Etats-Unis : Thomas Fabius, fils du ministre français, des Affaires étrangères, fait l'objet d'un mandat...

Publié le 30 Octobre 2015

Etats-Unis : Thomas Fabius, fils du ministre français, des Affaires étrangères, fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour une folle nuit à Las Vegas en mai 2012.

Il a distribué aux casinos des chèques en bois totalisant 3,5 millions de dollars. Le mandat d'arrêt visant l'homme de 33 ans n'est pas international mais s'applique à tout le territoire américain, a précisé jeudi 29 octobre un porte-parole du bureau du procureur du conté de Clark, dans l'Etat occidental du Nevada.

Joueur invétéré et personnalité sulfureuse, Thomas Fabius a déjà par le passé été accusé de jongler avec des millions dans les casinos où il a parfois laissé des ardoises chargées.

Selon la plainte officielle remontant elle à avril 2013, Thomas Fabius semble avoir été pris d'une frénésie d'achat de jetons et de plaques de casino, enchaînant les chèques. Utilisant un chéquier de la banque italienne Banca Monte dei Paschi di Siena, il a libellé trois chèques à l'ordre de l'hôtel de luxe-casino The Palazzo : un de 200.000 dollars, un de 409.000 dollars et le troisième d'un million de dollars.

Au Aria Resort & Casino, un autre complexe offrant des jeux et des chambres luxueuses, le passionné de la roulette a remis cinq chèques, en sortant cette fois un carnet de la Société Générale : deux chèques de 300.000 dollars, deux chèques de 100.000 dollars et un dernier de 200.000 dollars.

Enfin, au casino Cosmopolitan of Las Vegas, Thomas Fabius a laissé un chèque de 900.000 dollars, "sachant que le chèque ne serait pas encaissé quand il serait présenté", a relevé la plainte officielle.

Le montant du préjudice atteint donc 3,509 millions de dollars (3,2 millions d'euros). La justice américaine n'est pas la première à s'intéresser à Thomas Fabius. Le trentenaire a été visé, avec d'autres personnes, par une information judiciaire contre X ouverte en France en juin 2013 pour faux, escroquerie et blanchiment.

Thomas Fabius avait notamment éveillé les soupçons en réalisant l'acquisition en 2012, pour sept millions d'euros, d'un appartement à Paris. La transaction a fait l'objet d'un signalement à la cellule de renseignement financier Tracfin...

Rédigé par PIERRE HAMMADI

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