Publié le 31 Janvier 2018

Quand Jonathann Daval lisait un discours pour rendre un hommage à sa femme Alexia

Quand Jonathann Daval lisait un discours pour rendre un hommage à sa femme Alexia

Le mari d'Alexia Daval, la joggeuse retrouvée morte fin octobre dans un bois de Haute-Saône, a indiqué aux enquêteurs l'avoir tuée "par accident, qu'il ne voulait pas et il regrette ", ont annoncé mardi 30 janvier ses avocats, Mes Ornella Spatafora et Randall Schwerdorffer.

Selon eux, "il est dévasté. (...) Il était au bout, il fallait que ça sorte, c’est un garçon qui a pensé au suicide, il ne savait plus comment faire."

"Il l'a étranglée", a ensuite détaillé devant la presse Me Schwerdorffer, assurant que son client n'avait "pas été dans une logique criminelle" et "n'avait impliqué personne d'autre". "Il n'a jamais essayé de mettre le feu au corps d'Alexia", a ajouté l'avocat.

"Ils avaient une relation de couple avec de très fortes tensions. Alexia avait une personnalité écrasante, il se sentait rabaissé, écrasé. À un moment, il y a eu des mots de trop, une crise de trop, qu'il n'a pas su gérer", a encore expliqué l’avocat, avant de conclure : "Il a essayé d'être ce gendre parfait, il n'a pas réussi. (...) Il l'a étranglée et après il a été dépassé par tout."

Le mardi 30 janvier, vers 21 h, Edwige Roux-Morizot, la procureure de la République de Besançon, a tenu une conférence de presse. Il "est mis en examen pour meurtre sur conjoint encourant la réclusion à perpétuité" et est placé en détention, indique alors la procureure.

"Il a déjà été fait état d’éléments accablants à son encontre par ses avocats" a ajouté la procureure, montrant un certain énervement au sujet des annonces des avocats du mari d’Alexia Daval. "Tout est dit ? Pas vraiment, l’épilogue de cette affaire a été, est et sera considérable", a-t-elle annoncé.

"La mort accidentelle a été rapidement écartée", a expliqué Edwige Roux-Morizot . "Le drap sur le corps d’Alexia était un élément important ", explique la procureure de la République. "On n’imaginait pas un rôdeur avoir un drap avec lui dans sa voiture."

"Cette enquête a permis de réunir un nombre d’éléments suffisamment objectifs, aboutissant à l’accusation de meurtre sur conjoint." Notamment, les éléments d’analyse sur la voiture de fonction de Jonathann Daval qui a bougé durant la nuit. Or, il y avait des incohérences dans les déclarations dans son emploi du temps à ce sujet.

Des éléments qui n’ont pas été remis en cause par l’accusé. "C’est mieux que cela se termine comme ça" avec les aveux,", a-t-elle affirmé en conclusion de sa conférence de presse. La préméditation n’a pas été retenue.

"Il n'a jamais essayé de mettre le feu au corps d'Alexia", a affirmé son avocat Me Schwerdorffer. Alors que le corps partiellement brûlé d'Alexia Daval, employée de banque de 29 ans, avait été retrouvé le 30 octobre, dissimulé sous des branchages dans le bois d'Esmoulins, près de Gray (Haute-Saône).

Deux jours auparavant, c'est son mari, un informaticien de 34 ans qui avait alerté et signalé sa disparition, affirmant que sa femme était partie courir mais n'était pas rentrée.

L'autopsie avait révélé que la jeune femme avait été victime de violences, de coups et avait été asphyxiée. 

Les enquêteurs ont entendu plus de 200 personnes depuis la découverte du corps d’Alexia Daval et écarté de nombreuses pistes, dont celles d’un délinquant sexuel ou d’un éventuel amant de la victime.

Selon Maître Jean-Marc Florand, avocat des parents d’Alexia Daval, ces derniers considéraient leur gendre "comme leur fils" et sont "polytraumatisés" depuis que Jonathann a avoué avoir tué leur fille, après avoir gardé le silence pendant trois longs mois.

