après

Près de 31 ans après la découverte du corps sans vie d'une petite fille en bordure de l'autoroute A10, ses parents ont enfin été identifiés et interpellés. Ils ont été placés en garde à vue, mardi 12 juin et présentés au juge d'instruction de Blois (Loir-et-Cher), jeudi. Ils vivaient séparés, l'un dans l'Aisne et l'autre dans les Hauts-de-Seine.

L'enquête a été relancée fin 2016 après l'arrestation du frère de l'enfant. Ses empreintes génétiques ont été comparées au fichier national (FNAEG), une correspondance a été révélée avec des traces ADN sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l’enfant  lors de sa découverte.

Après étude du dossier administratif de la famille, les enquêteurs se sont aperçus qu'une petite fille qui apparaissait dans les demandes d'allocation familiale de cette famille nombreuse n'y figurait plus.

Les enquêteurs ont pu ainsi identifier et retrouver la trace des parents, un couple de sexagénaires, originaires du Maroc et qui ont eu sept enfants.

Le 11 août 1987, des agents d'entretien de l'autoroute avaient découvert la dépouille de la fillette entourée d'une couverture, dans un fossé. Vêtu d'un short et d'un tee-shirt, son corps portait de très nombreuses traces de violences. Personne n'a jamais signalé la disparition de cette enfant, et toutes les tentatives menées pour l'identifier n'avaient rien donné pendant toutes ces années. Un nouvel appel à témoins avait été lancé par la justice en 2012.

Le père, Ahmed Touloub, 66 ans, a été écroué, et la mère, Halima, 64 ans, comparaissait encore jeudi en début de soirée devant le juge des libertés et de la détention, a expliqué le procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier, lors d’une conférence de presse conjointe avec le colonel Thomas Andreu, commandant de la section de recherche de la gendarmerie d’Orléans.

"Inass Touloub a retrouvé un prénom et un nom", a confirmé Frédéric Chevallier, le procureur de la République.

Petite inconnue de l'A10 : les parents identifiés et mis en examen pour meurtre 31 ans aprèsPetite inconnue de l'A10 : les parents identifiés et mis en examen pour meurtre 31 ans après

Après leur placement en garde à vue mardi, les parents ont été mis en examen pour meurtre, recel de cadavre, violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans.

Selon le procureur de la République, aucun des parents n’aurait reconnu être l’auteur des violences. Le père a expliqué d’un côté qu’il "a vécu un enfer avec son épouse, que celle-ci était violente à son égard comme à l’égard des trois filles, qu’il vivait sous la domination de sa femme, qu’un jour il est rentré chez lui et a trouvé le corps de sa fille". 

Elle sera finalement abandonnée le long de l'A10 dans un geste "lâche", comme l’a admis le père qui dit ressentir aujourd’hui du "soulagement".

La mère, de l’autre côté, défend la même explication. Dans un premier temps en garde à vue elle a affirmé "ne plus avoir de souvenir, que sa fille n’était pas décédée." Puis devant le juge, elle a expliqué qu’elle était "elle-même victime de violences de la part de son époux, qu’elle pouvait être violente à l’égard d’Inass mais qu’elle n’était pas impliquée dans la mort de cette dernière", a détaillé le procureur de la République.

"Cette enquête a traversé les générations d’enquêteurs. Elle appartenait à la mémoire de l’unité. Nous avions une obligation morale d’aboutir", confie le colonel Marc de Tarlé, ancien patron de la SR d’Orléans, aujourd’hui sous-directeur adjoint de la police judiciaire à la gendarmerie.

Le procureur de Blois a insisté : "Le temps n’a jamais couru contre nous."

À l'époque de la découverte de la fillette, la gendarmerie avait lancé la plus grande diffusion judiciaire jamais entreprise en France. Près de 66.000 écoles avaient été visitées à la rentrée scolaire, et 6.000 médecins ou assistantes maternelles avaient été rencontrés pour essayer de donner un nom à la jeune victime. Les 30.000 mairies affichent le portrait retouché de l'enfant.

Le signalement de la fillette avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans tous les endroits publics : elle mesurait 0,95 mètre, avait les cheveux bruns bouclés et les yeux marron foncé.

