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Fraude au permis de conduire à Nanterre

Publié le par Pierre HAMMADI

Un gérant d'auto-école proche des stars, des footballeurs, un animateur télé : c'est l'étonnante affaire d'une arnaque au permis de conduire découverte lors d'un contrôle interne de la préfecture des Hauts-de-Seine. .

Près de 300 conducteurs se sont procuré, moyennant finances, de vrais-faux permis de conduire grâce à la complicité d'agents de la préfecture des Hauts-de-Seine.

Plus de 1 M€ pour environ 300 permis de conduire. les "clients" des organisateurs du système de fraude que la police judiciaire des Hauts-de-Seine (SDPJ 92) et le GIR (groupement d'intervention régional) 92 viennent de démanteler au sein de la préfecture de Nanterre avaient pour point commun une certaine aisance financière.

Le prix du document rose était souvent fixé selon la fortune des acheteurs. Certains ont déboursé près de 10.000 € pour se faire délivrer un permis de conduire à leur nom, alors qu'ils faisaient l'objet d'une suspension ou ne l'avaient jamais passé.

Gérant d'une auto-école de Neuilly-sur-Seine, et par ailleurs époux de la chanteuse Amel Bent, Patrick Antonelli est l'un des deux principaux suspects. Ses connexions dans le milieu du show-biz et son implantation dans la riche commune des Hauts-de-Seine lui ont assuré un fond de clientèle aisée, composé de chefs d'entreprise fortunés, de stars du foot ou de la télé. 

Parmi lesquels Ali Baddou, présentateur à Canal +, et les footballeurs Samir Nasri, qui évolue avec Manchester City, Jérémy Ménez, ancien du PSG aujourd'hui à l'AC Milan, et Layvin Kurzawa, actuel défenseur du PSG. "Certains bénéficiaires n'avaient juste pas envie de perdre du temps à prendre des cours de conduite ou à repasser le Code ou le permis après suspension ou annulation", précise un proche de l'affaire. 

Le gérant de l'auto-école constituait un dossier bidon transmis à sa complice à la préfecture. Celle-ci établissait le permis dans le système informatique, qui était imprimé dans le Nord, toujours avec les documents valides. Elle remettait ensuite le vrai-faux document au "client". Ainsi, pour un permis vendu 8.000 €, la principale suspecte aurait touché jusqu'à 4.000 €. Le gérant de l'auto-école empochait la même somme.

Face aux enquêteurs, Patrick Antonelli a reconnu l'arnaque pour au moins la moitié des permis délivrés en un an et demi, entre la fin 2013 et avril 2015. Sa principale complice en admet plutôt une dizaine... Quant aux autres employées, elles se défendent d'être impliquées et avancent que leurs codes d'entrée dans le système informatique ont pu être utilisés par d'autres.

Après 48 heures de garde à vue, les quatre suspects ont été mis en examen. La plus impliquée des salariés de la préfecture et le gérant de l'auto-école ont été placés en détention provisoire.

Quant aux bénéficiaires de la fraude, depuis des mois, ils sont convoqués les uns après les autres à la PJ. Selon BFMTV, les permis sont en cours d'annulation. Le parquet doit décider s'il compte poursuivre les titulaires. 

Pour avoir confectionné et délivré les vrais-faux permis, les agents de la préfecture de Nanterre (Hauts-de-Seine), personnes chargées d'une mission de service publique, s'exposent à de lourdes sanctions.

Pour corruption d'abord, ils encourent une peine maximale de dix ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende pouvant atteindre jusqu'à 1 million d'euros. La peine peut être accompagnée d'une interdiction d'exercer une fonction publique.

Le fait de modifier frauduleusement des données dans un système informatique, infraction qui fait également l'objet de l'instruction ouverte hier par le parquet de Nanterre, est sanctionné de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 € d'amende.

Le gérant de l'auto-école est aussi mis en examen pour abus de bien social, un délit faisant encourir une peine de cinq ans d'emprisonnement et une amende de 375.000 €.

Le blanchiment, c'est-à-dire la dissimulation de fonds d'origine illicite, infraction susceptible de s'appliquer aux agents de la préfecture comme au gérant de l'auto-école, est puni de cinq ans de prison et de 375.000 € d'amende au maximum.

L'instruction judiciaire devra permettre d'établir l'existence de ces différents délits pour chacune des personnes poursuivies.

