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Loi travail : Cette loi, "elle va passer - Je ne céderai pas", affirme François Hollande

Publié le par Pierre HAMMADI

François Hollande sur Europe 1, "Ça va effectivement mieux pour la France, pas forcément pour tous les Français", a-t-il convenu, ajoutant que cette phrase, prononcée le 14 avril sur le plateau de France 2, n'était "pas un propos de circonstance, de campagne ou de tribune". 

Et pour prouver que cela va mieux, le président de la République a confirmé que, si les conditions économiques le permettaient, il annoncerait à l'été une baisse d'impôts pour les ménages en 2017. 

"Non, je ne multiplie pas les cadeaux ", s'est-il agacé à l'énumération des dernières annonces consenties, notamment aux jeunes, aux fonctionnaires et aux agriculteurs.

Le président a aussi critiqué les programmes économiques des candidats à la primaire à droite. "Ils sont tous pour une augmentation de la TVA. Franchement lisez les ! Lisez les, je vais faire de la promotion", s'est-il emballé. "Augmenter la TVA ce n'est pas juste, ça va toucher tous les Français indifféremment". 

Alors que les routiers bloquent une partie des raffineries et des ports français, que les métros tournent au ralenti, que la semaine s'annonce plus que bousculée socialement, le président de la République n'a abordé le sujet qu'au bout de vingt minutes d'interview. A 7h50, après avoir longuement évoqué le chômage - 608.200 chômeurs de plus depuis juin 2012, "sous mon prédécesseur, c'était un million de plus" -, François Hollande a réaffirmé sa foi dans la loi Travail, destinée à "donner de la visibilité" aux entreprises. "Il n'y a pas d'autre mécanisme pour créer de l'emploi", a-t-il insisté.

Vingt minutes plus tard, le président est de nouveau interrogé sur le projet de loi, et cette sixième journée de mobilisation, à l'appel de sept syndicats. Cette loi, "elle va passer, parce qu'elle a été discutée, a été concertée, a été corrigée, a été amendée", répond-il sans s'arrêter sur l'usage du 49.3. "Je ne céderai pas parce qu'il y a eu trop de gouvernements qui ont cédé (...) pour que moi-même, dans des circonstances qui ne sont pas faciles, je puisse céder dès lors qu'un compromis a été trouvé, un équilibre a été obtenu, que les syndicats réformistes sont derrière ce texte et qu'il y a une majorité de socialistes qui sont en faveur", a-t-il ajouté.

"Il est très important dans notre pays, et la loi El Khomri va y contribuer, que les partenaires, c'est à dire les entreprises, les syndicats, puissent au niveau de l'entreprise déterminer leur propre avenir dans le respect de la loi". Bref, "je conduis les Français vers une forme de social-démocratie à la française", a-t-il voulu résumer.

Sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl) sont à l'initiative de deux nouvelles journées d'actions unitaires ce mardi et jeudi, les sixième et septième en un peu plus de deux mois, pour contester le texte de la ministre Myriam El Khomri, jugé trop favorable aux entreprises. "Quand on n'est pas entendu, il faut essayer de se faire entendre", a résumé lundi Philippe Martinez, le numéro un de la CGT.

"Quand il y a tant de citoyens qui s'opposent à un projet de loi, quand il y a des manifestations qui durent depuis très longtemps, eh bien, on doit écouter le peuple. Monsieur Hollande a les oreilles bouchées", déclare Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, interrogé sur Europe 1. "On est dans la phase où les salariés ont décidé de se faire entendre plus fort. Les salariés ont décidé de durcir le mouvement, c'est une bonne chose. Il faut généraliser les grèves", ajoute-t-il.

Barrages filtrants, blocages de zones logistiques... Les routiers ont inauguré ce mardi une semaine de grèves reconductibles dans divers secteurs contre le projet de loi Travail, un mouvement qui s'accompagne de nouvelles manifestations, émaillées de quelques incidents. Bordeaux fait partie des villes touchées par la mobilisation des routiers, avec notamment la mise en place de barrages filtrants pour bloquer les poids-lourds. L'entrée Nord d'Arras (Pas-de-Calais) est bloquée au rond-point dit des abattoirs par des routiers, rapporte "la Voix du Nord".

A Nantes des heurts ont eu lieu entre des manifestants et la police et en Bretagne, des opposants à la loi Travail ont occupé les voies SNCF, à Morlaix (Finistère), interrompant le trafic vers et depuis Paris sur cette portion. Un groupe de sept à huit photographes et journalistes vidéo a été victime de jets de bouteille. De nouveaux heurts se sont produits près du château des Ducs de Bretagne, à l'entrée de la rue de Strasbourg qui mène à la mairie et à la préfecture. Après avoir été visées par des projectiles, les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes.

