Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Belgique : Salah Abdeslam est sorti de l'hôpital pour être entendu par les enquêteurs

Publié le par Pierre HAMMADI

L'homme le plus recherché d'Europe depuis les attentats du 13 novembre à Paris, Salah Abdeslam, a été arrêté vendredi à Molenbeek en compagnie d'Amine Choukri et de trois membres d'une famille qui l'hébergeait.

C'est un ami de Salah Abdeslam, contacté par ce dernier pour lui trouver une planque, qui aurait permis aux policiers de remonter jusqu'au fugitif, comme l'explique Le Monde.

Salah Abdeslam, le suspect-clé en fuite des attentats de Paris, a été arrêté ce vendredi, lors d'une opération policière à Molenbeek, en Belgique. "Après les sommations d'usage, l'assaut a été donné par la police", a décrit un élu local, sous couvert d'anonymat. Un homme "jeune, de petite taille à casquette, s'est enfui (...) Il a été touché par la police et emmené en ambulance", a-t-il ajouté. Blessé à la jambe, "l'ennemi public numéro un" a été transféré à l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles. L'un de ses complices a également été interpellé.

Lors d'une conférence de presse donnée avec le Premier ministre belge Charles Michel, François Hollande a déclaré qu'il s'attendait à ce que la Belgique extrade "le plus rapidement possible" Salah Abdeslam vers la France.

Mardi, les empreintes de Salah Abdeslam avaient été retrouvées dans l'appartement de Forest, près de Bruxelles, dont la perquisition avait tourné à la fusillade entre la police et trois hommes lourdement armés qui se planquaient dans l'habitation sans eau ni électricité.

L'un d'entre eux avait été tué: Mohamed Belkaïd, un Algérien de 36 ans entré illégalement en Belgique et jusque-là non connu de la justice belge, plus connu sous le faux nom de Samir Bouzid. Il avait notamment envoyé des fonds à la cousine d'Abdelhamid Abaaoud quelques jours après les attentats du 13 novembre. Deux autres avaient pris la fuite.

Lors de leurs investigations lancées après le 13 novembre, les enquêteurs en charge des investigations ont en effet défini que le 9 septembre 2015, Salah Abdeslam, a été contrôlé à la frontière entre l'Autriche et la Hongrie. Il est accompagné de deux hommes, qui se présentent avec "de fausses cartes d'identité belges au nom de Samir Bouzid et Soufiane Kayal".

Le 17 novembre, quatre jours après les attentats de Paris, c'est au nom de Samir Bouzid qu'est effectué un virement de 750 euros à la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, l'un des organisateurs présumés des attentats.

Un homme signale l'adresse de la planque de Salah Abdeslam à la police : C'est l'acte décisif qui a permis la localisation de l'homme le plus recherché d'Europe. Selon France 2, un homme s'est rendu vendredi matin dans un commissariat de Bruxelles, pour indiquer aux policiers l'adresse où se cachait le terroriste présumé. Quelques heures plus tard, l'assaut est lancé à Molenbeek, sa commune d'origine, où des dizaines de policiers encerclent le logement. Salah Abdeslam est finalement blessé à la jambe lors des échanges de tirs et interpellé.

Salah Abdeslam, âgé de 26 ans et originaire de la commune bruxelloise populaire de Molenbeek, est soupçonné par les enquêteurs français d'avoir joué au moins un rôle-clé de logisticien dans ces attentats djihadistes qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. Il s'est évaporé dans la nature depuis son exfiltration de Paris par des amis, au lendemain des attaques.

Un autre suspect reste recherché: Mohamed Abrini (30 ans), filmé le 11 novembre dans une station service sur l'autoroute entre Paris et Bruxelles en compagnie de Salah Abdeslam.

Salah Abdeslam et son complice Amine Choukri, tous deux légèrement blessés lors de leur interpellation vendredi à Bruxelles, sont sortis de l'hôpital ce samedi matin, annonce le maire de Bruxelles. Ils vont maintenant être interrogés par les enquêteurs.