A ce stade, aucune poursuite n'a été engagée contre les conducteurs acheteurs et utilisateurs des permis de conduire litigieux. Ils pourraient toutefois se voir reprocher l'usage d'un faux document administratif et risqueraient alors cinq ans d'emprisonnement et 75.000 € d'amende.

 

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Attentats à Paris : Les familles sommées de payer les impôts des victimes

Publié le par Pierre HAMMADI

Une vingtaine de familles de victimes des attentats du 13 novembre à Paris ont eu la mauvaise surprise ces derniers jours d'être invitées par Bercy à payer les impôts de leurs proches décédés, indique ce mercredi BFMTV.  

Comme le rapporte sur Twitter l'association 13 novembre : Fraternité et vérité, le ministère des Finances a été sollicité en vue d'une rencontre. Mais la demande est, pour l'heure, restée lettre morte. Le collectif demande à ce que l'administration fiscale renonce aux impôts des victimes décédées. "Leur proche a été tué pour la France. Nous souhaitons aussi aborder le sujet des difficultés financières des blessés et rescapés du 13 novembre", écrit-il.

 

La chaîne d'informations rappelle que la loi prévoit que les prélèvements obligatoires d'une personne décédée soient réglées par leurs proches. Mais dans le cas présent, l'association met en avant le contexte exceptionnel des attentats, les plus graves depuis 50 ans. "Nous demander de payer des impôts pour un enfant qui a été assassiné, je trouve cela inadmissible [...] On a déjà suffisamment de souffrances et de frais par rapport à ce que nous vivons au quotidien", s'insurge Patricia Correia, qui a reçu la feuille d'imposition de sa fille tuée au Bataclan. 

Auprès de 20 Minutes, Emmanuel Domenach, vice président de l'association 13 novembre: Fraternité et vérité, déplore que l'administration fiscale n'ait eu aucun "mot d'accompagnement" à l'égard des familles. Ce survivant du Bataclan indique qu'une partie d'entre elles n'ont pas reçu une indemnisation suffisante pour faire face à leur nouvelle situation. "C'est le cas notamment des blessés qui ne peuvent plus exercer leur métier ou habiter dans le même logement qu'avant en raison de leur état de santé", souligne-t-il.

 

Le gouvernement a finalement annoncé une série de mesures fiscales pour les familles des victimes, dont l'exonération des impôts des défunts. 

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Un jeune homme tué par balle en plein centre-ville de Marseille

Publié le par Pierre HAMMADI

Un jeune homme d'une vingtaine d'années a été tué par balles ce jeudi matin à Marseille (Bouches-dur-Rhône). La victime aurait été touchée mortellement de plusieurs projectiles dans une fusillade survenue vers 6 heures du matin boulevard National, non loin de la gare Saint-Charles, rapporte le journal La Provence.

"Un homme a été mortellement blessé par balles alors qu'il regagnait avec sa concubine un véhicule en stationnement", a expliqué une source judiciaire. "Deux hommes sont arrivés et ont fait feu dans sa direction, au niveau de la bouche de métro de la station National", a poursuivi cette source. Malgré les soins prodigués sur place par les marins-pompiers appelés à 5 h 45, la victime n'a pas pu être réanimée et a été déclarée morte à 6 h 15.

Sur place, un périmètre de sécurité a été mis en place par les forces de l'ordre, et une tente dressée pour protéger le corps de la vue des curieux, en bas d'une résidence hôtelière. Les agents de la police scientifique procédaient toujours peu avant 9 heures à des relevés sur la scène de crime. Les enquêteurs cherchaient encore en début de matinée à confirmer l'identité de la victime.

Le 2 avril dernier, trois hommes avaient été tués par balles vers 22 h 30 au cours d'une fusillade dans la cité Bassens des quartiers nord de la ville. Trois individus avaient été également légèrement blessés. Suite à ce drame, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait réaffirmé "la détermination absolue du gouvernement à éradiquer la criminalité organisée, alors qu'une fusillade a provoqué le décès de trois personnes". "La République rattrapera et jugera les auteurs de ces crimes", avait précisé le ministre dans son communiqué.

La justice et la police élucident régulièrement ces règlements de compte. Mi-avril, dix personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre d'une enquête sur plusieurs homicides et tentatives, liés à la rivalité entre deux clans pour le contrôle de trafics de stupéfiants dans des cités du 13e arrondissement.

