Publié le 13 Mai 2019

 

“Il a donné sa vie pour la France. Pour nous.” Trois jours après le décès de Cédric de Pierrepont et d’Alain Bertoncello, et à la veille de l’hommage national qui leur sera rendu par Emmanuel Macron aux Invalides, l’émotion est loin d’être retombée. 

Lundi 13 mai, dans les colonnes du Parisien, c’est Léa, la compagne du second commando Marine tué dans l’opération de libération des otages Patrick Picque et Laurent Lassimouillas qui témoigne. Après avoir lu un court texte présentant le militaire de 28 ans, elle décrit un Alain Bertoncello “humble, serviable, attentif, perfectionniste”. 

Un homme dont elle espère surtout que la France se souviendra, dont elle n’oubliera pas le sacrifice immense. “Je suis bouleversée de voir que tous les Français sont touchés par sa disparition”, explique-t-elle.

Léa Latourte, également militaire, parle d’un “homme joyeux, souriant et drôle”. Un homme “parfait”, son “soleil”. “Je l’ai eu au téléphone la veille de son décès, il a allait très bien. On s’est dit des mots d’amour heureusement. Et voilà, le lendemain à mon travail j’ai su que c’était fini. Que je ne le reverrai plus.”

Léa assure qu’Alain Bertoncello, était prêt à faire le sacrifice de sa vie. "Je pense que si c’était à refaire, il le referait [...] Il était conscient des dangers encourus, il était prêt physiquement et mentalement. Il a accompli cette mission jusqu'au bout et c'est donc une mission réussie malgré sa disparition et celle de Cédric.”

Témoignage de Léa Latourte, jeune militaire de 26 ans, au journal télévisé de 13h du lundi 13 mai 2019 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1. 

La compagne d'Alain Bertoncello témoigne : C’était un homme parfait et c’était mon soleil

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 11 Mai 2019

Les deux Français disparus le 1er mai au Bénin et deux autres otages, une sud-coréenne et une américaine ont été libérés dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 mai par les forces françaises. Deux sous-officiers français sont tombés au combat.

Des hommes du commando Hubert, "qui avaient déjà connu le combat, qui avaient survécu". Ce qui fait de "cette opération un exploit, c'est que pour être sûrs de ne pas atteindre les otages, ils y sont allés au contact. Il y a eu un corps-à-corps et dans ce corps-à-corps, ils ont perdu", a raconté vendredi 10 mai sur franceinfo l'amiral Jean-Louis Vichot, ex-chargé des relations internationales pour le chef d’état-major de la Marine.

Il s'agit du "maître Cédric de Pierrepont et du maître Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales", précise l'lysée dans un communiqué.

"La Marine nationale est en deuil", ajoute cette dernière dans une publication sur Facebook.

Le Commando Hubert est l'une des sept unités de commandos de la Marine nationale, basée à Saint-Mandrier, dans le Var. Maître Cédric de Pierrepont avait rallié cette unité en août 2012. "Il y occupait les fonctions de chef de groupe commando depuis le 1er avril 2018", précise la Marine nationale. De son côté, maître Alain Bertoncello faisait partie du commando depuis juillet 2017. 

Cédric de Pierrepont est né en 1986 à Ploemeur (Morbihan) et est entré dans la Marine nationale en 2004. "Il cumulait quinze ans de service, au cours desquels il a plusieurs fois été engagé sur des théâtres d’opérations en Méditerranée, au Levant et au Sahel ; théâtre sur lequel il était déployé depuis le 30 mars dernier", ajoute la Marine.

Une cagnotte en ligne, intitulée "Pour la famille de notre pote" a été ouverte pour la famille de Cédric de Pierrepont sur le site lepotcommun.fr

L'argent récolté ira à la famille de Cédric de Pierrepont, et plus particulièrement à sa maman. "C'est une manière de l'accompagner dans cet insurmontable coup du sort" explique les créateurs de la cagnotte. 

Alain Bertoncello, 28 ans, originaire de Montagny-les-Lanches en Haute-Savoie. Il est entré dans la Marine nationale le 14 février 2011, "il cumulait plus de sept ans de service". "Le maître Bertoncello a participé à des missions de défense des intérêts maritimes français aux Seychelles et à plusieurs opérations extérieures au Qatar, au Levant et au Sahel ; théâtre sur lequel il était engagé depuis le 30 mars dernier." 

Samedi 11 mai, le père d'Alain Bertoncello, Jean-Luc Bertoncello, a rendu hommage à son fils. "Il a eu la vie qu'il voulait. Il y a une chose dont je suis sûr, même si on n'en parlait pas tous les jours, bien entendu, quelque chose qu'il appréciait énormément, c'est finalement le lien qui existe entre tous ces gens qui vivaient avec lui, qui s'entraînaient avec lui, qui travaillaient avec lui. C'est vraiment quelque chose de très, très fort".

Et, d'ajouter, à propos du qualificatif de "héros" que l'on pourrait attribuer à son fils : "Moi, tout ce qu'on m'a dit est simple : c'est qu'il y avait deux têtes d'équipe, c'est eux qui ont reçu. Chacun en tire les conclusions qu'il veut.  Comment pourrait-on ne pas être fier. On vient de perdre son fils, si en plus on n'est pas fier... Oui je suis fier de mon fils. Mais je vais vous dire : je l'étais avant. J'ai trois enfants et j'en suis fier".