Belgique : Salah Abdeslam est sorti de l'hôpital pour être entendu par les enquêteurs

Voir les commentaires

Brésil : Scandale de corruption - Les Brésiliens réclament la démission de la Présidente

Publié le par Pierre HAMMADI

"Démission". C'est le mot du moment dans les rues de Sao Paulo, Rio de Janeiro ou Brasilia. Des milliers de Brésiliens ont défilé, mercredi 16 mars, contre le pouvoir en place. En ligne de mire : leur présidente Dilma Rousseff, mais aussi leur ancien président, Lula, qui devait faire son grand retour au gouvernement en tant que chef de cabinet de la présidence, une sorte de super-Premier ministre.

Finalement, un juge a ordonné la suspension de son entrée au gouvernement, tandis que les députés ont lancé une procédure de destitution contre Dilma Rousseff. Dimanche, plus de 3,5 millions de Brésiliens avaient déjà manifesté à travers tout le pays, selon le quotidien O Globo (en portugais).

La présidente Dilma Rousseff, réélue de justesse en 2014, fait face à une grave crise économique. Le chômage explose, le pays est en récession et les prix ne cessent d'augmenter : +15% pour le prix de l’eau, +51% pour le prix de l’électricité, +20% pour celui de l’essence, sans parler des produits alimentaires comme les légumes, note Le Monde.

A cela s'ajoute une crise politique majeure. En décembre, Dilma Rousseff avait fait l'objet d'une procédure de destitution, annulée quelques jours plus tard par la Cour suprême. L'opposition l'accuse d'avoir maquillé les comptes publics en 2013 en vue de sa réélection un an plus tard. Au pied du mur, la présidente brésilienne a donc fait appel à celui à qui elle doit sa carrière politique. Lula, l'homme au miracle socio-économique des années, 2000, est rappelé aux affaires.

Sauf que la nomination de Lula intervient dix jours seulement après son audition par la justice et la perquisition de son domicile. Le parquet a requis contre l'ancien chef de l'Etat des poursuites pour "occultation de patrimoine" et a demandé son placement en détention. Or, ce poste ministériel est, pour l'ancien président, synonyme d'immunité judiciaire. Les ministres ne peuvent en effet répondre pénalement de leurs actes que devant le Tribunal suprême fédéral.

Le nom de Lula est mêlé à un immense scandale au Brésil : "Petrobras", du nom de l'entreprise pétrolière contrôlée par l'Etat. Petrobras et les géants brésiliens du BTP se seraient partagé des marchés pour les surfacturer. Des pots-de-vin auraient été aussi versés à la coalition de centre-gauche au pouvoir depuis l'élection de Lula en 2003, explique Le Monde.

Le nom de l'enquête, menée par le juge fédéral Sergio Moro, est clair : "lava jato", soit "lavage express". Depuis deux ans, 133 condamnations à des peines de prison ont été prononcées contre des responsables politiques, des intermédiaires, des cadres d’entreprises et des fonctionnaires, signale O Globo (en portugais).

L'étau se resserre autour de l'ancien président. La justice soupçonne Lula d'avoir bénéficié d'un luxueux appartement en triplex, à Gujara, une station balnéaire prisée, proche de Sao Paulo, relaie Courrier international.

Une conversation téléphonique entre Dilma Rousseff et Lula, rendue publique par le juge Sergio Moro, qui a mis le feu aux poudres mercredi. La présidente informe son mentor politique qu'elle va lui faire parvenir rapidement son décret de nomination. "Ne t'en sers qu'en cas de nécessité", lui dit-elle.

Pour les détracteurs de Lula, c'est trop. Ils accusent Dilma Rousseff de l'avoir nommé pour le protéger des poursuites judiciaires.

Des milliers de manifestants se sont aussitôt massés devant la présidence de la République, à Brasilia. Certains ont repris la fameuse phrase prononcée par Lula en 1988 quand il était syndicaliste, cette fois à ses dépens : "Au Brésil, quand un pauvre vole, il va en prison. Quand un riche vole, il devient ministre !"

Voir les commentaires

Salaire des fonctionnaires : Une hausse de 1% du point d'indice en deux temps

Publié le par Pierre HAMMADI

Après six ans de gel des augmentations générales, Annick Girardin, la ministre de la Fonction publique, devrait annoncer, selon les syndicats, une hausse de 1% du point d'indice pour les fonctionnaires. Celle-ci s'opérera en deux fois : +0,5% le 1er novembre 2016 et +0,5% le 1er mars 2017.

