Publié le 17 Mars 2019

Samedi 16 mars, le dix-huitième depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, présenté comme un "ultimatum" lancé au président Emmanuel Macron, a rivalisé avec les épisodes les plus violents de la mobilisation, début décembre. 

Boutiques et restaurants pillés et incendiés sur les Champs-Élysées, affrontements avec les forces de l’ordre. Au total 32.300 personnes se sont mobilisées dans toute la France selon le ministère de l’Intérieur, 230.766 selon le décompte des Gilets jaunes sur Facebook. Quelque 5.000 membres des forces de l’ordre et six blindés de la gendarmerie avaient été déployés dans la capitale.

Pendant plusieurs heures tout s’est déroulé sur les Champs-Élysées. Autour de la place de l’Étoile, vers laquelle 10.000 manifestants avaient convergé, la tension est rapidement montée à partir 11 h.

Des manifestants, pour beaucoup vêtus de noir, capuche ou casque sur la tête, ont lancé pavés et pierres sur les forces de l’ordre, qui répliquaient par des tirs de gaz lacrymogènes. Sur les Champs-Élysées, des casseurs ont systématiquement détruit des vitrines et pillé de nombreux magasins.

Les manifestants ont mis le feu à plusieurs kiosques à journaux et aussi à des panneaux de bois ou des barrières de chantiers qui servaient de barricade.

Dans l’après-midi, ils ont mis le feu à plusieurs enseignes, notamment celle du restaurant Fouquet’s.

Un immeuble a été incendié, boulevard Roosevelt, près des Champs-Élysées, faisant 11 blessés légers samedi en marge de l’acte 18 de la mobilisation des Gilets jaunes, a-t-on appris auprès des pompiers.

"Deux personnes ont été sauvées des flammes. Une femme et son bébé étaient coincés au deuxième étage", ont indiqué les pompiers, qui ont mobilisé dix engins.

Sur place une femme et ses quatre enfants, dont un bébé de 9 mois, a raconté à l’AFP, les larmes aux yeux, qu’ils étaient "descendus par les escaliers" de leur appartement au troisième étage. "On a d’abord senti la fumée des lacrymogènes et puis ensuite on a vu le feu par la fenêtre", a-t-elle expliqué.

Le feu est parti d’une banque au rez-de-chaussée. Le quartier a été bouclé et l’incendie maîtrisé peu avant 14 h. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine de l’incendie.

"J’ai entendu ils sont en train le mettre le feu à la banque ! et on a vu l’incendie depuis ses débuts. Il a commencé vers 13h30 et après ça s’est embrasé. Le feu a commencé à prendre dans la partie basse de la banque puis il est monté au niveau au-dessus", raconte à franceinfo la gérante d'un salon de coiffure situé juste en face l'agence bancaire.

Un camion de gendarmerie a notamment été attaqué. Sur les images, on peut voir des dizaines de manifestants courir vers un véhicule et frapper sur ses vitres. Des manifestants tentent d'ouvrir les portes et à l'intérieur, des gendarmes essayent de bloquer la portière.

Certains n'ont pas hésité à s'en prendre directement à un CRS, le mettant à terre et lui assénant de nombreux coups. L'homme, qui a perdu son casque dans ce lynchage, a pu être dégagé par ses collègues quelques secondes plus tard.

"Les pompiers de Paris et nos forces de l’ordre viennent de procéder à l’évacuation de tous les habitants d’un immeuble, délibérément incendié. Le feu est maîtrisé. Les individus qui ont commis cet acte ne sont ni des manifestants, ni des casseurs : ce sont des assassins", a dénoncé sur Twitter le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

"Il y a 7 à 8.000 manifestants à Paris, ce qui en fait une petite manifestation. (...) Au sein de ces manifestants, il y a plus de 1.500 ultra-violents qui sont venus pour casser, pour en découdre, pour attaquer. Dès ce matin très tôt, ils l'ont fait en voulant prendre d'assaut l'Arc de Triomphe, sûrement fiers des saccages qu'ils avaient déjà commis le 1er décembre", a-t-il déclaré lors d'une visite à la préfecture de police de Paris.

