Publié le 22 Novembre 2018

Lors du deuxième jour de sa visite d’État en Belgique, le président Emmanuel Macron, participait mardi 20 novembre, en compagnie du Premier ministre belge Charles Michel, à une conférence-débat sur le thème de l'Europe, organisée par l'Université catholique de Louvain (UCL) et où participaient plus de 800 étudiants.

Alors que le chef de l'État français expliquait qu'aux dernières élections européennes, le Front national était arrivé en tête en France, il s'est fait interrompre par des manifestants brandissant une banderole. "Le sang coule de leurs mains. Renseignez-vous", pouvait-on lire sur celle-ci.

"Il faut que vous disiez des mains de qui 'coule le sang' !", réagit alors Emmanuel Macron, qui propose de répondre à cette interpellation après avoir fini son propos sur l'enjeu des élections européennes.

Refusant d'attendre la fin du discours, l'étudiant repart de plus belle : "Pourquoi vous matraquez vos étudiants ? Pourquoi vous êtes le seul pays qui utilise des grenades contre sa propre population ? Pourquoi vous envoyez des militaires contre des citoyens qui défendent l'écologie ?", s'interroge alors le jeune homme. Il le traitera ensuite de "menteur". Le locataire de l'Élysée lui répond : "Alors là, vous dites n'importe quoi."

Le président de la République a ensuite demandé à son interlocuteur de ne pas "l'invectiver" et à la sécurité de ne pas l'expulser de la salle. '"C’est un lieu de discussion. Je réponds d’abord à votre camarade puis je vous répondrai", a-t-il poursuivi. Emmanuel Macron s'est ensuite inquiété du jet de tracts de son détracteur. "Et ne me mettez pas des papiers partout car quelqu’un va les ramasser et ce ne sera pas vous", a-t-il lancé. 

"En France, les CRS ne s'attaquent pas aux étudiants. Et il y a pendant des jours et des jours des étudiants et beaucoup de non-étudiants, y compris un petit chien extrêmement sympathique qui avait un compte Twitter, qui ont saccagé l'université de Tolbiac", a encore affirmé Emmanuel Macron.

"Il faut arrêter les bêtises ! La moitié des gens ne sont pas des étudiants là depuis longtemps, ce sont des groupes anarchistes. Malheureusement, ils ont arrêté les études depuis très longtemps et n'ont pas envie de s'y remettre. Je serais très favorable à ce qu'ils reprennent les études, mais eux n'ont pas envie", a encore lancé le président de la République.

"Il n’y a eu aucune intervention avec de la violence contre eux. Il y a eu beaucoup de blessés dans nos forces de l’ordre, il n’y en a pas eu de leur côté", a encore dit Emmanuel Macron. Enfin, le chef de l'Etat a clos sa réponse en parlant de l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. "Et nous avons évacué des gens à Notre-Dame-des-Landes, car je pense qu’il faisait référence à ça, comme nous allons continuer à le faire" quand l'ordre public est mis en cause, a-t-il avancé.  

La France est le seul pays en Europe à utiliser des grenades explosives pour maintenir à distance les manifestants les plus violents lors de rassemblements. C'est un rapport commun de l'inspection générale de la police et de la gendarmerie qui l'explique. 

Cette grenade explosive s’appelle la GLI-F4. C’est celle-ci qui avait arraché la main d’un manifestant de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes qui avait tenté de la ramasser en 2017. C’est cette même grenade qui avait blessé au pied, en août 2017, un manifestant à Bure en Lorraine.

Cette grenade a trois caractéristiques quand elle explose. Elle libère du gaz lacrymogène, elle provoque un bruit intense estimé à 165 décibels dans un rayon de cinq mètres. C’est, à titre de comparaison, plus fort qu’un avion au décollage qui produit environ 140 décibels. Surtout, elle provoque une forte explosion grâce à un explosif déjà présent dans une autre grenade, la OF-F1. Celle-ci était responsable de la mort de Rémi Fraisse en octobre 2014 à Sivens. Elle a été interdite depuis. 