En marge de la manifestation à Marseille (Bouches-du-Rhône), "La Provence" fait état de groupes de jeunes qui ont pris la direction de la gare de la Blancarde et qui ont mis le feu à plusieurs poubelles boulevard Sakakini. Les CRS ont fait usage de gaz lacrymogènes. environ 5.000 manifestants sont rassemblés sur le Vieux-Port, rapporte.

Des incidents entre des manifestants qui essayaient d'accéder à la rocade de Rennes pour la bloquer, et les forces de l'ordre, qui les en empêchaient, ont eu lieu après la manifestation intersyndicale dans le centre-ville de Rennes, ce mardi encore.

A Toulouse (Haute-Garonne), des militants CGT ont "muré" avec des briques en béton cellulaire l'entrée de la permanence parlementaire du député socialiste Christophe Borgel et tapissé les fenêtres de la permanence d'affiches "Pour le retrait de la loi travail".

Les cortèges des manifestations qui se sont déjà déroulées ont rassemblé entre 3.500 (police) et 10.000 personnes (syndicats) à Nantes (Loire-Atlantique), 2.300 et 8.000 à Toulouse (Haute-Garonne), des milliers à Marseille (Bouches-du-Rhône) et Lyon, plusieurs centaines à Montpellier (Hérault), entre 1.100 et quasiment 2.000 à Rennes (Ille-et-Vilaine), selon les sources.

Entre 11.000 et 12.000 personnes ont participé à la manifestation parisienne contre la loi travail, selon le décompte communiqué à l'AFP par la préfecture de police de Paris, tandis que la CGT en a recensé 55.000.

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Harcèlement sexuel : l'appel de 17 anciennes ministres "Nous ne nous tairons plus"

Publié le par Pierre HAMMADI

"Nous ne nous tairons plus". Dans un appel publié dans Le Journal du Dimanche, 17 anciennes ministres de gauche comme de droite annoncent que "l'omerta et la loi du silence ne sont plus possibles": elles dénonceront désormais "systématiquement toutes les remarques sexistes, les gestes déplacés, les comportements inappropriés".

Quelques jours après les accusations de harcèlement sexuel visant le député écologiste Denis Baupin, ces anciennes membres de gouvernement, parmi lesquelles Roselyne Bachelot, Cécile Duflot, Aurélie Filippetti, Nathalie Kosciusko-Morizetou encore Christine Lagarde, écrivent: 

"Nous nous sommes engagées en politique pour des raisons diverses, nous défendons des idées différentes, mais nous partageons la volonté que le sexisme n'ait pas sa place dans notre société. Ce fléau n'est pas propre à notre univers, loin de là, mais le monde politique a un devoir d'exemplarité."

Citant l'exemple de l'affaire DSK, et revenant sur les témoignages "sidérants" de quatre femmes politiques contre Denis Baupin, elles rappellent : 
"Comme toutes les femmes qui ont accédé à des milieux auparavant exclusivement masculins, nous avons eu à subir et à lutter contre le sexisme. Ce n'est pas aux femmes à s'adapter à ces milieux, ce sont les comportements de certains hommes qui doivent changer". 

Et de citer certaines situations auxquelles elles-mêmes ou certaines de leurs collègues ont été confrontées: "On ne peut pas dire à une femme, quel que soit son statut, qu'elle soit salariée, étudiante, chômeuse, mère au foyer ou élue, à propos d'une collègue : "À part ses seins magnifiques, elle est comment?". On ne peut lui dire d'un air graveleux: "Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir" ou "Est-ce que tu portes un string?".

"Cela suffit. L'impunité, c'est fini, poursuivent-elles. (...) Nous encourageons toutes les victimes de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles à parler et à porter plainte." "Nous demandons à nos partis et à nos groupes politiques de vérifier si de tels actes ont été commis et, si tel a été le cas, d'aider les victimes à faire éclater la vérité".

Elles rappellent qu' "aujourd'hui, l'arsenal judiciaire existe mais les lois ne sont pas suffisamment appliquées. Le Code du travail protège la salariée mais il n'est pas respecté. Peu de femmes portent plainte et très peu de plaintes débouchent sur des condamnations". 

La porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, a toutefois pris ses distances avec les signataires en leur reprochant sur BFMTV d'avoir pratiqué "l'omerta" alors qu'elles avaient "bien des moyens de se faire entendre et de se faire respecter", contrairement aux "ouvrières" et aux "employées".