Cette fusillade porte à douze le nombre de morts dans l'agglomération, dont dix à Marseille, survenus depuis le début de l'année, la plupart de ces homicides étant considérés comme des règlements de comptes liés au trafic de drogue. 

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Loi travail : Manuel Valls annonce le recours au 49-3

Publié le par Pierre HAMMADI

Loi travail : Manuel Valls annonce le recours au 49-3

Le Conseil des ministres a autorisé Manuel Valls à recourir au 49-3 pour la loi travail, rapportent des ministres à l'AFP. Le premier ministre a annoncé à l'Assemblée qu'il utilisera le recours constitutionnel dès ce mardi après-midi.

L'ensemble du gouvernement a été convoqué pour un conseil des ministres extraordinaire, ce mardi 10 mai, à 14h30 afin d'autoriser l'exécutif à recourir au 49-3 sur le projet de loi travail face aux blocages à gauche.

L'article 49-3 permet à l'exécutif d'adopter un texte sans vote avec engagement de la responsabilité du gouvernement. Cette arme constitutionnelle a été utilisée à trois reprises en 2015 sur le projet de loi Macron.

Avant même la décision de Manuel Valls, les présidents de groupe LR et UDI ont annoncé qu'ils étaient prêts à répliquer au 49-3 par une motion contre le gouvernement.

Le président des députés Front de gauche, André Chassaigne, a confirmé mardi que son groupe appellerait à la constitution d'une "motion de censure de gauche", avec des frondeurs PS. Le député Pouria Amirshahi (ex-PS) s'est dit prêt, sinon, à voter celle de la droite.

Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2017, a lui aussi appelé tous les députés à voter la censure contre le gouvernement. "Fin de règne crépusculaire : le recours au 49-3 pour passer sans débat et sans majorité la loi El Khomri contre le droit du travail ! Qui veut l’empêcher doit voter la censure !", s’exclame le fondateur du Parti de gauche dans un communiqué.

Les communistes, emmenés par Pierre Laurent et André Chassaigne, appellent aussi à censurer l’exécutif.

Dans la rue, le prochain temps fort aura lieu jeudi 12 mai, avec une cinquième journée de mobilisation (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL). S’y ajoutent Nuit debout et une grève reconductible des routiers appelée par la CGT et FO à partir du 16 mai.

Le mouvement Nuit debout, né le 31 mars dans la foulée de la manifestation contre le projet de loi, a toutefois appelé à se mobiliser dès mardi devant l’Assemblée nationale pour protester contre le recours au 49-3, une "attaque contre nos droits sociaux et notre démocratie".

Communiqué des Jeunes Socialistes : "Au-delà de l'opposition à de nombreuses dispositions de cette loi et à son esprit général, nous regrettons l'usage d'une disposition constitutionnelle que toute la gauche a, par le passé, jugée brutale et peu démocratique. Alors que la parole politique, et singulièrement celle de la gauche, souffre d'une profonde défiance, une telle décision affaiblissant le rôle du Parlement nous semble inopportune."

Aurélie Filippetti : la député PS, membre des frondeurs, s'est exprimé en marge des questions au gouvernement : "C’est un triste symbole que le gouvernement soit obligé de recourir au 49-3 alors qu’il n’a pas de majorité. C’est un aveu de faiblesse, et pour une loi qui veut reconstruire le dialogue social, c’est un aveu d’échec."

Eric Coquerel, du Parti de gauche: "Il s'agit d'un aveu d'échec : ce gouvernement n'a plus de majorité pour faire passer ses lois de casse sociale. Il n'a donc plus de légitimité politique. Il s'agit d'une forfaiture démocratique puisque le 49-3 n'est rien d'autre que le contournement brutal des élu-e-s du peuple."

Noël Mamère : "Ce n’est pas très glorieux pour la gauche de gouvernement, et c’est la raison pour laquelle plusieurs députés de gauche vont présenter une motion de censure", a expliqué le député de Gironde.

Le Nouveau Parti Anticapitaliste, dans un communiqué : "L'épreuve de force est désormais plus que jamais engagée ! La loi travail n'est ni amendable ni négociable, le gouvernement n'a aucune légitimité pour l'imposer à une population qui la rejette massivement."