L'exécutif promettait "un geste significatif". Le gouvernement propose finalement une hausse de 1% du point d'indice – base de calcul du salaire des fonctionnaires – en deux temps, annoncent des syndicats à l'AFP, jeudi 17 mars.

Le point d'indice est gelé à 4,63 euros depuis 2010. Selon les syndicats, ce gel a contribué à faire perdre 8% de pouvoir d'achat aux agents de la fonction publique, même si certains ont vu leur rémunération augmenter en raison du passage des échelons, de l'ancienneté... L'annonce de ce dégel a immédiatement fait réagir les syndicats, qui l'ont jugé "inacceptable".

Une hausse de 1% de la valeur du point était chiffrée à 1,85 milliard d'euros pour les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière), selon la Cour des comptes. D'où l'avertissement de Bercy : "Il ne s'agit pas (que cette hausse) atteigne des niveaux déraisonnables", a insisté mercredi Emmanuel Macron.

Avant même cette annonce, Les Républicains ont dénoncé le principe d'une telle hausse. "De l'électoralisme aux frais des Français", a jugé Eric Woerth, leur secrétaire général, parlant d'une revendication "infinançable". Nicolas Sarkozy s'est déjà fixé "comme premier objectif" de supprimer "entre 300 000 et 350 000 postes" de fonctionnaires en un quinquennat.

Pour François Bayrou, une revalorisation est "légitime", mais le président du Modem craint "de grandes difficultés puisqu'on va devoir financer encore par des impasses". Le FN aussi y est "favorable", mais veut que les "grandes collectivités territoriales" cessent " de recruter des agents publics surnuméraires".

En 2014, la masse salariale publique a atteint 278 milliards d'euros, près du quart de la dépense publique, selon la Cour des comptes.

Voir les commentaires

VIDEO - Côte d'Ivoire : les images de l'attaque filmées par la vidéosurveillance à Grand-Bassam

Publié le par Pierre HAMMADI

Des images filmées dans le bar de l'hôtel Etoile du Sud, sur la plage, montrent la violence de l'attaque. La sécurité a été renforcée dans la station balnéaire de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire, lundi 14 mars, au lendemain de l'attaque terroriste jihadiste qui a fait au moins 18 morts près d'Abidjan.

Des images filmées par la vidéosurveillance installée sur la plage de l'hôtel Etoile du Sud et publiées lundi montrent la violence de l'attaque et la réaction des employés des lieux, mais aussi des touristes qui se trouvaient là.

L'attaque, qui a débuté à 12h30 (heure locale), a pris par surprise les personnes qui se trouvaient autour du bar de l'hôtel. Dans la vidéo, on entend des tirs à proximité, qui font fuir les employés de l'hôtel et les familles. Les rafales se rapprochent alors du point où se trouve la caméra de surveillance.

Alors que le bar est vidé de ses occupants, des personnes armées venant de la plage continuent de progresser vers l'hôtel, en tirant. Dans la seconde partie de la vidéo, on distingue deux personnes, armées de fusils, arpenter les lieux.

Le bilan de l'attaque est désormais de 15 civils, dont quatre Français, et trois membres des forces de sécurité tués. Trois assaillants ont été abattus.

VIDEO - Côte d'Ivoire : les images de l'attaque filmées par la vidéosurveillance  à Grand-Bassam

La Côte d'Ivoire a été la cible dimanche d'un attentat revendiqué par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Un commando armé a tué dix-huit personnes - quinze civils et trois membres des forces de sécurité - lors de son attaque à Grand-Bassam, une station balnéaire située à une quarantaine de kilomètres d'Abidjan, a annoncé lundi le ministre ivoirien de l'Intérieur Hamed Bakayoko. Quatre Français figurent parmi les victimes. Trois terroristes ont par ailleurs été abattus et 33 personnes blessées.

Selon plusieurs témoins, six assaillants cagoulés et armés de fusils automatiques ont ouvert le feu au hasard, peu avant 13 heures, aux environs d'un hôtel connu des lieux, l'Étoile du Sud. Une personne sur place a affirmé qu'un des hommes criait "Allah Akbar". Abbas el-Roz, un ressortissant libanais interrogé par l'AFP, qui séjournait dans cet établissement, a raconté que l'un d'eux portait un fusil d'assaut kalachnikov et une ceinture de grenades.