Sur Twitter, François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux Européennes, appelle à "mettre fin à l’impuissance de l’État".

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu en fin d'après-midi dans le quartier des Champs-Elysées pour remercier les forces de l'ordre. "Merci pour ce que vous faites", a dit le chef du gouvernement à plusieurs responsables policiers. 

"Ceux qui excusent ou qui encouragent de tels actes s’en rendent complices". a déclaré sur Twitter, le premier ministre.

Emmanuel Macron a décidé d'écourter son séjour au ski à la Mongie dans les Hautes-Pyrénées. Il est rentré samedi soir à l'Élysée plus tôt que prévu. À 22h30, le chef de l'État s'est rendu à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur dans la soirée.

 

"Nous avons aujourd'hui des gens qui essayent par tous les moyens (...) d'abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer", a affirmé le chef de l'État. "Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement la journée d'aujourd'hui montre que sur ces sujets-là et ces cas-là, nous n'y sommes pas", a-t-il admis.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 11 Mars 2019

La mort de deux jeunes de 17 et 19 ans a déclenché des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre dans la nuit de samedi à dimanche 3 mars. Leur scooter était suivi par un véhicule de police.

Dimanche 10 Mars, le préfet de l'Isère, Lionel Beffre s'est rendu sur place pour rencontrer les forces de l'ordre et leur apporter son soutien dans ces périodes de tension.

Lundi 11 Mars c'est au tour du président Les Républicains (LR) du Conseil Régional Laurent Wauquiez de se déplacer pour venir constater les dégâts subis dans ce quartier grenoblois. 

Il a visité l'IFSI, l'Institut de formation en soins infirmiers dépendant du CHUGA complètement ravagé par un incendie lors de la première nuit de violences. Le bâtiment est en partie financé par la Région. Il s'est également rendu non loin de là, à la pépinière d'entreprises Artis qui a aussi été touchée lors de ces émeutes.

"Il faut se poser les bonnes questions. Un institut saccagé, un bâtiment de 16 millions d'euros détruit, est-ce que c'est ça la République ?", a interrogé Laurent Wauquiez devant la presse. "Rien ne justifie ça en France. J'interpelle très clairement le gouvernement. Ce n'est pas normal qu'il ne soutienne pas plus les policiers. Il doit rétablir l'ordre."

Devant la presse, Wauquiez a invité les habitants du Mistral à prendre leur quartier en main : "Arrêtez de baisser les yeux et les bras. Il faut aider les forces de l'ordre à mettre un terme à cette situation", a-t-il lancé, estimant que ceux qui ne leur font pas confiance "ont tort": "il faut leur faire confiance, ce sont elles qui nous protègent".

Le préfet de l’Isère a immédiatement réagit par l’intermédiaire d’un communiqué dans lequel il rappelle qu’il s’est rendu dès la semaine passée dans le quartier Mistral pour apporter son soutien aux forces de l’ordre. Il a précisé qu’il a obtenu d’importants renforts pour juguler les épisodes de violences des 2, 3 et 4 Mars. "Ces renforts ont mobilisé plusieurs centaines de fonctionnaires de police et de gendarmes mobiles ainsi qu’un hélicoptère d’observation des forces de l’ordre."

Sur son compte twitter le président LR interpelle le gouvernement "votre premier devoir, c'est le maintien de l'ordre." 

Samedi 2 mars, deux jeunes isérois ont perdu la vie dans un dramatique accident de la route survenu en plein centre-ville de Grenoble . leur moto est entré en collision avec un autocar.

Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables de cet accident. Les deux victimes étaient des adolescents isérois, âgés de 17 et 19 ans. Ils ont été déclarés décédés par le médecin du Smur sur place. 

Le car transportait 16 personnes, un club de footballeurs amateurs de l'agglomération grenobloise, et sortait de l'A480 en direction de la banlieue ouest de Grenoble.

Les deux jeunes gens, originaire du quartier Mistral, circulaient sans casque et ont refusé de s'arrêter à un contrôle de police, selon le Dauphiné Libéré. Après minuit, une quarantaine de personnes a tenté d'envahir une caserne de CRS voisine du quartier Mistral.