"Ils sont dans un état de sidération totale. Abasourdis", confiait mardi soir Jean-Marc Florand, leur avocat. Car selon lui, les beaux-parents de Jonathann "n’ont jamais eu le moindre doute à son égard" depuis le 30 octobre et la découverte du corps d’Alexia. Ils sont restés totalement imperméables aux rumeurs insistantes qui le mettaient en cause. Ils n’ont jamais demandé, les yeux dans les yeux à leur gendre, ce qu’il pensait de ces soupçons. "Parce qu’ils avaient une confiance absolue en lui et que la confiance ne se monnaye pas", explique Me Florand.

Maître Jean-Marc Florand rappelle la nature très forte des liens entre les époux Fouillot et Jonathann Daval. "Ils le considèrent comme leur fils. Depuis la mort d’Alexia, ils l’ont toujours énormément soutenu, aidé, Jonathann venait très souvent manger, dîner chez eux… Lors de la messe des obsèques, le père d’Alexia a dit devant des milliers de personnes que Jonathann était un gendre idéal."

L’avocat sait qu’après la sidération viendra le temps des questionnements. "Pourquoi ? Où ? Comment ? Alexia a-t-elle souffert ? Pourquoi ces mensonges ? Mes clients voudront savoir ce qu’il s’est réellement passé."

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre HAMMADI

Repost0

Publié le 27 Janvier 2018

Face à Léa Salamé de L'Émission Politique de France 2, jeudi 25 janvier, Laurent Wauquiez explique que "nous avions une droite filet d'eau tiède qui a creusé un fossé avec les Français. Nous avons besoin de construire une nouvelle droite en faisant émerger une nouvelle génération. Il faut tourner la page des divisions et essayer de porter un nouveau projet". 

À la question d'une éventuelle porosité entre les idées de la droite et du Front national, Laurent Wauquiez assure une nouvelle fois qu'aucun rapprochement ne se fera avec le parti de Marine Le Pen. 

Face à François Lenglet, Laurent Wauquiez insiste sur le fait qu'il "est temps que la France s'occupe de nos sujets européens, pas uniquement pour faire de la naïveté dans la relation franco-allemande". Et d'ajouter : "Il n'y a pas que l'Allemagne en Europe (...) Il faut aussi dire à un moment aux Allemands : ça n'est pas possible que vous soyez les seuls à profiter du système économique européen".

Le président des Républicains estime qu'il ne s'agit "pas de fermer nos frontières" mais "de reprendre un peu de lucidité. "Je pense que l'Europe a été trop naïve, je pense que la France a été trop naïve (...) L'objectif, c'est d'essayer de faire en sorte d'avoir la lucidité de se rendre compte que tous les pays au monde essaient de fortifier leurs propres entreprises", a-t-il ajouté. 

Laurent Wauquiez a débattu face à Alain Minc. l'essayiste reproche au président des Républicains sa ligne politique floue : "Ça fleure la vieille tradition de l’extrême-droite classique, c'est le premier marqueur. Deuxième marqueur, celui du populisme, l’opposition entre le peuple et les élites. Venant de l’un des plus brillants représentants des élites, c’est peut-être un geste sacrificiel".

En réponse, Laurent Wauquiez l'attaque : "Ça fleure la vieille tradition de l’extrême-droite classique, c'est le premier marqueur. Deuxième marqueur, celui du populisme, l’opposition entre le peuple et les élites. Vous évoquez une discussion tenue quand j’avais 28 ans. 14 ans plus tard, vous n’avez pas vu la France changer autour de vous, le terrorisme monter ? Vous n’avez pas vu les thématiques de l’intégration se durcir ? Vous l’apôtre de la mondialisation, vous n’avez pas vu la détresse des classes moyennes et la paupérisation se renforcer. Vous n’avez pas compris ce qu’il se passait en Allemagne avec le vote d’Angela Merkel ? Vous n’avez pas vu ce qu’il se passait sur le Brexit et aux Etats-Unis ?".

Le président des Républicains ne mènera pas la liste de son parti aux élections européennes de 2019. "Je suis président de région. Je n’ai pas l’habitude de trahir la confiance de mes électeurs. Ils ont voté pour moi pour une durée de mandat, je ne fais pas partie de ces politiques qui surfent d’un mandat à un autre", justifie-t-il.

Benjamin Griveaux a d’emblée interpellé Laurent Wauquiez sur son slogan "la droite de retour". "L’enjeu n’est pas que la droite soit de retour, c’est que la France soit de retour" lâche le porte-parole du gouvernement.