Trois des quatre ex-otages libérés le 10 mai au Burkina Faso sont arrivés en France. Patrick Picque, Laurent Lassimouillas ainsi que l’ex-otage sud-coréenne dont l’identité n’a pas été révélée ont atterri, samedi 11 mai à la base aérienne de Villacoublay (Yvelines) aux alentours de 18 h.

Le chef de l’État, Emmanuel Macron, accompagné du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et de la ministre des Armées, Florence Parly, étaient sur place pour accueillir les ex-otages libérés.

À la base aérienne de Villacoublay, Emmanuel Macron, qui était également accompagné du chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, a échangé quelques mots avec les ex-otages, mais n'a pas pris la parole publiquement. L'ambassadeur de Corée du Sud était également présent.

Après, le chef de l'État s'est entretenu quelques instants avec les ex-otages dans un salon privé de l'aéroport où étaient réunies leurs familles.

Laurent Lassimouillas, l'un des ex-otages français enlevés au Bénin, et dont la libération a coûté la vie à deux soldats, a affirmé que son compatriote et lui auraient "certainement" dû "éviter" de se rendre dans la région.

"Certainement aurions-nous dû prendre davantage en compte les recommandations de l'État et la complexité de l'Afrique, et éviter de nous rendre dans cette magnifique région du monde, qui malheureusement bascule dans l'instabilité", a-t-il estimé.

L'accueil réservé aux ex-otages, samedi, n'a en effet pas manqué de faire réagir. À commencer par la classe politique, comme en témoigne notamment la réaction de Hubert Falco, maire LR de Toulon - chef-lieu du département où étaient basés les militaires tués.

Le seul hommage que l’on attend de la Nation, c’est pour nos deux héros ! Si on se félicite bien sûr de la libération de 2 compatriotes retenus en otage, on ne peut cautionner l’accueil solennel envisagé par les autorités à Villacoublay, le Président de la République en tête, a écrit l'élu sur Twitter.

Un hommage national aux deux commandos marine tués dans l'opération, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello sera organisée mardi 14 mai aux Invalides.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 3 Mai 2019

Mercredi 1er mai vers 21 heures Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a tweeté :

"Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République."

Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (et ancien président d'Emmaüs France), qui a porté plainte après l'intrusion, a estimé jeudi 2 mai, sur Franceinfo qu'on était "passé au bord d'une catastrophe".

"Il aurait pu se produire un drame dont je n'ose même pas imaginer les conséquences", a-t-il dit.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui s'est rendue sur place jeudi, a rappelé qu'il y avait bien eu intrusion dans l'enceinte de l'hôpital et que les manifestants s'en étaient ensuite pris à la porte d'entrée vitrée défendue par le personnel soignant mais elle a refusé de parler d'attaque.

"Aujourd'hui une enquête est en cours, je ne suis pas là pour qualifier les circonstances de cette tentative d'intrusion", a-t-elle dit à la presse.

"On peut aussi observer que les grilles de cet hôpital étaient fermées, étaient cadenassées (...) et il y a eu une volonté claire de forcer les grilles puisque les chaînes ont été cassées."

La directrice de l'hôpital, qui se trouvait derrière la grille, a signalé aux manifestants qu'ils pénétraient dans l'enceinte d'un hôpital. "Ils le savaient et ils ont souhaité pénétrer tout de même", a-t-elle dit.

Après avoir dénoncé une "attaque" de l'hôpital en marge du défilé du 1er-Mai, le ministre de l'Intérieur est accusé de mentir, car des vidéos contredisent la version d'une "attaque" par des manifestants du service réanimation de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Et jeudi 2 mai, les 32 gardes à vues ordonnées dans le cadre de l’enquête ont d’ailleurs été levées.

Du haut d'une passerelle qui dessert la sortie de secours du service de réanimation de l'hôpital, plusieurs soignants filment les manifestants qui sont déjà entrés dans l'enceinte de l'établissement, vaste de plusieurs hectares, par l'accès de la résidence universitaire du Crous. La vidéo de l'un d'entre eux, relayée sur Facebook, montre des manifestants fuir soudainement vers eux, dans la panique, alors que des policiers entrent sur le site.

Au bout d'une minute, des policiers arrivent sur la passerelle et commencent à les évacuer dans le calme. Au même moment, un bref échange a lieu entre soignants et manifestants, la porte ouverte cette fois-ci. "Ils nous gazent", dit l'un d'eux. "Ils ne vont rien vous faire", rassure une soignante, alors qu'un policier le raccompagne dans le calme.

La fin de la vidéo permet d'entendre les réactions des infirmiers et des aides soignants, certains avouant être "choqués", tandis que d'autres plaisantent. L'un d'entre eux : "j'ai encore cassé la porte, j'ai tiré comme un fou" ou d'autres essaient de comprendre ce qu'il vient de se passer : "ils n'ont pas compris, ils ne savaient pas, ils ont juste cherché une issue possible".

"Le ministre de l'Intérieur doit cesser de mettre de l'huile sur le feu et doit maintenant s'expliquer sur ses déclarations démenties par les faits", a écrit Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat sur Twitter.

"S'il s'agit d'un mensonge délibéré dans le seul et unique but de disqualifier et salir une mobilisation sociale, le ministre de l'Intérieur doit être démis de ses fonctions sans délai", a aussi estimé Benoit Hamon (Génération.s), demandant que "le gouvernement produise les preuves de ce qu'il affirme". 

"Le Gouvernement pris en flagrant délit de #FakeNews, assez de cette propagande ! @CCastaner a manipulé les faits pour discréditer ses opposants : il doit démissionner. Il y a suffisamment de violences à condamner pour ne pas en inventer", a jugé Nicolas Dupont-Aignan.  

Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis est allé encore plus loin, en martelant: "Castaner menteur, Castaner démission!".

Vendredi 3 mai, la majorité fait bloc derrière le ministre pour répondre par la négative et soutenir ses propos. "Je trouve cette polémique révoltante", a réagi, sur RTL, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation, Gabriel Attal. "Tout ce temps perdu à alimenter une polémique pour faire l’exégèse du terme “attaque”... Ce n’est pas acceptable d’entrer dans un hôpital en défonçant une grille. Un hôpital n’est pas une zone de non-droit, et je demande que les personnes qui essayent de détourner le débat en créant des polémiques puissent condamner ce qu’il s’est passé car c’est condamnable", affirme-t-il.

"Christophe Castaner a croisé un certain nombre de personnels de la Pitié-Salpêtrière qui étaient choqués. Entrer dans un hôpital, même pour se réfugier, ce n’est pas normal" a réagi, quant à lui, le ministre des relations avec le Parlement Marc Fesneau, sur Sud Radio. 

"vouloir s'introduire dans un hôpital de cette façon n'est pas excusable", a réagi sur BFMTV, le Premier ministre, Édouard Philippe.

Critiqué de toutes parts et accusé de "fake news", le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a fait marche arrière vendredi 3 mai, dans une conférence de presse depuis Toulon (Var).

"Intrusion violente, c’est le mot qu’a utilisé la directrice de l’hôpital. Attaque, c’est celui qui m’est venu après avoir entendu le récit ému des personnels. J’entends le reproche qui m’est fait pour avoir utilisé le mot "attaque", je souhaite qu’aucune polémique n’existe sur ce sujet, et en la voyant naître, je me dis que je n’aurais pas dû l’employer".

"Intrusion violente, terme utilisé par la directrice, est en effet mieux adapté et semble confirmer d’ailleurs par les vidéos qui sont apparues depuis".

"S'agissant des polémiques qui ont agité le monde médiatico-politique pendant les vingt-quatre dernières heures, je crois savoir que le ministre de l'Intérieur a corrigé son propos. Il a sans doute eu raison de le faire en choisissant le terme qu'il a utilisé. Et je n'ai pas d'autres commentaires à faire sinon qu'il a évidemment, et comme depuis le début, toute ma confiance", a affirmé le premier ministre à Montmoreau (Charente).

Au cœur de la polémique, des élus d'opposition ont réclamé vendredi 3 mai, l'audition devant le Parlement du ministre de l'Intérieur, d'autres exigeant sa démission.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 17 Avril 2019

Incendie à Notre-Dame de Paris : Vous avez été exemplairesIncendie à Notre-Dame de Paris : Vous avez été exemplaires

"Le pays et le monde tout entier nous ont regardés et vous avez été exemplaires", a lancé Emmanuel Macron jeudi 18 avril à l’Élysée en recevant les pompiers et d’autres personnes mobilisées pour sauver lundi 15 avril Notre-Dame de Paris.

"Vous avez été l’exemple parfait de ce que nous devons être", a-t-il ajouté dans la salle des fêtes de l’Élysée, devant 300 personnes, 250 pompiers de Paris, des pompiers des départements franciliens, des policiers, des membres de la Croix Rouge et de la Protection civile.

Le Premier ministre Édouard Philippe, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nunez, Franck Riester ministre de la Culture et Florence Parly ministre des Armées étaient également présents.

François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains (LR) pour les élections européennes, a appelé jeudi Emmanuel Macron et l’exécutif à "un peu d’humilité" pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame, mettant notamment en garde contre "la manie de la disruption" du "nouveau monde".

Un incendie a ravagé Notre-Dame de Paris toute la soirée du lundi 15 avril. Parti des toits, le feu s’est propagé à l’ensemble de l’édifice et la flèche l’un des symboles de Paris avec ses 93 m de hauteur s’est effondrée sur la nef. Les toitures sont tombées dans la nef, le transept et le chœur. 

Emmanuel Macron, qui devait présenter ses mesures à l’issue du grand débat, a reporté son allocution : "Il faut respecter un temps de recueillement et avoir la responsabilité qui s'impose dans ce moment de grande émotion nationale", justifie l'Élysée dans un communiqué. "Dans ces conditions, le président de la République s'exprimera en temps voulu sur le grand débat national".

Le chef de l'État s’est rendu sur place pour rencontrer Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris.

Quatre cents pompiers avec 18 lances à incendie, certains juchés sur des bras mécaniques à des dizaines de mètres de hauteur. Un important dispositif de secours a été rapidement mis en place pour tenter de circonscrire au plus vite le feu.

Vers 22 h 50, les "deux tours de Notre-Dame étaient sauvées" et sa structure "sauvée et préservée dans sa globalité", mais les opérations devaient continuer toute la nuit, a indiqué le général Jean-Claude Gallet, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

Aux alentours de 4 h du matin et après des heures de lutte contre les flammes, le porte-parole des pompiers de Paris, le lieutenant-colonel Gabriel Plus, a annoncé que le feu était "complètement maîtrisé."

À l’exception d’un sapeur-pompier légèrement blessé, aucune victime n’est à déplorer, la cathédrale ayant été évacuée. 

La couronne d’épines et la tunique de Saint-Louis ont pu être sauvées des flammes, a indiqué Mgr Patrick Chauvet, le recteur de la cathédrale.