Selon le délégué du syndicat Alternative Police-CFDT pour la zone, François Nedelec, les CRS n'étaient alors que deux à garder la caserne et le matériel entreposé. Ils auraient fait usage de gaz lacrymogènes pour contenir les assaillants jusqu'à l'arrivée de renforts.

La tension est brusquement montée dans le quartier. Entre minuit et 5h du matin, huit voitures et une camionnette ont été incendiées, et des dégâts importants ont eu lieu au rez-de-chaussée d'un immeuble avenue Rhin et Danube.

À plusieurs reprises, lorsque les pompiers éteignaient les flammes, des "jeunes en colère", ont perturbé les interventions. Les affrontements avec la police n'ont pas tardé. Une centaine de personnes cagoulées ont dressé des barricades enflammées dans le quartier Mistral et jeté des projectiles ainsi qu'une trentaine de cocktails Molotov sur des policiers de la sécurité publique.

Le Procureur de la République a livré quelques explications sur le déroulé de l'accident de scooter qui a causé la mort de deux personnes samedi 2 mars en soirée

Selon le procureur Éric Vaillant, les deux passagers du scooter sont morts après avoir été coincés entre le flanc d'un bus qui circulait sur une voie d'accès à l'A480 et le parapet de cette même bretelle. Voyant arriver derrière lui un scooter suivi à distance par une voiture de police aux gyrophares allumés, le conducteur de l'autocar s'est déporté sur la droite afin de laisser passer les deux autres véhicules. Mais au même moment, le scooter décide de doubler le bus par la droite et se retrouve donc coincé et écrasé.

Les analyses toxicologiques du chauffeur étaient totalement négatives : "Nous avons affaire à un professionnel", a expliqué le Procureur. Éric Vaillant a par ailleurs insisté sur le fait qu'il n'y a eu "aucun choc" entre le scooter et la voiture de police, un véhicule banalisé de la Brigade anti-criminalité, qui le suivait à distance. 

Le procureur a lancé également un appel à témoins : le scooter, avant le tragique accident, aurait effectué une queue de poisson à un véhicule blanc. Le ou les occupants de ce véhicule sont priés de se rapprocher des services de police car "leur témoignage est très important". 
 
Concernant les deux victimes, le Procureur a confirmé leur âge : 17 et 19 ans. Tous les deux étaient connus des services de police pour des faits de petite délinquance. Samedi 2 mars, ils circulaient sur un scooter volé, un Yamaha T-Max d'une cylindrée de 125 centimètres cubes.

il semblerait que ce scooter et ses passagers aient été à l'origine de nombreuses infractions routières tout au long de la soirée : les deux jeunes roulaient sans casque, sans éclairage, sans plaques d'immatriculation, à une vitesse élevée et circulaient même sur les trottoirs dans le secteur du Cours Jean-Jaurès.

Le scooter a été repéré dès 21 heures par la police municipale après avoir percuté les rétroviseurs de plusieurs véhicules stationnés sur le Cours. Il est alors signalé et pris en filature après avoir "mis en danger d'autres usagers de la route". 

Le Procureur a tenu à souligner que les policiers avaient respecté la procédure en vigueur dans ce genre de circonstances à savoir un suivi discret et l'absence de contact avec le deux-roues incriminé. Il a confirmé le lien entre cet accident mortel et les violences qui ont secoué le quartier Mistral toute la nuit.

Un bref moment d'apaisement, le temps de rendre hommage aux deux jeunes de la cité tués en scooter, avant que les violences ne reprennent en soirée.

Vers 21h00, plusieurs voitures ont été retournées et incendiées tandis que des pierres et des cocktails molotov étaient lancés depuis les toits des immeubles sur les forces de l'ordre.

Tard dans la soirée, deux personnes porteuses d'objets dangereux (couteaux, mortiers, jerricane d'essence...) ont été interpellées, a indiqué la préfecture.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 6 Mars 2019

 

La Haute commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Michelle Bachelet, a réclamé, mercredi 6 mars, "une enquête approfondie" après les nombreuses accusations de violences policières portées par les manifestants. Il y a quelques semaines, une délégation de "gilets jaunes" avait été reçue par le Haut commissariat. 