Sur le plan fiscal, le président des LR accuse Emmanuel Macron de faire des cadeaux aux plus riches. Baisse des cotisations chômage et maladie en janvier, baisse de 30 % de la taxe d’habitation pour 80 % des Français au mois d’octobre : Benjamin Griveaux rappelle pourtant les efforts du gouvernement pour les classes moyennes. "La politique fiscale de votre gouvernement fait 42 % de cadeaux fiscaux aux 5 % les plus riches", insiste Laurent Wauquiez. Au final pour lui, "les Français et les classes moyennes vont perdre du pouvoir d’achat avec les mesures du gouvernement".

Laurent Wauquiez embraye sur la CSG : "La suppression de la taxe d’habitation c’est une baisse de 3 milliards alors que la hausse de la CSG est de 23 milliards. C’est injuste." "En bon Auvergnat, vous nous faites une bonne potée de chiffres", lance Griveaux. "Moi je suis Auvergnat, et chez nous on sait compter", recadre Wauquiez.

Nombreux sont ceux, y compris au sein de son parti, qui accusent Laurent Wauquiez d’être trop proche des idées du Front national. "J’ai toujours été très clair là-dessus. Il n’y aura jamais d’alliance avec les élus du FN" assure le président des Républicains. "Mais par contre, précise-t-il dans la foulée, il faut parler à ces Français qui ont voté pour Marine Le Pen. J’aborde des sujets qui sont importants pour les Français. Je ne veux pas laisser le monopole du social à la gauche ni le monopole de l’immigration à l’extrême droite".

Sur l'immigration, le patron des Républicains n’en démord pas. Pour lui, la politique migratoire de la France "ne marche plus. Il y a trop d’immigration en France et nos capacités d’intégration sont saturées. En 2017 nous avons accueilli plus de 260.000 étrangers". Laurent Wauquiez souhaite les ramener en dessous de la barre des 100.000 personnes par an. "Depuis que le président de la République Emmanuel Macron a été élu, la France n’a jamais donné autant de titres de séjour, c’est un record" déplore le président de la région Auvergne Rhône-Alpes.

Houria Abdelouahed, psychanalyste et maître de conférence à l’université Paris VII, reproche à Laurent Wauquiez d'invoquer un verset imaginaire du Coran censé inviter les musulmans à adapter leur foi aux mœurs du pays qui les accueille. Le président du parti LR contre-attaque et accuse l'intellectuelle de n'avoir pas eu l'élémentaire courtoisie de condamner les ravages de l'islamisme. Et qu'on ne le dise pas intolérant ! Il rappelle : "J'ai appris l'arabe et j'ai vécu en Egypte."

Elle a par ailleurs pointé du doigt des amalgames et des simplifications : "Il y a des immigrés qui sont des infirmiers, des enseignants... et de ceux-là, vous n'en parlez pas. Et je suis extrêmement choquée (...) Ce sont des immigrés qui ont pourtant une générosité... Quand vous parlez des immigrés étudiants qui viennent ici juste pour la carte de séjour, c'est caricatural (...) D'un côté, vous voulez créer une nouvelle droite mais (...) ce que vous avez dit (...) c'est le discours de Marine Le Pen."

Plus tôt dans l'émission, le président des Républicains était interrogé sur les similitudes entre son discours sur l'immigration et celui du Front national : "Vous vous attendez à ce que, pour vous plaire, je fasse une droite qui ne parle pas d'immigration ? Que je laisse le monopole du discours sur l'immigration au Front national ? C'est hors de question (...) Ça fait trop d'années que la droite a capitulé, qu'elle a renoncé à aborder un certain nombre de thèmes". 

Laurent Wauquiez était également très attendu sur les débats de société. Lui qui, pendant des années, appelait de ses voeux l'abrogation de la loi Taubira dit désormais accepter le choix des Français, qui ont tranché.

"Ça ne m'empêche pas de dire quelles sont mes convictions. Pas d'adoption plénière,pas de PMA pour les couples de femmes lesbiennes, pas de GPA". 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre HAMMADI

Repost0

Publié le 20 Janvier 2018

Paul Bocuse est mort, samedi 20 janvier, à l'âge de 91 ans dans sa célèbre auberge de Collonges-au-Mont-d'Or, près de Lyon. Surnommé le "pape de la gastronomie", il avait été désigné "cuisinier du siècle" par le guide Gault & Millau en 1989, puis sacré "chef du siècle" en 2011 par le prestigieux Culinary Institute of America (CIA).