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, dans un communiqué : "Incapable de rassembler une majorité pour faire passer le projet de loi El Khomri, le président de la République confirme qu'il n'a plus de légitimité pour gouverner. Ce recours au 49-3 est un aveu d'impuissance pour un gouvernement qui mène une politique contraire aux intérêts de la France et qui plonge notre pays dans le marasme économique."

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO) estime "dramatique" l'utilisation du 49-3 : "C'est vraiment un gouvernement autoritaire, socialement, économiquement, droit dans ses bottes. Si c'était vraiment un texte de progrès social, il n'y aurait pas de problème de majorité, la majorité serait trouvée. Donc le 49-3, c'est parce qu'ils n'ont pas de majorité, y compris dans leur propre majorité."

Éric Woerth : "Le 49-3 est toujours un aveu de faiblesse. Maintenant ce texte a une histoire, il voulait effacer la déchéance de nationalité qui n’avait pas pu aboutir. Nous avions dit y être favorable dans sa première version, mais il en est à sa 250ème version. On ne peut pas voter ce texte-là. On ne sait d’ailleurs pas quel texte sera voté, on a bien vu qu’il évoluait dans un sens défavorable aux entreprises. C’est devenu aujourd’hui une sorte de monstre administratif", a expliqué le député et secrétaire général LR à BFMTV.

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Assemblée nationale : Accusé de harcèlement, le député écologiste Denis Baupin démissionne de la vice-présidence

Publié le par Pierre HAMMADI

Alors que Denis Baupin a quitté Europe-Ecologie-Les Verts mi-avril, des membres et militantes de son ancien parti témoignent sur France Inter et sur le site Mediapart, ce lundi, pour évoquer des gestes très déplacés de sa part et une attitude pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel.

Aucune plainte n'a été déposée contre le député de Paris, vice-président de l'Assemblée nationale, mais les deux médias évoquent "8 cas découverts".

Des témoignages forts qui ont incité le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone à demander quelques heures plus tard la démission de Denis Baupin de la vice-présidence. Une démission qui celui-ci a remise pour "pouvoir assurer sa défense", a expliqué son avocat. 

Maître Emmanuel Pierrat affirme également que le député "conteste fondamentalement l'idée de harcèlement sexuel et plus encore d'agression sexuelle, lesquels lui sont totalement étrangers" et "envisage ainsi de saisir les juridictions compétentes afin de faire valoir ses droits contre toute atteinte qui serait constatée". 

Sandrine Rousseau, actuelle porte-parole d'EELV et ancienne conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, rapporte qu'en 2011, lors d'une réunion interne, Denis Baupin "l'a plaquée contre le mur" et a essayé notamment de l'embrasser. Lorsqu'elle est allée rapporter cet incident à un membre de la direction, celui-ci lui aurait répondu : "Ah, il a recommencé...".

Une autre écologiste, Elen Debost adjointe au maire du Mans, évoque une centaine de SMS graveleux que lui aurait envoyés Denis Baupin. Une collaboratrice de l'Assemblée qui tient à rester anonyme évoque, elle, un pinçage de fesse dans un ascenseur du Palais-Bourbon. La députée du Calvados Isabelle Attard, qui a quitté EELV il y a plus de deux ans, rapporte aussi des dizaines de SMS reçus.

"Je savais que nous étions plusieurs députées et une collaboratrice à en recevoir. Beaucoup se sont tus pour ne pas blesser sa compagne", justifie Elen Debost sur France Inter en allusion à Emmanuelle Cosse, qui a été à la tête du parti avant de le quitter pour devenir ministre en février.

La plupart des faits sont aujourd'hui prescrits au pénal. Pour  justifier de ne pas avoir témoigné plus tôt, ces écologistes parlent notamment de la peur de nuire "aux intérêts du parti", ou encore, comme Elen Debost, de culpabilité et d'isolement. "Je ne suis pas fière de ne pas avoir porté plainte", explique-t-elle aujourd'hui. 

Le point déclencheur de ces témoignages, selon Mediapart et France Inter : une photo publiée le 8 mars dernier, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes. Sur son compte Twitter, Denis Baupin a posté une photo de lui et de plusieurs élus, avec du rouge à lèvres contre les violences faites aux femmes. Un cliché qui a dérangé Sandrine Rousseau : "J'ai vu non pas quelqu'un qui défendait les droits des femmes mais quelqu'un qui avait tenté d'embrasser une femme de force".