Laurence Rossignol, la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, a rappelé dimanche sur France 3 que deux de ces pistes sont en cours d'adoption ou d'élaboration : 
- La première, "c'est d'adopter rapidement la proposition de loi qui est déjà en navette parlementaire, qui a été adoptée à l'Assemblée et qui rallonge les délais de prescription pour toute une série de délit de trois à six ans", a-t-elle détaillé, appelant de nouveau le Sénat à adopter le texte "dans les mêmes termes". 
- La deuxième, "c'est de permettre aux associations de déposer plainte en lieu et place des victimes", en ajoutant un amendement à la "loi égalité et citoyenneté qui va être examinée par le Parlement" en juin, a-t-elle ajouté.

Cet appel est signé par Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet, Rama Yade.

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Contrôle d'un handicapé gare de Lyon à Paris : les policiers portent plainte

Publié le par Pierre HAMMADI

La vidéo d'un handicapé assis sur un quai du RER de la gare de Lyon à Paris, après avoir été contrôlé par trois policiers, a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux. On y voyait ses affaires personnelles éparpillées autour de lui et ses prothèses de jambes posées en vrac sur le sol. La scène s’est déroulée le 2 mai dernier.
Le Défenseur des droits Jacques Toubon a ouvert une enquête à ce sujet. 

De nouveaux éléments ont contredit la version de l'homme, d'après Le Parisien qui a pu consulter des images de vidéosurveillance. A tel point que les trois agents ont porté plainte pour "dénonciation calomnieuse". Le préfet de police a également déposé plainte pour "diffusion de fausses nouvelles" à l'encontre de l'homme qui a diffusé la vidéo, selon les informations de Metronews mercredi 11 mai. 

"Je me suis senti complètement humilié", avait raconté l'homme à France 24. Il avait affirmé qu'il cherchait à rejoindre la gare du Nord lorsque les policiers avait procédé à un contrôle d'identité, le 2 mai dernier. "Mais je n'ai pas tous mes papiers", dont la demande "est encore en attente à la préfecture", avait-il expliqué. 

"Ils m'ont demandé où j'avais eu mon téléphone, m'accusant de l'avoir volé. J'ai commencé à m'énerver. J'ai été plaqué contre le mur et tandis que je me débattais, l'un des policiers me tirait la jambe (...) Je leur ai dit plusieurs fois 'Ce sont des prothèses'. Ils ont insisté pour me fouiller. J'ai alors tout enlevé". "Je me suis senti complètement humilié", avait-t-il ajouté. 

Les images de vidéosurveillance de la RATP visionnées par Le Parisien avaient raconté une autre histoire. On y voyait, "dans un premier temps, cette personne handicapée contre une poubelle dans laquelle elle semble uriner". 

"Trois policiers se portent alors à sa hauteur. Encadré par les fonctionnaires, qui ne le touchent pas, l'homme sort ses papiers ainsi qu'un téléphone portable", avait décrit le quotidien, précisant que la vidéo est "dénuée de son et ne permet donc pas d'entendre les paroles échangées entre les différents protagonistes".

Ensuite, il s'était assis "par terre de son propre chef", puis avait "retiré "ses prothèses avant de les pousser au sol en direction des pieds des fonctionnaires qui [étaient] en train de le verbaliser pour avoir uriné sur le quai", poursuit Le Parisien. 

Un voyageur filme ensuite la fin de la scène dans laquelle on voit les trois policiers repartir après ce contrôle. 

Ces éléments semblent corroborer la version des policiers. Selon eux, "cette personne handicapée urinait sur le quai" lorsqu'elle a été contrôlée. Après avoir été verbalisé, l'homme "a fait un esclandre et de lui-même, il a jeté ses prothèses pour rameuter la foule". Le contrôle "s'est passé tout à fait normalement jusqu'à la verbalisation", ce que ne montre pas le film posté sur les réseaux sociaux "dont on ne voit que la fin".  

Le Défenseur des droits "a bien été saisi" par le collectif Stop contrôle au faciès "concernant le contrôle d'identité à la Gare de Lyon" et il a "entamé l'instruction", a indiqué Jacques Toubon sur Twitter.

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Fraude au permis de conduire à Nanterre

Publié le par Pierre HAMMADI

Un gérant d'auto-école proche des stars, des footballeurs, un animateur télé : c'est l'étonnante affaire d'une arnaque au permis de conduire découverte lors d'un contrôle interne de la préfecture des Hauts-de-Seine. .