Il détenait trois étoiles au Guide Michelin depuis plus de cinquante ans, un record. Paul Bocuse souffrait depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson.

Il a dirigé plusieurs restaurants : neuf à Lyon et aux alentours, et plusieurs autres à l'étranger. Et avait lancé, en 1987, le concours gastronomique des Bocuse d'or. 

Né le 11 février 1926 dans une famille de cuisiniers de père en fils à Collonges-au-Mont d'Or, près de Lyon, cet épicurien à l'énergie débordante, infatigable globe-trotteur, a consacré sa vie à la gastronomie. Enfant, il préférait la chasse et la braconne aux études et poursuit après la guerre sa formation chez Eugénie Brazier, première femme triplement étoilée en 1933, qui lui inculquera la rigueur, puis chez Fernand Point, à Vienne dans l'Isère, au début des années 1950, devenu son "maître à penser".

Dès 1960, il laisse ses fourneaux pour voyager en Europe, au Japon, aux États-Unis. "J'étais un précurseur, ma curiosité m'a emmené un peu partout", disait-il. Il en rapportait des recettes, déclinées dès 1994 dans ses brasseries lyonnaises : Le Nord, Le Sud, L'Est, L'Ouest, L'Argenson ou L'Auberge de Fond Rose.

Paul Bocuse obtient sa première étoile au Michelin en 1958, puis une deuxième deux ans plus tard en transformant l'auberge familiale, qui deviendra le temple de la gastronomie française. Meilleur ouvrier de France en 1961, Bocuse décroche sa troisième étoile en 1965, consacrant sa fulgurante ascension.

En janvier 2007, il ouvre sa première brasserie au Japon. Sept autres suivront. En février 2013, il inaugurait en super-star un restaurant à son nom, au nord de New York.

Président de l'Institut Paul Bocuse d'Écully dans le Rhône, qui forme aux métiers de l'hôtellerie, de la restauration et des arts culinaires, Bocuse aimait transmettre le "goût du travail bien fait". Le concours international du "Bocuse d'Or", lancé en 1987, constitue un véritable tremplin pour de jeunes chefs.

Il était aussi une figure de la cuisine lyonnaise. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, ancien maire de Lyon, lui a rendu hommage sur Twitter.

"Il était le plus exceptionnel de nos chefs", Le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes et président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, lui a rendu hommage sur Twitter.

Paul Bocuse était "l'incarnation de la cuisine française", a salué le président de la République, Emamnuel Macron, dans un communiqué. "Son nom seul résumait la gastronomie française dans sa générosité, son respect des traditions mais aussi son inventivité", a-t-il poursuivi. "Les chefs pleurent dans leurs cuisines, à l'Elysée et partout en France. Mais ils poursuivront son travail", a ajouté le chef de l'État. 

Paul Bocuse entre­te­nait, trois rela­tions amou­reuses simul­ta­né­ment depuis près de quarante ans. Chacune d’entre elles était au courant de l’exis­tence des deux autres. D’ailleurs le chef mondia­le­ment célèbre évoquait régu­liè­re­ment sa poly­ga­mie dans les médias."J'ai trois étoiles. J'ai eu trois pontages. Et j'ai toujours trois femmes" , a-t-il déclaré dans Libé­ra­tion en 2006.

"J'adore les femmes et nous vivons trop longtemps de nos jours pour passer une vie entière avec une seule", Confiait le pape de la gastronomie en 2005 au Daily Telegraph.

Paul Bocuse aimait retrouver par-dessus tout dans l'assiette de la générosité, des pièces entières, des os et des arêtes. Autant de convictions qui l'auront incité à se placer au-dessus de la mêlée dans l'éternelle bataille entre la cuisine moderne et la cuisine traditionnelle.

