Tombes vandalisées à Cognac : un jeune homme de 19 ans placé sous contrôle judiciaire

Publié le 3 Novembre 2019

Tombes vandalisées à Cognac : un jeune homme de 19 ans placé sous contrôle judiciaire
Tombes vandalisées à Cognac : un jeune homme de 19 ans placé sous contrôle judiciaire
Tombes vandalisées à Cognac : un jeune homme de 19 ans placé sous contrôle judiciaire
Tombes vandalisées à Cognac : un jeune homme de 19 ans placé sous contrôle judiciaire

Un jeune homme de 19 ans a été arrêté vendredi soir 1er novembre dans le cadre de la dégradation de tombes dans la nuit de lundi à mardi et la suivante dans le cimetière du Brueil , à Cognac (Charente).

Un geste qu'il a dit inspiré par son "satanisme". Il a été déféré devant le parquet d’Angoulême samedi et devra se soumettre à une expertise psychiatrique, afin de déterminer son degré de responsabilité pénale, en vue d'une comparution devant le tribunal correctionnel en février 2020, pour "dégradation ou destruction de bien d'autrui à raison de la religion".

Le jeune homme, qui a priori a agi seul, s'est revendiqué "sataniste", "haïssant la religion", particulièrement catholique, et a expliqué que "des voix lui disaient de faire certaines choses", a-t-on précisé de source judiciaire.

Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec obligation de soins, et interdiction notamment de sortir de chez ses parents, seul, la nuit.

À deux jours de la "fête des morts", une centaine de tombes avaient été vandalisées et endommagées, et des symboles chrétiens abîmés - croix, crucifix, anges, renversés ou brisés - mercredi dans l'un des deux cimetières que compte la commune de Cognac de 20.000 habitants.

"Ce sont des employés de la ville qui ont découvert les dégâts mercredi matin. D'autres personnes venues fleurir un carré militaire étaient présentes", a indiqué le maire de la ville, Michel Gourinchas

Le cimetière du Brueil compte environ 4.500 concessions. Cent touchées, c'est beaucoup", a noté Claude Grindet, conseiller délégué chargé de l’urbanisme réglementaire, de l’autorisation des sols, des cimetières et des bâtiments communaux à Cognac".

"Lorsque les morts ne sont plus respectés, c’est l’humanité entière qui est atteinte dans sa dignité" a écrit Monseigneur Gosselin, l'évêque d'Angoulême, dans un communiqué. 

La sous-préfète de Cognac, Chantal Guelot s'est rendue sur place pour "témoigner la solidarité de l'État envers les familles des défunts dont la tombe a été endommagée".

Rédigé par Pierre HAMMADI

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