Près de 300 conducteurs se sont procuré, moyennant finances, de vrais-faux permis de conduire grâce à la complicité d'agents de la préfecture des Hauts-de-Seine.

Plus de 1 M€ pour environ 300 permis de conduire. les "clients" des organisateurs du système de fraude que la police judiciaire des Hauts-de-Seine (SDPJ 92) et le GIR (groupement d'intervention régional) 92 viennent de démanteler au sein de la préfecture de Nanterre avaient pour point commun une certaine aisance financière.

Le prix du document rose était souvent fixé selon la fortune des acheteurs. Certains ont déboursé près de 10.000 € pour se faire délivrer un permis de conduire à leur nom, alors qu'ils faisaient l'objet d'une suspension ou ne l'avaient jamais passé.

Gérant d'une auto-école de Neuilly-sur-Seine, et par ailleurs époux de la chanteuse Amel Bent, Patrick Antonelli est l'un des deux principaux suspects. Ses connexions dans le milieu du show-biz et son implantation dans la riche commune des Hauts-de-Seine lui ont assuré un fond de clientèle aisée, composé de chefs d'entreprise fortunés, de stars du foot ou de la télé. 

Parmi lesquels Ali Baddou, présentateur à Canal +, et les footballeurs Samir Nasri, qui évolue avec Manchester City, Jérémy Ménez, ancien du PSG aujourd'hui à l'AC Milan, et Layvin Kurzawa, actuel défenseur du PSG. "Certains bénéficiaires n'avaient juste pas envie de perdre du temps à prendre des cours de conduite ou à repasser le Code ou le permis après suspension ou annulation", précise un proche de l'affaire. 

Le gérant de l'auto-école constituait un dossier bidon transmis à sa complice à la préfecture. Celle-ci établissait le permis dans le système informatique, qui était imprimé dans le Nord, toujours avec les documents valides. Elle remettait ensuite le vrai-faux document au "client". Ainsi, pour un permis vendu 8.000 €, la principale suspecte aurait touché jusqu'à 4.000 €. Le gérant de l'auto-école empochait la même somme.

Face aux enquêteurs, Patrick Antonelli a reconnu l'arnaque pour au moins la moitié des permis délivrés en un an et demi, entre la fin 2013 et avril 2015. Sa principale complice en admet plutôt une dizaine... Quant aux autres employées, elles se défendent d'être impliquées et avancent que leurs codes d'entrée dans le système informatique ont pu être utilisés par d'autres.

Après 48 heures de garde à vue, les quatre suspects ont été mis en examen. La plus impliquée des salariés de la préfecture et le gérant de l'auto-école ont été placés en détention provisoire.

Quant aux bénéficiaires de la fraude, depuis des mois, ils sont convoqués les uns après les autres à la PJ. Selon BFMTV, les permis sont en cours d'annulation. Le parquet doit décider s'il compte poursuivre les titulaires. 

Pour avoir confectionné et délivré les vrais-faux permis, les agents de la préfecture de Nanterre (Hauts-de-Seine), personnes chargées d'une mission de service publique, s'exposent à de lourdes sanctions.

Pour corruption d'abord, ils encourent une peine maximale de dix ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende pouvant atteindre jusqu'à 1 million d'euros. La peine peut être accompagnée d'une interdiction d'exercer une fonction publique.

Le fait de modifier frauduleusement des données dans un système informatique, infraction qui fait également l'objet de l'instruction ouverte hier par le parquet de Nanterre, est sanctionné de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 € d'amende.

Le gérant de l'auto-école est aussi mis en examen pour abus de bien social, un délit faisant encourir une peine de cinq ans d'emprisonnement et une amende de 375.000 €.

Le blanchiment, c'est-à-dire la dissimulation de fonds d'origine illicite, infraction susceptible de s'appliquer aux agents de la préfecture comme au gérant de l'auto-école, est puni de cinq ans de prison et de 375.000 € d'amende au maximum.

L'instruction judiciaire devra permettre d'établir l'existence de ces différents délits pour chacune des personnes poursuivies.

A ce stade, aucune poursuite n'a été engagée contre les conducteurs acheteurs et utilisateurs des permis de conduire litigieux. Ils pourraient toutefois se voir reprocher l'usage d'un faux document administratif et risqueraient alors cinq ans d'emprisonnement et 75.000 € d'amende.

 

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Attentats à Paris : Les familles sommées de payer les impôts des victimes

Publié le par Pierre HAMMADI

Une vingtaine de familles de victimes des attentats du 13 novembre à Paris ont eu la mauvaise surprise ces derniers jours d'être invitées par Bercy à payer les impôts de leurs proches décédés, indique ce mercredi BFMTV.  

