Publié le 3 Mai 2019

Mercredi 1er mai vers 21 heures Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a tweeté :

"Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République."

Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (et ancien président d'Emmaüs France), qui a porté plainte après l'intrusion, a estimé jeudi 2 mai, sur Franceinfo qu'on était "passé au bord d'une catastrophe".

"Il aurait pu se produire un drame dont je n'ose même pas imaginer les conséquences", a-t-il dit.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui s'est rendue sur place jeudi, a rappelé qu'il y avait bien eu intrusion dans l'enceinte de l'hôpital et que les manifestants s'en étaient ensuite pris à la porte d'entrée vitrée défendue par le personnel soignant mais elle a refusé de parler d'attaque.

"Aujourd'hui une enquête est en cours, je ne suis pas là pour qualifier les circonstances de cette tentative d'intrusion", a-t-elle dit à la presse.

"On peut aussi observer que les grilles de cet hôpital étaient fermées, étaient cadenassées (...) et il y a eu une volonté claire de forcer les grilles puisque les chaînes ont été cassées."

La directrice de l'hôpital, qui se trouvait derrière la grille, a signalé aux manifestants qu'ils pénétraient dans l'enceinte d'un hôpital. "Ils le savaient et ils ont souhaité pénétrer tout de même", a-t-elle dit.

Après avoir dénoncé une "attaque" de l'hôpital en marge du défilé du 1er-Mai, le ministre de l'Intérieur est accusé de mentir, car des vidéos contredisent la version d'une "attaque" par des manifestants du service réanimation de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Et jeudi 2 mai, les 32 gardes à vues ordonnées dans le cadre de l’enquête ont d’ailleurs été levées.

Du haut d'une passerelle qui dessert la sortie de secours du service de réanimation de l'hôpital, plusieurs soignants filment les manifestants qui sont déjà entrés dans l'enceinte de l'établissement, vaste de plusieurs hectares, par l'accès de la résidence universitaire du Crous. La vidéo de l'un d'entre eux, relayée sur Facebook, montre des manifestants fuir soudainement vers eux, dans la panique, alors que des policiers entrent sur le site.

Au bout d'une minute, des policiers arrivent sur la passerelle et commencent à les évacuer dans le calme. Au même moment, un bref échange a lieu entre soignants et manifestants, la porte ouverte cette fois-ci. "Ils nous gazent", dit l'un d'eux. "Ils ne vont rien vous faire", rassure une soignante, alors qu'un policier le raccompagne dans le calme.

La fin de la vidéo permet d'entendre les réactions des infirmiers et des aides soignants, certains avouant être "choqués", tandis que d'autres plaisantent. L'un d'entre eux : "j'ai encore cassé la porte, j'ai tiré comme un fou" ou d'autres essaient de comprendre ce qu'il vient de se passer : "ils n'ont pas compris, ils ne savaient pas, ils ont juste cherché une issue possible".

"Le ministre de l'Intérieur doit cesser de mettre de l'huile sur le feu et doit maintenant s'expliquer sur ses déclarations démenties par les faits", a écrit Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat sur Twitter.

"S'il s'agit d'un mensonge délibéré dans le seul et unique but de disqualifier et salir une mobilisation sociale, le ministre de l'Intérieur doit être démis de ses fonctions sans délai", a aussi estimé Benoit Hamon (Génération.s), demandant que "le gouvernement produise les preuves de ce qu'il affirme". 

"Le Gouvernement pris en flagrant délit de #FakeNews, assez de cette propagande ! @CCastaner a manipulé les faits pour discréditer ses opposants : il doit démissionner. Il y a suffisamment de violences à condamner pour ne pas en inventer", a jugé Nicolas Dupont-Aignan.  

Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis est allé encore plus loin, en martelant: "Castaner menteur, Castaner démission!".

Vendredi 3 mai, la majorité fait bloc derrière le ministre pour répondre par la négative et soutenir ses propos. "Je trouve cette polémique révoltante", a réagi, sur RTL, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation, Gabriel Attal. "Tout ce temps perdu à alimenter une polémique pour faire l’exégèse du terme “attaque”... Ce n’est pas acceptable d’entrer dans un hôpital en défonçant une grille. Un hôpital n’est pas une zone de non-droit, et je demande que les personnes qui essayent de détourner le débat en créant des polémiques puissent condamner ce qu’il s’est passé car c’est condamnable", affirme-t-il.

"Christophe Castaner a croisé un certain nombre de personnels de la Pitié-Salpêtrière qui étaient choqués. Entrer dans un hôpital, même pour se réfugier, ce n’est pas normal" a réagi, quant à lui, le ministre des relations avec le Parlement Marc Fesneau, sur Sud Radio. 

"vouloir s'introduire dans un hôpital de cette façon n'est pas excusable", a réagi sur BFMTV, le Premier ministre, Édouard Philippe.

Critiqué de toutes parts et accusé de "fake news", le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a fait marche arrière vendredi 3 mai, dans une conférence de presse depuis Toulon (Var).

"Intrusion violente, c’est le mot qu’a utilisé la directrice de l’hôpital. Attaque, c’est celui qui m’est venu après avoir entendu le récit ému des personnels. J’entends le reproche qui m’est fait pour avoir utilisé le mot "attaque", je souhaite qu’aucune polémique n’existe sur ce sujet, et en la voyant naître, je me dis que je n’aurais pas dû l’employer".

"Intrusion violente, terme utilisé par la directrice, est en effet mieux adapté et semble confirmer d’ailleurs par les vidéos qui sont apparues depuis".

"S'agissant des polémiques qui ont agité le monde médiatico-politique pendant les vingt-quatre dernières heures, je crois savoir que le ministre de l'Intérieur a corrigé son propos. Il a sans doute eu raison de le faire en choisissant le terme qu'il a utilisé. Et je n'ai pas d'autres commentaires à faire sinon qu'il a évidemment, et comme depuis le début, toute ma confiance", a affirmé le premier ministre à Montmoreau (Charente).

