Publié le 22 Octobre 2019

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux et cumulé des millions de vues. Après avoir été blessé par un tir "à bout portant" d’un CRS lors d’une manifestation à Paris, le pompier de l’Essonne Nicolas B. âgé de 28 ans, a vivement exprimé sa colère, lors de la mobilisation. 

"Aujourd’hui, j’arrête ! Je suis pompier : c’est terminé ! Ça fait onze ans que je fais ce métier. C’est fini !", expliquait-il face à la caméra, avant de lancer :

"Macron, va te faire enculer ! J’arrête mon métier. Vas ramasser les gens dans la rue tout seul, connard va ! Ta police, elle me tire dessus !".

La vidéo a été tournée à Paris pendant la manifestation qui a rassemblé entre 7.000 et 10.000 pompiers mardi 15 octobre, selon les syndicats. Les pompiers étaient venus crier leur "colère" face à leurs conditions de travail. La manifestation a dégénéré en fin de journée, finissant en affrontements entre sapeurs-pompiers et CRS.

Sur les réseaux sociaux, certains internautes qui soutiennent le gouvernement et les policiers, ont cherché à décrédibiliser l’homme de la vidéo en assurant qu’il s’agit d’un faux pompier. Certains prétendent également que sa blessure serait fausse et qu’il serait en réalité un gilet jaune infiltré puisqu’on a pu le voir sur un autre cliché, pris durant la manifestation.

Le service départemental d’incendie et de secours de l’Essonne (Sdis 91) ainsi que des syndicats de pompiers professionnels ont confirmé que l’homme dans la vidéo est un pompier professionnel de l’Essonne.

Vu en uniforme sur la vidéo, une pratique non autorisée, le pompier est menacé d'une sanction disciplinaire de sa hiérarchie. Il risque la révocation des pompiers de l'Essonne.

Nicolas B., a fait son mea culpa par le biais de ses avocats. Il a adressé une lettre ouverte au président de la République, au ministre de l'Intérieur, au préfet et au président du conseil départemental de l'Essonne. 

Dans cette lettre, il est écrit que le jeune pompier s'est exprimé "en état de choc" à la suite de sa blessure à la cuisse qui lui a valu plus de 11 jours d'incapacité temporaire de travail (ITT).

Nicolas B. a exprimé ses "regrets" quant aux propos sur le président, mais a refusé de rédiger une lettre d'excuses, qualifiant la démarche d'humiliante.

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Les avocats du pompier blessé par un CRS à Paris et menacé de révocation écrivent à MacronLes avocats du pompier blessé par un CRS à Paris et menacé de révocation écrivent à Macron

Le SDIS 91 a indiqué que Nicolas B. sera jugé devant le tribunal administratif de Versailles, où sera décidé son éventuelle révocation. "Ce sera à la justice de trancher", a précisé le SDIS, assurant qu'Emmanuel Macron ne sera pas maître de la décision. 

Nicolas B. va, lui, déposer plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, violences volontaires avec une arme sur personne dépositaire de l'autorité publique, par personne dépositaire de l'autorité publique.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 13 Octobre 2019

Marseille : abus policiers dans un cimetière à Marseille

Vendredi 11 octobre, vers 16h40, un automobiliste rentre difficilement avec son véhicule C5 dans le cimetière des Aygalades dans le 15e arrondissement de Marseille à cause d'un stationnement gênant réduisant l'accès. Une voiture de police qui était à l'intérieur à plus de 100 mètres se dirige vers la sortie. Son conducteur qui avait la possibilité de céder le passage se positionne devant l'automobiliste et lui fait signe de sortir du cimetière en marche arrière.

Le visiteur va voir le policier et lui explique "Vous m'avez vu rentrer avec difficulté. Maintenant vous me demandez de sortir en marche arrière jusque dans la rue. C'est dangereux". Le policier lui répond devant ses quatre collègues fonctionnaires assis dans la voiture "Je vais vous montrez comment faire. Avec ça, [en lui montrant le levier de vitesse] vous faites la marche arrière".

L'automobiliste ne réagit pas à la provocation et regagne son véhicule. Plusieurs visiteurs du cimetière  qui ont assisté à la scène se sont proposés à guider le conducteur de la C5 jusque dans la rue.  Après le départ des policiers, qui visiblement n'étaient pas pressés, c'était l'incompréhension totale des personnes présentent.

 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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