En interne, la présidente de la commission féminisme d'EELV, Dominique Trichet-Allaire, avait également recueilli des témoignages, concernant notamment Denis Baupin. "On m'avait fait part de harcèlement sexuel, d'attouchements sexuels, sur des personnes auprès de qui il avait de l'autorité", explique-t-elle à Mediapart. 
Cécile Duflot, l'ancienne secrétaire nationale du parti, était aussi au courant. "Mais souvent indirectement" et "longtemps après". Pourquoi ne pas avoir réagi? Il est "difficile d'agir sans savoir précisément. Rien n'était avéré", se défend-elle auprès du site d'informations. "Les langues ne se délient pas facilement sur ces sujets. Il y avait une zone de flou sur ces comportements".

Pour la plupart des femmes qui ont témoigné, les faits sont aujourd'hui prescrits. En effet, le harcèlement et les agressions sexuels (hors viol) sont des délits dont le délai de prescription est, sauf exceptions, de trois ans.
 
Une enquête peut-elle néanmoins être ouverte? "Si la prescription est avérée, elle est acquise pour tout le monde", répond Anaïs Vrain, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature. "De fait, le parquet ne peut pas lancer d'enquête". 
En revanche, "il n'est pas rare que ce genre de témoignages libèrent la parole et poussent d'autres à parler et à déposer plainte". Dans ce cas, le parquet peut engager des poursuites et les victimes présumés dont les faits ont été prescrits peuvent éventuellement se constituer partie civile.

Ce lundi matin, après ces révélations, plusieurs personnalités politiques, dont Valérie Pécresse ou Bruno Le Roux, ont affirmé être choquées et ont appelé Denis Baupin à s'exprimer.

 

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"Nous avons bien redressé le pays depuis 4 ans", assure François Hollande

Publié le par Pierre HAMMADI

"Nous avons bien redressé le pays depuis 4 ans", assure François Hollande

François Hollande a présidé dimanche matin à Paris la commémoration du 8 mai, en présence de Manuel Valls, des ministres, et de plusieurs personnalités politiques, dont Nicolas Sarkozy.

"La guerre, on pourrait penser que c'est de l'histoire, hélas elle est aussi à nos portes, en Syrie, en Irak, au Sahel", a commenté le chef de l'Etat sur France 2, regrettant aussi que l'Europe soit aujourd'hui "menacée par la dislocation, par l'oubli".

Il s'agit de la dernière commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale du mandat de François Hollande. Dans un an, au lendemain du second tour de l'élection présidentielle (les 23 avril et 7 mai 2017), il présidera cette commémoration en présence du nouveau président élu ou débutera un second mandat s'il se représente et parvient à être réélu.

"La seule information que je peux vous donner, c'est que je serai là le 8 mai prochain", a ironisé Hollande, qui a saisi l'occasion pour défendre son bilan, comme il le fait depuis quelques semaines. "Ça va mieux pour le pays, même si ça ne va pas mieux pour beaucoup de nos compatriotes". "Nous avons bien redressé le pays depuis quatre ans, je fais en sorte qu'il y ait un certain nombre de redistributions, dans la maîtrise de nos finances publiques", a expliqué Hollande, favorable à "un soutien à des catégories qui ont participé à l'effort".

Nicolas Sarkozy, qui devrait se présenter à la primaire de son camp après l'été, a lui confié sur France 2 assister à cette cérémonie du 8 mai car c'est "un symbole d'unité nationale".

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Primaire à droite : Sarkozy veut supprimer le vote électronique pour les français de l'étranger

Publié le par Pierre HAMMADI

À la demande de Nicolas Sarkozy, le bureau politique du parti a décidé mardi d'abandonner pour la primaire à droite des 20 et 27 novembre le vote électronique normalement prévu pour les 1,2 million de Français de l'étranger, au profit du vote papier.

Il s'agit là, selon le communiqué de l'instance dirigeante des Républicains "de respecter, comme pour l'élection présidentielle elle-même, le principe constitutionnel du maintien de l'égalité des citoyens devant le vote", les Français résidant en France votant par papier.