"Car pour moi, il n'existe qu'une cuisine : la bonne ! Qu'elle soit servie dans un cadre contemporain ou XVIIIe siècle ne change rien à l'affaire ; qu'elle soit terroir, fusion, moléculaire... non plus. L'essentiel, c'est l'amour du travail bien fait", racontait-il au Point.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre HAMMADI

Repost0

Publié le 16 Janvier 2018

La chanteuse de The Cranberries, Dolores O'Riordan, s'est éteinte à l'âge de 46 ans lundi 15 janvier. Un décès "soudain", selon les propres mots de son agent, alors que la chanteuse était à Londres pour une "courte session d'enregistrement".

"Les membres de sa famille sont dévastés par cette nouvelle et ont demandé le respect de leur vie privée dans cette période très difficile", a ajouté l'agent de la chanteuse irlandaise.

Particulièrement célèbre dans les années 1990, avec des tubes comme Zombie, Just My Imagination ou Animal instinct, le groupe a vendu plus de 40 millions d'albums à travers le monde.

Dolores O’Riordan est née le 6 septembre 1971 à Limerick, dans le sud de l’Irlande. Ses parents, Terence Patrick et Eileen O’Riordan sont des paysans. Elle est la dernière d’une famille de sept enfants, et grandit dans un foyer qui connaît des difficultés financières. Son père, ancien ouvrier agricole, ne peut plus travailler après un accident qui lui laisse des lésions cérébrales. Sa mère, Eileen, devient le soutien de famille. Cette dernière, très pieuse, élève ses enfants dans la foi catholique la plus stricte.

Elle se démarque durant son enfance des autres filles, en adoptant des manières de garçon et en passant beaucoup de temps à faire de la musique et écrire des textes. Dès l'âge de cinq ans, elle se passionne pour la musique en particulier grâce aux chants religieux et grégorien à la messe dominicale, puis en pratiquant l'orgue et le piano durant de nombreuses années. Mais c'est la guitare, dont elle apprend à jouer à dix-sept ans, qui va réellement la marquer.

Dolores O’Riordan est toujours restée très proche de sa famille. En 1994, dans l’album No Need to Argue, elle leur consacre la chanson, Ode to My Family. En 2011, son père meurt à 74 ans après avoir lutté contre le cancer pendant près de six ans, 

Le 18 juillet 1994, la chanteuse se marie à l’église en Doc Martens avec Don Burton, le manager des tournées du groupe Duran Duran. Elle donne naissance à leur premier enfant Taylor Baxter, en novembre 1997, puis à Molly Leigh, en 2001, et Dakota Rain en avril 2005. Deux ans plus tard, lors de son passage sur le plateau de l’émission Taratata pour son premier album solo Are You Listening ?, Dolores O’Riordan annonce qu’elle a désormais quatre enfants.

En 2014, et après vingt ans de mariage, le divorce entre la chanteuse et le manager est prononcé. Un échec dont elle a du mal à se remettre. Instable, elle va jusqu’à écraser le pied d’une hôtesse de l’air lors d’un vol sur Aer Lingus, mais aussi de donner un coup de tête à un agent de sécurité lorsqu'elle est arrêtée. Elle s'insurge alors : "Je suis une icône. Je suis la reine de Limerick. Vous ne savez pas à qui vous avez à faire. Je paie mes impôts donc je vous paie et je vais vous attaquer en justice." Âgée de 43 ans, la chanteuse est hospitalisée en établissement psychiatrique. 

Au printemps 2017, certains concerts de la tournée des Cranberries sont annulés à cause des problèmes de santé de Dolores O'Riordan. Fin décembre, la chanteuse écrivait sur le compte Facebook du groupe "Salut à tous, c’est Dolores. Je me sens bien !", ajoutant qu’elle avait fait son premier concert depuis des mois.

Dolores O'Riordan aura marqué toute une génération par sa voix incroyable, tantôt douce, tantôt rugissante. On se souvient de ses vocalises dans Linger, Zombie ou Dreams. Des tubes sortis dans les années 1990 qui feront le succès des Cranberries.  

La chanteuse s'est également fait connaître pour ses prises de positions parfois polémiques. En 1993, elle écrit Zombie après la mort de deux garçons dans un attentat de l'Ira,  l'armée révolutionnaire irlandaise. Un cri de colère symbole de son engagement contre la guerre civile qui fait rage en Irlande depuis la fin des années 1960. La chanson sort au moment même où un cessez-le feu est signé et que la guerre civile s'arrête. On lui reprochera ainsi d'attiser le conflit.