Comme le rapporte sur Twitter l'association 13 novembre : Fraternité et vérité, le ministère des Finances a été sollicité en vue d'une rencontre. Mais la demande est, pour l'heure, restée lettre morte. Le collectif demande à ce que l'administration fiscale renonce aux impôts des victimes décédées. "Leur proche a été tué pour la France. Nous souhaitons aussi aborder le sujet des difficultés financières des blessés et rescapés du 13 novembre", écrit-il.

 

La chaîne d'informations rappelle que la loi prévoit que les prélèvements obligatoires d'une personne décédée soient réglées par leurs proches. Mais dans le cas présent, l'association met en avant le contexte exceptionnel des attentats, les plus graves depuis 50 ans. "Nous demander de payer des impôts pour un enfant qui a été assassiné, je trouve cela inadmissible [...] On a déjà suffisamment de souffrances et de frais par rapport à ce que nous vivons au quotidien", s'insurge Patricia Correia, qui a reçu la feuille d'imposition de sa fille tuée au Bataclan. 

Auprès de 20 Minutes, Emmanuel Domenach, vice président de l'association 13 novembre: Fraternité et vérité, déplore que l'administration fiscale n'ait eu aucun "mot d'accompagnement" à l'égard des familles. Ce survivant du Bataclan indique qu'une partie d'entre elles n'ont pas reçu une indemnisation suffisante pour faire face à leur nouvelle situation. "C'est le cas notamment des blessés qui ne peuvent plus exercer leur métier ou habiter dans le même logement qu'avant en raison de leur état de santé", souligne-t-il.

 

Le gouvernement a finalement annoncé une série de mesures fiscales pour les familles des victimes, dont l'exonération des impôts des défunts. 

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Un jeune homme tué par balle en plein centre-ville de Marseille

Publié le par Pierre HAMMADI

Un jeune homme d'une vingtaine d'années a été tué par balles ce jeudi matin à Marseille (Bouches-dur-Rhône). La victime aurait été touchée mortellement de plusieurs projectiles dans une fusillade survenue vers 6 heures du matin boulevard National, non loin de la gare Saint-Charles, rapporte le journal La Provence.

"Un homme a été mortellement blessé par balles alors qu'il regagnait avec sa concubine un véhicule en stationnement", a expliqué une source judiciaire. "Deux hommes sont arrivés et ont fait feu dans sa direction, au niveau de la bouche de métro de la station National", a poursuivi cette source. Malgré les soins prodigués sur place par les marins-pompiers appelés à 5 h 45, la victime n'a pas pu être réanimée et a été déclarée morte à 6 h 15.

Sur place, un périmètre de sécurité a été mis en place par les forces de l'ordre, et une tente dressée pour protéger le corps de la vue des curieux, en bas d'une résidence hôtelière. Les agents de la police scientifique procédaient toujours peu avant 9 heures à des relevés sur la scène de crime. Les enquêteurs cherchaient encore en début de matinée à confirmer l'identité de la victime.

Le 2 avril dernier, trois hommes avaient été tués par balles vers 22 h 30 au cours d'une fusillade dans la cité Bassens des quartiers nord de la ville. Trois individus avaient été également légèrement blessés. Suite à ce drame, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait réaffirmé "la détermination absolue du gouvernement à éradiquer la criminalité organisée, alors qu'une fusillade a provoqué le décès de trois personnes". "La République rattrapera et jugera les auteurs de ces crimes", avait précisé le ministre dans son communiqué.

La justice et la police élucident régulièrement ces règlements de compte. Mi-avril, dix personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre d'une enquête sur plusieurs homicides et tentatives, liés à la rivalité entre deux clans pour le contrôle de trafics de stupéfiants dans des cités du 13e arrondissement.

Cette fusillade porte à douze le nombre de morts dans l'agglomération, dont dix à Marseille, survenus depuis le début de l'année, la plupart de ces homicides étant considérés comme des règlements de comptes liés au trafic de drogue. 

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Loi travail : Manuel Valls annonce le recours au 49-3

Publié le par Pierre HAMMADI

Loi travail : Manuel Valls annonce le recours au 49-3

Le Conseil des ministres a autorisé Manuel Valls à recourir au 49-3 pour la loi travail, rapportent des ministres à l'AFP. Le premier ministre a annoncé à l'Assemblée qu'il utilisera le recours constitutionnel dès ce mardi après-midi.

L'ensemble du gouvernement a été convoqué pour un conseil des ministres extraordinaire, ce mardi 10 mai, à 14h30 afin d'autoriser l'exécutif à recourir au 49-3 sur le projet de loi travail face aux blocages à gauche.