La GLI-F4 pourrait être interdite prochainement. Le 24 mai 2018, selon le bulletin officiel, le ministère de l'Intérieur a indiqué qu’il allait renouveler ses stocks de grenades, mais n’a pas commandé de nouvelles GLI F4. "Il a été décidé de ne plus fabriquer de cette grenade", a expliqué le ministère. Pourtant, celle-ci continuera d'être utilisée jusqu’à épuisement des stocks. 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 18 Novembre 2018

Plus de 282.000 manifestants ont participé samedi aux différents blocages organisés par les "gilets jaunes" partout en France qui ont provoqué la mort d'une personne et blessé 409 autres, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Quatorze personnes sont gravement blessées, a précisé le ministère.

Le mouvement a été endeuillé par le décès d'une manifestante sur un barrage situé sur un rond-point du Pont-de-Beauvoisin (Savoie).

Selon les premiers éléments, l'accident est survenu lorsqu'une 4x4 Audi s'est présentée devant le barrage, non déclaré auprès de la préfecture. Au volant, une femme de 43 ans, accompagnée de sa fille malade qu'elle voulait emmener chez le médecin. Les "gilets jaunes" ont refusé de la laisser passer et donné des coups sur la voiture. Il semblerait alors que la conductrice ait paniqué.

"Elle a mis un premier coup d'accélérateur, un second. Et au troisième, elle a foncé et renversé Chantal, l'écrasant littéralement avec les roues avant et arrière. C'était terrible. On a tout de suite compris qu'il n'y avait plus rien à faire", a raconté Sandrine, témoin du drame, au Parisien ."Mourir comme ça, c'est injuste", a déclaré, en larmes, l'une des voisines de la victime de 63 ans, qui habitait à Domessin (Savoie).

Ancienne animatrice d'arts plastiques, veuve, Chantal était mère de quatre enfants et grand-mère de plusieurs petits-enfants. Sa fille Alexandrine, elle aussi mobilisée avec les "gilets jaunes", a décrit une femme qui "venait juste de prendre sa retraite et avait vraiment la sensation que son niveau de vie allait devoir baisser". "Elle était un peu inquiète, surtout pour ses enfants et ses petits-enfants pour la suite", a souligné la jeune femme sur RTL.

La fille de la victime, qui a évoqué un "choc terrible", a appelé "au calme et à l'intelligence", insistant sur le fait qu'elle ne voulait pas "que les gens se laissent submerger par la colère", qui "n'amène jamais rien de bon".

Elle ne compte pas en rester là et va se battre pour que justice soit faite. Elle en veut à la conductrice qui "a brisé plus qu'une vie". Il y a la douleur mais aussi tout ce qu'il y a à côté : "Je pouvais travailler parce que ma mère était là. Je ne sais comment je vais tenir les écuries maintenant". 

Selon Alexandrine, si la situation du pays était différente, "il n'y aurait pas les gilets jaunes dehors et ma mère ne serait pas morte". Elle compte porter plainte contre le gouvernement  même si elle reconnait qu"'il est impliqué indirectement".

Samedi, sur plusieurs lieux de rassemblement des "gilets jaunes", des minutes de silence ont été respectées en la mémoire de Chantal Mazet.

Plusieurs responsables politiques, ont présenté leurs condoléances aux proches de la victime. 

Une enquête, ouverte pour homicide involontaire, devra déterminer les circonstances du drame. La conductrice incriminée, en "état de choc", a été interpellée et placée en garde à vue samedi 17 novembre.

Elle est poursuivie "pour violences volontaires avec arme par destination (la voiture) ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a précisé ce dimanche le parquet de Chambéry. Sa garde à vue a été levée dimanche matin et elle a été placée sous contrôle judiciaire. 

Sur le périphérique parisien, des "gilets jaunes" observent une minute de silence en hommage à la manifestante tuée quelques heures plus tôt sur un barrage en Savoie.
La fille de la manifestante tuée en Savoie réagit au micro de BFMTV

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 9 Novembre 2018

Ils sont une trentaine à avoir réussi à approcher la place de la mairie d'Albert (Somme), avant l'arrivée d'Emmanuel Macron et de Theresa May, vendredi 9 novembre. Aux cris de "Macron démission", ils veulent faire entendre leur détresse.

"Quand je fais des courses, j’ai peur que ma carte ne passe pas, qu’elle soit refusée. Je suis veuve, et en plus on nous a piqué la demi-part des impôts. On est en train de crever !", interpelle une dame.