Le président irlandais Michael Higgins lui a rendu hommage en affirmant qu'elle et son groupe "ont eu une immense influence sur la musique rock et pop en Irlande et à l'étranger". 

La mort de la chanteuse a été annoncée également sur la page Facebook de son groupe The Cranberries : 

"La CHANTEUSE IRLANDAISE ET INTERNATIONALE Dolores O’Riordan est morte soudainement à Londres aujourd'hui. Elle avait 46 ans. La chanteuse principale du groupe irlandais The Cranberries était à Londres pour une courte séance d'enregistrement. Aucun autre détail n'est disponible pour le moment.

Les membres de la famille sont dévastés d'entendre ces dernières nouvelles et ont demandé de l'intimité en ce moment très difficile."

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre HAMMADI

Repost0

Publié le 8 Janvier 2018

Les dispositifs anti-SDF sont signalés par la Fondation Abbé-Pierre avec une opération qui vise à sensibiliser l’opinion publique. En France, ils sont plus de 140.000 SDF selon l’Insee. En 2016, 501 personnes sont mortes dans la rue. 

Les mobiliers urbains anti-SDF se multiplient un peu partout en France depuis une quinzaine d’années ( accoudoirs, plans inclinés, grilles, cactus, etc...). Leur objectif est d’empêcher les sans-abri de s’allonger ou s’abriter à certains endroits, pour in fine les chasser des centres villes.

À Paris, un nouveau dispositif a été mis en place par une société propriétaire d’un parking : Une douche froide qui se déclenche automatiquement dès qu’une présence est détectée sous un porche de parking. Ce dispositif a fait beaucoup réagir. Pour Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, ces aménagements urbains sont intolérables. La Fondation Abbé Pierre a donc décidé d’agir avec une opération de sensibilisation. 

Mercredi 6 décembre, elle a lancé une campagne intitulée "Soyons humains". Tôt le matin, boulevard Saint-Denis à Paris dans le deuxième arrondissement, des militants ont placardé sur les vitrines d’une agence bancaire du Crédit lyonnais, dont tous les rebords de vitrines sont hérissés de pics, ses affiches avec le slogan "Au lieu d’empêcher les SDF de dormir ici, offrons-leur un logement ailleurs". La même opération était organisée en plusieurs sites de la capitale et dans plusieurs communes de France, à Marseille, Montpellier, Metz, et Lyon notamment.

"La pratique se généralise, sous toutes les formes", accuse Christophe Robert. Et, quand ça ne suffit pas, les maires prennent des arrêtés antibivouac, comme à Nice, ou antimendicité, comme à Tours, tous deux annulés par un tribunal administratif. "Ce n’est pas aux pauvres qu’il faut faire la guerre, c’est à la pauvreté", résume-t-il. 

Christophe Robert, a déclaré sur RMC : "Il nous faut aller plus fort, on ne peut pas laisser crever les gens comme ça ! Il y a des bâtiments publics qui sont disponibles."

Martine Maçon, une royannaise a décidé de relayer le message après la découverte sur internet d'une vidéo de la Fondation Abbé Pierre qui lance une campagne pour dénoncer le mobilier urbain anti-sdf. Elle lance alors une pétition : https://www.change.org/p/pour-l-interdiction-des-dispositifs-anti-sdf-inhumains

"J'ai cet espoir fou, de pouvoir sauver le plus de personnes possibles et ce, grâce à vous et avec vous", écrit Martine Maçon.

Son appel intitulé "Pour l'interdiction des dispositifs anti-sdf inhumains et inacceptables" rencontre un franc succès auprès des internautes. Sa pétition vient de passer les 237.000 signatures. 

La jeune retraitée Martine Maçon a l'intention de remettre fin janvier cette pétition au président de la République.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre HAMMADI

Repost0

Publié le 2 Janvier 2018

Pas moins de douze chefs d’inculpation au tribunal militaire israélien. Ahed Tamimi, une Palestinienne de 16 ans, arrêtée le 19 décembre, pour une vidéo devenue virale où la jeune femme frappe des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, selon son avocate, Me Gaby Lasky.