Une ordonnance de non-lieu avait été rendue en octobre 1997, après des recherches infructueuses, laissant cette affaire non résolue. 

Le procureur de l'époque Etienne Daures disait pourtant avoir "bon espoir de pouvoir donner un nom" à la fillette, enterrée anonymement au cimetière de Suèvres dans le Loir-et-Cher.

La tombe de la fillette était régulièrement fleurie par les habitants de la commune où elle repose. 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 7 Juin 2018

Ristournes lors de la campagne d’Emmanuel Macron Ristournes lors de la campagne d’Emmanuel Macron

Des entreprises ont bien cassé les prix pour se mettre au service d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Mediapart et Le Monde ont déjà révélé que certaines remises accordées au candidat d’En Marche ont attiré l’attention de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), qui, après examen, a finalement jugé que ces ristournes étaient "normales et régulières".

Cependant, l’enquête de la cellule investigation de Radio France montre que ce ne sont pas les seules conditions avantageuses dont a bénéficié Emmanuel Macron. Certains rabais conséquents ont échappé à la vigilance de l’autorité de contrôle. 

Drôles d’endroits pour une campagne présidentielle. A deux reprises, Emmanuel Macron est monté sur la scène de théâtres parisiens : le 6 février 2017 à Bobino, puis le 8 mars au Théâtre Antoine. Point commun de ces deux salles : leur propriétaire, Jean-Marc Dumontet (il est copropriétaire du Théâtre Antoine avec Laurent Ruquier).

Lors de la campagne présidentielle, Jean-Marc Dumontet est devenu un proche du couple Macron. Il s’est engagé publiquement en faveur de l’ancien ministre de l’Économie, qu’il a alimenté en notes et en conseils. Le 8 mars 2017, à la fin d’une soirée consacrée à l’égalité hommes-femmes, Brigitte Macron le remercie chaleureusement d’avoir accueilli ce meeting de campagne.

Ce soir-là, le théâtre Antoine a été facturé 3.000 euros au candidat Emmanuel Macron. Un mois plus tôt, à Bobino, c’était le même tarif. Des prix très inférieurs à ceux habituellement pratiqués par la société de Jean-Marc Dumontet. Pour le vérifier, il suffit de consulter des sites spécialisés. Avec les options obligatoires, le tarif de base de la location de la salle avoisine les 13.000 euros TTC.

La Bellevilloise est devenue ces dernières années un lieu très prisé des politiques de gauche comme de droite. L’association de campagne d’Emmanuel Macron l’a réservée le 2 mai 2017 pour une soirée de campagne à laquelle le candidat ne participait pas. Tarif de la location : 1. 200 euros.

Emmanuel Macron a bénéficié d’un tarif nettement plus avantageux que Benoît Hamon. Le 20 mars 2017, le candidat socialiste a lui aussi posé ses valises à La Bellevilloise pour une soirée assez similaire, à quelques détails près, à celle organisée par l’équipe Macron. Montant de la facture : 4 838,40 euros.

Non seulement Benoît Hamon ne s’est pas vu offrir les "packs son et vidéo" comme Emmanuel Macron, mais il a tout payé plus cher : le service d’ordre, le personnel et surtout la location "brute" de la salle. Facturée 2.580 euros au candidat PS, elle n’a coûté que 200 euros (hors taxes) à son rival d’En Marche. 

Le 8 avril, alors qu’il revient à La Bellevilloise, le candidat Hamon se voit de nouveau appliquer les mêmes bases tarifaires que le 20 mars pour la précédente location. Et quand En Marche loue à nouveau la salle pour une réunion publique, le 5 avril, c’est de nouveau à 200 euros HT que la location de la salle lui est proposée.

Malgré tout, le propriétaire des lieux, Oriza, affirme qu’il s’agit là d’une pratique "habituelle et normale" dans sa réponse à la Commission des comptes de campagne. L’autorité de contrôle s’est contentée de cette explication. Interrogée sur ce point, la CNCCFP estime qu’il "paraît difficile d'affirmer que les prestations fournies à Emmanuel Macron et Benoît Hamon sont sensiblement équivalentes".

