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Vidéo - Salon de l'agriculture : Un éleveur mécontent des prix de la viande interpelle Bruno Le Maire

Publié le par Pierre HAMMADI

Les politiques de droite et de gauche défilent au Salon de l'agriculture de Paris face à des professionnels en pleine crise. Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Agriculture et candidat déclaré aux primaires de la droite et du centre, a été interpellé, mardi 1er mars, par un éleveur mécontent des prix de la viande.

L'échange entre l'ancien ministre, qui arpente les allées du salon pendant trois jours, et l'éleveur a été filmé.

"Monsieur le ministre, aujourd'hui, on a des producteurs qui ne sont plus protégés, qui ne peuvent plus faire respecter leurs actes de travail (...), des producteurs qui, dans les relations commerciales, devraient au moins faire respecter leurs coûts de production, et ça, c'est vous, monsieur le ministre, à travers la LME (loi de modernisation de l'économie). C'est vous, monsieur le ministre, qui avait enclenché ce système, pas seul bien entendu, mais c'est vous qui l'avez accentué."

L'éleveur, un faux billet de 100 euros dans les mains, explique que quand un consommateur dépense cette somme en viande, seuls 8 euros vont dans la poche de l'éleveur. "Ce n'est pas moi qui ait fait la loi", s'est défendu Bruno Le Maire.

Effectivement, la LME ou loi de modernisation de l'économie a été adoptée en 2008 sous le mandat de Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire a été ministre de l'Agriculture de 2009 à 2012. Cette loi instaure la liberté de négociation des prix entre les centrales d'achat des grandes surfaces et leurs fournisseurs.

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Moscou et Damas accusés par l'Otan d'utiliser la crise des migrants pour déstabiliser l'Europe

Publié le par Pierre HAMMADI

Le chef des forces de l’Otan en Europe, le général Philip Breedlove, a accusé Moscou et Damas, mardi 1er mars, d’utiliser la crise des migrants pour déstabiliser l’Europe.


"Ensemble, la Russie et le régime de Bachar al-Assad utilisent délibérément la migration comme une arme pour essayer de submerger les structures européennes et casser la détermination européenne", a-t-il estimé devant la commission des forces armées du Sénat américain.

Le général américain a assuré que Damas utilisait des barils d'explosifs largués par hélicoptère et Moscou les bombes non guidées dans le but de pousser des Syriens hors des frontières du pays. "Je ne vois pas d'autre raison" d'employer ces méthodes "que de mettre en mouvement les réfugiés et de faire en sorte qu'ils deviennent le problème de quelqu'un d'autre", a-t-il estimé.

Le général Breedlove a estimé par ailleurs que la Russie posait une "menace existentielle à long terme pour les États-Unis" et ses "alliés et partenaires européens".

En Ukraine, "elle continue d'utiliser" tout son pouvoir pour déstabiliser le pays, a-t-il souligné. Les séparatistes soutenus par Moscou ont "augmenté" leurs attaques récemment, avec "71 attaques sur les dernières 24 heures", a-t-il accusé.

L'administration Obama a renforcé la présence militaire en Europe pour dissuader Moscou de toute attaque contre des pays de l'Otan, en particulier les pays Baltes, et prévoit de continuer à le faire.

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Hollande insulté sur Périscope

Publié le par Pierre HAMMADI

Après la création d'un compte Twitter, Facebok et Instagram, les conseillers en communication du chef de l'Etat, ont tenté de retransmettre en direct sur Internet un échange de François Hollande avec des entrepreneurs du Web.

Le président était en effet ce matin 1er mars en déplacement dans les locaux de Showroom Privé. Les services de communication de l'Elysée ont cru bon de filmer l'événement et d'appeler à la contribution des internautes sur le réseau social Périscope. L'exercice avait déjà été effectué l'été dernier, lors d'une rencontre entre le chef de l'Etat et Xavier Niel, dans son Ecole 42. Tout s'était alors bien passé.

Cette fois-ci, l'initiative a tourné au fiasco. Comme l'on constaté les journalistes de Libération et quelques internautes suivant la retransmission, un flot d'insultes manifestement ingérable s'est déversé sur Périscope.
François Hollande a été copieusement injurié, en direct sur un média public. Sans doute une première dans l'histoire de la Ve République.

La modératrice a bien tenté de bloquer les internautes les plus virulents, elle s'est rapidement fait dépasser et, elle aussi insulter.