Deux hôtels voisins, le Koral Beach et l'Auberge Bassamoise, ont également été visés par les assaillants. "Les forces de sécurité ivoiriennes sont intervenues immédiatement et ont pu neutraliser six terroristes ", a-t-il dit. Dans sa revendication, Aqmi a de son côté indiqué que l'attaque avait été menée par seulement «trois héros».

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a évoqué de son côté un bilan «lourd, les terroristes ont réussi à tuer quinze civils et nous avons perdu trois membres des forces spéciales.» François Hollande a dénoncé un «lâche attentat», promettant un "soutien logistique et de renseignement pour retrouver les agresseurs". La justice française a par ailleurs ouvert une enquête pour assassinat terroriste, en raison de la présence de quatre victimes françaises, alors que des cellules de crise ont été ouvertes à Paris et à Abidjan.

Les forces de l'ordre locales se sont déployées rapidement, vite soutenues par des troupes d'intervention et des militaires cantonnés dans la région afin de parer à ce genre d'événements. Le pont qui sépare le Quartier France, la vieille ville, de sa partie nouvelle, où se situe la majorité des hôtels et des bars, avait été coupé à la circulation et était gardé par des véhicules militaires. Des civils étaient évacués, certains mains sur la tête, tandis que des policiers et des militaires traquaient les assaillants et ratissaient la zone.

La station de Grand-Bassam, très prisée par la bourgeoisie ivoirienne et par la communauté expatriée, est une cible idéale pour des terroristes. En ce dimanche de canicule, elle était bondée. La Côte d'Ivoire se savait par ailleurs potentiellement visée par un attentat et le gouvernement avait appelé à plusieurs reprises à la vigilance.

Le pays n'a jamais été directement menacé par des groupes djihadistes sévissant au Mali comme al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) ou al-Mourabitoune. Mais le risque était néanmoins réel. À l'hiver 2015, plusieurs attaques de villages avaient été enregistrées dans l'extrême sud du Mali à une dizaine de kilomètres de la frontière ivoirienne.

En envoyant leurs tueurs frapper la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam, les chefs d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) n'ont pas agi au hasard: ils ont frappé symboliquement la France, leur ennemi juré, assurent des analystes à l'AFP. Premier comptoir français dans la région au milieu du XIXe siècle, sous le nom de «Fort-Nemours», Grand-Bassam a aussi été à partir de 1893 le premier centre administratif colonial français.

"Frapper la Côte d'Ivoire, c'est bien évidemment une façon de s'en prendre à l'allié historique de la France dans la région" explique à l'AFP Antoine Glaser, africaniste qui vient de publier Arrogant comme un Français en Afrique (Fayard). Grand-Bassam, "c'est la capitale historique de la colonisation française, il y un musée avec des missionnaires, un cimetière français... C'était la cible parfaite pour envoyer un message contre la France en Afrique. C'est même étonnant que ça n'ait pas été davantage protégé".


L'armée française est de longue date présente sur le territoire ivoirien, avec actuellement six cents hommes répartis dans quatre bases, dans les environs d'Abidjan.

Voir les commentaires

Richard Stallman : Il faut éliminer Facebook

Publié le par Pierre HAMMADI

Facebook nuit à la bonne santé de la démocratie. C'est ce que pense Richard Stallman, fondateur du mouvement du logiciel libre. "Il faut éliminer Facebook pour protéger la vie privée !", a-t-il lancé en marge d'une conférence au quotidien montréalais Le Devoir. Le célèbre programmeur américain, inventeur du système d'exploitation GNU, à l'origine de Linux, milite de longue date pour une informatique libre et ouverte.

Car "sans cette vie privée, sans la possibilité de communiquer et d'échanger sans être surveillé, la démocratie ne peut plus perdurer". Facebook érige un monde où les communications sont surveillées. Ces échanges surveillés induisent une perte de pouvoir pour le citoyen: le pouvoir de signaler les abus, le pouvoir de contrôler ce que fait l'Etat.