À la Maison de la Mutualité, à Paris. Emmanuel Macron y a bénéficié de conditions qu’aucun autre candidat n’a obtenues de la part de GL Events, le gestionnaire de la salle.

Comme le révèle Mediapart, le numéro 1 français de l’événementiel a accordé une remise globale de l’ordre de 26 % sur le total de la facture émise après le meeting du candidat Macron le 12 juillet 2016. Ni François Fillon, le 14 janvier 2017, ni Benoît Hamon, le 5 février 2017, n’ont obtenu les mêmes niveaux de remise.

Pour sa défense, le groupe lyonnais a notamment expliqué qu’il s’agissait là d’une "remise usuelle en période estivale à Paris par les gestionnaires de sites événementiels, dans un contexte de concurrence très forte et de faible activité pendant la période d’été." Encore une fois, cette explication semble avoir satisfait la Commission des comptes de campagne qui n’a pas demandé plus de précisions.

François Fillon non plus n’aurait pas bénéficié de remises pour ses meetings à la Mutualité, ni, précise encore Mediapart, dans des salles gérées par GL Events à Nice ou à Lyon. Lydia Guirous, porte-parole du parti Les Républicains a dénoncé lundi sur LCI "une concurrence qui est un peu déloyale" et un "avantage qui n’est pas anodin pour la campagne d’Emmanuel Macron", appelant à "creuser davantage sur cette affaire."

Au début de la campagne, la société d’événementiel Eurydice installée à Garges-lès-Gonesse, dans le Val d’Oise, a pour directeur commercial Arnaud Jolens. Un homme qu’Emmanuel Macron embauchera à l’Élysée après l’élection. 

Comme l’ont déjà révélé Mediapart et Le Monde, Eurydice a accordé d’importantes ristournes au candidat Macron. Mais si la Commission des comptes de campagne a tiqué sur certains rabais, elle semble en avoir ignoré d’autres. 

La Commission a par exemple interrogé le prestataire sur une "remise exceptionnelle" de 2.900 euros accordée à Emmanuel Macron pour son meeting d’Arras, le 26 avril 2017. "Ces pratiques sont habituelles et ont pour objectif de fidéliser le client", a répondu le patron d’Eurydice.

Alors que le montant global des remises pour ce seul meeting d’Arras ne s’élève pas à 2.900 euros mais à plus de 22.000 euros pour une prestation totale facturée 61.521,47 euros HT.

Selon l'enquête  de la Cellule investigation de Radio France, certains fournisseurs semblent bien avoir accordé des conditions commerciales exceptionnelles au candidat Macron. L’article L52-8 du code électoral est pourtant clair : "Les personnes morales, à l'exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d'un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués."

Ceci dit, même si des irrégularités étaient aujourd’hui constatées, elles ne peuvent pas remettre en cause le scrutin si l’on croit Romain Rambaud, professeur de droit public et membre de l’observatoire de l’éthique publique : "Il n’est pas prévu dans la loi de 1962 qui régit l’élection présidentielle, de recours d’un tiers contre la décision de validation de la commission des comptes de campagne. Par ailleurs, l’immunité du président de la République limite la possibilité d’une instruction, mais l’enquête peut avoir lieu autour du président. Son parti, son équipe de campagne, les entreprises prestataires peuvent tout à fait être concernés par une enquête judiciaire".

Le code électoral prévoit des sanctions pénales pour les personnes morales (entreprises, associations…) qui auraient accordé des dons, sous quelque forme que ce soit, à un candidat. 

François Logerot, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), a indiqué qu’il avait "personnellement réexaminé" 19 cas de dépenses "apparemment sous-évaluées" relevés par les rapporteurs dans les comptes d’Emmanuel Macron. "Les rapporteurs n’ont pas retenu d’irrégularités et la commission a suivi leur appréciation" sur ce point, a-t-il déclaré lors d’un point de presse. "Personne n’est infaillible, mais nos rapporteurs ont fait un travail sérieux", a-t-il fait valoir. 