Le coq, que l'on pensait détruit, a été retrouvé dans les décombres. Il abritait, selon l'glise, des reliques de Sainte-Geneviève et Saint-Denis, ainsi qu'un fragment de la couronne d'épines du Christ, censées protéger les Parisiens. 

Plusieurs œuvres d'art ont pu être sauvées des flammes mais certaines n'ont pu être déplacées et restaient étroitement surveillées par les pompiers. Des messages de sympathie arrivent du monde entier. Les promesses de dons de grandes fortunes françaises ont commencé à affluer.

Les réactions politiques s’enchaînent après le feu qui a ravagé l’emblématique cathédrale : 

"Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous", a commenté sur Twitter le président Emmanuel Macron

Sur twitter "Laurent Wauquiez, chef de file des Républicains, a exprimé sa "désolation en voyant partir en fumée ce symbole de nos racines chrétiennes, de la littérature de Victor Hugo. C’est toute une part de notre Histoire, de nous-mêmes, qui brûle ce soir. Ce soir, je suis de tout cœur avec les pompiers qui se battent pour sauver des flammes la cathédrale Notre-Dame, une si belle part de notre identité."

"la France est touchée dans sa chair, dans son cœur, dans son identité, dans son histoire", a twitté Nicolas Sarkozy
 

Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les Pompiers de Paris sont en train de tenter de maîtriser les flammes. Nous sommes mobilisés sur place en lien étroit avec le diocèse de Paris. J'invite chacune et chacun à respecter le périmètre de sécurité", a twitté Anne Hidalgo

"Je suis comme, sans doute, la totalité de tous ceux qui vivent dans ce pays et dans le monde qui voient ce spectacle sidérant, abominable.Tout va au grand corps qui est là et qui brûle sous nos yeux", a twitté Jean-Luc Mélenchon

"Soutien à nos pompiers valeureux qui luttent pour éteindre l’incendie qui ravage cette merveille de notre patrimoine et de notre culture" a réagi sur twitter Marine Le Pen

"Notre-Dame est notre patrimoine commun, c’est une blessure de la voir ainsi ravagée par les flammes. Hommage aux pompiers qui œuvrent pour éteindre l’incendie", a twitté François Hollande

De Berlin, Londres, Washington, et d'autres capitales, les réactions se sont multipliées lundi soir pendant qu'un incendie ravageait la cathédrale Notre-Dame de Paris.

"C'est avec une profonde tristesse que je suis les événements à Paris. Je suis peinée de voir ces terribles images de Notre-Dame symbole de la France et de notre culture européenne, en flammes. Nos pensées vont à nos amis français", a tweeté le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert.

"Notre-Dame de Paris appartient à l'humanité toute entière. Elle a inspiré tant d'écrivains, tant de peintres, tant de philosophes, tant de visiteurs venant de partout", a écrit le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans un communiqué en français. "Quelle triste spectacle. Quelle horreur. Je partage l'émotion de la nation française qui est aussi la nôtre", a-t-il ajouté.

"Cela nous brise le coeur de voir la cathédrale Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Nous pensons à nos amis français", a tweeté le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

"C'est si terrible d'assister à ce gigantesque incendie à Notre-Dame de Paris. Peut-être faudrait-il utiliser des bombardiers d'eau pour l'éteindre. Il faut agir vite", a tweeté le président des États-Unis Donald Trump.

"Mes pensées vont aux Français ce soir et aux services d'urgence qui luttent contre le terrible incendie de la cathédrale Notre-Dame", a déclaré la Première ministre britannique Theresa May sur Twitter. 

L'Unesco, par la voix de sa directrice générale , l'ancienne ministre française de la Culture Audrey Azoulay, l'organisation a indiqué dans un tweet se tenir aux "côtés de la France pour sauvegarder et réhabiliter ce patrimoine inestimable".

"#NotreDamedeParis en feu, une immense émotion, Victor Hugo, une part de l'Histoire de France, de l'Europe. Mes pensées et mon soutien pour nos Amis français. @EmmanuelMacron #paris #france", a écrit sur twitter le Premier ministre belge Charles Michel.

"La destruction de ce chef d'œuvre architectural appartenant au Patrimoine Mondial est une catastrophe pour l'humanité entière", a tweeté le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu.

"Athènes suit avec une grande douleur l'incendie de Notre-Dame", a tweeté le maire d'Athènes (Grèce) Georgios Kaminis.

C'est "un coup au cœur pour les Français et pour nous tous les Européens", a tweeté, en français, le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

"Très atristés par le terrible incendie qui détruit la grande cathédrale Notre-Dame. Un monument sacré important pour la France et au-delà. Une terrible catastrophe", a tweeté le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Anwar Gargash.

Une enquête a été ouverte lundi soir par le parquet de Paris pour "destruction involontaire par incendie". "Rien dans l’état ne va dans le sens d’un acte volontaire", a insisté mardi 16 avril, le procureur de la République de Paris, confirmant que la piste accidentelle était privilégiée.

"Cinq entreprises intervenaient sur le site. Des auditions d'ouvriers d'employés de ces entreprises ont débuté. Une quinzaine sont prévues. Ils sont une quinzaine à être intervenus, à avoir été présents mardi", a précisé Rémy Heitz lors d'un point presse devant Notre-Dame, ajoutant que la direction de la police judiciaire parisienne mobilisait près de 50 enquêteurs sur cette enquête.

Le représentant de la société Europe Échafaudage, Julien Le Bras, exclut toute faute de ses salariés.