Concernant Facebook, Richard Stallman ne mâche pas ses mots. "C'est un service parfaitement calculé pour extraire et pour amasser beaucoup de données sur la vie des gens. C'est un espace de contraintes qui profile et fiche les individus, qui entrave leur liberté, qui induit forcément une perte de contrôle sur les aspects de la vie quotidienne que l'on exprime à cet endroit".

A terme, les conséquences sociales et politiques d'un tel pouvoir pour une entreprise ne peuvent être que délétères. Richard Stallman met également en garde les gouvernements face au pouvoir de ces entreprises. "Le logiciel privateur surveille ses utilisateurs, décide de ce qu'il est possible de faire avec ou pas, contient des portes dérobées universelles qui permettent des changements à distance par le propriétaire, impose de la censure. Lorsqu'on l'utilise, on se place forcément sous l'emprise de la compagnie qui le vend".

Le logiciel libre, dont il a lancé le mouvement du même nom en 1983, c'est le cheval de bataille de ce programmeur militant. Une philosophie que Richard Stallman oppose à celle de sociétés informatiques, Microsoft et Apple en tête. Lors des conférences, c'est ce même message qu'il porte, appelant les gouvernements à réagir : "les gouvernements ont un rôle important à jouer pour combattre ces injustices en s'échappant des cadres privateurs dans lesquels ils se sont placés".

L'école est aussi appelée à utiliser les logiciels libres: "c'est la seule façon de regagner collectivement la liberté perdue et de reprendre le contrôle sur des activités qui nous ont d'ores et déjà échappé".

Voir les commentaires

Fusillade à Bruxelles : Plus de 100 perquisitions depuis les attentats de Paris, deux suspects en fuite

Publié le par Pierre HAMMADI

Lors d'une conférence de presse qui s'est déroulée ce mercredi matin, le parquet belge a donné des détails sur l'opération de police menée mardi 15 mars à Forest, une commune du sud de Bruxelles.

Le suspect abattu a été identifié, il s'agit de Belcaïd Mohammed, un Algérien né le 9 juillet 1980 qui séjournait illégalement dans le pays. L'homme n'était connu des services de police que pour un vol commis en 2014. Un drapeau de l'organisation État islamique et un livre sur le salafisme ont été retrouvés à côté de son corps gisant dans l'appartement qui devait être perquisitionné et qui a servi de lieu de retranchement aux tireurs.

Thierry Werts, substitut du procureur, a expliqué que plus de 100 perquisitions ont été effectuées depuis les attentats de Paris le 13 novembre dernier et 58 personnes ont déjà été interpellées. Mardi 15 mars, une équipe de police franco-belge s'est rendue dans l'appartement rue du Dries à Forest, dans le cadre de ces opérations. À leur arrivée et alors qu'ils pensaient trouver un endroit vide, au moins deux personnes ont commencé à tirer avec une kalachnikov et un Riot Gun.

"Un échange de tirs bref mais nourri", précise Thierry Werts. Trois policiers sont touchés, dont une Française. Retranchés dans leur appartement, les tireurs font un nouveau blessé dans les heures suivantes : un policier belge est touché à la tête. L'équipe de tireurs d'élite répond et réussit à atteindre l'un des suspects, Belcaïd Mohammed. Il est neutralisé alors qu'il allait ouvrir le feu depuis une fenêtre. "Le pire a été évité grâce à la réactivité professionnelle des policiers", a salué le magistrat.

Dans la journée et dans la nuit, les perquisitions se sont poursuivies dans les alentours. Les policiers ont découvert des munitions de kalachnikov et un habit noir au pied d'un immeuble qu'ils ont fouillé et où ils ont trouvé deux armes.

Le journal La Dernière Heure expliquait ce mercredi matin que la police belge recherchait un homme armé et dangereux impliqué dans la fusillade de mardi. Le portrait-robot diffusé en exclusivité par le journal indique que l'individu est de type nord-africain et âgé de 25 à 28 ans. Il mesure 1m85 et est de corpulence mince. Il a le teint mat et il portait une casquette blanche. Les enquêteurs recueillent toutes informations sur ce fugitif très dangereux au 0800.30.300.