L'article 49-3 permet à l'exécutif d'adopter un texte sans vote avec engagement de la responsabilité du gouvernement. Cette arme constitutionnelle a été utilisée à trois reprises en 2015 sur le projet de loi Macron.

Avant même la décision de Manuel Valls, les présidents de groupe LR et UDI ont annoncé qu'ils étaient prêts à répliquer au 49-3 par une motion contre le gouvernement.

Le président des députés Front de gauche, André Chassaigne, a confirmé mardi que son groupe appellerait à la constitution d'une "motion de censure de gauche", avec des frondeurs PS. Le député Pouria Amirshahi (ex-PS) s'est dit prêt, sinon, à voter celle de la droite.

Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2017, a lui aussi appelé tous les députés à voter la censure contre le gouvernement. "Fin de règne crépusculaire : le recours au 49-3 pour passer sans débat et sans majorité la loi El Khomri contre le droit du travail ! Qui veut l’empêcher doit voter la censure !", s’exclame le fondateur du Parti de gauche dans un communiqué.

Les communistes, emmenés par Pierre Laurent et André Chassaigne, appellent aussi à censurer l’exécutif.

Dans la rue, le prochain temps fort aura lieu jeudi 12 mai, avec une cinquième journée de mobilisation (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL). S’y ajoutent Nuit debout et une grève reconductible des routiers appelée par la CGT et FO à partir du 16 mai.

Le mouvement Nuit debout, né le 31 mars dans la foulée de la manifestation contre le projet de loi, a toutefois appelé à se mobiliser dès mardi devant l’Assemblée nationale pour protester contre le recours au 49-3, une "attaque contre nos droits sociaux et notre démocratie".

Communiqué des Jeunes Socialistes : "Au-delà de l'opposition à de nombreuses dispositions de cette loi et à son esprit général, nous regrettons l'usage d'une disposition constitutionnelle que toute la gauche a, par le passé, jugée brutale et peu démocratique. Alors que la parole politique, et singulièrement celle de la gauche, souffre d'une profonde défiance, une telle décision affaiblissant le rôle du Parlement nous semble inopportune."

Aurélie Filippetti : la député PS, membre des frondeurs, s'est exprimé en marge des questions au gouvernement : "C’est un triste symbole que le gouvernement soit obligé de recourir au 49-3 alors qu’il n’a pas de majorité. C’est un aveu de faiblesse, et pour une loi qui veut reconstruire le dialogue social, c’est un aveu d’échec."

Eric Coquerel, du Parti de gauche: "Il s'agit d'un aveu d'échec : ce gouvernement n'a plus de majorité pour faire passer ses lois de casse sociale. Il n'a donc plus de légitimité politique. Il s'agit d'une forfaiture démocratique puisque le 49-3 n'est rien d'autre que le contournement brutal des élu-e-s du peuple."

Noël Mamère : "Ce n’est pas très glorieux pour la gauche de gouvernement, et c’est la raison pour laquelle plusieurs députés de gauche vont présenter une motion de censure", a expliqué le député de Gironde.

Le Nouveau Parti Anticapitaliste, dans un communiqué : "L'épreuve de force est désormais plus que jamais engagée ! La loi travail n'est ni amendable ni négociable, le gouvernement n'a aucune légitimité pour l'imposer à une population qui la rejette massivement."

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, dans un communiqué : "Incapable de rassembler une majorité pour faire passer le projet de loi El Khomri, le président de la République confirme qu'il n'a plus de légitimité pour gouverner. Ce recours au 49-3 est un aveu d'impuissance pour un gouvernement qui mène une politique contraire aux intérêts de la France et qui plonge notre pays dans le marasme économique."

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO) estime "dramatique" l'utilisation du 49-3 : "C'est vraiment un gouvernement autoritaire, socialement, économiquement, droit dans ses bottes. Si c'était vraiment un texte de progrès social, il n'y aurait pas de problème de majorité, la majorité serait trouvée. Donc le 49-3, c'est parce qu'ils n'ont pas de majorité, y compris dans leur propre majorité."

Éric Woerth : "Le 49-3 est toujours un aveu de faiblesse. Maintenant ce texte a une histoire, il voulait effacer la déchéance de nationalité qui n’avait pas pu aboutir. Nous avions dit y être favorable dans sa première version, mais il en est à sa 250ème version. On ne peut pas voter ce texte-là. On ne sait d’ailleurs pas quel texte sera voté, on a bien vu qu’il évoluait dans un sens défavorable aux entreprises. C’est devenu aujourd’hui une sorte de monstre administratif", a expliqué le député et secrétaire général LR à BFMTV.