Ces chefs d’inculpation concernent cet incident, survenu le 15 décembre près de Ramallah, et cinq autres dans lesquels Ahed Tamimi a été impliquée l’an dernier, a précisé aux journalistes Me Gaby Lasky. Le procureur a également requis cinq chefs d’accusation contre Nariman Tamimi, la mère d’Ahed, également impliquée dans l’incident du 15 décembre. 

Nour Tamimi (20 ans), cousine d’Ahed et elle aussi protagoniste de cette vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux et des médias, avait été inculpée dimanche d’agression aggravée et d’atteinte à des soldats en fonction. Dans ces images filmées avec un téléphone portable, on voit Nour Tamimi s’approcher avec sa cousine Ahed de deux soldats puis leur donner des coups de pied et de poing et des gifles, dans le village de Nabi Saleh.

La jeune Palestinienne, arrêtée et placée en garde à vue au tribunal militaire israélien d’Ofer, en Cisjordanie, a fait le tour de la Toile. Tout autant que la vidéo publiée quelques jours auparavant, et dans laquelle elle provoque, avec sa cousine Nour Naji Tamimi, deux soldats israéliens qui voulaient s’introduire dans la cour de leur maison, à Nabi Saleh, au nord de Ramallah. À la suite de cet épisode, Ahed Tamimi, sa cousine, puis sa mère, qui apparaît sur la vidéo, ont donc été arrêtées.

Une mobilisation sur les réseaux sociaux et une campagne d'affichage à Londres se créent pour demander sa libération. Le quotidien de gauche israélien Haaretz la compare à Jeanne d'Arc.

Pour le psychiatre Samah Jabr "Si Ahed avait été brune et voilée, elle n’aurait pas reçu la même empathie de la part des médias internationaux. Un tel profil [ brune et voilée ] est plus facilement associé à l’islamisme et donc au terrorisme. Son attitude aurait alors été aussitôt liée à de la violence plus qu’à de l’héroïsme, comme c’est le cas aujourd’hui.

En 2012, Ahed Tamimi est prise en vidéo brandissant le poing sous le nez de soldats israéliens : la scène fait le tour du monde et lui vaut d’être reçue par Recep Tayyip Erdogan, alors premier ministre turc. Elle est aussi photographiée en pleurs alors qu'elle tente d'empêcher l'arrestation de sa mère. Elle rencontre par la suite, Mahmoud Abbas, président de l'État de Palestine, qui la félicite pour son courage.

Trois ans plus tard, en 2015, elle apparaît sur des clichés également remarqués, parmi des femmes qui tentent de faire lâcher prise à un soldat plaquant contre un rocher un enfant au bras dans le plâtre, son petit frère Salam. Ahed Tamimi est ainsi devenue une figure familière de la résistance palestinienne à Nabi Saleh.

Née le 30 mars 2001 et seule fille d’une fratrie de quatre enfants, Ahed Tamimi fait partie d’une génération qui n’a rien connu d’autre que l’occupation israélienne. À Nabi Saleh, c’est une réalité quotidienne : la route qui traverse ce village de 600 habitants pour rejoindre Ramallah dessert aussi la colonie israélienne de Halamish, établie en 1977 sur des terres palestiniennes privées. D’une colline à l’autre, Nabi Saleh et Halamish se font face.

Pendant l’été 2008, le captage de sources d’eau au profit de la colonie provoque la colère des villageois palestiniens spoliés. À partir de 2009, une marche pacifique est instaurée tous les vendredis, le jour de congé, par les familles de Nabi Saleh, pour dénoncer l’occupation. La confrontation hebdomadaire avec l’armée israélienne tourne souvent à la violence et des manifestants sont arrêtés, d’autres blessés.

Les heurts des jeunes, placés en tête de cortège, avec l’armée israélienne sont systématiquement filmés par certains villageois. "La caméra fait partie de notre lutte, elle rétablit la vérité, explique son père Bassem Tamimi. La diffusion de nos films sur les réseaux sociaux permet de contrer les médias conventionnels qui fournissent une image biaisée de la situation." Très vite, son épouse, Nariman, filme leur fille, souvent meneuse parmi les plus jeunes. Les images de l’enfant militante sont diffusées sur Internet, par l’agence de presse de son oncle.

Ahed Tamimi, arrêtée le 19 décembre, est devenue pour les Palestiniens une icône de la lutte contre l'occupation israélienne. Elle s'est fait connaître dans des confrontations avec l'armée israélienne. Les médias israéliens la qualifient de "provocatrice".