Entre les commentaires sur son physique, les plaisanteries sur l'absence de Martine Aubry ou de Manuel Valls, les encouragements pour Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen et les insultes les plus crues, les internautes ne se sont pas montrés sous leur meilleur jour.

Certains internautes ont tout de même été plus chaleureux, souhaitant une bonne journée à François Hollande, promettant de voter pour lui lors de la prochaine élection présidentielle en 2017 ou saluant l'initiative de se filmer sur Periscope.

D'autres encore ont simplement exprimé leur étonnement de voir le président de la République présent sur une application surtout utilisée par les plus jeunes.

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Loi du travail : Myriam El Khomri annule une interview, elle a " glissé dans sa douche "

Publié le par Pierre HAMMADI

"Elle a eu non pas un malaise, mais un accident domestique, et sera sur pied dès ce soir." C'est ce qu'a promis François Hollande, interrogé ce mardi lors d'un déplacement en Seine-Saint-Denis, au sujet de l'état de santé de Myriam El Khomri, hospitalisée plus tôt dans la matinée.

Des sources proches de la ministre du Travail ont précisé qu'elle s'est "cogné la tête après avoir glissé dans sa douche".

Au lendemain de l'annonce du report de son très controversé projet de loi sur le Travail, Myriam El Khomri était pourtant très attendue ce mardi matin sur le plateau de France 2. Mais la ministre du Travail a annulé sa venue à la dernière minute.
"En raison d'un souci de santé, Myriam El Khomri ne sera finalement pas présente aux 4 Vérités", a annoncé sur Twitter le journaliste de France 2 Guillaume Daret qui devait l'interroger. "Myriam El Khomri a fait un petit malaise ce matin et par prudence, elle passe des examens à l'hôpital", a ensuite indiqué son entourage.

Les rendez-vous de la ministre prévus mardi matin, notamment avec Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, ont été annulés.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a affirmé sur Europe 1 : "La politique, c'est pas facile, contrairement à ce que certains laissent croire", estimant qu'"il faut être capable de dépasser les attaques du quotidien, pour pouvoir porter sa propre conviction et surtout ses projets."

Sur France Inter, son autre collègue du gouvernement Jean-Marie Le Guen a lui pointé la responsabilité de "gens de gauche". "La manière dont cette jeune ministre est attaquée, parfois par des gens de gauche, pèse beaucoup sur elle". Il a également fait savoir que Myriam El Khomri avait été victime d'un coup de fatigue il y a trois semaines.

Lundi, le gouvernement a rétropédalé et annoncé le report de deux semaines de la présentation du projet de loi sur le Travail, pour retravailler le texte et répondre à la forte opposition des syndicats et d'une partie de la gauche.

Une pétition contre le texte lancée par la militante féministe Caroline de Haas avait recueilli mardi plus de 815.000 signatures.

Le projet doit être présenté en Conseil des ministres le jeudi 24 mars au lieu du 9 mars, date initialement prévue.

Plusieurs organisations de jeunesse appellent ce mardi à un "rassemblement à Paris" le 9 mars prochain ainsi qu'à des actions partout dans le pays, pour réclamer le retrait du projet de loi Travail de la ministre Myriam El Khomri.

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Salon de l'agriculture : "Vas te cacher, petit zizi" l'interpellation d'un agriculteur à Manuel Valls

Publié le par Pierre HAMMADI

Manuel Valls a été accueilli dans une ambiance tendue ce lundi 29 février au Salon de l'agriculture, par des éleveurs soucieux de le sensibiliser à la grave crise du secteur, deux jours après l'inauguration ponctuée de sifflets et d'insultes du chef de l'Etat.

Le Premier ministre a lui aussi essuyé quelques huées et quolibets d'éleveurs désabusés, dans la partie des vaches laitières, après être arrivé bien avant l'ouverture aux visiteurs, avant 7 h, entouré d'un imposant service d'ordre.

"Vas te cacher. T'as rien compris petit zizi, tu vas pas changer l'Europe", a hurlé l'un d'eux. Un grand panneau avec une bâche noire avait été dressé, frappé du slogan : "Je suis le top de la qualité française mais ma passion ne suffit plus". "Vous êtes les pantins de l'Europe", a lancé François, éleveur dans l'Eure. "Ils sont là pour se pavaner mais ils n'ont aucun pouvoir et nous on crève".
Le Premier ministre lui a répondu sur le même ton : "On vient tous les ans. C'est toujours la même chose. Si on ne vient pas, on est des trouillards, si on vient, on vient se pavaner".