Au cœur de la polémique, des élus d'opposition ont réclamé vendredi 3 mai, l'audition devant le Parlement du ministre de l'Intérieur, d'autres exigeant sa démission.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 17 Avril 2019

Incendie à Notre-Dame de Paris : Vous avez été exemplairesIncendie à Notre-Dame de Paris : Vous avez été exemplaires

"Le pays et le monde tout entier nous ont regardés et vous avez été exemplaires", a lancé Emmanuel Macron jeudi 18 avril à l’Élysée en recevant les pompiers et d’autres personnes mobilisées pour sauver lundi 15 avril Notre-Dame de Paris.

"Vous avez été l’exemple parfait de ce que nous devons être", a-t-il ajouté dans la salle des fêtes de l’Élysée, devant 300 personnes, 250 pompiers de Paris, des pompiers des départements franciliens, des policiers, des membres de la Croix Rouge et de la Protection civile.

Le Premier ministre Édouard Philippe, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nunez, Franck Riester ministre de la Culture et Florence Parly ministre des Armées étaient également présents.

François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains (LR) pour les élections européennes, a appelé jeudi Emmanuel Macron et l’exécutif à "un peu d’humilité" pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame, mettant notamment en garde contre "la manie de la disruption" du "nouveau monde".

Un incendie a ravagé Notre-Dame de Paris toute la soirée du lundi 15 avril. Parti des toits, le feu s’est propagé à l’ensemble de l’édifice et la flèche l’un des symboles de Paris avec ses 93 m de hauteur s’est effondrée sur la nef. Les toitures sont tombées dans la nef, le transept et le chœur. 

Emmanuel Macron, qui devait présenter ses mesures à l’issue du grand débat, a reporté son allocution : "Il faut respecter un temps de recueillement et avoir la responsabilité qui s'impose dans ce moment de grande émotion nationale", justifie l'Élysée dans un communiqué. "Dans ces conditions, le président de la République s'exprimera en temps voulu sur le grand débat national".

Le chef de l'État s’est rendu sur place pour rencontrer Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris.

Quatre cents pompiers avec 18 lances à incendie, certains juchés sur des bras mécaniques à des dizaines de mètres de hauteur. Un important dispositif de secours a été rapidement mis en place pour tenter de circonscrire au plus vite le feu.

Vers 22 h 50, les "deux tours de Notre-Dame étaient sauvées" et sa structure "sauvée et préservée dans sa globalité", mais les opérations devaient continuer toute la nuit, a indiqué le général Jean-Claude Gallet, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

Aux alentours de 4 h du matin et après des heures de lutte contre les flammes, le porte-parole des pompiers de Paris, le lieutenant-colonel Gabriel Plus, a annoncé que le feu était "complètement maîtrisé."

À l’exception d’un sapeur-pompier légèrement blessé, aucune victime n’est à déplorer, la cathédrale ayant été évacuée. 

La couronne d’épines et la tunique de Saint-Louis ont pu être sauvées des flammes, a indiqué Mgr Patrick Chauvet, le recteur de la cathédrale.

Le coq, que l'on pensait détruit, a été retrouvé dans les décombres. Il abritait, selon l'glise, des reliques de Sainte-Geneviève et Saint-Denis, ainsi qu'un fragment de la couronne d'épines du Christ, censées protéger les Parisiens. 

Plusieurs œuvres d'art ont pu être sauvées des flammes mais certaines n'ont pu être déplacées et restaient étroitement surveillées par les pompiers. Des messages de sympathie arrivent du monde entier. Les promesses de dons de grandes fortunes françaises ont commencé à affluer.

Les réactions politiques s’enchaînent après le feu qui a ravagé l’emblématique cathédrale : 

"Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous", a commenté sur Twitter le président Emmanuel Macron

Sur twitter "Laurent Wauquiez, chef de file des Républicains, a exprimé sa "désolation en voyant partir en fumée ce symbole de nos racines chrétiennes, de la littérature de Victor Hugo. C’est toute une part de notre Histoire, de nous-mêmes, qui brûle ce soir. Ce soir, je suis de tout cœur avec les pompiers qui se battent pour sauver des flammes la cathédrale Notre-Dame, une si belle part de notre identité."

"la France est touchée dans sa chair, dans son cœur, dans son identité, dans son histoire", a twitté Nicolas Sarkozy
 

Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les Pompiers de Paris sont en train de tenter de maîtriser les flammes. Nous sommes mobilisés sur place en lien étroit avec le diocèse de Paris. J'invite chacune et chacun à respecter le périmètre de sécurité", a twitté Anne Hidalgo

"Je suis comme, sans doute, la totalité de tous ceux qui vivent dans ce pays et dans le monde qui voient ce spectacle sidérant, abominable.Tout va au grand corps qui est là et qui brûle sous nos yeux", a twitté Jean-Luc Mélenchon

"Soutien à nos pompiers valeureux qui luttent pour éteindre l’incendie qui ravage cette merveille de notre patrimoine et de notre culture" a réagi sur twitter Marine Le Pen

"Notre-Dame est notre patrimoine commun, c’est une blessure de la voir ainsi ravagée par les flammes. Hommage aux pompiers qui œuvrent pour éteindre l’incendie", a twitté François Hollande

De Berlin, Londres, Washington, et d'autres capitales, les réactions se sont multipliées lundi soir pendant qu'un incendie ravageait la cathédrale Notre-Dame de Paris.

"C'est avec une profonde tristesse que je suis les événements à Paris. Je suis peinée de voir ces terribles images de Notre-Dame symbole de la France et de notre culture européenne, en flammes. Nos pensées vont à nos amis français", a tweeté le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert.

"Notre-Dame de Paris appartient à l'humanité toute entière. Elle a inspiré tant d'écrivains, tant de peintres, tant de philosophes, tant de visiteurs venant de partout", a écrit le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans un communiqué en français. "Quelle triste spectacle. Quelle horreur. Je partage l'émotion de la nation française qui est aussi la nôtre", a-t-il ajouté.