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Assemblée nationale : Accusé de harcèlement, le député écologiste Denis Baupin démissionne de la vice-présidence

Publié le par Pierre HAMMADI

Alors que Denis Baupin a quitté Europe-Ecologie-Les Verts mi-avril, des membres et militantes de son ancien parti témoignent sur France Inter et sur le site Mediapart, ce lundi, pour évoquer des gestes très déplacés de sa part et une attitude pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel.

Aucune plainte n'a été déposée contre le député de Paris, vice-président de l'Assemblée nationale, mais les deux médias évoquent "8 cas découverts".

Des témoignages forts qui ont incité le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone à demander quelques heures plus tard la démission de Denis Baupin de la vice-présidence. Une démission qui celui-ci a remise pour "pouvoir assurer sa défense", a expliqué son avocat. 

Maître Emmanuel Pierrat affirme également que le député "conteste fondamentalement l'idée de harcèlement sexuel et plus encore d'agression sexuelle, lesquels lui sont totalement étrangers" et "envisage ainsi de saisir les juridictions compétentes afin de faire valoir ses droits contre toute atteinte qui serait constatée". 

Sandrine Rousseau, actuelle porte-parole d'EELV et ancienne conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, rapporte qu'en 2011, lors d'une réunion interne, Denis Baupin "l'a plaquée contre le mur" et a essayé notamment de l'embrasser. Lorsqu'elle est allée rapporter cet incident à un membre de la direction, celui-ci lui aurait répondu : "Ah, il a recommencé...".

Une autre écologiste, Elen Debost adjointe au maire du Mans, évoque une centaine de SMS graveleux que lui aurait envoyés Denis Baupin. Une collaboratrice de l'Assemblée qui tient à rester anonyme évoque, elle, un pinçage de fesse dans un ascenseur du Palais-Bourbon. La députée du Calvados Isabelle Attard, qui a quitté EELV il y a plus de deux ans, rapporte aussi des dizaines de SMS reçus.

"Je savais que nous étions plusieurs députées et une collaboratrice à en recevoir. Beaucoup se sont tus pour ne pas blesser sa compagne", justifie Elen Debost sur France Inter en allusion à Emmanuelle Cosse, qui a été à la tête du parti avant de le quitter pour devenir ministre en février.

La plupart des faits sont aujourd'hui prescrits au pénal. Pour  justifier de ne pas avoir témoigné plus tôt, ces écologistes parlent notamment de la peur de nuire "aux intérêts du parti", ou encore, comme Elen Debost, de culpabilité et d'isolement. "Je ne suis pas fière de ne pas avoir porté plainte", explique-t-elle aujourd'hui. 

Le point déclencheur de ces témoignages, selon Mediapart et France Inter : une photo publiée le 8 mars dernier, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes. Sur son compte Twitter, Denis Baupin a posté une photo de lui et de plusieurs élus, avec du rouge à lèvres contre les violences faites aux femmes. Un cliché qui a dérangé Sandrine Rousseau : "J'ai vu non pas quelqu'un qui défendait les droits des femmes mais quelqu'un qui avait tenté d'embrasser une femme de force".

En interne, la présidente de la commission féminisme d'EELV, Dominique Trichet-Allaire, avait également recueilli des témoignages, concernant notamment Denis Baupin. "On m'avait fait part de harcèlement sexuel, d'attouchements sexuels, sur des personnes auprès de qui il avait de l'autorité", explique-t-elle à Mediapart. 
Cécile Duflot, l'ancienne secrétaire nationale du parti, était aussi au courant. "Mais souvent indirectement" et "longtemps après". Pourquoi ne pas avoir réagi? Il est "difficile d'agir sans savoir précisément. Rien n'était avéré", se défend-elle auprès du site d'informations. "Les langues ne se délient pas facilement sur ces sujets. Il y avait une zone de flou sur ces comportements".

Pour la plupart des femmes qui ont témoigné, les faits sont aujourd'hui prescrits. En effet, le harcèlement et les agressions sexuels (hors viol) sont des délits dont le délai de prescription est, sauf exceptions, de trois ans.
 
Une enquête peut-elle néanmoins être ouverte? "Si la prescription est avérée, elle est acquise pour tout le monde", répond Anaïs Vrain, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature. "De fait, le parquet ne peut pas lancer d'enquête". 
En revanche, "il n'est pas rare que ce genre de témoignages libèrent la parole et poussent d'autres à parler et à déposer plainte". Dans ce cas, le parquet peut engager des poursuites et les victimes présumés dont les faits ont été prescrits peuvent éventuellement se constituer partie civile.