Manuel Valls a ajouté qu'après la visite la semaine passée du commissaire européen Phil Hogan, il y avait à Bruxelles aussi, "une prise de conscience de la gravité de la crise". Les éleveurs attendent "des prix rémunérateurs", il faut que le lait soit payé par les laiteries au minimum à 350 euros la tonne (35 centimes le litre contre 30 voire parfois 27 actuellement), et "pour bien réinvestir, il faudrait avoisiner les 400 euros", a expliqué José Baechler, un éleveur du Lot-et-Garonne.

Samedi, le président Hollande a annoncé que l'Etat devait "faire pression sur les distributeurs pour une vraie reconnaissance du travail de l'agriculteur". Il a annoncé vouloir modifier "avant l'été" la Loi de modernisation de l'économie (LME) adoptée en 2008, sous le quinquennat précédent, afin de garantir une meilleure protection du producteur, parent pauvre de ces négociations.

Pour les agriculteurs, la LME rebaptisée "Loi Leclerc", d'après les hyper et supermarchés du même nom, instaure la liberté de négociation des prix entre les centrales d'achat des grandes surfaces et leurs fournisseurs. Ce système permet aux premières d'imposer leurs prix et d'exiger des baisses qui pénalisent les producteurs.

Ces difficultés purement françaises, liées à l'extrême concentration des enseignes de grande distribution, défendues par quatre centrales d'achat, s'ajoutent à une crise plus conjoncturelle de surproduction, de baisse de la demande et d'embargo russe qui pèse pour ce dernier surtout sur les cours du porc.

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Vidéo - Suicides d'agriculteurs : une famille endeuillée témoigne

Publié le par Pierre HAMMADI

Le suicide chez les agriculteurs est un sujet tabou. Pourtant, la profession est l'une des plus touchées par ce fléau.

France 2 a recueilli le témoignage d'une famille endeuillée. Dans cette ferme du Morbihan, il reste du matériel agricole, un tracteur, quelques vaches laitières et une famille inconsolable.

Francis Le Ferrand était éleveur laitier. C'était un agriculteur passionné qui s'est battu pendant des années. Mais un jour de novembre 2015, quand son épouse rentre du travail, Francis est introuvable. "Comme il ne répondait pas au téléphone est que je ne le voyais pas, j'ai fait le tour de la ferme, je suis allée au hangar hors de l'exploitation, et il était là-bas", témoigne sa femme, Catherine. Son mari s'y est donné la mort.

Depuis plusieurs mois, la situation financière de la ferme avait empiré, le prix du litre de lait avait encore chuté. "C'est inhumain de travailler sans salaire. Quand on travaille 70 heures par semaine et qu'il n'y a pas de salaire au bout, croyez-moi, c'est très dur de vivre", ajoute-t-elle en pleurs.

La Bretagne est la région la plus touchée par les suicides, particulièrement ceux des agriculteurs.

Vidéo - Suicides d'agriculteurs : une famille endeuillée témoigne

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Notre-Dame-des-Landes : Première grande manifestation

Publié le par Pierre HAMMADI

Les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) se mobilisent à nouveau ce samedi, cette fois sur le site prévu pour accueillir l'infrastructure au nord de Nantes.

15.000 personnes selon un chiffrage définitif de la préfecture, 50.000 selon les organisateurs se sont rassemblées. Il s'agit de la première grande manifestation depuis l'annonce, par François Hollande le 11 février dernier, d'un "référendum local" sur ce projet d'aéroport controversé.

Les interrogations autour de ce qui est désormais qualifié de "consultation" par le gouvernement sont encore nombreuses. En effet, ni la date, ni la question exacte, ni le périmètre (la Loire-Atlantique ou la région Pays de la Loire, voire la Bretagne) de cette consultation, qui pose de complexes questions juridiques, n'ont été tranchés.

Symboliquement, les manifestants étaient appelés à se rassembler là où doivent débuter la construction de deux échangeurs, aux deux extrémités de la Zad, sur l'axe Nantes-Rennes d'un côté et Nantes-Vannes de l'autre, entourant ainsi le périmètre du futur aéroport. Ces routes à quatre voies, investies par des milliers de personnes, ont été fermées à la circulation et des déviations ont été mises en place. Les manifestants se sont ensuite rejoints au Temples-de-Bretagne.