Le procureur a expliqué qu'il y avait "eu une première alerte à 18H20 suivie d'une procédure de levée de doutes mais aucun départ de feu n'a été constaté".

"Il y a eu une deuxième alerte à 18h43, et là, le feu a été constaté au niveau de la charpente. Entretemps, l'église avait été évacuée puisqu'une messe avait débuté peu avant".

André Finot, responsable communication de la cathédrale, a expliqué "assister impuissant" à l’embrasement de la charpente. "On ignore dans quelles circonstances a pris le feu, explique-t-il. Normalement, il ne devait pas plus y avoir d’ouvriers sur le chantier car ils sont censés arrêter entre 17 heures et 17 h 30 au plus tard. Mais nous n’avons pas la certitude qu’il n’y avait plus personne sur place".

Les promesses de don affluent pour la reconstruction de Notre-Dame. En moins de 48 heures, près d’un milliard de dons ont été promis :

- LVMH, numéro un mondial du luxe, et la famille Arnault à sa tête, première fortune de France, ont annoncé un don de 200 millions d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame.

Le groupe de luxe a, en outre, proposé de mettre à disposition ses "équipes créatives, architecturales, financières" pour aider au travail de reconstruction et de collecte de fonds.

- Le géant mondial des cosmétiques L’Oréal et la famille héritière du groupe, les Bettencourt-Meyers, ont annoncé mardi un don total de 200 millions d’euros pour l’édifice parisien, dont 100 millions d’euros par l’intermédiaire de la Fondation Bettencourt Schueller.

- La famille d’industriels Pinault, qui possède le groupe de luxe Kering, a annoncé débloquer 100 millions d’euros par l’entremise de sa société d’investissement Artemis.

La famille Pinault a par ailleurs fait savoir mercredi qu’elle ne ferait "pas valoir l’avantage fiscal" auquel pourrait prétendre son don. "La donation pour Notre-Dame de Paris ne fera l’objet d’aucune déduction fiscale. La famille Pinault considère en effet qu’il n’est pas question d’en faire porter la charge aux contribuables français", rapporte dans un communiqué François-Henri Pinault, président de la holding familiale.

- Le PDG du groupe Total, Patrick Pouyanné, a pour sa part annoncé sur Twitter, que le groupe, qui se présente comme le "premier mécène de la Fondation du patrimoine", allait faire un "don spécial" de 100 millions d’euros.

- La famille Decaux "a décidé de contribuer à la restauration de ce lieu emblématique de la ville de Paris et de son histoire, monument du patrimoine mondial" en donnant, à travers JCDecaux Holding, 20 millions d’euros pour sa reconstruction.

- "Très touchés" par l’incendie, Martin et Olivier Bouygues ont annoncé se mobiliser "à titre personnel" avec un don de 10 millions d’euros par l’intermédiaire de leur holding familiale, SCDM.

- Le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, qui contrôle la société d’investissement Fimalac, a également annoncé vouloir participer à  "l’effort national de reconstruction" en donnant 10 millions d’euros "pour la restauration de la flèche, symbole de la cathédrale".

- Plus de 20 millions de dollars de l'étranger. Des promesses de dons de plusieurs banques françaises : 


Le Crédit agricole, avec sa fondation, va donner 5 millions d’euros; BNP Paribas a annoncé débloquer 20 millions d’euros; le groupe BPCE et la Société générale ont promis chacun 10 millions d’euros.

- L'assureur de deux des entreprises présentes sur le chantier de Notre-Dame au moment de l’incendie, l’assureur Axa France a promis 10 millions d’euros en signe de solidarité.

- Le grand groupe informatique français Capgemini a annoncé verser 1 million d’euros.

La Fondation du patrimoine a ouvert son propre outil de collecte de dons en ligne dès mardi sur son site Internet. Cette fondation privée qui se consacre à la préservation du patrimoine avait notamment perçu des fonds du Loto du patrimoine.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 10 Avril 2019

Blessée lors de la manifestation des gilets jaunes le samedi 23 mars à Nice, Geneviève Legay est revenue sur les circonstances de sa chute, au micro de  deux interviews à France Bleu Azur et  BFMTV, lundi 8 avril.

Emmanuel Macron avait suscité la polémique en souhaitant à la septuagénaire un “prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse”. ”Je pense que quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci”, avait indiqué le chef de l’État dans un entretien accordé à Nice Matin.

En colère, la militante d’Attac en profite également pour répondre au propos du président de la République. "La sagesse, il ne sait pas ce que ça veut dire ! Je suis très sage justement. Je pense qu’il ne représente pas le peuple français, qu’il ne comprend rien ou qu’il ne veut pas comprendre."

"Le président de la République n’a pas eu une seule pensée pour mes filles qui attendaient à l’hôpital pour savoir si j’allais pouvoir m’en sortir et avec quelles séquelles".

Elle s'en prend également au maire de Nice Christian Estrosi : "Et Estrosi se permet de dire de son côté que mes blessures sont légères. C’est une honte !", a-t-elle fustigé. L'élu LR avait lui aussi assuré au départ que l'intéressée avait "trébuché" lors d'un mouvement de foule, et relevé qu'elle "était suffisamment consciente pour répondre aux enquêtes de police et engager des poursuites contre la police et le préfet des Alpes-Maritimes", ce qui démontrait selon lui "une certaine vitalité".