Michelle Bachelet a déclaré que les "gilets jaunes" manifestent contre "ce qu'ils considèrent comme leur exclusion des droits économiques et de leur participation aux affaires publiques". "Nous encourageons le gouvernement français à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force" a-t-elle ajouté dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l'homme à Genève.

Michelle Bachelet a rappelé que "les inégalités touchent tous les pays" et que "même dans des États prospères, des gens se sentent exclus des bénéfices du développement et privés de droits économiques et sociaux".

Elle n'a toutefois cité que la France comme pays prospère, mais a dénoncé les répressions violentes des manifestations qui se sont produites récemment au Soudan, au Zimbabwe et en Haïti.

Les manifestants "réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes. Et pourtant, dans plusieurs cas, ils sont accueillis par un usage violent et excessif de la force, par des détentions arbitraires, des tortures et même selon certaines informations des exécutions extra-judiciaires", a-t-elle déploré.

En France, depuis le 17 novembre 2018, début du mouvement de contestation des "gilets jaunes", l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie d'une centaine de cas d'accusations de violences policières. 

Plusieurs manifestants affirment avoir été blessés par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD), une arme qui suscite de vives controverses en France.

"Dans une démocratie digne de ce nom, Christophe Castaner aurait démissionné tous les jours depuis 16 semaines !", a twitté Éric Coquerel député LFI

Après son matraquage par les forces de l'ordre, le député Loïc Prud'homme (LFI) demande que Didier Lallement, préfet de la Gironde soit relevé de ses fonctions.

Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner répond au député Loïc Prud'homme "Très clairement, il me semble que ce n’est pas la place d’un Député, que d’être dans un lieu interdit pour une manifestation.
Que ce n’est pas l’attitude d’un Député, que de provoquer nos forces de l’ordre".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 4 Mars 2019

Lors des travaux d'ouverture sur une tombe, l'Entreprise française de funéraire (EFF) n'a pas signalé aux agents du cimetière les "Aygalades" dans le 15e arrondissement de Marseille, la dégradation qu'elle a faite sur la tombe voisine. Elle se dit non responsable et pointe la responsabilité des services de la municipalité.

Le propriétaire de la tombe dégradé se rend au cimetière au moins une fois par semaine. Lors de son passage, lundi 16 juillet 2018, il n'a constaté aucun problème. Le lundi de la semaine suivante, il constate que sa tombe a subi une dégradation et qu'une inhumation a eu lieu dans la tombe voisine dont la date renseignée par le cimetière est le 17 juillet. Soit le lendemain de son dernier passage avant dégradation.

Le 24 juillet, une réclamation est faite à la Direction des Opérations Funéraires. "s'agissant d'un litige avec une entreprise privée, la ville de Marseille est juridiquement incompétente pour traiter le dossier" conclut le service après enquête.

Contacté par téléphone le responsable de l'Entreprise française de funéraire répond "Ma société n'est pas l'auteur de la dégradation" et d'insister "Je n'ai pas touché à cette tombe". De plus il a pris deux photos des tombes intentionnellement pour masquer la vérité. Plusieurs anomalies apparaissent sur les images. Un plan mûrement réfléchi, alors même qu'il s'agit d'une tombe.

L'entreprise avait en outre, la possibilité de signaler tous problèmes aux deux gardiens du cimetière les Aygalades, dont l'un habite sur place et également à la Direction des Opérations Funéraires. Mais elle a préféré garder le silence en espérant ne pas être démasquée comme l'auteur de la dégradation.

Le respect des morts, de leurs proches et des sépultures est l'objectif premier que toutes entreprises de pompes funèbres observent. Cela n'est vraiment pas le cas de l'Entreprise française de funéraire .

Un devis de la tombe dégradée a été établi par une entreprise de pompes funèbres et marbrerie. Il s'élève à 1.380 euros TTC. Une somme importante qui a conduit l'Entreprise française de funéraire (EFF) à ne pas reconnaître ces faits.