Après élimination de huit de ces cas de dépenses "apparemment sous-évaluées", "il reste dix cas de remises commerciales, dont six seulement dépassaient les 20% acceptables", a-t-il précisé. L’ensemble représente un total d’environ 150.000 euros, soit 0,9% du compte du candidat Macron et 1,3% pour les seules réunions publiques. 

Interrogé sur les "remises" dont le candidat Macron aurait bénéficié, il a souligné l’absence de "prix du marché" dans le secteur de l’événementiel. Les éléments de comparaison des tarifs appliqués pour des locations de salles et autres prestations publiés par plusieurs médias "ne sont pas suffisamment probants", a-t-il estimé. "Très souvent, les comparaisons portent sur des prestations de natures différentes, à des dates différentes. Il n’y a pas de comparaison possible", a poursuivi François Logerot.

"Certains médias ont fait état d’autres cas de remises", "sans nous convaincre", a-t-il poursuivi. "Nous n’avons pas retenu dans nos décisions des faits qui seraient relatifs à un éventuel abus de remises commerciales", a poursuivi le président de la commission de contrôle. 

Les prix des prestations pour la location de salles de spectacle notamment "peuvent varier fortement" en fonction de la date à laquelle le marché est passé durant la campagne, a-t-il noté, jugeant "tout à fait naturel que les candidats essaient d’obtenir les meilleures conditions". Interrogé sur un réexamen éventuel de la décision de la commission de valider les comptes d’Emmanuel Macron – comme le demandent Les Républicains -, il a rappelé que "la commission n’a pas les moyens juridiques de rouvrir le dossier".

Pour LREM, rien dans les dépenses effectuées durant la dernière campagne ne peut laisser place au doute. Jeudi 7 juin , le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a affirmé aux micros de France Inter que "les comptes de la campagne d'Emmanuel Macron étaient les plus sincères de tous". 

Reste que, selon L'Obs et Le Monde, d'autres candidats, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, ont également fait appel à ces prestataires pour différents meetings organisés durant la campagne, sans obtenir ce type de rabais... 

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a réclamé jeudi 7 juin sur son blog, une enquête sur les comptes de campagne d'Emmanuel Macron, après de nouvelles révélations sur des "ristournes" dont aurait bénéficié le chef de l'État durant sa campagne.

Alors que ses propres comptes de campagne, pourtant validés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), font l'objet d'une enquête du parquet de Paris, M. Jean-Luc Mélenchon dénonce "les ristournes consenties à Macron" pendant la campagne présidentielle révélées par Franceinfo "et les possibles sous-facturations qu'elles constitueraient".

"À cette étape, je ne retiens qu'une chose : les délires sur mon compte de campagne ont servi de leurre pour fabriquer une soupe dans laquelle les révélations prévues sur le compte de campagne de Macron passeraient sous le régime du 'tous pourris'", affirme-t-il.

Mais "les stratèges qui ont imaginé cela ont joué avec des allumettes. Car mes comptes sont clairs, je suis sûr de mon fait, de l'honnêteté de mes comptes, je n'ai rien à cacher ni à regretter. Ce n'est pas le cas de mon adversaire", répète-t-il.

"Bref, j'encourage mes lecteurs qui en ont le temps et les compétences à faire ces enquêtes. Les Macron-leaks permettent pour qui a le temps de les dépouiller de riches investigations également", écrit-il, avec un renvoi en hyper-texte vers wikileaks sur les emails de campagne du candidat Macron.

"Je ne serai pas étonné que les procédés de ristournes et usages des moyens de collectivité tels qu'ils sont mis en cause par les révélations sur les comptes de campagne de Macron soient mis en cause devant la justice. Cela serait sain et utile. Davantage en tous cas que l'épluchage de mes pauvres factures de personnel en campagne !", affirme-t-il également.

 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 7 Juin 2018

Près de 450 détenus radicalisés sortiront de prison d'ici fin 2019, parmi lesquels une cinquantaine de "terroristes islamistes", a indiqué mercredi 6 juin la garde des Sceaux Nicole Belloubet, en affirmant que le gouvernement était "arc-bouté" sur le suivi de ces personnes.