Le président de la République n’est même pas encore arrivé que les gendarmes repoussent les manifestants. Gilet jaune sur le dos, une autre dame interpelle l'un d'entre eux. "Pourquoi vous n'êtes pas avec nous ? Même vous , vous êtes visés, peut être mêmes les premiers visés".

Une troisième dame fond en larmes quand elle prend un autre à partie. "Vous arrivez à finir vos fins de mois, vous ? Vous faîtes aussi des prêts conso pour remplir votre cuve de fioul ? Après vous êtes surendettés, on arrive plus à s'en sortir. Un jour, ce sera peut-être votre fille ou votre fils qui sera là. Vous le pousserez aussi à partir ?  Voilà, le peuple doit s'écraser et partir".

La dame est forcée à partir. Elle explique pourquoi elle voulait s’adresser au président : "Pour manifester contre la politique générale de Macron. Je me rends compte que je parlais de lui comme quelqu’un de dédaigneux, de méprisant, mais c’est encore pire. C’est un dictateur, c'est du totalitarisme. On est juste une trentaine avec des gilets jaunes et une chanson. On fait juste ça, et vous voyez comment on nous traite?".

Refusant de se laisser faire, les manifestants ont répondu en s'asseyant par terre, avant d'être déplacés manu militari dans une rue perpendiculaire à la mairie, où ils ne pourraient être vus par Emmanuel Macron.

Interrogé un peu plus tôt lors de sa visite d'un centre social à Lens, Emmanuel Macron se disait pourtant une nouvelle fois attentif : "Faut savoir entendre tout ça, être au côté du peuple avec respect et tenir un cap. Donc s’il y a une chose que je veux que chacun de nos concitoyens comprenne profondément, c'est que je n’en abandonnerai aucun et que nous serons aux côtés de chacun, en particulier dans les territoires qui souffrent le plus."

"Il faut aller au contact de la colère et ne pas chercher à l’éviter", a ajouté Emmanuel Macron. Ce n'est pas vraiment la doctrine appliquée à Albert, où les forces de l’ordre avaient visiblement reçu d’autres consignes.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 4 Novembre 2018

L'association L214 a porté plainte auprès du procureur de Châteauroux pour "maltraitance et actes de cruauté" envers des vaches et des chevreaux. Sébastien Arsac, directeur des enquêtes de l'association, a demandé, samedi matin sur franceinfo, "la fermeture immédiate" de l'abattoir du Boischaut, situé à Lacs dans l'Indre, en dénonçant les "pratiques cruelles" de l'établissement public, pourtant "à taille humaine" et certifié bio, dans une nouvelle vidéo diffusée vendredi 2 novembre.

Dans cette vidéo, Samaha, la chanteuse du groupe Shaka Ponk, décrit l’enfer que vivent au quotidien les animaux mis à mort derrière les murs de cet abattoir. "La pince électrique destinée à étourdir les moutons et les chèvres fonctionne mal, laissant parfois les animaux conscients au moment de la mise à mort.

Faute de crochets adaptés, un employé transperce la patte d’un chevreau, alors que celui-ci est encore vivant, et visiblement sensible à la douleur.

Dans cet abattoir, aucun contrôle n’est effectué pour vérifier que les animaux sont inconscients avant d’être suspendus, saignés, et découpés. Nombre d’entre eux reprennent alors connaissance alors qu’ils sont suspendus par une patte, sur la chaîne d’abattage. Plusieurs bovins commencent à être découpés alors qu’ils sont encore vivants. Scène d’une grande violence, un jeune chevreau sera violemment lancé par un employé alors qu’il tentait de s’enfuir. Il sera finalement mis à mort après plusieurs décharges électriques dans la tête".

Le préfet de l'Indre Seymour Morsy a annoncé, samedi 3 novembre, avoir suspendu temporairement l'activité de l'abattoir du Boischaut, à la demande du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, après la diffusion d'images tournées dans l'abattoir et diffusées vendredi par l'association L214. Le préfet dénonce une "maltraitance des animaux inacceptable".

Dans un communiqué, "face à des actes inexcusables", Didier Guillaume a annoncé samedi 3 novembre l'ouverture d'une enquête administrative par la Brigade nationale d'enquête vétérinaire. Le ministre prendra des décisions "sur la base des conclusions" de l'enquête. Didier Guillaume rappelle que le gouvernement "a récemment renforcé le plan gouvernemental en faveur du bien-être animal". Cette loi du 30 octobre 2018, promulguée le 2 novembre, créé "un nouveau délit de maltraitance en abattoir" et "accentue les sanctions" contre "tout professionnel qui ne respecterait pas ses obligations vis-à-vis de la protection animale".

Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation rappelle que "c'est bien aux responsables des établissements d’abattage qu’il revient de prévenir tout acte de maltraitance animale dans leurs entreprises". Didier Guillaume rappelle que la lutte contre la maltraitance animale "reste plus que jamais un sujet prioritaire du gouvernement".

François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a également réagi, en condamnant "fermement les pratiques cruelles, inadmissibles en France en 2018". 

"Les inspections et audits ne suffisent plus, il faut maintenant contrôler les abattoirs en continu pour mise aux normes et éradication de ces pratiques", a affirmé le ministre écologiste.

L'association L214 a aussi appelé les groupes de distribution Système U et Carrefour, qui commercialisent de la viande issue de cet abattoir, à "cesser immédiatement de s'approvisionner auprès de celui-ci".

Les groupes de distribution Carrefour et Système U ont assuré qu'ils ne s'approvisionneraient plus chez ce fournisseur.
 

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Publié le 2 Novembre 2018

Un clip du gouvernement pour inciter les Français à participer aux  élections européennes 2019. Un scrutin qui affiche d’énormes taux d’abstention (56,5 % en 2014, 59,4 % en 2009). Mise en ligne le 26 octobre dernier, la vidéo officielle suscite de plus en plus de commentaires et critiques.

L'opposition considère que le gouvernement reprend les arguments du parti La République en Marche sur la façon de considérer le scrutin, fustigeant une "propagande" visant à faire des européennes un match entre les anti-européens et le parti de la majorité.

"Emmanuel Macron fait sa propagande sur les frais de l’tat, c’est un clip de propagande, mais il le fait passer pour un clip qui amènerait les citoyens à aller voter et je ne trouve pas ça très honnête", a notamment critiqué la porte-parole du parti Les Républicains, Laurence Sailliet, vendredi 2 novembre sur C News.

"Emmanuel Macron n’a qu’une stratégie aujourd’hui, c’est d’opposer les progressistes aux populistes, comme il le dit, parce que lui-même n’a aucune stratégie concrète au niveau européen", a accusé la porte-parole des Républicains.

"En réalité, ces clips sont des vidéos partisanes de La République En Marche financées sur fonds publics. Leur contenu totalement orienté (...) n'a aucun rapport avec une incitation à la citoyenneté", s'insurge dans un communiqué Mehdi Ouraoui, le porte-parole du mouvement fondé par l'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon.

Le mouvement fondé par Benoît Hamon, Génération.s, a annoncé jeudi 1er novembre qu'il allait saisir le CSA ainsi que la Commission nationale des comptes de campagne de cette question.

Pour le socialiste Rachid Temal, "ce clip-là, c’est la reprise texto des propos de M. Macron et il essaie de nous faire croire qu’il n’y aurait qu’une option, la sienne".

Dans cette séquence appelant les Français à voter, l'Itlaien Matteo Salvini et le Hongrois Viktor Orban font figures de repoussoirs. 

"Immigration : maîtriser ou subir ?", "climat : agir ou ignorer ?", "emploi partenaires ou concurrents ?", "Europe : union ou division ?", sont les quatre thèmes abordés dans ce clip, sur fond d’images choc et musique alarmiste.

"Le gouvernement français publie, avec l'argent des contribuables, un clip officiel pour les Européennes en m'utilisant comme un épouvantail qu'il faudrait craindre. Macron et ses amis doivent avoir très peur. En 2019, un printemps des peuples qui va les balayer les attend!", a écrit sur Twitter Matteo Salvini. 

En une semaine, ce clip gouvernemental a été visionné plus d'1,2 million de fois.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 23 Octobre 2018

Des pétitions font le plein contre la hausse du prix des carburants

Entre la flambée du pétrole et les hausses régulières des taxes, les prix à la pompe battent des records. En l'espace d'un an, les tarifs des carburants ont flambé de 23% pour le diesel (1,53 euros le litre) et de 14% (1,57 euros le litre) pour l'essence. 