Sur la question concernant son assurance "Je ne fais pas intervenir mon assurance, car ce n'est pas moi l'auteur de la dégradation", a répondu le responsable au propriétaire de la tombe abîmée.

Pour masquer la vérité, le responsable a pris une photo de sa mise en scène, après la dégradation de la tombe située à gauche de celle de l'inhumation. Il a déposé tous les gravats sur la dalle de la tombe située à droite.

Image Entreprise française de funéraire

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 2 Mars 2019

Lors des travaux d'ouverture sur une tombe, l'Entreprise française de funéraire (EFF) n'a pas signalé aux agents du cimetière les "Aygalades" dans le 15e arrondissement de Marseille, la dégradation qu'elle a faite sur la tombe voisine. Elle se dit non responsable et pointe la responsabilité des services de la municipalité.

Le propriétaire de la tombe dégradé se rend au cimetière au moins une fois par semaine. Lors de son passage, lundi 16 juillet 2018, il n'a constaté aucun problème. Le lundi de la semaine suivante, il constate que sa tombe a subi une dégradation et qu'une inhumation a eu lieu dans la tombe voisine dont la date renseignée par le cimetière est le 17 juillet. Soit le lendemain de son dernier passage avant dégradation.

Le 24 juillet, une réclamation est faite à la Direction des Opérations Funéraires. "s'agissant d'un litige avec une entreprise privée, la ville de Marseille est juridiquement incompétente pour traiter le dossier" conclut le service après enquête.

Contacté par téléphone le responsable de l'Entreprise française de funéraire répond "Ma société n'est pas l'auteur de la dégradation" et d'insister "Je n'ai pas touché à cette tombe". De plus il a pris deux photos des tombes intentionnellement pour masquer la vérité. Plusieurs anomalies apparaissent sur les images. Un plan mûrement réfléchi, alors même qu'il s'agit d'une tombe.

L'entreprise avait en outre, la possibilité de signaler tous problèmes aux deux gardiens du cimetière les Aygalades, dont l'un habite sur place et également à la Direction des Opérations Funéraires. Mais elle a préféré garder le silence en espérant ne pas être démasquée comme l'auteur de la dégradation.

Le respect des morts, de leurs proches et des sépultures est l'objectif premier que toutes entreprises de pompes funèbres observent. Cela n'est vraiment pas le cas de l'Entreprise française de funéraire .

Un devis de la tombe dégradée a été établi par une entreprise de pompes funèbres et marbrerie. Il s'élève à 1.380 euros TTC. Une somme importante qui a conduit l'Entreprise française de funéraire (EFF) à ne pas reconnaître ces faits.

Sur la question concernant son assurance "Je ne fais pas intervenir mon assurance, car ce n'est pas moi l'auteur de la dégradation", a répondu le responsable au propriétaire de la tombe abîmée.

Pour masquer la vérité, le responsable a pris une photo de sa mise en scène, après la dégradation de la tombe située à gauche de celle de l'inhumation. Il a déposé tous les gravats sur la dalle de la tombe située à droite.

Image Entreprise française de funéraire

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 15 Février 2019

 

Christophe Chalençon. a été filmé à son insu par l'émission politique italienne Piazzapulita (La7). Cette figure des "gilets jaunes" confie dans une vidéo diffusée jeudi 14 février son point de vue sur l'état de son pays, quelques semaines après avoir rencontré le vice-premier ministre italien et chef de fil du Mouvement 5 Étoiles Luigi di Maio, le 5 février dernier en région parisienne. 

Dans cette caméra caché, Christophe Chalençon affirme être en danger pour ses prises de position et son implication dans le mouvement des "gilets jaunes".

"Je sais que je risque beaucoup. Moi je peux me prendre une balle dans la tête à n'importe quel moment. Mais j'en ai rien à foutre, j'irai au bout de mes convictions. Parce que s'ils me mettent une balle dans la tête, le peuple, Macron, est passé à la guillotine", affirme-t-il à la journaliste de l'émission.