"Cela nous brise le coeur de voir la cathédrale Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Nous pensons à nos amis français", a tweeté le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

"C'est si terrible d'assister à ce gigantesque incendie à Notre-Dame de Paris. Peut-être faudrait-il utiliser des bombardiers d'eau pour l'éteindre. Il faut agir vite", a tweeté le président des États-Unis Donald Trump.

"Mes pensées vont aux Français ce soir et aux services d'urgence qui luttent contre le terrible incendie de la cathédrale Notre-Dame", a déclaré la Première ministre britannique Theresa May sur Twitter. 

L'Unesco, par la voix de sa directrice générale , l'ancienne ministre française de la Culture Audrey Azoulay, l'organisation a indiqué dans un tweet se tenir aux "côtés de la France pour sauvegarder et réhabiliter ce patrimoine inestimable".

"#NotreDamedeParis en feu, une immense émotion, Victor Hugo, une part de l'Histoire de France, de l'Europe. Mes pensées et mon soutien pour nos Amis français. @EmmanuelMacron #paris #france", a écrit sur twitter le Premier ministre belge Charles Michel.

"La destruction de ce chef d'œuvre architectural appartenant au Patrimoine Mondial est une catastrophe pour l'humanité entière", a tweeté le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu.

"Athènes suit avec une grande douleur l'incendie de Notre-Dame", a tweeté le maire d'Athènes (Grèce) Georgios Kaminis.

C'est "un coup au cœur pour les Français et pour nous tous les Européens", a tweeté, en français, le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

"Très atristés par le terrible incendie qui détruit la grande cathédrale Notre-Dame. Un monument sacré important pour la France et au-delà. Une terrible catastrophe", a tweeté le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Anwar Gargash.

Une enquête a été ouverte lundi soir par le parquet de Paris pour "destruction involontaire par incendie". "Rien dans l’état ne va dans le sens d’un acte volontaire", a insisté mardi 16 avril, le procureur de la République de Paris, confirmant que la piste accidentelle était privilégiée.

"Cinq entreprises intervenaient sur le site. Des auditions d'ouvriers d'employés de ces entreprises ont débuté. Une quinzaine sont prévues. Ils sont une quinzaine à être intervenus, à avoir été présents mardi", a précisé Rémy Heitz lors d'un point presse devant Notre-Dame, ajoutant que la direction de la police judiciaire parisienne mobilisait près de 50 enquêteurs sur cette enquête.

Le représentant de la société Europe Échafaudage, Julien Le Bras, exclut toute faute de ses salariés.

Le procureur a expliqué qu'il y avait "eu une première alerte à 18H20 suivie d'une procédure de levée de doutes mais aucun départ de feu n'a été constaté".

"Il y a eu une deuxième alerte à 18h43, et là, le feu a été constaté au niveau de la charpente. Entretemps, l'église avait été évacuée puisqu'une messe avait débuté peu avant".

André Finot, responsable communication de la cathédrale, a expliqué "assister impuissant" à l’embrasement de la charpente. "On ignore dans quelles circonstances a pris le feu, explique-t-il. Normalement, il ne devait pas plus y avoir d’ouvriers sur le chantier car ils sont censés arrêter entre 17 heures et 17 h 30 au plus tard. Mais nous n’avons pas la certitude qu’il n’y avait plus personne sur place".

Les promesses de don affluent pour la reconstruction de Notre-Dame. En moins de 48 heures, près d’un milliard de dons ont été promis :

- LVMH, numéro un mondial du luxe, et la famille Arnault à sa tête, première fortune de France, ont annoncé un don de 200 millions d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame.

Le groupe de luxe a, en outre, proposé de mettre à disposition ses "équipes créatives, architecturales, financières" pour aider au travail de reconstruction et de collecte de fonds.

- Le géant mondial des cosmétiques L’Oréal et la famille héritière du groupe, les Bettencourt-Meyers, ont annoncé mardi un don total de 200 millions d’euros pour l’édifice parisien, dont 100 millions d’euros par l’intermédiaire de la Fondation Bettencourt Schueller.

- La famille d’industriels Pinault, qui possède le groupe de luxe Kering, a annoncé débloquer 100 millions d’euros par l’entremise de sa société d’investissement Artemis.

La famille Pinault a par ailleurs fait savoir mercredi qu’elle ne ferait "pas valoir l’avantage fiscal" auquel pourrait prétendre son don. "La donation pour Notre-Dame de Paris ne fera l’objet d’aucune déduction fiscale. La famille Pinault considère en effet qu’il n’est pas question d’en faire porter la charge aux contribuables français", rapporte dans un communiqué François-Henri Pinault, président de la holding familiale.

- Le PDG du groupe Total, Patrick Pouyanné, a pour sa part annoncé sur Twitter, que le groupe, qui se présente comme le "premier mécène de la Fondation du patrimoine", allait faire un "don spécial" de 100 millions d’euros.

- La famille Decaux "a décidé de contribuer à la restauration de ce lieu emblématique de la ville de Paris et de son histoire, monument du patrimoine mondial" en donnant, à travers JCDecaux Holding, 20 millions d’euros pour sa reconstruction.

- "Très touchés" par l’incendie, Martin et Olivier Bouygues ont annoncé se mobiliser "à titre personnel" avec un don de 10 millions d’euros par l’intermédiaire de leur holding familiale, SCDM.

- Le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, qui contrôle la société d’investissement Fimalac, a également annoncé vouloir participer à  "l’effort national de reconstruction" en donnant 10 millions d’euros "pour la restauration de la flèche, symbole de la cathédrale".

- Plus de 20 millions de dollars de l'étranger. Des promesses de dons de plusieurs banques françaises : 


Le Crédit agricole, avec sa fondation, va donner 5 millions d’euros; BNP Paribas a annoncé débloquer 20 millions d’euros; le groupe BPCE et la Société générale ont promis chacun 10 millions d’euros.

- L'assureur de deux des entreprises présentes sur le chantier de Notre-Dame au moment de l’incendie, l’assureur Axa France a promis 10 millions d’euros en signe de solidarité.

- Le grand groupe informatique français Capgemini a annoncé verser 1 million d’euros.