Face à la hausse du prix des carburant et notamment le gasoil,  Priscillia LUDOSKY a lancé une pétition en ligne pour manifester son mécontentement, elle a recueilli plus de 133.000 signatures. 

sur le site change.org, elle explique que les automobilistes ne sont pas responsables des fluctuations des cours du pétrole, ni de la hausse des taxes du gouvernement. "Quand j’ai vu mon plein passer de 45 à 70 euros, j’ai cherché à savoir de quoi était composé ce prix", explique la jeune femme au Parisien. 

"On m’a dit il y a quelques années d’acheter une voiture diesel moins polluante et, maintenant, on nous dit le contraire. Je me suis rendu compte que le gouvernement pouvait agir en baissant les taxes. C’est donc ce que je lui demande", ajoute-t-elle.

Le quotidien dévoile qu’elle a déjà été contactée par une association d’automobilistes pour une éventuelle opération escargot sur le périphérique parisien le 17 novembre prochain.

"Il est tout à fait honorable que nous cherchions des solutions pour circuler en polluant le moins possible notre environnement. Mais la hausse des taxes imposée par le gouvernement n'est pas la solution !", écrit-elle sur sa pétition.

L'appel de Sophie pour réclamer une baisse du prix des carburants a recueilli près de 65.600 signatures sur la plateforme mesopinions.com.

Lancée par Jean-Marc sur citizaction.fr, la pétition intitulée "Stop à l'inflation délirante des taxes sur le carburant" a elle été signée par plus de 24.300 internautes.

Actuellement, la TICPE (taxe sur les produits énergétiques) et la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) représentent deux tiers du prix final. Or, ces taxes devraient continuer à augmenter, le gouvernement souhaitant aligner les prix du diesel et de l'essence d'ici 2022. 

Pour l'Association nationale de défense des consommateurs et usagers, la CLCV, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, ex TIPP) est bien trop élevée et menace dangereusement le pouvoir d'achat des Français automobilistes.

En plus de la TICPE, la TVA à 20% est appliquée sur l'achat de carburant, avec une particularité: la valeur ajoutée est calculée TICPE comprise, et les Français payent donc un impôt sur l'impôt.

La taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TIPCE) est devenue la quatrième recette de l'État avec 13,3 milliards d'euros de rentrées prévues pour 2018

 D'après les chiffres de l'Insee, la dépense annuelle de carburant par foyer est aujourd'hui de 1.700 euros. D'ici à la fin du quinquennat, l'augmentation des taxes devrait représenter, selon RTL, un coût supplémentaire de 240 euros par an.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 12 Octobre 2018

Le député François Ruffin (FI) de la Somme s'est emporté contre les députés LREM, jeudi 11 octobre, à l'Assemblée nationale, après le rejet d'une proposition de loi sur les élèves handicapés porté par un député Les Républicains.

"Nous avons, nous les Insoumis, mais également les communistes, les socialistes, les UDI, les Républicains, nous avons déposé des tas d'amendements en commission".

"Vous les Marcheurs, aucun, aucun amendement! Vous êtes 300 et aucun amendement. Vous n'avez même pas participé aux échanges. Vous vous êtes contentés, en groupe et en troupeau, de voter contre, contre, contre, contre; de lever la main en cadence comme des Playmobil! J'espère que le pays ne vous le pardonnera pas"

Ruffin a souligné le fait que cette proposition émanait d'un "collègue" de droite . "Mais moi, je m'en fiche qu'il soit de droite, du centre, du sud, de l'est, de l'ouest... peu importe ! Notre collègue Aurélien Pradié propose d'élever un peu leur statut." 

Le parlementaire a également rappelé que plusieurs groupes s'étaient emparés de cette question contrairement aux membres de la majorité qui n'ont déposé "aucun" amendement. "Nous avons, nous les Insoumis mais également les communistes, les socialistes, les UDI, les Républicains, nous avons déposé des tas d'amendements en commission." En soulignant la difficulté de faire passer des amendements.

François Ruffin, a accusé la majorité parlementaire de n'avoir formulé "aucune" proposition de loi pour améliorer la situation de professionnels concernés et promis de publier les noms des députés Marcheurs qui ont voté contre le projet de loi de la droite. "Ce vote, j'en suis convaincu, vous collera à la peau comme une infamie", a-t-il prévenu.