Cette décision a été contestée par la Haute autorité chargée du bon déroulement de la primaire à droite, qui a invoqué les "les difficultés propres à l'organisation" à l'étranger de ce scrutin, ainsi que les principaux candidats à cette élection. Ce jeudi matin encore, l'un d'eux est monté au créneau en s'en prenant nommément à Nicolas Sarkozy. "S'il veut enterrer la primaire, qu'il le dise", s'est agacé Frédéric Lefebvre sur Europe 1 qui ne "sait pas quel est l'intérêt du président des Républicains derrière cette décision". 

Frédéric Lefebvre est justement député des Français de l'étranger (circonscription Amérique du Nord) a qualifié cette décision du bureau politique de son parti d'"obscurantiste, inadaptée et injuste". "Nous sommes en train de rétablir le suffrage censitaire", a-t-il lancé ajoutant que "prendre la décision de refuser le vote électronique, c'est interdire aux Français de l'étranger de voter".

Bruno Le Maire, lui aussi candidat, avait estimé que "ce vote pose deux problèmes" : "une bonne participation à l'étranger est celle du vote électronique, compte tenu du très grand éparpillement géographique de cet électorat. Supprimer le vote par internet revient donc à leur dénier le droit de participer à la primaire. La seconde question touche à l'indépendance de la Haute autorité". 

François Fillon a pour sa part affirmé "Aucune modification des règles de vote ne saurait être adoptée sans consultation de la Haute autorité de la primaire (...). Je défendrai le droit des Français de l'étranger à s'exprimer dans cette consultation démocratique. Il en va de l'égalité entre tous les Français".

Le député LR Thierry Solère s'est attaché  jeudi à dégonfler la polémique sur le vote des Français de l'étranger pour la primaire de la droite, après deux jours d'échanges tendus entre les différents protagonistes.

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L’État français va payer les frais d’avocat d'Abdeslam

Publié le par Pierre HAMMADI

Salah Abdeslam, le logisticien présumé des attentats de Paris devrait bénéficier de l'aide juridictionnelle pour rémunérer son avocat français, Frank Berton.

Il est de nationalité française et perçoit moins de 1.000 euros de revenus par mois : le seul survivant des commandos des attentats du 13 Novembre à Paris et Saint-Denis remplit les conditions qui donnent droit à l’aide de l'Etat pour payer ses frais d'avocat.

"Allons-nous nous incliner devant des lois qui favorisent les assassins?" Elisabeth Boissinot est la mère de Chloé, jeune femme de 25 ans tuée à la terrasse d'un bar le 13 novembre 2015 lors des attentats de Paris. Dans un message publié sur Facebook jeudi dernier, abondamment commenté depuis, elle laisse éclater sa colère contre l'Etat français, qui devrait prochainement prendre en charge les frais de l'avocat français de Salah Abdeslam. 

Maître Frank Berton a en effet récemment déclaré qu'il serait rémunéré par l'aide juridictionnelle. Le bâtonnier de Paris a affirmé lundi n'avoir encore reçu aucune demande mais, selon des informations de l'Express, un dossier est bien en cours de constitution. 

Dans son cri de désespoir, Elisabeth Boissinot menace de "geler" le paiement de ses impôts. Pour cette mère de famille, si l'Etat français rémunère Frank Berton, ce sont donc les contribuables qui financent indirectement le djihadiste présumé. "Je ne veux pas et je le dis et je le redirai que mes impôts [...] servent à défendre celui qui a assassiné ma fille, ma Chloé", écrit-elle.  

Pour bénéficier du mécanisme d'aide juridictionnelle mis en place en 1972, il faut répondre à deux conditions : être Français, citoyen d’un Etat membre de l’UE ou étranger en situation régulière. C'est le cas de Salah Abdeslam, qui bien que né dans la capitale belge, possède la nationalité française de ses parents. Autre impératif : percevoir moins de 1.000 euros de revenus mensuels pour une couverture totale et pour une couverture partielle des honoraires ne pas dépasser plus de 1.500 euros.

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Marseille championne de la pollution aux particules fines

Publié le par Pierre HAMMADI

L'association environnementale Robin des bois sort son Atlas de la France toxique. Sur la première marche du podium de la pollution aux particules fines, on trouve Marseille avec 31,8 µg/m3. La cité phocéenne arrive devant Paris et Lyon. La proximité de la mer n'y change rien, le souffle du mistral non plus.