Toujours selon La Dernière Heure, deux figures du grand banditisme, les frères Khalid et Ibrahim El Bakraoui, âgés respectivement de 27 et 30 ans, sont recherchées après la fusillade survenue à Forest. Le journal précise que les deux hommes étaient déjà recherchés par la police, l’un pour terrorisme, l’autre pour une peine à exécuter. Ils se seraient enfuis, mardi, de l’appartement où la police était venue perquisitionner.

En octobre 2010, Ibrahim El Bakraoui avait été condamné à 9 ans de prison par le tribunal correctionnel de Bruxelles à la suite d'un braquage commis avec deux complices, chez un agent de change à Bruxelles, qui avait mal tourné. Dans leur fuite, Ibrahim El Bakraoui avait tiré à la kalachnikov à plusieurs reprises sur les policiers lancés à ses trousses, blessant l'un d'entre eux de trois projectiles.

En février 2011, son frère Khalid El Bakraoui se retrouvera également devant la justice. Il est condamné à 5 ans de prison sans sursis pour des car-jacking. Lors de son arrestation à l’époque, luis et ses complices détenaient également des fusils d'assaut.

A ce jour, après 58 arrestations, onze personnes ont été inculpées en Belgique en lien avec les attaques de Paris du 13 novembre 2015. L'enquête a montré que ces attentats avaient été largement préparés et coordonnés depuis Bruxelles. Huit de ces onze inculpés sont toujours en détention provisoire. Salah Abdeslam, et son ami Mohamed Abrini, originaire comme lui de la commune bruxelloise de Molenbeek, n'ont toujours pas été appréhendés.

Salah Abdeslam, 26 ans, soupçonné d'avoir eu au moins un rôle-clé de logisticien dans les attentats de Paris, s'est évaporé dans la nature depuis son exfiltration de la capitale française jusqu'à Bruxelles par des amis, le lendemain des attaques.

Voir les commentaires

Hollande 2017 : le salaire des 5,5 millions de fonctionnaires va augmenter

Publié le par Pierre HAMMADI

En annonçant mardi sur RMC un "geste significatif" pour les fonctionnaires, Manuel Valls a jeté un pavé dans la mare : pour la première fois depuis 2010, le salaire de tous les fonctionnaires va augmenter. Un coup de pouce qui fleure bon l'opération rabibochage entre François Hollande et l'une des principales "clientèles" électorales de la gauche.

Le président rendra son arbitrage aujourd'hui. Mais le dégel du fameux point d'indice est bien sur les rails et doit être confirmé jeudi aux partenaires sociaux. Cet outil statistique sert à calculer la rémunération de près de 5,5 millions de fonctionnaires, toutes catégories confondues : s'il ne bouge pas, alors la feuille de paie subit le même sort.

"Le dégel prévu est une mesure de justice", confiait mardi soir Annick Girardin, la ministre de la Fonction publique. Il est vrai qu'avec Hollande, le changement s'est réduit à peau de chagrin sur le bulletin de salaire pour les agents. Certes, le président s'est permis quelques douceurs en supprimant, par exemple en 2014, la journée de carence, ce qui permet désormais aux fonctionnaires d'être payés dès le premier jour en cas d'arrêt maladie. Les plus petits traitements ont aussi été revalorisés. Mais pour le reste, ceinture ! Alors même que policiers ou militaires sont en première ligne, notamment dans la lutte contre le terrorisme. "La reconnaissance des Français doit désormais être matérialisée", justifie Girardin.

L'annonce du Premier ministre intervient aussi au meilleur des moments. FO et la CGT, puissants chez les fonctionnaires, sont aux avant-postes de la contestation contre la loi El Khomri sur la réforme du marché du travail. "Si ça peut les calmer, ce n'est pas plus mal... ", glisse-t-on parmi les députés PS où personne ne cache la dimension politique du gros clin d'œil aux fonctionnaires, dont certains syndicats appellent à manifester le 22 mars.

"C'est un geste électoral", reconnaît Sébastien Denajas, député PS de l'Hérault et soutien indéfectible du gouvernement. A moins de quatorze mois de l'élection présidentielle, François Hollande poursuit sa tournée des déçus. Par petites touches, le chef de l'Etat se rappelle aux bons souvenirs de ces électeurs qui, en 2012, avaient permis son accession à l'Elysée. Un jour les jeunes, le lendemain les chercheurs, le surlendemain les fonctionnaires...