"Nous avons à peu près 500 détenus qui sont radicalisés comme terroristes islamistes. Sur ces 500-là, il y en aura une vingtaine cette année qui sortent, et puis à peu près une trentaine l'année prochaine", a-t-elle expliqué sur BFM TV.  À cette cinquantaine d'individus devant sortir de prison s'ajoutent des détenus de droit commun qui se sont "radicalisés".

"À côté de ceux-là, nous avons effectivement des gens qui sont détenus pour des faits de droit commun mais qui en même temps, nous le savons, ont été radicalisés (...). Un certain nombre d'entre eux, à peu près 30 %, auront terminé leur peine en 2019 et sortiront en 2019."

"Le gouvernement est arc-bouté sur le suivi de ces personnes", a-t-elle assuré. "Cela commence en détention, ces gens-là sont évalués, ils sont placés ensuite dans des lieux de détention qui correspondent à leur niveau de dangerosité et quand ils sortent de prison, il y a deux mots clés : nous anticipons leur sortie et nous les suivons de manière extrêmement précise."

"L'avantage de la détention est de permettre de construire d'une part des fiches de renseignement qui sont mises en place par les services de renseignement pénitentiaire qui ont acquis depuis quelque temps une très forte légitimité".

"Ces fiches sont ensuite données aux services de sécurité intérieure, au renseignement territorial, en fonction de la situation de la personne. Nous les suivons pas à pas", a-t-elle précisé".

"Les services de renseignement qui jouent un rôle essentiel seront considérablement renforcés. Nous allons recruter cent personnes supplémentaires sur les services de renseignement pénitentiaire, a dit la ministre.

La France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d’attentats jihadistes qui a fait 245 morts et des centaines de blessés.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 26 Mai 2018

La pratique était courante durant le quinquennat de François Hollande. Depuis 2014, des élus du conseil municipal des enfants de Pantin, en Seine-Saint-Denis (93), visitaient le palais de l'Élysée, comme le relate Le Parisien. Comme chaque année, les jeunes, âgés de 9 à 11 ans, ont donc écrit une lettre pour demander à se rendre dans le palais présidentiel. 

 

Les enfants ont reçu "une réponse glaciale", indique "le Parisien", où les services présidentiels déclarent que le palais n'est ouvert "qu'en de très rares circonstances, telles que les Journées du Patrimoine" car il est la "résidence officielle du chef de l'État".

 

Depuis 2014, les jeunes élus avaient une demi-journée chaque année pour découvrir les lieux ; cette pratique du vieux monde est abolie. "Plus aucune visite n'est organisée", déclare l'Élysée au quotidien, car "si du monde se balade, peu importe où, cela empêche le président de la République et la Première dame de circuler librement dans le Palais".

Les services proposent même aux enfants de se rendre sur le site internet du palais afin de réaliser... une visite virtuelle en 3D. "Les enfants sont évidemment très déçus, c'est un peu dur pour eux", souligne Quentin Liberpré, membre du pôle démocratie locale de Pantin. "C’est vraiment dommage, cela permet de découvrir les lieux de la République et leur histoire", poursuit-il dans les colonnes du Parisien. 

Quentin Liberpré, explique également que les enfants "visitent aussi l'Assemblée nationale, le Sénat et la mairie", dans le cadre d'un parcours citoyen.

Bernard Kern, maire (PS) de Pantin, critique cette décision dans le quotidien, arguant que le palais présidentiel doit être ouvert à tous car "il n'appartient pas au président de la République mais à tous les Français". Bernard Kern précise également que les visiteurs ne montaient jamais au premier étage. "Cela donne l’image d’un monarque républicain intouchable qui ne me plaît pas", conclut-il. 

"Compte-tenu du nombre important de demandes de visites, nous ne pouvons malheureusement pas toutes les satisfaire. L'Élysée est en effet avant tout un lieu de travail et de représentation diplomatique où de nombreux événements se déroulent ou se préparent, rendant alors la visite des salons impossibles. Nous recevons néanmoins régulièrement des scolaires, soit lors de visites, soit lors des jeudis de l'Élysée" à précisé le cabinet du président à l'Obs.

La présidence assure en outre avoir organisé 24 visites de scolaires depuis juin 2017, soit environ deux par mois.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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