Israël dit qu’Ahed présente un risque. Mais ce n’est pas un risque à l’une des armées les plus puissantes et les plus sophistiquées au monde. Le risque qu'elle pose réside dans son refus de se soumettre à la demande israélienne que les Palestiniens acquiescent à leur propre occupation et que s'ils n’aiment pas ça, ils peuvent partir. Ainsi en rendant la vie si insupportable aux Palestiniens, Israël espère qu'ils partent de la Palestine volontairement.

Le père d’Ahed, Bassem Tamimi, ne se fait guère d’illusion quant à sa libération : "D’après mon expérience, elle risque encore six à huit mois de prison", estime ce militant de longue date. Il voit dans sa fille une de celle et de ceux qui poursuivront "la lutte pour la libération du peuple palestinien".

"Ahed n’a jamais voulu être une icône, mais la situation l’a amenée à le devenir. La résistance n’est pas un choix, c’est une responsabilité."

Selon un décompte de l’ONG Défense internationale des enfants, le nombre de mineurs incarcérés à la prison militaire israélienne d’Ofer en Cisjordanie seraient de 77. Les mineurs sont les premières victimes de la répression moins en raison de leur nombre que de leur statut particulier. Car ils sont soumis au système judiciaire militaire "d’exception" et "inique", selon les associations de défense des droits de l’Homme.

Si les enfants de 12 et 13 ans ne peuvent pas être condamnés de plus de six mois de prison, les adolescents de 14 ans et plus sont eux traités comme des adultes et encourent de lourdes peines. Ils peuvent par exemple être condamnés à plusieurs années d’emprisonnement pour avoir jeté des pierres sur des soldats. Ces adolescents arrêtés sont devenus, malgré eux, des icônes de la cause palestinienne.

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre HAMMADI

Repost0

Publié le 1 Janvier 2018

En France, près de 200.000 personnes seraient encore sans abri.

"Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues." Cette promesse, formulée par Emmanuel Macron le 28 juillet à Orléans, ne sera pas tenue. Mais à quelques heures du passage à la nouvelle année, le président de LREM, Christophe Castaner, a tenté de défendre le propos du chef de l'État.

"La promesse de l’État, c’est de garantir des places d’accueil et vous avez, à l’heure où je vous parle, encore des places d’accueil disponibles en Ile-de-France et dans les grandes villes, a-t-il expliqué vendredi 29 décembre au micro de BFMTV. Peut-être pas assez, il faut un peu de temps pour améliorer cela."

"Ensuite, il y a des hommes et des femmes qui refusent aussi, dans le cadre des maraudes, d’être logés parce qu’ils considèrent que leur liberté. Et je n’ai pas à juger de savoir si c’est bien ou pas – les amène à ne pas être en sécurité, à l’aise, dans ces centres", a-t-il poursuivi. 

Une analyse pas vraiment du goût de nombreuses associations qui s’occupent de sans-abri. Vendredi 29 décembre, le président du Secours catholique Bernard Thibaud a invité sur Twitter Christophe Castaner à se joindre à une maraude "pour prendre la mesure de l’indécence de [son] affirmation. Merci de ne pas ajouter à la souffrance des personnes sans-abri une propagande niant leur combat quotidien pour rechercher un hébergement pérenne".

La fondation Abbé-Pierre recadre sur Twitter Christophe Castaner après ses propos sur les sans-abri : "Ce n'est pas parce que certains SDF refusent qu'on les jette dans des hangars inqualifiables d'absence d'hygiène et de violence permanente qu'il faut expliquer par ces cas marginaux l'absence de prise en compte d'une urgence considérable".

"Un centre d'hébergement d'urgence, un dortoir, sans accompagnement social, ne répondent pas aux problèmes de ces personnes. Elles ont besoin de confort, d'intimité, d'un travailleur social à leur écoute, qui trouve les solutions adaptées", a expliqué Aurélie El Hassak-Marzorati, directrice générale adjointe d'Emmaüs Solidarité. 

Voir les commentaires

Rédigé par Pierre HAMMADI

Repost0

Publié le 1 Janvier 2018

Rédigé par Pierre HAMMADI

Repost0