La Fondation du patrimoine a ouvert son propre outil de collecte de dons en ligne dès mardi sur son site Internet. Cette fondation privée qui se consacre à la préservation du patrimoine avait notamment perçu des fonds du Loto du patrimoine.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 10 Avril 2019

Blessée lors de la manifestation des gilets jaunes le samedi 23 mars à Nice, Geneviève Legay est revenue sur les circonstances de sa chute, au micro de  deux interviews à France Bleu Azur et  BFMTV, lundi 8 avril.

Emmanuel Macron avait suscité la polémique en souhaitant à la septuagénaire un “prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse”. ”Je pense que quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci”, avait indiqué le chef de l’État dans un entretien accordé à Nice Matin.

En colère, la militante d’Attac en profite également pour répondre au propos du président de la République. "La sagesse, il ne sait pas ce que ça veut dire ! Je suis très sage justement. Je pense qu’il ne représente pas le peuple français, qu’il ne comprend rien ou qu’il ne veut pas comprendre."

"Le président de la République n’a pas eu une seule pensée pour mes filles qui attendaient à l’hôpital pour savoir si j’allais pouvoir m’en sortir et avec quelles séquelles".

Elle s'en prend également au maire de Nice Christian Estrosi : "Et Estrosi se permet de dire de son côté que mes blessures sont légères. C’est une honte !", a-t-elle fustigé. L'élu LR avait lui aussi assuré au départ que l'intéressée avait "trébuché" lors d'un mouvement de foule, et relevé qu'elle "était suffisamment consciente pour répondre aux enquêtes de police et engager des poursuites contre la police et le préfet des Alpes-Maritimes", ce qui démontrait selon lui "une certaine vitalité".

"Moi j’étais descendue pour la liberté de manifester, se défend-elle auprès de France Bleu Azur lundi matin. Je n’avais pas vu que la place Garibaldi était dans l’arrêté d’interdiction, je n’ai pas bravé l’interdiction. On leur a dit qu'on pourrait être leur mère, leur grand-mère, qu'on se battait aussi pour eux, les petits gendarmes. Tout allait bien, c'était joyeux, on chantait, j'avais un drapeau de la paix dans les mains." 

Et puis c'est la charge de CRS et le trou noir. "Il nous ont demandé de rejoindre le groupe du café Turin, nous on a dit oui et puis d'un coup, je me suis réveillée aux urgences de l’hôpital Pasteur avec une sérieuse blessure à la tête", raconte la militante d'Attac de 73 ans.

"Ils m'ont donné un coup de matraque dans la tête et je veux arriver à le prouver. C'est pas la bousculade qui m'a fait tomber."

Geneviève Legay entend désormais organiser une conférence de presse pour dénoncer le président Macron qui donne des leçons alors qu'il ne comprend rien au peuple et le maire de Nice, Christian Estrosi. "Ce sont tous des menteurs", selon elle.

La militante, victime de multiples fractures et souffrant de plusieurs côtes cassées, a intégré mardi 2 avril une unité de convalescence de l’hôpital. Une information judiciaire a été confiée à plusieurs juges d’instruction pour faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles elle a lourdement chuté. 

Encore fragilisée par sa chute, la manifestante restera hospitalisée pour quelques semaines. Mais elle ne renoncera pas aux manifestations : "Je suis partante, il me tarde d'arriver à tenir debout pour rejoindre les gilets jaunes, je rêve de la convergence des luttes", confie-t-elle.

La porte-parole d'ATTAC 06 estime également que les policiers qui sont venus lui rendre visite dans sa chambre d'hôpital auraient essayé de "couvrir une bavure policière" en tentant de lui suggérer une autre version des faits.

Ils auraient notamment essayé de lui faire dire qu'un journaliste aurait été à l'origine de sa chute, ce qu'elle nie. "Ils me disent : 'C’est bien le journaliste qui vous a renversée ?' J’ai dit : 'Comment ?' Ils me disent : 'Si si, c’est lui qui vous a renversée'. J’ai dit': 'Non, c’est pas possible, je le vois à 2,50 mètres de moi, je ne vois pas pourquoi il serait venu me renverser, ce monsieur."

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 9 Avril 2019

 

Des parlementaires socialistes, communistes et de droite (LR) ont annoncé, ce mardi 9 avril, avoir recueilli les signatures nécessaires pour enclencher un référendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).

Alors que 185 signatures sont requises, les parlementaires en ont recueilli 197, contre cette disposition phare du projet de loi Pacte, en cours d'examen au Parlement.

Cette proposition parlementaire doit désormais être validée par le Conseil constitutionnel et signée par 10% du corps électoral (4,5 millions de citoyens), pour organiser le référendum.

Des députés et sénateurs d'opposition ont donné une conférence de presse commune à l'Assemblée nationale afin d'annoncer leur décision d'engager un processus de référendum d'initiative partagée sur ce sujet.

Leur objectif est de contrer une des mesures phares du projet de loi "Pacte", dont la lecture définitive pourrait avoir lieu jeudi 11 avril dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

Ils souhaitent, à l'occasion de cette démarche inédite, "rendre les aéroports de Paris insusceptibles de privatisation".

"Nous ne voulions pas que soit à nouveau commise l'erreur qui s'est transformée en scandale, de la privatisation des autoroutes, avec la privatisation des aéroports de Paris", a déclaré le député socialiste Boris Vallaud lors de cette conférence de presse.

"Il s'agit de demander aux Françaises et aux Français s'ils sont d'accord pour que l'exploitation, l'aménagement et le développement des aérodromes de Paris Charles-de-Gaulle, Paris Orly et Paris Le Bourget, revêtent le caractère de service public national", a-t-il ajouté.

La proposition de loi référendaire a pour l'instant été signée à l'Assemblée par des membres des groupes Socialistes et apparentés, Les Républicains, Gauche démocrate et républicaine, Libertés et Territoires et des non inscrits, a affirmé l'élu socialiste Boris Vallaud. Les députés de La France Insoumise signeront également le texte.