Ce chifffe représente la concentration moyenne de particules fines constatée chaque année à Marseille. C'est plus qu'à Lyon (29,5 µ/m3) ou qu'à Paris (27 µ/m3). Les mesures de ces trois villes dépassent les normes fixées par l'Organisation Mondiale de la Santé. 

Ces particules fines proviennent du trafic routier, surtout des moteurs diesel des camions, des voitures ou des bus. L'agriculture et la combustion pour le chauffage créent aussi des particules fines.

L'air marin et le mistral n'y changent rien. Comme pour d'autres grandes villes, c'est le trafic routier qui provoque cette pollution, d'autant plus que 3 voitures sur 4 qui circulent dans Marseille roulent au diesel. 

"Les deux autoroutes qui desservent Marseille arrivent directement en centre-ville", souligne Xavier Villetard, directeur d'Air Paca, l'observatoire régional de la qualité de l'air. Il pointe aussi le terminal croisière où "les navires géants tournent à plein tube sur les quais".

Aux portes de Marseille, le pôle industriel de l'Etang de Berre n'arrange pas les choses. Les émissions de particules sont poussées par le vent jusque sur le Vieux-Port. Le chauffage au bois développé dans la vallée de l’Huveaune est une autre source de pollution. Le brûlage des déchets verts également.

Dans la cité phocéenne, l'été, le rayonnement ultraviolet solaire et la température élevée engendrent des processus photochimiques qui transforment en particules des gaz précurseurs (oxydes d’azote, ammoniac, composés organiques volatils…) produits par les transports, l’industrie, l’agriculture.

À Marseille, il y a 50 sites pollués (notamment d'anciennes usines d'acide localisées de la Madrague à la calanque de Callelongue) et deux usines en activité classées Seveso.

Lyon détient le titre de championne de sites pollués. La capitale française de la pétrochimie a gardé des traces de plomb, de chrome et d'hydrocarbures dans ses quelque 2 millions de mètres carrés de friches industrielles. 

Lyon compte trois sites Seveso, c'est-à-dire les plus dangereux en cas d'accident grave. Contre deux à Marseille et zéro à Paris : "Depuis la catastrophe d'AZF en 2001, ces sites sont toujours plus surveillés. Nous avons investi un milliard d'euros depuis 2007 pour les sécuriser", rassure-t-on au ministère de l'Ecologie.

Les villes stockent aussi des déchets radioactifs. Ces substances dangereuses ne proviennent pas des centrales nucléaires, mais essentiellement de laboratoires médicaux et de recherche. Il y a égalité parfaite entre Lyon et Marseille, qui comptent chacun 14 sites de ce genre. Paris fait exploser le compteur, avec 36 points de stockage.

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2017 : François Hollande multiplie les coups de pouce et envisage de nouvelles baisses d'impôts

Publié le par Pierre HAMMADI

Le président de la République François Hollande envisage de nouvelles baisses d'impôts pour 2017, affirme le quotidien Les Échos dans son édition de lundi, sans donner de détails sur les modalités.

Selon le quotidien, le chef de l'État est « déterminé » à appliquer cette mesure et l'arbitrage devrait intervenir en juillet, en fonction du niveau de la croissance du deuxième trimestre.
La France a enregistré au premier trimestre une croissance supérieure aux attentes, à 0,5 %, laissant entrevoir à un an de la présidentielle une embellie économique, après la publication de bons chiffres du chômage. 

De son côté, le vice-président du Medef chargé des questions économiques, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé lundi qu'une éventuelle baisse d'impôts pour les ménages serait "une bonne mesure d'un point de vue électoral", mais qu'elle nécessiterait un nouveau tour de vis sur les dépenses publiques. Le représentant de l'organisation patronale rappelle qu'environ 4 milliards d'euros de dépenses nouvelles ont été annoncés depuis quelques mois et "ne sont pour le moment pas financés".

Officiellement, le chef de l'État n'est pas encore candidat à sa propre succession. En coulisses, on ne compte plus les indices qui montrent que François Hollande souhaite briguer un second mandat. Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a rassemblé une vingtaine de ministres et des militants lundi 25 avril au cours d'une réunion, baptisée "Hé oh la gauche !" visant à défendre le bilan du chef de l'État. 