"Moi j’étais descendue pour la liberté de manifester, se défend-elle auprès de France Bleu Azur lundi matin. Je n’avais pas vu que la place Garibaldi était dans l’arrêté d’interdiction, je n’ai pas bravé l’interdiction. On leur a dit qu'on pourrait être leur mère, leur grand-mère, qu'on se battait aussi pour eux, les petits gendarmes. Tout allait bien, c'était joyeux, on chantait, j'avais un drapeau de la paix dans les mains." 

Et puis c'est la charge de CRS et le trou noir. "Il nous ont demandé de rejoindre le groupe du café Turin, nous on a dit oui et puis d'un coup, je me suis réveillée aux urgences de l’hôpital Pasteur avec une sérieuse blessure à la tête", raconte la militante d'Attac de 73 ans.

"Ils m'ont donné un coup de matraque dans la tête et je veux arriver à le prouver. C'est pas la bousculade qui m'a fait tomber."

Geneviève Legay entend désormais organiser une conférence de presse pour dénoncer le président Macron qui donne des leçons alors qu'il ne comprend rien au peuple et le maire de Nice, Christian Estrosi. "Ce sont tous des menteurs", selon elle.

La militante, victime de multiples fractures et souffrant de plusieurs côtes cassées, a intégré mardi 2 avril une unité de convalescence de l’hôpital. Une information judiciaire a été confiée à plusieurs juges d’instruction pour faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles elle a lourdement chuté. 

Encore fragilisée par sa chute, la manifestante restera hospitalisée pour quelques semaines. Mais elle ne renoncera pas aux manifestations : "Je suis partante, il me tarde d'arriver à tenir debout pour rejoindre les gilets jaunes, je rêve de la convergence des luttes", confie-t-elle.

La porte-parole d'ATTAC 06 estime également que les policiers qui sont venus lui rendre visite dans sa chambre d'hôpital auraient essayé de "couvrir une bavure policière" en tentant de lui suggérer une autre version des faits.

Ils auraient notamment essayé de lui faire dire qu'un journaliste aurait été à l'origine de sa chute, ce qu'elle nie. "Ils me disent : 'C’est bien le journaliste qui vous a renversée ?' J’ai dit : 'Comment ?' Ils me disent : 'Si si, c’est lui qui vous a renversée'. J’ai dit': 'Non, c’est pas possible, je le vois à 2,50 mètres de moi, je ne vois pas pourquoi il serait venu me renverser, ce monsieur."

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 9 Avril 2019

 

Des parlementaires socialistes, communistes et de droite (LR) ont annoncé, ce mardi 9 avril, avoir recueilli les signatures nécessaires pour enclencher un référendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).

Alors que 185 signatures sont requises, les parlementaires en ont recueilli 197, contre cette disposition phare du projet de loi Pacte, en cours d'examen au Parlement.

Cette proposition parlementaire doit désormais être validée par le Conseil constitutionnel et signée par 10% du corps électoral (4,5 millions de citoyens), pour organiser le référendum.

Des députés et sénateurs d'opposition ont donné une conférence de presse commune à l'Assemblée nationale afin d'annoncer leur décision d'engager un processus de référendum d'initiative partagée sur ce sujet.

Leur objectif est de contrer une des mesures phares du projet de loi "Pacte", dont la lecture définitive pourrait avoir lieu jeudi 11 avril dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

Ils souhaitent, à l'occasion de cette démarche inédite, "rendre les aéroports de Paris insusceptibles de privatisation".

"Nous ne voulions pas que soit à nouveau commise l'erreur qui s'est transformée en scandale, de la privatisation des autoroutes, avec la privatisation des aéroports de Paris", a déclaré le député socialiste Boris Vallaud lors de cette conférence de presse.

"Il s'agit de demander aux Françaises et aux Français s'ils sont d'accord pour que l'exploitation, l'aménagement et le développement des aérodromes de Paris Charles-de-Gaulle, Paris Orly et Paris Le Bourget, revêtent le caractère de service public national", a-t-il ajouté.

La proposition de loi référendaire a pour l'instant été signée à l'Assemblée par des membres des groupes Socialistes et apparentés, Les Républicains, Gauche démocrate et républicaine, Libertés et Territoires et des non inscrits, a affirmé l'élu socialiste Boris Vallaud. Les députés de La France Insoumise signeront également le texte.

Le Sénat a rejeté mardi 5 février, le projet de privatisation d'ADP.  Lors de l'examen en première lecture du projet de loi Pacte sur la croissance des entreprises, le Sénat a en effet adopté, par 246 voix contre 78, des amendements de suppression de l'article 44 modifiant le régime juridique d'ADP et ouvrant la voie à sa privatisation. La très grande majorité des Républicains, la totalité des groupes PS et CRCE et une partie des Indépendants, ont voté pour ces amendements de suppression. La grande majorité des centristes, le groupe LREM et la quasi totalité du groupe RDSE (à majorité radicale), a voté contre.

Dans la nuit du 15 au 16 mars, l'Assemblée nationale a donné son feu vert : 27 votes "pour", 15 "contre" et 3 abstentions ( 45 députés présents sur 577! ), au projet de loi Pacte, avec lequel le gouvernement entend "donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois".

Le texte prévoit notamment de supprimer l'obligation pour l'État de détenir la majorité du capital du groupe Aéroports de Paris, de privatiser la Française des jeux, d'autoriser l'État à descendre sous le tiers des parts dans le capital d'Engie, anciennement GDF Suez, ou encore la suppression des tarifs réglementés du gaz et la simplification des seuils à partir desquels les entreprises se voient imposer des obligations fiscales et sociales.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 29 Mars 2019

 


Le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre a déclaré, vendredi 29 mars, qu'un "policier isolé et dépourvu de bouclier"  avait "écarté du bras vers sa droite"  Geneviève Legay, provoquant la chute de la militante d'Attac.