Le Sénat a rejeté mardi 5 février, le projet de privatisation d'ADP.  Lors de l'examen en première lecture du projet de loi Pacte sur la croissance des entreprises, le Sénat a en effet adopté, par 246 voix contre 78, des amendements de suppression de l'article 44 modifiant le régime juridique d'ADP et ouvrant la voie à sa privatisation. La très grande majorité des Républicains, la totalité des groupes PS et CRCE et une partie des Indépendants, ont voté pour ces amendements de suppression. La grande majorité des centristes, le groupe LREM et la quasi totalité du groupe RDSE (à majorité radicale), a voté contre.

Dans la nuit du 15 au 16 mars, l'Assemblée nationale a donné son feu vert : 27 votes "pour", 15 "contre" et 3 abstentions ( 45 députés présents sur 577! ), au projet de loi Pacte, avec lequel le gouvernement entend "donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois".

Le texte prévoit notamment de supprimer l'obligation pour l'État de détenir la majorité du capital du groupe Aéroports de Paris, de privatiser la Française des jeux, d'autoriser l'État à descendre sous le tiers des parts dans le capital d'Engie, anciennement GDF Suez, ou encore la suppression des tarifs réglementés du gaz et la simplification des seuils à partir desquels les entreprises se voient imposer des obligations fiscales et sociales.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 29 Mars 2019

 


Le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre a déclaré, vendredi 29 mars, qu'un "policier isolé et dépourvu de bouclier"  avait "écarté du bras vers sa droite"  Geneviève Legay, provoquant la chute de la militante d'Attac.

Geneviève Legay, 73 ans, a été sérieusement blessée à la tête lors d'une charge des forces de l'ordre alors qu'elle manifestait dans un périmètre interdit, place Garibaldi à Nice, lors d'une manifestation des Gilets jaunes samedi 23 mars. Elle a violemment chuté au sol. Sa tête a heurté un plot.

Le policier, qui avait été entendu en début de semaine dans le cadre de l'enquête, a d'ailleurs rectifié vendredi matin sa version des faits et son témoignage, en "admettant que la personne qu'il avait écartée de son chemin n'était pas un homme comme il l'avait déclaré initialement", a indiqué le procureur.

Le procureur a indiqué qu'il ouvrait une information judiciaire du chef de "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique". Cette information judiciaire sera confiée à plusieurs juges d'instruction.

Ce sont de nouvelles images qui ont permis d'arriver à cette nouvelle conclusion "de manière certaine". Dans un premier temps, le magistrat avait assuré lundi 25 mars qu'il n'y avait eu "aucun contact" entre la porte-parole d'Attac des Alpes-Maritimes et les forces de l'ordre. 

L'enquête initiée par le parquet de Nice est désormais terminée. "Elle permet d'établir que les blessures subies par madame Geneviève Legay résultent de l'action d'un fonctionnaire de police dont il convient d'apprécier maintenant le caractère volontaire ou involontaire", a indiqué Jean-Michel Prêtre.

Au lendemain de sa blessure, Emmanuel Macron avait affirmé, dans un entretien avec Nice-Matin publié lundi que "cette dame n'a pas été en contact avec les forces de l'ordre". Et d'ajouter, "Je souhaite d'abord qu'elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l'hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable"

"Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci." Des propos qui avaient provoqué une vive polémique. 

Geneviève Legay est toujours hospitalisée à Nice. Mardi, sa famille avait indiqué que son état était "préoccupant".

L'association Attac a appelé vendredi les Gilets jaunes à afficher samedi 30 mars, leur soutien à Geneviève Legay en manifestant avec des drapeaux aux couleurs arc-en-ciel, comme celui que la septuagénaire portait le 23 mars.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 25 Mars 2019

Macron fait la leçon à la manifestante de 73 ans grièvement blessée à NiceMacron fait la leçon à la manifestante de 73 ans grièvement blessée à NiceMacron fait la leçon à la manifestante de 73 ans grièvement blessée à Nice

Le président de la République a réagit ce lundi matin 25 mars à la polémique autour de la blessure de Geneviève Legay, manifestante de 73 ans grièvement blessée après une charge des forces de l'ordre, lors de l'acte 19 des gilets jaunes à Nice samedi dernier place Garibaldi. Elle a violemment chuté au sol. Sa tête a heurté un plot.

Interrogé lundi matin par Nice Matin, le président souhaite "un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse" à la porte-parole d'Attac pour les Alpes-Maritimes. Il ajoute : "Je souhaite d'abord qu'elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l'hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable"

"Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", a-t-il poursuivi, tout en soulignant que "cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre".

Et d'insister "Elle s’est mise en situation d’aller dans un endroit interdit, de manière explicite, et donc d’être prise dans un phénomène de panique. Je le regrette profondément, mais nous devons, partout, faire respecter l’ordre public."

Le chef de l'État a assuré que la décision de "définir des périmètres d’interdiction" était devenue "nécessaire" et avait "été mise en oeuvre avec professionnalisme et mesure à Nice".

Un secouriste, Thierry Paysant, accuse, les forces de l'ordre d'avoir empêché les "street medics" de porter secours à la militante lorsque qu'elle était au sol :

Les propos d’Emmanuel Macron ont été critiqués par les oppositions. La tête de liste communiste aux européennes Ian Brossat a affirmé sur twitter que "le président est à deux doigts d’expliquer qu’elle l’a bien cherché". 

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a affirmé sur Twitter que "notre Geneviève de Nice n’a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d’elle. Elle milite pour le bien des autres. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ?". 

Grièvement blessée à la tête, Geneviève Legay a été évacuée par les pompiers à l'hôpital. Elle souffre de plusieurs fractures au crâne, à l'oreille interne, le rocher, des hématomes sous-duraux et hémorragies dans la boite crânienne, selon sa fille.