"Aujourd'hui on est arrivé à un tel point de confrontation que s'ils m’abattent, il est mort aussi. Parce que le peuple il rentre dans l'Élysée et il démonte tout. Lui, sa femme, et toute la clique. On est plusieurs comme ça. S'ils en touchent un, on a des gens, des paramilitaires qui sont prêts à intervenir parce qu'ils veulent aussi faire tomber le pouvoir. Donc aujourd'hui tout le monde est calme, mais on est à la limite de la guerre civile.

Je te l'ai dis. Donc soit il y a une solution politique très très très rapidement, parce que derrière il y a des gens qui sont prêts à intervenir de partout," poursuit Christophe Chalençon.

La journaliste insiste sur ce sujet "vraiment des militaires ?". Christophe Chalençon "Oui, des paramilitaires. Des gens qui sont retraités de l'armée, et qui sont contre le pouvoir", affirme-t-il.

La journaliste insiste encore "Tu sais ça, ils sont prêts à intervenir ?". "Bien sûr je sais ça", lui répond-il.

"C'est inquiétant ?" lui demande la journaliste. "Oui c'est inquiétant mais vous vous ne vous en rendez pas compte. Macron il a peur, très très peur" conclut Christophe Chalençon.

Vous pouvez entendre les propos de Christophe Chalençon dans la vidéo ci-dessous :

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a rapidement réagi jeudi soir, dénonçant "une comédie à l'italienne ou juste un nouveau délire personnel".

En début d'après-midi, vendredi 15 février, Christophe Chalençon a publié sur Twitter un communiqué dans lequel il explique n'avoir "jamais appelé d'aucune manière que ce soit à un coup d'état" et lorsqu'il évoque "des groupes paramilitaires, c'est car j'entends et je constate les risques croissants de violence, mais il ne s'agit en aucun cas de groupes auxquels j'appartiens". 
 

Christophe Chalençon, s'était déjà illustré en appelant à l'armée française et se préparant à une "guerre civile".

Dans un post sur Facebook daté du 23 décembre 2018, accompagné de la légende "le chaos annoncé", Christophe Chalençon, qui se présente comme l'un des leaders des "gilets jaunes libres", a estimé que "la guerre civile est inévitable". Il a appelé également à la "mise en place d'un gouvernement de transition qui va prendre les dispositions pour écouter et entendre le peuple". 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 13 Février 2019

 

Christophe Dettinger a été condamné à un an de prison ferme et à 18 mois de prison avec sursis.

L'ex-boxeur professionnel champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers, était jugé à Paris pour avoir violemment frappé deux gendarmes le 5 janvier, en marge du huitième samedi de mobilisation des Gilets jaunes. Il va être maintenu en détention, mais sa peine de prison ferme pourra être aménageable.

"Monsieur Dettinger, cela veut dire que ce soir vous dormez en prison. D'ici cinq jours, vous passerez devant le juge d'application des peines d'Évry, qui va mettre en place un régime de semi-liberté : vous dormirez en prison, mais vous pourrez continuer à travailler", a expliqué la présidente du tribunal. L'ex-boxeur a également interdiction de se rendre à Paris pendant six mois.

Christophe Dettinger devra indemniser ses victimes, respectivement à hauteur de 2.000 et 3.000 euros.

Le procureur avait requis trois ans dont un de sursis avec mise à l’épreuve et demandé le maintien en détention du prévenu, pour un geste d’une "violence inouïe " contre deux gendarmes, dont l’un s’est vu prescrire 2 jours d’ITT et l’autre n’a toujours pas repris le travail, après 40 jours.

Hugues Vigier, l'avocat de Christophe Dettinger, a exprimé son soulagement car "Christophe Dettinger, dans les cinq jours qui viennent, va remettre un pied dehors, reprendre son travail".

L'avocat des parties civiles Jean-Philippe Morel, de l'Association professionnelle nationale militaire "Gendarmes et Citoyens", a, quant à lui, estimé que "la gravité des faits a été reconnue", évoquant une décision "sage et équilibrée".

L'audience avait démarré avec la projection de vidéos des faits. Sur les images, ce père de famille de 37 ans, fonctionnaire territorial en Essonne, frappe un gendarme au sol puis assène une série de coups de poing à un gendarme sur la passerelle  Léopold-Sédar-Senghor.