Julien Dray et Pierre Moscovici répètent, eux, à longueur d'interviews que François Hollande est "légitime" pour être le candidat de la gauche. "François Hollande sera candidat à la présidence de la République", a assuré pour sa part Najat Vallaud-Belkacem.

Il est difficile de croire que le chef de l'État n'est pas en campagne. Le président de la République multiplie les coups de pouce financiers à l'égard de ceux qui sont des réserves de voix potentielles pour 2017. 

Chômage en baisse de 1,7% en mars 2016, une croissance revue à la hausse au premier trimestre, un énorme contrat de 34 milliards d'euros pour DCNS qui construira la flotte sous-marine australienne...L'exécutif ne compte pas faire cesser cette dynamique.

À l'occasion du bilan de la refondation de l'École entamée en 2013, Manuel Valls a annoncé une augmentation des salaires des enseignants de l'école maternelle et élémentaire de 800 euros par an. Les primes des professeurs du premier degré (400 euros par an) vont être alignés sur celles de leurs homologues du second degré (1.200 euros par an). Soit un gain de 800 euros par an. Le financement de cette mesure devrait être présenté par le Premier ministre lui-même.

Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche 1er mai, François Bayrou a parlé de "clientélisme électoral". "Je pense que la grande opération clientéliste a commencé depuis des semaines. Elle consiste à essayer de récupérer, catégorie par catégorie, les voix des uns et des autres en signant des chèques dont on n'a pas le premier euro sur son compte." À un an de la présidentielle, le président du MoDem n'est pas le seul à trouver ce scénario probable. 

Le 25 avril, des élus Les Républicains, emmenés par Guillaume Larrivé et Valérie Debord, porte-paroles du parti, assure que le gouvernement a consacré, en quatre mois, 15 milliards d'euros en dépenses nouvelles. 

Les policiers et les gendarmes ont obtenu 865 millions d'euros (d'ici 2020) dans le but de voir valoriser leurs carrières. "C’est un accord historique", a commenté Philippe Capon, secrétaire général de l’UNSA Police (troisième syndicat chez les gardiens de la paix). "On obtient de manière très nette des avancées exceptionnelles", a renchéri Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance police nationale, premier syndicat de gardiens de la paix. Seule Force ouvrière a porté une voix dissonante, estimant que "le compte n'y est pas."

Ce plan sera financé "par des économies" et les 865 millions sont "répartis équitablement" entre les deux forces de sécurité, garantit Bernard Cazeneuve. Au total, 9.000 emplois ont été créés dans la police et la gendarmerie en quatre ans. 

Quatre ans après l'élection du socialiste, selon Eurostat, près d'un jeune sur quatre est au chômage en France. Après avoir rencontré les organisations étudiantes, le gouvernement a décidé de débloquer 400 millions d'euros pour aider les jeunes les moins aisés à faire des études, affronter le chômage [ 70.000 bourses seront prolongées, 200 euros de plus chaque mois pour les apprentis à compter du 1er janvier 2017 ] et avoir un meilleur accès à la santé (CMU-C) et au logement.

Manuel Valls n'a pas fermé la porte à l'idée d'accorder aux jeunes des minimas sociaux, qui seraient pour l'occasion fusionnés, aux jeunes dès l'âge de 18 ans, au lieu de 25 ans aujourd'hui. Les Républicains dénoncent cette mesure parfaitement électoraliste, symptomatique d’un pouvoir à l’agonie qui cherche à s’affilier une clientèle."

La fusion du RSA activité et de la prime pour l'emploi (PPE), la prime d'activité, ouverte aux jeunes dès l'âge de 18 ans, a été lancée le 1er janvier 2016. Selon les derniers chiffres qui datent d'avril 2016, 2,16 millions de Français, dont 323.000 jeunes, en bénéficient. Le gouvernement avait parié sur deux millions de bénéficiaires et fixer un budget de 4 milliards d'euros.

Pour la première fois depuis 2010, le chef de l'État a accordé une augmentation de deux fois 0,6% aux fonctionnaires au 1er juillet 2016 2016 et 0,6% au 1er février 2017. Au micro de RTL en mars dernier, la ministre de la Fonction publique a estimé que cette décision qui représente un coût de "2,4 milliards d'euros sur une année pleine", est "raisonnable". Un geste qui n'a en rien ravi les syndicats de la fonction publique.

 

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