Ce lundi, la famille de la manifestante doit déposer plainte contre les policiers pour "violence en réunion avec arme" et contre le préfet des Alpes-Maritimes.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 24 Mars 2019

Manifestante grièvement blessée à Nice : Le parquet ouvre une enquête, la famille porte plainteManifestante grièvement blessée à Nice : Le parquet ouvre une enquête, la famille porte plainteManifestante grièvement blessée à Nice : Le parquet ouvre une enquête, la famille porte plainte

Samedi matin, vers 11 heures, lors de l’Acte 19 des Gilets Jaunes sur la place Garibaldi à Nice étaient réunis quelques dizaines de "gilets jaunes" surveillés par un important dispositif policier. Parmi les manifestants, la militante d'Attac de 74 ans, Geneviève Legay. La vieille dame aux cheveux blancs scande "Liberté de manifester" en agitant un drapeau altermondialiste arc-en-ciel.

Quelques minutes plus tard, les forces de l'ordre chargent pour faire évacuer la place. Geneviève Legay a violemment chuté au sol lors de cette charge. "Ils lui ont marché dessus, c'était très violent", s'indigne l'avocat de la famille de la manifestante, Me Arié Alimi.

Lors de la manœuvre de dispersion, sa tête a frappé un plot en métal. Il n'y avait pas d'hostilité particulière de la part des manifestants lorsque les policiers ont chargé.

"Je n'ai jamais vu de telles images dans notre pays depuis bien longtemps, il faut que ça cesse", a expliqué le conseil de la famille de Geneviève. "Vous pensez qu’on peut justifier que des forces de l’ordre chargent des personnes âgées même si c'est interdit ? C’était une place publique à Nice. C'est dramatique", a constaté Arié Alim. 

La place Garibaldi est le lieu habituel des rassemblements niçois mais elle était incluse samedi 23 mars dans le périmètre interdit aux gilets jaunes.

Christian Estrosi, maire de la ville, avait demandé et obtenu une interdiction de manifester dans une grande partie de la ville, alors que les précédentes mobilisations des Gilets Jaunes à Nice n’avaient pas entraîné de dégradations.

Immédiatement hospitalisée, la septuagénaire est aujourd'hui sédatée, dans un état "stable".

Selon une de ses filles, Delphine Parent, sa mère souffrirait de plusieurs fractures au crâne. La violence du choc a entraîné une fracture de l’os de son oreille interne, le rocher, ainsi que de nombreux hématomes sous-duraux, des hémorragies dans la boite crânienne.

La famille de la victime a chargé son conseil de porter plainte pour "violences volontaires en réunion avec armes par personnes dépositaires de l'autorité publique et sur personne vulnérable". Cette plainte visera également le préfet des Alpes-Maritimes pour "complicité par ordres", précise Me Alimi.

Dans un communiqué, l'organisation altermondialiste s'"indigne de la grave restriction des libertés publiques actuellement en cours en France" et apporte son soutien à la militante.

Sur Twitter, l'association Attac a exigé "que toute la lumière soit faite et que les responsabilités de ces actes de violence soient clairement établies à l'encontre de sa porte-parole pour les Alpes-Maritimes, "militante infatigable pour la paix".

Le parquet a indiqué avoir ouvert dès samedi après-midi "une enquête classique en recherche des causes des blessures", précise le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. "J'ai ordonné la saisie des images vidéo, par ailleurs d'excellente qualité, et fait des réquisitions auprès de l'hôpital Pasteur", a ajouté M. Prêtre qui a aussi fait ausculter Geneviève Legay, samedi soir par un médecin légiste. 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 19 Mars 2019

Une étudiante est morte poignardée, dimanche 17 mars, à Marseille. Les faits se sont produits vers 21h15, aux abords de l’entrée de la station de métro La Timone, boulevard Jean-Moulin dans le 5e arrondissement.

La jeune femme a été touchée au thorax. Elle a été rapidement prise en charge et transportée aux urgences de l’hôpital de La Timone à proximité. Son état était déjà critique et elle n’a pas survécu à ses blessures. 

Agée de 21 ans, la victime s'appelait Marie-Bélen. Cette jeune femme aux longs cheveux et yeux en amande était étudiante en anthropologie. Originaire d'Alès dans le Gard, installée à Marseille, elle suivait des cours à Aix-en-Provence. Le dimanche 17 mars, peu après 21 heures, elle croisait celui qui allait devenir son meurtrier. Ce dernier est toujours recherché.

Selon les premiers éléments de l'enquête, un vol de téléphone portable pourrait être à l'origine de ce drame. Xavier Tarabeux, le procureur de la République de Marseille prend en compte cette thèse, mais reste prudent. "À ce stade, nous avons un homicide, et un portable qui a disparu. Est-ce un vol qui a mal tourné ? Je ne privilégie aucune piste, ce sera à l’enquête de le dire". Les enquêteurs exploitent notamment les images de vidéoprotection.

Dans un communiqué lundi soir, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, déclare : "C'est avec une immense émotion que j'apprends l'assassinat d'une jeune femme aixoise, poignardée hier soir devant l'hôpital de La Timone. Ce geste criminel endeuille notre ville. Je demande à la police et à la justice de tout mettre en oeuvre pour retrouver le coupable dans les meilleurs délais afin qu'il soit jugé et puni à la hauteur de l'horreur de son acte. Je m'associe à la douleur des parents et des proches de cette jeune étudiante en anthropologie à Aix-en-Provence et, au nom des Marseillaises et des Marseillais, je leur adresse mes plus sincères condoléances."

Sur Twitter, le Doyen de la Faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille et Vice-président au partenariat avec le monde socio-économique AMU, Jean-Philippe Agresti, s'est exprimé.

Valérie Boyer députée LR des Bouches-du-Rhône a twitté "Tristesse et colère ce matin. Une étudiante aixoise de 21 ans mortellement poignardée à Marseille pour un téléphone portable. En tant que Députée, en tant que mère de famille, je m'associe pleinement à la douleur des parents de cette jeune fille".

La faculté d'Aix Marseille a observé une minute de silence mardi 19 mars. Après cet hommage, la maman de la jeune femme décédée a prononcé un discours émouvant dans lequel elle confie que sa fille "était passionnée par ses études. "Il me paraît essentiel d'avertir, de prévenir, ouvrons les yeux et refusons l'indifférence et la peur. Sans être fous, soyons attentifs" a-t-elle déclaré. 