Geneviève Legay, 73 ans, a été sérieusement blessée à la tête lors d'une charge des forces de l'ordre alors qu'elle manifestait dans un périmètre interdit, place Garibaldi à Nice, lors d'une manifestation des Gilets jaunes samedi 23 mars. Elle a violemment chuté au sol. Sa tête a heurté un plot.

Le policier, qui avait été entendu en début de semaine dans le cadre de l'enquête, a d'ailleurs rectifié vendredi matin sa version des faits et son témoignage, en "admettant que la personne qu'il avait écartée de son chemin n'était pas un homme comme il l'avait déclaré initialement", a indiqué le procureur.

Le procureur a indiqué qu'il ouvrait une information judiciaire du chef de "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique". Cette information judiciaire sera confiée à plusieurs juges d'instruction.

Ce sont de nouvelles images qui ont permis d'arriver à cette nouvelle conclusion "de manière certaine". Dans un premier temps, le magistrat avait assuré lundi 25 mars qu'il n'y avait eu "aucun contact" entre la porte-parole d'Attac des Alpes-Maritimes et les forces de l'ordre. 

L'enquête initiée par le parquet de Nice est désormais terminée. "Elle permet d'établir que les blessures subies par madame Geneviève Legay résultent de l'action d'un fonctionnaire de police dont il convient d'apprécier maintenant le caractère volontaire ou involontaire", a indiqué Jean-Michel Prêtre.

Au lendemain de sa blessure, Emmanuel Macron avait affirmé, dans un entretien avec Nice-Matin publié lundi que "cette dame n'a pas été en contact avec les forces de l'ordre". Et d'ajouter, "Je souhaite d'abord qu'elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l'hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable"

"Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci." Des propos qui avaient provoqué une vive polémique. 

Geneviève Legay est toujours hospitalisée à Nice. Mardi, sa famille avait indiqué que son état était "préoccupant".

L'association Attac a appelé vendredi les Gilets jaunes à afficher samedi 30 mars, leur soutien à Geneviève Legay en manifestant avec des drapeaux aux couleurs arc-en-ciel, comme celui que la septuagénaire portait le 23 mars.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 25 Mars 2019

Macron fait la leçon à la manifestante de 73 ans grièvement blessée à NiceMacron fait la leçon à la manifestante de 73 ans grièvement blessée à NiceMacron fait la leçon à la manifestante de 73 ans grièvement blessée à Nice

Le président de la République a réagit ce lundi matin 25 mars à la polémique autour de la blessure de Geneviève Legay, manifestante de 73 ans grièvement blessée après une charge des forces de l'ordre, lors de l'acte 19 des gilets jaunes à Nice samedi dernier place Garibaldi. Elle a violemment chuté au sol. Sa tête a heurté un plot.

Interrogé lundi matin par Nice Matin, le président souhaite "un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse" à la porte-parole d'Attac pour les Alpes-Maritimes. Il ajoute : "Je souhaite d'abord qu'elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l'hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable"

"Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", a-t-il poursuivi, tout en soulignant que "cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre".

Et d'insister "Elle s’est mise en situation d’aller dans un endroit interdit, de manière explicite, et donc d’être prise dans un phénomène de panique. Je le regrette profondément, mais nous devons, partout, faire respecter l’ordre public."

Le chef de l'État a assuré que la décision de "définir des périmètres d’interdiction" était devenue "nécessaire" et avait "été mise en oeuvre avec professionnalisme et mesure à Nice".

Un secouriste, Thierry Paysant, accuse, les forces de l'ordre d'avoir empêché les "street medics" de porter secours à la militante lorsque qu'elle était au sol :

Les propos d’Emmanuel Macron ont été critiqués par les oppositions. La tête de liste communiste aux européennes Ian Brossat a affirmé sur twitter que "le président est à deux doigts d’expliquer qu’elle l’a bien cherché". 

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a affirmé sur Twitter que "notre Geneviève de Nice n’a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d’elle. Elle milite pour le bien des autres. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ?". 

Grièvement blessée à la tête, Geneviève Legay a été évacuée par les pompiers à l'hôpital. Elle souffre de plusieurs fractures au crâne, à l'oreille interne, le rocher, des hématomes sous-duraux et hémorragies dans la boite crânienne, selon sa fille.

Ce lundi, la famille de la manifestante doit déposer plainte contre les policiers pour "violence en réunion avec arme" et contre le préfet des Alpes-Maritimes.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 24 Mars 2019

Manifestante grièvement blessée à Nice : Le parquet ouvre une enquête, la famille porte plainteManifestante grièvement blessée à Nice : Le parquet ouvre une enquête, la famille porte plainteManifestante grièvement blessée à Nice : Le parquet ouvre une enquête, la famille porte plainte

Samedi matin, vers 11 heures, lors de l’Acte 19 des Gilets Jaunes sur la place Garibaldi à Nice étaient réunis quelques dizaines de "gilets jaunes" surveillés par un important dispositif policier. Parmi les manifestants, la militante d'Attac de 74 ans, Geneviève Legay. La vieille dame aux cheveux blancs scande "Liberté de manifester" en agitant un drapeau altermondialiste arc-en-ciel.

Quelques minutes plus tard, les forces de l'ordre chargent pour faire évacuer la place. Geneviève Legay a violemment chuté au sol lors de cette charge. "Ils lui ont marché dessus, c'était très violent", s'indigne l'avocat de la famille de la manifestante, Me Arié Alimi.