A l'origine, le rassemblement organisé ce samedi vise à combattre l'expulsion des 15 derniers habitants historiques de la "Zad", la zone d'aménagement différé rebaptisée "zone à défendre" par les opposants, qui ont vu leurs derniers recours rejetés par la justice fin janvier. Ces 11 familles et quatre agriculteurs ont pour les derniers d'entre eux jusqu'au 26 mars pour quitter les lieux, a averti la justice, qui n'a toutefois pas assorti cette décision d'astreinte financière.

"Cette manifestation est importante pour montrer notre détermination et montrer aux politiques que nous sommes les plus nombreux", a lancé un porte-parole de la Coordination des opposants à l'aéroport, Dominique Lebreton, dans une allusion au référendum annoncé par François Hollande pour trancher sur ce projet d'aéroport vieux de près d'un demi-siècle, dont Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale de Vinci, a été désigné concessionnaire.
"Nous avons le devoir de conserver ces terres et ces paysans pour produire l'alimentation de demain", a-t-il poursuivi, depuis un camion-tribune, avant de faire scander à la foule "Vinci dégage!".

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Salon de l'agriculture : Des heurts ont éclaté - Hollande sous les huées et sifflets

Publié le par Pierre HAMMADI

"Démission", "c'est l'état d'urgence pour l'élevage!" Le répit a été de courte durée pour François Hollande lors de l'ouverture ce samedi du Salon de l'agriculture porte de Versailles à Paris. Le président a été hué et sifflé. Des éleveurs, vêtus de tee-shirts noirs portant le slogan "Je suis éleveur, je meurs", ont notamment rejoint la foule rassemblée autour du chef de l'Etat, quelques heures avant l'ouverture au public.

Arrivé vers 6h45, le chef de l'Etat a voulu afficher son soutien aux agriculteurs en difficulté, dans un calme alors relatif.
"On va tout faire" pour aider l'agriculture, car "en défendant l'agriculture je défends toute la nation", a ajouté François Hollande, accueilli à son arrivée par le président de la FNSEA Xavier Beulin, entouré de membres du syndicat drapeaux à la main. Le président a rappelé les mesures prises par le gouvernement, dont la baisse de dix points des cotisations, et souligné qu'au conseil européen du 7 mars, il évoquerait "la crise agricole avec la question de l'embargo russe".

François Hollande a également salué le déplacement des exposants sur le salon, jugeant qu'il s'agissait là d'un "beau geste patriotique". En outre, le président a renouvelé son appel à la responsabilité aux groupes de distribution, dont les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s'achèvent dans deux jours. "La grande distribution doit comprendre qu'elle doit faire un effort de solidarité et qu'elle ne doit pas faire la pression (pour qu'ils baissent leurs tarifs, NDLR) sur un certain nombre de producteurs, qui ont été traités dans des conditions qui ne sont pas acceptables", a-t-il lancé.
"Des contrôles doivent se faire, on les fait", a encore indiqué François Hollande."

"Bon à rien", "on n'est pas des migrants" et autres insultes ont fusé tandis que le président progressait au milieu d'une haie hostile d'éleveurs. "Il s'en fout complètement de nous", clame un autre. "Ca fait un an qu'on mène des actions en France, personne ne nous écoute", renchérit un troisième. Le président, accompagné du ministre du l'Agriculture Stéphane Le Foll, n'a pas interrompu pour autant sa visite.

Après avoir copieusement sifflé François Hollande, des manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l'Agriculture. Dans ce cadre, deux agriculteurs ont fait l'objet d'un contrôle d'identité et vont être libérés sans poursuites.

Vers 09h30, une cinquantaine de manifestants de la FNSEA ont démonté le stand du ministère de l'Agriculture et protesté bruyamment à grands coups de sifflets, poussant les CRS à intervenir pour les mettre à l'écart. Des participants ont été blessés, l'un d'eux se retrouvant le nez en sang.

Cinq manifestants ont été appréhendés, avait affirmé Damien Greffin, président de la FDSEA Ile-de-France, qui a indiqué ensuite avoir eu l'assurance qu'ils seraient "libérés sans poursuites". D'après des participants, les manifestants voulaient au départ entourer de cellophane le stand du ministère de l'Agriculture, pour protester contre les normes qui étouffent leur activité, et déployer une banderole marquée "Hollande Le film, fossoyeur de l'agriculture". C'est alors que les CRS sont intervenus et que la situation a dégénéré, ont-ils dit.

"L'intervention des agents et de la police s'est faite de manière proportionnée mais les manifestants ont résisté. Et cela a conduit aux affrontements", a commenté de son côté le préfet de police.