La famille de Marie-Bélen a exprimé sa douleur... Un discours déchirant de détresse, a twitté La Provence.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 17 Mars 2019

Samedi 16 mars, le dix-huitième depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, présenté comme un "ultimatum" lancé au président Emmanuel Macron, a rivalisé avec les épisodes les plus violents de la mobilisation, début décembre. 

Boutiques et restaurants pillés et incendiés sur les Champs-Élysées, affrontements avec les forces de l’ordre. Au total 32.300 personnes se sont mobilisées dans toute la France selon le ministère de l’Intérieur, 230.766 selon le décompte des Gilets jaunes sur Facebook. Quelque 5.000 membres des forces de l’ordre et six blindés de la gendarmerie avaient été déployés dans la capitale.

Pendant plusieurs heures tout s’est déroulé sur les Champs-Élysées. Autour de la place de l’Étoile, vers laquelle 10.000 manifestants avaient convergé, la tension est rapidement montée à partir 11 h.

Des manifestants, pour beaucoup vêtus de noir, capuche ou casque sur la tête, ont lancé pavés et pierres sur les forces de l’ordre, qui répliquaient par des tirs de gaz lacrymogènes. Sur les Champs-Élysées, des casseurs ont systématiquement détruit des vitrines et pillé de nombreux magasins.

Les manifestants ont mis le feu à plusieurs kiosques à journaux et aussi à des panneaux de bois ou des barrières de chantiers qui servaient de barricade.

Dans l’après-midi, ils ont mis le feu à plusieurs enseignes, notamment celle du restaurant Fouquet’s.

Un immeuble a été incendié, boulevard Roosevelt, près des Champs-Élysées, faisant 11 blessés légers samedi en marge de l’acte 18 de la mobilisation des Gilets jaunes, a-t-on appris auprès des pompiers.

"Deux personnes ont été sauvées des flammes. Une femme et son bébé étaient coincés au deuxième étage", ont indiqué les pompiers, qui ont mobilisé dix engins.

Sur place une femme et ses quatre enfants, dont un bébé de 9 mois, a raconté à l’AFP, les larmes aux yeux, qu’ils étaient "descendus par les escaliers" de leur appartement au troisième étage. "On a d’abord senti la fumée des lacrymogènes et puis ensuite on a vu le feu par la fenêtre", a-t-elle expliqué.

Le feu est parti d’une banque au rez-de-chaussée. Le quartier a été bouclé et l’incendie maîtrisé peu avant 14 h. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine de l’incendie.

"J’ai entendu ils sont en train le mettre le feu à la banque ! et on a vu l’incendie depuis ses débuts. Il a commencé vers 13h30 et après ça s’est embrasé. Le feu a commencé à prendre dans la partie basse de la banque puis il est monté au niveau au-dessus", raconte à franceinfo la gérante d'un salon de coiffure situé juste en face l'agence bancaire.

Un camion de gendarmerie a notamment été attaqué. Sur les images, on peut voir des dizaines de manifestants courir vers un véhicule et frapper sur ses vitres. Des manifestants tentent d'ouvrir les portes et à l'intérieur, des gendarmes essayent de bloquer la portière.

Certains n'ont pas hésité à s'en prendre directement à un CRS, le mettant à terre et lui assénant de nombreux coups. L'homme, qui a perdu son casque dans ce lynchage, a pu être dégagé par ses collègues quelques secondes plus tard.

"Les pompiers de Paris et nos forces de l’ordre viennent de procéder à l’évacuation de tous les habitants d’un immeuble, délibérément incendié. Le feu est maîtrisé. Les individus qui ont commis cet acte ne sont ni des manifestants, ni des casseurs : ce sont des assassins", a dénoncé sur Twitter le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

"Il y a 7 à 8.000 manifestants à Paris, ce qui en fait une petite manifestation. (...) Au sein de ces manifestants, il y a plus de 1.500 ultra-violents qui sont venus pour casser, pour en découdre, pour attaquer. Dès ce matin très tôt, ils l'ont fait en voulant prendre d'assaut l'Arc de Triomphe, sûrement fiers des saccages qu'ils avaient déjà commis le 1er décembre", a-t-il déclaré lors d'une visite à la préfecture de police de Paris.

Sur Twitter, François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux Européennes, appelle à "mettre fin à l’impuissance de l’État".

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu en fin d'après-midi dans le quartier des Champs-Elysées pour remercier les forces de l'ordre. "Merci pour ce que vous faites", a dit le chef du gouvernement à plusieurs responsables policiers. 

"Ceux qui excusent ou qui encouragent de tels actes s’en rendent complices". a déclaré sur Twitter, le premier ministre.

Emmanuel Macron a décidé d'écourter son séjour au ski à la Mongie dans les Hautes-Pyrénées. Il est rentré samedi soir à l'Élysée plus tôt que prévu. À 22h30, le chef de l'État s'est rendu à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur dans la soirée.

 

"Nous avons aujourd'hui des gens qui essayent par tous les moyens (...) d'abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer", a affirmé le chef de l'État. "Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement la journée d'aujourd'hui montre que sur ces sujets-là et ces cas-là, nous n'y sommes pas", a-t-il admis.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 11 Mars 2019

La mort de deux jeunes de 17 et 19 ans a déclenché des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre dans la nuit de samedi à dimanche 3 mars. Leur scooter était suivi par un véhicule de police.

Dimanche 10 Mars, le préfet de l'Isère, Lionel Beffre s'est rendu sur place pour rencontrer les forces de l'ordre et leur apporter son soutien dans ces périodes de tension.

Lundi 11 Mars c'est au tour du président Les Républicains (LR) du Conseil Régional Laurent Wauquiez de se déplacer pour venir constater les dégâts subis dans ce quartier grenoblois. 

Il a visité l'IFSI, l'Institut de formation en soins infirmiers dépendant du CHUGA complètement ravagé par un incendie lors de la première nuit de violences. Le bâtiment est en partie financé par la Région. Il s'est également rendu non loin de là, à la pépinière d'entreprises Artis qui a aussi été touchée lors de ces émeutes.