Pour sa part, le député de droite Pradié a défendu son projet en jugeant que "personne" ne pouvait "décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l'urgence est ailleurs". Il a également rappelé que le nombre d'élèves en situation de handicap avait plus que triplé en douze ans, passant de 100.000 jeunes en 2006 à 340.000 en 2018.

La réponse du gouvernement est venue du ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, soutenu par la secrétaire d'État aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel. Selon les ministres, des mesures ont déjà été prises et une concertation aura lieu fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH). 

Vendredi matin le député a tenu parole. Il a indiqué sur twitter "Voici les noms des 70 députés qui ont empêché qu'un débat ait lieu sur le statut des accompagnantes pour enfants handicapés. Nulle délation, juste de l'information sur les choix de vos élus".

Une pratique que n'a pas appréciée Anne-Christine Lang, députée LREM de Paris, "C'est quoi l'idée ? Qu'ils soient insultés, agressés, violentés ? Sur Internet ? Physiquement ? Ça s'appelle de la délation, de l'incitation à la haine. Ce sont des méthodes de voyous", a-t-elle twitté.

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Publié le 2 Octobre 2018

 Les carburants changent de nom à la pompe dès le 12 octobre

À partir du 12 octobre, les carburants changent de noms sur toutes les pompes de l'Union européenne, ainsi que sur celles de sept pays voisins : L'Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Macédoine, la Serbie, la Suisse et la Turquie, conformément à une directive européenne datant de 2014.

Chaque type de carburant sera désormais représenté par une figure géométrique, une lettre et un chiffre.

- L'essence. Elle sera représentée par la lettre "E", entourée d'un cercle. À côté, figurera un chiffre (5, 10 ou 85) qui indique la teneur en éthanol (E) en pourcentage.

Le SP98 et le SP95 seront donc dénommés E5. Le SP95-E10 deviendra l'E10. Enfin, le super-éthanol portera le nom de E85.

- Le diesel. Il sera figuré par la lettre "B" dans un carré. Le chiffre à côté représentera la teneur, en pourcentage, de biocarburant : B7 ou B10. Le diesel synthétique, qui n'est donc pas dérivé du pétrole, sera disponible sous le sigle XTL.

- Les carburants gazeux. Ils seront représentés par un losange qui fera figurer les mentions H2 (hydrogène), CNG (gaz naturel), LPG (gaz de pétrole liquéfié) ou LNG (gaz naturel liquéfié).

Tous ces nouveaux sigles apparaîtront sur chacune des pompes à carburant ainsi que sur la tête des pistolets. Ils seront également indiqués à côté de la trappe à carburant, sur les véhicules neufs commercialisés à partir du 12 octobre 2018.

L’ancien étiquetage ne disparaîtra pas tout de suite. Selon les distributeurs, il faudra s’attendre à une période de transition. Le changement d’étiquetage ne sera peut-être pas effectif dans toutes les stations-service à compter de cette date

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 27 Septembre 2018

La voiture électrique passe souvent pour la solution ultime contre la pollution.

Pour autant, la voiture électrique a un impact réel sur l'environnement. Sa fabrication et la production de l'électricité utilisée pour la mouvoir en sont les principales causes, variables selon les modèles et les pays. En 2014 le Jury de Déontologie Publicitaire à épingler les services d'autopartage Autolib' et BlueLy, ainsi que Renault pour sa Zoé, pour des annonces mettant trop en avant le caractère écologique de leurs produits.

Par définition, la voiture électrique n'émet rien au niveau local. Mais sa production se révèle nettement plus énergivore, et donc émettrice de gaz à effet de serre, que celle d'une voiture thermique. En cause : la batterie, qui compte pour moitié dans les besoins énergétiques liés à la fabrication d'une voiture électrique. Selon l'ADEME (Agence De l'Environnement et la Maîtrise de l'Energie), il faut environ 70.000 mégajoules (MJ) pour fabriquer une voiture essence ou Diesel, 120.000 MJ pour construire une électrique.

Ce n'est pas parce qu'elle n'émet pas de CO2 en roulant qu'elle ne pollue pas. La voiture électrique n'est pas aussi propre que pourraient le laisser croire le bonus écologique de 6.000 euros (en 2017) auquel elle donne droit et la vignette Crit'Air 0 de couleur verte que ses acheteurs peuvent fièrement coller sur leur pare-brise.