Lors de la manœuvre de dispersion, sa tête a frappé un plot en métal. Il n'y avait pas d'hostilité particulière de la part des manifestants lorsque les policiers ont chargé.

"Je n'ai jamais vu de telles images dans notre pays depuis bien longtemps, il faut que ça cesse", a expliqué le conseil de la famille de Geneviève. "Vous pensez qu’on peut justifier que des forces de l’ordre chargent des personnes âgées même si c'est interdit ? C’était une place publique à Nice. C'est dramatique", a constaté Arié Alim. 

La place Garibaldi est le lieu habituel des rassemblements niçois mais elle était incluse samedi 23 mars dans le périmètre interdit aux gilets jaunes.

Christian Estrosi, maire de la ville, avait demandé et obtenu une interdiction de manifester dans une grande partie de la ville, alors que les précédentes mobilisations des Gilets Jaunes à Nice n’avaient pas entraîné de dégradations.

Immédiatement hospitalisée, la septuagénaire est aujourd'hui sédatée, dans un état "stable".

Selon une de ses filles, Delphine Parent, sa mère souffrirait de plusieurs fractures au crâne. La violence du choc a entraîné une fracture de l’os de son oreille interne, le rocher, ainsi que de nombreux hématomes sous-duraux, des hémorragies dans la boite crânienne.

La famille de la victime a chargé son conseil de porter plainte pour "violences volontaires en réunion avec armes par personnes dépositaires de l'autorité publique et sur personne vulnérable". Cette plainte visera également le préfet des Alpes-Maritimes pour "complicité par ordres", précise Me Alimi.

Dans un communiqué, l'organisation altermondialiste s'"indigne de la grave restriction des libertés publiques actuellement en cours en France" et apporte son soutien à la militante.

Sur Twitter, l'association Attac a exigé "que toute la lumière soit faite et que les responsabilités de ces actes de violence soient clairement établies à l'encontre de sa porte-parole pour les Alpes-Maritimes, "militante infatigable pour la paix".

Le parquet a indiqué avoir ouvert dès samedi après-midi "une enquête classique en recherche des causes des blessures", précise le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. "J'ai ordonné la saisie des images vidéo, par ailleurs d'excellente qualité, et fait des réquisitions auprès de l'hôpital Pasteur", a ajouté M. Prêtre qui a aussi fait ausculter Geneviève Legay, samedi soir par un médecin légiste. 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 19 Mars 2019

Une étudiante est morte poignardée, dimanche 17 mars, à Marseille. Les faits se sont produits vers 21h15, aux abords de l’entrée de la station de métro La Timone, boulevard Jean-Moulin dans le 5e arrondissement.

La jeune femme a été touchée au thorax. Elle a été rapidement prise en charge et transportée aux urgences de l’hôpital de La Timone à proximité. Son état était déjà critique et elle n’a pas survécu à ses blessures. 

Agée de 21 ans, la victime s'appelait Marie-Bélen. Cette jeune femme aux longs cheveux et yeux en amande était étudiante en anthropologie. Originaire d'Alès dans le Gard, installée à Marseille, elle suivait des cours à Aix-en-Provence. Le dimanche 17 mars, peu après 21 heures, elle croisait celui qui allait devenir son meurtrier. Ce dernier est toujours recherché.

Selon les premiers éléments de l'enquête, un vol de téléphone portable pourrait être à l'origine de ce drame. Xavier Tarabeux, le procureur de la République de Marseille prend en compte cette thèse, mais reste prudent. "À ce stade, nous avons un homicide, et un portable qui a disparu. Est-ce un vol qui a mal tourné ? Je ne privilégie aucune piste, ce sera à l’enquête de le dire". Les enquêteurs exploitent notamment les images de vidéoprotection.

Dans un communiqué lundi soir, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, déclare : "C'est avec une immense émotion que j'apprends l'assassinat d'une jeune femme aixoise, poignardée hier soir devant l'hôpital de La Timone. Ce geste criminel endeuille notre ville. Je demande à la police et à la justice de tout mettre en oeuvre pour retrouver le coupable dans les meilleurs délais afin qu'il soit jugé et puni à la hauteur de l'horreur de son acte. Je m'associe à la douleur des parents et des proches de cette jeune étudiante en anthropologie à Aix-en-Provence et, au nom des Marseillaises et des Marseillais, je leur adresse mes plus sincères condoléances."

Sur Twitter, le Doyen de la Faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille et Vice-président au partenariat avec le monde socio-économique AMU, Jean-Philippe Agresti, s'est exprimé.

Valérie Boyer députée LR des Bouches-du-Rhône a twitté "Tristesse et colère ce matin. Une étudiante aixoise de 21 ans mortellement poignardée à Marseille pour un téléphone portable. En tant que Députée, en tant que mère de famille, je m'associe pleinement à la douleur des parents de cette jeune fille".

La faculté d'Aix Marseille a observé une minute de silence mardi 19 mars. Après cet hommage, la maman de la jeune femme décédée a prononcé un discours émouvant dans lequel elle confie que sa fille "était passionnée par ses études. "Il me paraît essentiel d'avertir, de prévenir, ouvrons les yeux et refusons l'indifférence et la peur. Sans être fous, soyons attentifs" a-t-elle déclaré. 

La famille de Marie-Bélen a exprimé sa douleur... Un discours déchirant de détresse, a twitté La Provence.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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