"Il faut se poser les bonnes questions. Un institut saccagé, un bâtiment de 16 millions d'euros détruit, est-ce que c'est ça la République ?", a interrogé Laurent Wauquiez devant la presse. "Rien ne justifie ça en France. J'interpelle très clairement le gouvernement. Ce n'est pas normal qu'il ne soutienne pas plus les policiers. Il doit rétablir l'ordre."

Devant la presse, Wauquiez a invité les habitants du Mistral à prendre leur quartier en main : "Arrêtez de baisser les yeux et les bras. Il faut aider les forces de l'ordre à mettre un terme à cette situation", a-t-il lancé, estimant que ceux qui ne leur font pas confiance "ont tort": "il faut leur faire confiance, ce sont elles qui nous protègent".

Le préfet de l’Isère a immédiatement réagit par l’intermédiaire d’un communiqué dans lequel il rappelle qu’il s’est rendu dès la semaine passée dans le quartier Mistral pour apporter son soutien aux forces de l’ordre. Il a précisé qu’il a obtenu d’importants renforts pour juguler les épisodes de violences des 2, 3 et 4 Mars. "Ces renforts ont mobilisé plusieurs centaines de fonctionnaires de police et de gendarmes mobiles ainsi qu’un hélicoptère d’observation des forces de l’ordre."

Sur son compte twitter le président LR interpelle le gouvernement "votre premier devoir, c'est le maintien de l'ordre." 

Samedi 2 mars, deux jeunes isérois ont perdu la vie dans un dramatique accident de la route survenu en plein centre-ville de Grenoble . leur moto est entré en collision avec un autocar.

Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables de cet accident. Les deux victimes étaient des adolescents isérois, âgés de 17 et 19 ans. Ils ont été déclarés décédés par le médecin du Smur sur place. 

Le car transportait 16 personnes, un club de footballeurs amateurs de l'agglomération grenobloise, et sortait de l'A480 en direction de la banlieue ouest de Grenoble.

Les deux jeunes gens, originaire du quartier Mistral, circulaient sans casque et ont refusé de s'arrêter à un contrôle de police, selon le Dauphiné Libéré. Après minuit, une quarantaine de personnes a tenté d'envahir une caserne de CRS voisine du quartier Mistral.

Selon le délégué du syndicat Alternative Police-CFDT pour la zone, François Nedelec, les CRS n'étaient alors que deux à garder la caserne et le matériel entreposé. Ils auraient fait usage de gaz lacrymogènes pour contenir les assaillants jusqu'à l'arrivée de renforts.

La tension est brusquement montée dans le quartier. Entre minuit et 5h du matin, huit voitures et une camionnette ont été incendiées, et des dégâts importants ont eu lieu au rez-de-chaussée d'un immeuble avenue Rhin et Danube.

À plusieurs reprises, lorsque les pompiers éteignaient les flammes, des "jeunes en colère", ont perturbé les interventions. Les affrontements avec la police n'ont pas tardé. Une centaine de personnes cagoulées ont dressé des barricades enflammées dans le quartier Mistral et jeté des projectiles ainsi qu'une trentaine de cocktails Molotov sur des policiers de la sécurité publique.

Le Procureur de la République a livré quelques explications sur le déroulé de l'accident de scooter qui a causé la mort de deux personnes samedi 2 mars en soirée

Selon le procureur Éric Vaillant, les deux passagers du scooter sont morts après avoir été coincés entre le flanc d'un bus qui circulait sur une voie d'accès à l'A480 et le parapet de cette même bretelle. Voyant arriver derrière lui un scooter suivi à distance par une voiture de police aux gyrophares allumés, le conducteur de l'autocar s'est déporté sur la droite afin de laisser passer les deux autres véhicules. Mais au même moment, le scooter décide de doubler le bus par la droite et se retrouve donc coincé et écrasé.

Les analyses toxicologiques du chauffeur étaient totalement négatives : "Nous avons affaire à un professionnel", a expliqué le Procureur. Éric Vaillant a par ailleurs insisté sur le fait qu'il n'y a eu "aucun choc" entre le scooter et la voiture de police, un véhicule banalisé de la Brigade anti-criminalité, qui le suivait à distance. 

Le procureur a lancé également un appel à témoins : le scooter, avant le tragique accident, aurait effectué une queue de poisson à un véhicule blanc. Le ou les occupants de ce véhicule sont priés de se rapprocher des services de police car "leur témoignage est très important". 
 
Concernant les deux victimes, le Procureur a confirmé leur âge : 17 et 19 ans. Tous les deux étaient connus des services de police pour des faits de petite délinquance. Samedi 2 mars, ils circulaient sur un scooter volé, un Yamaha T-Max d'une cylindrée de 125 centimètres cubes.

il semblerait que ce scooter et ses passagers aient été à l'origine de nombreuses infractions routières tout au long de la soirée : les deux jeunes roulaient sans casque, sans éclairage, sans plaques d'immatriculation, à une vitesse élevée et circulaient même sur les trottoirs dans le secteur du Cours Jean-Jaurès.

Le scooter a été repéré dès 21 heures par la police municipale après avoir percuté les rétroviseurs de plusieurs véhicules stationnés sur le Cours. Il est alors signalé et pris en filature après avoir "mis en danger d'autres usagers de la route". 

Le Procureur a tenu à souligner que les policiers avaient respecté la procédure en vigueur dans ce genre de circonstances à savoir un suivi discret et l'absence de contact avec le deux-roues incriminé. Il a confirmé le lien entre cet accident mortel et les violences qui ont secoué le quartier Mistral toute la nuit.

Un bref moment d'apaisement, le temps de rendre hommage aux deux jeunes de la cité tués en scooter, avant que les violences ne reprennent en soirée.

Vers 21h00, plusieurs voitures ont été retournées et incendiées tandis que des pierres et des cocktails molotov étaient lancés depuis les toits des immeubles sur les forces de l'ordre.

Tard dans la soirée, deux personnes porteuses d'objets dangereux (couteaux, mortiers, jerricane d'essence...) ont été interpellées, a indiqué la préfecture.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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