Ce lundi matin, après ces révélations, plusieurs personnalités politiques, dont Valérie Pécresse ou Bruno Le Roux, ont affirmé être choquées et ont appelé Denis Baupin à s'exprimer.

 

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"Nous avons bien redressé le pays depuis 4 ans", assure François Hollande

Publié le par Pierre HAMMADI

"Nous avons bien redressé le pays depuis 4 ans", assure François Hollande

François Hollande a présidé dimanche matin à Paris la commémoration du 8 mai, en présence de Manuel Valls, des ministres, et de plusieurs personnalités politiques, dont Nicolas Sarkozy.

"La guerre, on pourrait penser que c'est de l'histoire, hélas elle est aussi à nos portes, en Syrie, en Irak, au Sahel", a commenté le chef de l'Etat sur France 2, regrettant aussi que l'Europe soit aujourd'hui "menacée par la dislocation, par l'oubli".

Il s'agit de la dernière commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale du mandat de François Hollande. Dans un an, au lendemain du second tour de l'élection présidentielle (les 23 avril et 7 mai 2017), il présidera cette commémoration en présence du nouveau président élu ou débutera un second mandat s'il se représente et parvient à être réélu.

"La seule information que je peux vous donner, c'est que je serai là le 8 mai prochain", a ironisé Hollande, qui a saisi l'occasion pour défendre son bilan, comme il le fait depuis quelques semaines. "Ça va mieux pour le pays, même si ça ne va pas mieux pour beaucoup de nos compatriotes". "Nous avons bien redressé le pays depuis quatre ans, je fais en sorte qu'il y ait un certain nombre de redistributions, dans la maîtrise de nos finances publiques", a expliqué Hollande, favorable à "un soutien à des catégories qui ont participé à l'effort".

Nicolas Sarkozy, qui devrait se présenter à la primaire de son camp après l'été, a lui confié sur France 2 assister à cette cérémonie du 8 mai car c'est "un symbole d'unité nationale".

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Primaire à droite : Sarkozy veut supprimer le vote électronique pour les français de l'étranger

Publié le par Pierre HAMMADI

À la demande de Nicolas Sarkozy, le bureau politique du parti a décidé mardi d'abandonner pour la primaire à droite des 20 et 27 novembre le vote électronique normalement prévu pour les 1,2 million de Français de l'étranger, au profit du vote papier.

Il s'agit là, selon le communiqué de l'instance dirigeante des Républicains "de respecter, comme pour l'élection présidentielle elle-même, le principe constitutionnel du maintien de l'égalité des citoyens devant le vote", les Français résidant en France votant par papier.

Cette décision a été contestée par la Haute autorité chargée du bon déroulement de la primaire à droite, qui a invoqué les "les difficultés propres à l'organisation" à l'étranger de ce scrutin, ainsi que les principaux candidats à cette élection. Ce jeudi matin encore, l'un d'eux est monté au créneau en s'en prenant nommément à Nicolas Sarkozy. "S'il veut enterrer la primaire, qu'il le dise", s'est agacé Frédéric Lefebvre sur Europe 1 qui ne "sait pas quel est l'intérêt du président des Républicains derrière cette décision". 

Frédéric Lefebvre est justement député des Français de l'étranger (circonscription Amérique du Nord) a qualifié cette décision du bureau politique de son parti d'"obscurantiste, inadaptée et injuste". "Nous sommes en train de rétablir le suffrage censitaire", a-t-il lancé ajoutant que "prendre la décision de refuser le vote électronique, c'est interdire aux Français de l'étranger de voter".

Bruno Le Maire, lui aussi candidat, avait estimé que "ce vote pose deux problèmes" : "une bonne participation à l'étranger est celle du vote électronique, compte tenu du très grand éparpillement géographique de cet électorat. Supprimer le vote par internet revient donc à leur dénier le droit de participer à la primaire. La seconde question touche à l'indépendance de la Haute autorité". 

François Fillon a pour sa part affirmé "Aucune modification des règles de vote ne saurait être adoptée sans consultation de la Haute autorité de la primaire (...). Je défendrai le droit des Français de l'étranger à s'exprimer dans cette consultation démocratique. Il en va de l'égalité entre tous les Français".

Le député LR Thierry Solère s'est attaché  jeudi à dégonfler la polémique sur le vote des Français de l'étranger pour la primaire de la droite, après deux jours d'échanges tendus entre les différents protagonistes.

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