"Ce sont les nôtres, il est temps de se réconcilier", glisse un ténor de la majorité. Au moment même où, de Nicolas Sarkozy à Bruno Le Maire, les candidats à la primaire de la droite ciblent, eux, les fonctionnaires, en évoquant des suppressions massives de postes.

Le chèque promis aux agents promet de faire tiquer Bruxelles. Etudiée mardi soir lors d'une réunion serrée à Matignon entre différents ministres dont Michel Sapin (Finances) et Marisol Touraine (Affaires sociales), une hausse dès cette année de 1 % du point d'indice équivaut à une dépense supplémentaire de près de 2 milliards d'euros par an.

Le gouvernement serait même tenté d'aller plus loin pour rendre le geste bien visible sur la paie.

Voir les commentaires

La Corée du Nord prête à tester l'explosion d'une ogive nucléaire et des tirs de missiles

Publié le par Pierre HAMMADI

La tension continue de monter dans la péninsule Coréenne alors que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a annoncé qu'il s'apprêtait à tester l'explosion d'une ogive nucléaire et à tirer de multiples missiles balistiques.

Une menace émise quelques semaines après une simulation -qu'il présente comme réussie- de la technologie nécessaire à la rentrée dans l'atmosphère d'une ogive nucléaire. Ce qui permettrait théoriquement à Pyongyang de frapper le continent américain, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Ce projet est une réponse aux sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, les plus lourdes jamais infligées à Pyongyang, visant en particulier des secteurs économiques clé et à nuire à l'accès par le Nord au système de transport international. Sanctions qui venaient d'ailleurs en réponse du quatrième essai nucléaire mené par la Corée du Nord le 6 janvier -mis en doute par les États-Unis-, suivi le 7 février par un tir de fusée à longue portée largement considéré comme un test déguisé de missile balistique.

Pour renforcer les capacités de dissuasion nucléaire nord-coréennes, a dit Kim Jong-Un, le pays va tester "dans peu de temps" l'explosion d'une ogive nucléaire et procéder à des essais de tirs de "plusieurs sortes" de missiles balistiques.

La présidente sud-coréenne a jugé mardi que les menaces incessantes du Nord montraient qu'il était en "crise" du fait de son isolement diplomatique et économique accru. "Si la Corée du Nord continue ses provocations et sa confrontation avec la communauté internationale et ne marche pas sur la voie du changement, elle marchera sur la voie de l'autodestruction", a-t-elle lancé.

Bon nombre de spécialistes pensent que la Corée du Nord est loin d'avoir mis au point un missile balistique intercontinental (ICBM) qui puisse frapper le continent américain. Il est de plus incertain qu'un éventuel engin miniaturisé nord-coréen soit suffisamment résistant pour supporter les chocs, les vibrations et les variations de températures associés à un vol balistique.

Voir les commentaires

Mère Teresa sera canonisée le 4 septembre

Publié le par Pierre HAMMADI

Elle était devenue le symbole de l'aide aux "plus pauvres d'entre les pauvres", auxquels elle a consacré sa vie. Mère Teresa sera canonisée le 4 septembre prochain, annonce le Vatican. Le pape François a signé ce mardi matin le décret de canonisation.

Ce dernier feu vert est intervenu lors d'un consistoire chargé d'examiner la cause de la religieuse au sari blanc bordé de bleu, décédée en 1997 et béatifiée en 2003. Le lieu de la célébration, Rome ou Calcutta, n'a pas encore été confirmé.

En 2003, la béatification de la religieuse indienne d’origine albanaise par le pape Jean Paul II, dont elle était très proche, avait rassemblé 300 000 fidèles autour de la place Saint-Pierre. La canonisation équivaut à une reconnaissance officielle par l’Eglise du fait qu’une personne est au paradis. Elle doit pour cela être à l’origine de deux miracles après sa mort, l’un pour sa béatification, l’autre pour sa canonisation, signes de sa proximité avec Dieu.