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Var : La mosquée de Fréjus ne sera pas détruite

Publié le par Pierre HAMMADI

La mosquée de Fréjus (Var) ne sera pas détruite. Saisi pour statuer sur la validité du permis de construire de ce lieu de culte, dont les travaux ont été achevés en 2015, le tribunal correctionnel de Draguignan a rejeté, vendredi 26 février, la demande de démolition formulée par la mairie FN de Fréjus.

Fin novembre 2015, le parquet avait pourtant requis la démolition dans un délai de six mois de cette mosquée de 1 500 m² et pouvant accueillir 700 fidèles. Il estimait que l'association qui gère la mosquée n'était pas propriétaire de l'intégralité des terrains au moment de la construction du bâtiment.

Ce grand bâtiment blanc, dans le quartier populaire de la Gabelle, est depuis plusieurs mois au centre d'un bras de fer avec la municipalité FN de Fréjus. Élu en mars 2014, David Rachline, qui avait en partie fait campagne contre ce projet, conteste les conditions dans lesquelles la mosquée a été construite, "notamment au regard des règles d'urbanisme et du non-respect du plan de prévention des risques d'inondations (PPRI)". En août 2015, une fois les travaux achevés, il avait refusé de délivrer à l'association musulmane El Fath l'agrément nécessaire.

"C'est un jugement particulièrement laxiste", a réagi David Rachline, le maire de la ville. "S'il s'était agi de n'importe quel citoyen, sa maison aurait été rasée", a affirmé l'élu frontiste.

Les juges ont en revanche infligé une amende aux dirigeants de la mosquée. Le tribunal a condamné l'association El Fath, qui gère la mosquée, à 60.000 euros d'amende pour avoir construit avec un permis périmé et au mépris de certaines dispositions sur les zones inondables. Son président, Driss Maaoroufi, a écopé lui de 15.000 euros d'amende. "Je suis content qu'on ne détruise pas la mosquée", a-t-il dit.

L'ancien maire UMP de Fréjus, Elie Brun, a également été condamné à une peine de 18 mois de prison avec sursis et 100.000 euros d'amende pour délivrance frauduleuse du permis de construire. Il a également interdiction d'exercer des fonctions publiques pendant 5 ans. Le feuilleton judiciaire n'est pas terminé car une procédure est encore en cours devant le tribunal administratif.

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Mulhouse : 750 euros d'amende pour outrages contre Manuel Valls

Publié le par Pierre HAMMADI

Un militant et ancien responsable local de la CGT a été condamné ce vendredi à 250 euros d'amende, ainsi qu'à 500 euros avec sursis, pour des "outrages" envers des forces de l'ordre et le Premier ministre, Manuel Valls, à l'occasion d'une manifestation, lundi, à Mulhouse (Haut-Rhin).

"Je ne reprends pas le vocabulaire que vous avez développé. Vous avez reconnu les mots prononcés. Les faits d'outrage sont constitués", a estimé le juge du tribunal correctionnel de Mulhouse, devant lequel Joël Moreau, 69 ans, a comparu dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité.
Ce sont ces propos qui ont valu au syndicaliste de passer une nuit en garde à vue.

Il a comparu pour outrages envers des personnes dépositaires de l'autorité publique, en l'occurrence Manuel Valls, des CRS et des gendarmes mobiles. Aucune des victimes ne s'est constituée partie civile.

"Si Valls voulait nous faire taire, c'est raté", a commenté Joël Moreau. Environ 150 militants, selon la police, membres de la CGT, de la FSU et du Front de gauche notamment, lui ont manifesté ce vendredi leur soutien devant le tribunal, certains brandissant des pancartes proclamant "Je suis Joël".

La manifestation de lundi, à laquelle a pris part une centaine de personnes, a été organisée devant une agence Pôle emploi où avait lieu la visite gouvernementale. Selon des témoignages rapportés par la CGT Métallurgie Alsace, Joël Moreau aurait "haussé la voix, dénoncé le projet de loi, les attaques contre les acquis sociaux", tout en restant "dans le cadre du discours syndical".

Le syndicat a dénoncé le "déploiement policier de très grande envergure" qui a entouré la visite. Les manifestants ont été empêchés de s'approcher de l'agence Pôle emploi et ont été "parqués pendant deux heures sur un parking à plusieurs centaines de mètres" du lieu prévu de la manifestation, selon la CGT.

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