À la barre, Christophe Dettinger a dit regretter son geste, qu’il avait par ailleurs "expliqué" dans une vidéo. "J’ai voulu empêcher une injustice et j’en ai créé une autre", a-t-il dit

Quand, il a été invité à s’exprimer une dernière fois avant que le tribunal n’entre en délibéré. Christophe Dettinger a plongé ses yeux dans ceux du jeune gendarme de 27 ans, assis au banc des parties civiles.

"Monsieur le gendarme, je suis coupable de tous les coups que je vous ai portés. Je suis conscient que cela a pu vous toucher physiquement et psychologiquement. Je n’en suis pas fier. Ce n’est pas mon état d’esprit. J’ai été un styliste, un technicien de la boxe, pas un bagarreur. Je ne peux pas comparer la boxe à cet acte. Je n’étais pas venu pour en découdre. Tout a basculé en deux minutes et je m’en veux terriblement. Je vais devoir vivre avec ça. Avec les regards sur moi. Comment je vais faire pour croiser ceux des parents des copains de classe de mes enfants ?".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 7 Février 2019

 


Près de deux mois après le début du mouvement de contestation sociale des "gilets jaunes", la "lettre aux Français" d’Emmanuel Macron, rendue publique par l’Élysée dimanche 13 janvier, ne sera finalement pas envoyée par La Poste. Pour des raisons de coût et de logistique.

Cette lettre devait être adressée de manière non nominative à chacun des résidents français, une manière de réduire les coûts. Comme l'avait envisagé l'Élysée.

Dimanche 20 janvier, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a estimé l'envoi du courrier à chaque citoyen "entre 5 et 7 millions d'euros". Il s'est dit, par la même occasion, favorable à cette opération. 

"Je confirme qu'à ma connaissance, cette lettre ne sera pas postée physiquement, elle a été diffusée par plein de médias", explique Emmanuelle Wargon, co-animatrice du grand débat.

Un ministre justifie ce rétropédalage : "Cela coûtait un peu trop cher. La Poste ne pouvait pas le faire gratuitement", a-t-il expliqué.

Il s'agissait pourtant de "toucher le plus de personnes possible, en particulier ceux qui n'ont pas accès à Internet et qui n'avaient pas pu prendre connaissance de cette lettre diffusée uniquement par voie de presse et sur les réseaux sociaux", a confirmé un conseiller.

En 2003, Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre de Jacques Chirac, avait adressé une "lettre aux Français" pour défendre la réforme des retraites. Des milliers de citoyens mécontents avaient renvoyé la lettre à Matignon. En pleine crise des Gilets jaunes, le "retour à l'envoyeur" a peut-être pris part dans la prise de décision de l'exécutif.

Voici les 34 questions que pose Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français :

Impôts :

1- Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ?

2- Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Baisses d’impôt / dépense publique :

3- Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

4- Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?

5- À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Modèle social :

6- Comment mieux organiser notre pacte social ?

7- Quels objectifs définir en priorité ?

Organisation de l’État, des collectivités publiques (services publics) :

8- Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ?

9- Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ?

10- À quels niveaux et pour quels services ?

11- Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ?

12- Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

13- Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique :

14- Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

15- Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ?

16- Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

17- Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ?

18- Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale?

Biodiversité :

19- Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard?

20- Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos agriculteurs et nos industriels ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers?

Démocratie et citoyenneté

21- Faut-il reconnaître le vote blanc ?

22- Faut-il rendre le vote obligatoire ?

23- Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

24- Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

25- Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

26- Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

27- Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

28- Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

29- Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

Immigration :

30- Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ?

31- En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

32- Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

Laïcité :

33- Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ?

34- Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 3 Février 2019

La police de Toulouse a ouvert une enquête administrative sur la divulgation par un syndicat policier d'une vidéo, où l'on entend des policiers commenter une manifestation de gilets jaunes.

"Mais putain, faut tirer, quoi !", lance une voix de femme. "Quand je te dis qu’il faut aligner deux, trois bastos", renchérit un collègue. La vidéo qui montre des policiers commenter une manifestation de Gilets jaunes, le 12 janvier, a fuité et a évidemment été reprise et largement commentée sur les réseaux sociaux.