L'engagement infatigable de cette religieuse tenace et pragmatique lui a valu une aura morale mondiale, couronnée par le prix Nobel de la paix en 1979. Née le 26 août 1910 dans une famille albanaise à Skopje (Macédoine), Gonxhe Agnes Bojaxhiu entre dès l'âge de 18 ans chez les soeurs de Notre-Dame de Lorette à Dublin, où elle prend le nom de Teresa, en hommage à Thérèse de Lisieux.

Envoyée à Calcutta, elle enseigne pendant plusieurs années dans une école pour jeunes filles des classes aisées, avant de recevoir "l'appel dans l'appel", une vocation à se mettre au service de Dieu à travers les plus pauvres.

En 1952, la rencontre d'une femme blessée agonisant sur un trottoir les pieds rongés par des rats la pousse à harceler les autorités de la ville pour obtenir une vieille bâtisse afin d'accueillir les mourants dont les hôpitaux ne veulent plus. A Calcutta, Mère Teresa ouvre ensuite un vaste orphelinat, Sishu Bhavan, puis la léproserie de Shantinagar.

A la maison mère de la congrégation à Calcutta, dans le vacarme d'une grande artère de la mégalopole indienne, Mère Teresa a mené une vie austère au milieu des postulantes et des novices, participant aux tâches domestiques et travaillant sans relâche au milieu de ses dossiers.

C'est là qu'elle s'est éteinte le 5 septembre 1997, à 87 ans, et qu'elle repose, sous une tombe que les soeurs décorent chaque jour d'une parole écrite avec des pétales de fleurs.

Voir les commentaires

Pédophilie dans l'Eglise catholique : Le cardinal Barbarin visé par une nouvelle plainte

Publié le par Pierre HAMMADI

Une nouvelle plainte visant le cardinal Barbarin a été déposée en février, rapporte l'AFP, qui cite une source judiciaire, mardi 15 mars. Les faits concernant des actes pédophiles remontant au début des années 1990 et commis par un prêtre toujours en activité à Lyon, précise l'agence, confirmant une information du Figaro.

Cette plainte, déposée par une victime qui travaille désormais au ministère de l'Intérieur, selon Le Point, vise des faits de "mise en danger de la vie d'autrui et provocation au suicide", explique le diocèse de Lyon dans un communiqué. Elle fait suite à une première plainte déposée en 2009 à l'encontre du prêtre, classée sans suite par la justice pour cause de prescription.

Dans un témoignage recueilli par Le Figaro, Pierre, 42 ans, affirme avoir été victime d'attouchements sexuels de la part du prêtre Jérôme Billioud, de l'ensemble paroissial La Croix Rousse. Les faits se seraient produits pendant des vacances à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) au début des années 1990, lorsque Pierre était adolescent. Un soir, dans une chambre d'hôtel, "le père Billioud a commencé à se frotter et à se masturber contre moi", raconte-t-il.

A l'occasion de sa plainte en 2009, Pierre dit avoir rencontré le cardinal Philippe Barbarin, qui "s'abrite derrière la prescription pénale". "Il n'a rien fait pour protéger les autres enfants, il l'a laissé en place, au même endroit, dénonce-t-il. C'est facile d'être courageux avec les chrétiens d'Orient, mais faire le ménage dans sa propre boutique alors que l'on sait qu'il y a des brebis galeuses, il faut un autre genre de courage."

Après cette nouvelle plainte, le cardinal Barbarin a fait part de sa "tristesse", de sa "consternation" et de son "incompréhension" : "C’est avec douleur que le cardinal Barbarin se voit accusé aujourd’hui de manière aussi injustifiée, tant il est évident qu’en aucun cas il n’a ni mis en danger la vie d’autrui, ni encouragé quiconque à se suicider." Le religieux catholique demande "que soient respectés ses droits, son honneur et la présomption d’innocence".

Le président de la Conférence épiscopale, l'archevêque Georges Pontier, a affirmé mardi à Lourdes (Hautes-Pyrénées) que "faire la vérité pour les victimes" de pédophilie était "la priorité" des évêques.

De son côté, Manuel Valls a demandé sur RMC au cardinal de "prendre ses responsabilités" après sa mise en cause. "C'est à lui (...) de parler et d'agir", juge le Premier ministre.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>