Si l'on englobe l'ensemble de son cycle de vie, une voiture électrique peut émettre plus de CO2 qu'un vulgaire diesel... Les batteries électriques : Des réservoirs bourrés de métaux rares, très polluants et monopolisés par la Chine.

Guillaume Pitron, ancien juriste devenu journaliste, a pendant huit ans parcouru la planète ( Chine, Malaisie, Indonésie, Afrique du Sud, Amérique du Nord ) pour enquêter sur la fameuse "transition écologique"... qui n'est pas si verte.

Dans son livre "La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique", Guillaume Pitron présente les coulisses de la transition énergétique. Et selon lui, elle ne serait pas si durable que cela.

"Pour la même production d’énergie, les technologies utilisées aujourd’hui consomment davantage de ressources que les technologies précédentes. Plus nous irons vers les technologies vertes, plus nous aurons besoin de ressources".

"Pour sa fabrication une voiture électrique, nécessite des métaux rares, pour sa partie électronique et ses imposantes batteries. Ces métaux rares sont extraits du sol, principalement en Chine, raffinés et acheminés dans les usines de fabrication des batteries, tout cela a un coût écologique extrêmement lourd en terme de rejet carbone, et de pollution des zones environnantes", souligne Guillaume Pitron.

Ajoutant même que "pour produire un véhicule électrique, il faut deux à trois fois plus d'énergie que pour construire un véhicule conventionnel". Une aberration, quand on cherche justement à réduire l'impact sur l'environnement. "Avant même d'avoir effectué son premier kilomètre, une voiture électrique a déjà nécessité 3 à 4 fois plus d'émission de gaz à effet de serre qu'un véhicule classique", ajoute l'auteur. "Il faut arrêter de dire que quand on roule avec un véhicule électrique on roule propre, ce n'est pas vrai".

Pour Guillaume Pitron "on a tout simplement délocalisé la pollution de la voiture électrique vers des pays qui ont été prêts à sacrifier leur environnement. C'est notamment le cas de la Chine mais aussi de la Malaisie, l'Indonésie, l'Afrique du Sud, l'Amérique du Nord, des lieux où l'on extrait en grande quantité les matériaux dont nos voitures électriques ont besoin".

"Il y a une forme d’hypocrisie totale à ne pas vouloir assumer cette pollution", s’insurge l'auteur, ajoutant  " La demande va grossir et nous allons passer d'une dépendance du pétrole à celle de la Chine qui gère actuellement 95 % du marché des terres rares. Demain nous roulerons tous chinois". 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 31 Août 2018

C'était l'un des engagements phares d'Emmanuel Macron pendant la campagne de 2017. Mais la promesse, martelée par le candidat d'En Marche! à la présidentielle, de "maintenir" le pouvoir d'achat des retraités ne sera finalement pas tenue en 2019, ni en 2020. 

Après la hausse de la CSG ponctionnant depuis janvier 2018 les pensions supérieures à 1.200 euros, ce sont désormais tous les retraités (à l'exception des bénéficiaires du "minimum vieillesse") qui subiront une perte de pouvoir d'achat face à l'inflation.

Mais contrairement à l'augmentation de la CSG clairement annoncée pendant la présidentielle, le candidat Macron n'avait jamais dit que la revalorisation des pensions ne suivrait pas la hausse des prix.

Tout au contraire, l'ancien ministre de l'Économie affirmait en mars 2017 sur France 2 au sujet des retraités qu'"il n'y aura pas de perte de pouvoir d'achat" s'il était élu. "Le niveau de vie des retraités, on doit le préserver" annonçait-il même dans un clip de campagne vantant les mérites de son projet de réforme des retraites.

Lors du débat organisé par TF1 en mars 2017, Emmanuel Macron reprochait même à François Fillon (LR) de vouloir "faire des économies sur le dos des retraités" dans son projet présidentiel.

Pourtant un an et demi plus tard, Édouard Philippe, le Premier ministre d'Emmanuel Macron, met l'accent sur les économies à réaliser afin de contenir les déficits publics. Et de faire peser notamment "sur le dos des retraités" le prix de la rigueur budgétaire.

Quand Emmanuel Macron promettait de préserver le niveau de vie des retraitésQuand Emmanuel Macron promettait de préserver le niveau de vie des retraités

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