L'enquête a été ouverte par la Direction départementale de la sécurité publique de Haute-Garonne, qui a confirmé une "captation illégale d'images et de sons" au sein du Centre de commandement et d'information de Toulouse le 12 janvier, a indiqué la Préfecture dans un communiqué.

"La DDSP a immédiatement ouvert une enquête administrative pour violation du secret professionnel et recel, afin que toute la lumière soit faite sur ces faits", a ajouté la préfecture.

La vidéo a été publiée sur le compte Twitter du syndicat de policiers VIGI, ultra-minoritaire et autrefois affilié à la CGT.

On y entend plusieurs policiers réagir à chaud à des images retransmises en direct depuis la place du Capitole à Toulouse, où leurs collègues se font charger par des individus portant des gilets jaunes.

Selon la préfecture, la scène des "policiers attaqués" a provoqué "l'émoi des personnes visionnant en direct ces images, se traduisant par des commentaires spontanés".

Toulouse constitue un des bastions du mouvement des gilets jaunes depuis le début du mouvement, le 17 novembre. Les manifestations sont régulièrement marquées par des échauffourées entre forces de l'ordre et fauteurs de troubles, et par d'importantes dégradations dans le centre-ville.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 30 Janvier 2019

Loi anti-casseurs : La colère d'Alexis Corbière FI contre une députée LREMLoi anti-casseurs : La colère d'Alexis Corbière FI contre une députée LREM

Dans une Assemblée nationale très clairsemée dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 janvier, les députés se penchent sur la loi "anti-casseurs". Christophe Castaner monte à la tribune pour un discours de quinze minutes d'une grande fermeté tout en cherchant à rassurer. "Ce n'est pas une loi anti-gilets jaunes, ni une loi anti-manifestations. C'est une loi contre les personnes violentes", a déclaré le ministre de l'Intérieur. 

Une soirée tendue à l'hémicycle. Alors que les députés planchent sur la loi anti-casseurs, promise par la majorité, le député insoumis Alexis Corbière a pris la parole pour dénoncer, comme le fait son groupe depuis plusieurs semaines, la "dérive autoritaire" du gouvernement.

Sauf que la vice-présidente du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée et députée de Haute-Savoie, Véronique Riotton, a décidé de ne pas siéger au sein de son groupe mais de se tenir debout à proximité des bancs insoumis. Une attitude qui a littéralement exaspéré le député de Seine-Saint-Denis.

"Monsieur le président, je tiens à dire que cette personne m'a insulté pendant que je parlais", s'est énervé l'élu insoumis, qui a ajouté: "ça commence à bien faire! Je veux bien entendre qu'il y ait des protestations, mais quand ce sont des injures qui sont tenues à côté de moi...".

Alexis Corbière a par la suite demandé à l'élue LREM de regagner sa place, en vain."Je propose que cette collègue retourne s'assoir, parce qu'elle parle et elle m'insulte pendant que je parle", a-t-il déploré, comme le montre la séquence vidéo ci-dessous :

Après un rappel à l'ordre du président de séance,la députée est finalement allée se rasseoir sur les bancs de son groupe.

Pris à partie sur Twitter par une autre députée LREM qui s'indignait qu'il ait "intimé à une parlementaire d'aller s'assoir", le député insoumis a répondu du tac au tac. "Vous devriez avoir honte madame. Cette "parlementaire" s'était postée à côté de moi debout et m'insultait pendant que je parlais. Trouvez vous cela normal ? Moi non", a répliqué Alexis Corbière, estimant que le comportement de Véronique Riotton reflète "l'autoritarisme" de la majorité.

On ne peut entendre sur la vidéo, l'insulte évoquée par le député Insoumis. La réponse est finalement venue de Véronique Riotton elle-même. Sur Twitter, elle a posté un message dans lequel elle revendique l'utilisation du terme "conneries" pour qualifier les propos d'Alexis Corbière. Quant à sa présence à côté de lui durant son intervention, elle affirme avoir voulu simplement attendre la fin de son intervention pour ne pas avoir à lui passer devant.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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