Publié le 28 Février 2016

Le suicide chez les agriculteurs est un sujet tabou. Pourtant, la profession est l'une des plus touchées par ce fléau.

France 2 a recueilli le témoignage d'une famille endeuillée. Dans cette ferme du Morbihan, il reste du matériel agricole, un tracteur, quelques vaches laitières et une famille inconsolable.

Francis Le Ferrand était éleveur laitier. C'était un agriculteur passionné qui s'est battu pendant des années. Mais un jour de novembre 2015, quand son épouse rentre du travail, Francis est introuvable. "Comme il ne répondait pas au téléphone est que je ne le voyais pas, j'ai fait le tour de la ferme, je suis allée au hangar hors de l'exploitation, et il était là-bas", témoigne sa femme, Catherine. Son mari s'y est donné la mort.

Depuis plusieurs mois, la situation financière de la ferme avait empiré, le prix du litre de lait avait encore chuté. "C'est inhumain de travailler sans salaire. Quand on travaille 70 heures par semaine et qu'il n'y a pas de salaire au bout, croyez-moi, c'est très dur de vivre", ajoute-t-elle en pleurs.

La Bretagne est la région la plus touchée par les suicides, particulièrement ceux des agriculteurs.

Vidéo - Suicides d'agriculteurs : une famille endeuillée témoigne

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 27 Février 2016

Les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) se mobilisent à nouveau ce samedi, cette fois sur le site prévu pour accueillir l'infrastructure au nord de Nantes.

15.000 personnes selon un chiffrage définitif de la préfecture, 50.000 selon les organisateurs se sont rassemblées. Il s'agit de la première grande manifestation depuis l'annonce, par François Hollande le 11 février dernier, d'un "référendum local" sur ce projet d'aéroport controversé.

Les interrogations autour de ce qui est désormais qualifié de "consultation" par le gouvernement sont encore nombreuses. En effet, ni la date, ni la question exacte, ni le périmètre (la Loire-Atlantique ou la région Pays de la Loire, voire la Bretagne) de cette consultation, qui pose de complexes questions juridiques, n'ont été tranchés.

Symboliquement, les manifestants étaient appelés à se rassembler là où doivent débuter la construction de deux échangeurs, aux deux extrémités de la Zad, sur l'axe Nantes-Rennes d'un côté et Nantes-Vannes de l'autre, entourant ainsi le périmètre du futur aéroport. Ces routes à quatre voies, investies par des milliers de personnes, ont été fermées à la circulation et des déviations ont été mises en place. Les manifestants se sont ensuite rejoints au Temples-de-Bretagne.

A l'origine, le rassemblement organisé ce samedi vise à combattre l'expulsion des 15 derniers habitants historiques de la "Zad", la zone d'aménagement différé rebaptisée "zone à défendre" par les opposants, qui ont vu leurs derniers recours rejetés par la justice fin janvier. Ces 11 familles et quatre agriculteurs ont pour les derniers d'entre eux jusqu'au 26 mars pour quitter les lieux, a averti la justice, qui n'a toutefois pas assorti cette décision d'astreinte financière.

"Cette manifestation est importante pour montrer notre détermination et montrer aux politiques que nous sommes les plus nombreux", a lancé un porte-parole de la Coordination des opposants à l'aéroport, Dominique Lebreton, dans une allusion au référendum annoncé par François Hollande pour trancher sur ce projet d'aéroport vieux de près d'un demi-siècle, dont Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale de Vinci, a été désigné concessionnaire.
"Nous avons le devoir de conserver ces terres et ces paysans pour produire l'alimentation de demain", a-t-il poursuivi, depuis un camion-tribune, avant de faire scander à la foule "Vinci dégage!".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 27 Février 2016

"Démission", "c'est l'état d'urgence pour l'élevage!" Le répit a été de courte durée pour François Hollande lors de l'ouverture ce samedi du Salon de l'agriculture porte de Versailles à Paris. Le président a été hué et sifflé. Des éleveurs, vêtus de tee-shirts noirs portant le slogan "Je suis éleveur, je meurs", ont notamment rejoint la foule rassemblée autour du chef de l'Etat, quelques heures avant l'ouverture au public.

Arrivé vers 6h45, le chef de l'Etat a voulu afficher son soutien aux agriculteurs en difficulté, dans un calme alors relatif.
"On va tout faire" pour aider l'agriculture, car "en défendant l'agriculture je défends toute la nation", a ajouté François Hollande, accueilli à son arrivée par le président de la FNSEA Xavier Beulin, entouré de membres du syndicat drapeaux à la main. Le président a rappelé les mesures prises par le gouvernement, dont la baisse de dix points des cotisations, et souligné qu'au conseil européen du 7 mars, il évoquerait "la crise agricole avec la question de l'embargo russe".

François Hollande a également salué le déplacement des exposants sur le salon, jugeant qu'il s'agissait là d'un "beau geste patriotique". En outre, le président a renouvelé son appel à la responsabilité aux groupes de distribution, dont les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s'achèvent dans deux jours. "La grande distribution doit comprendre qu'elle doit faire un effort de solidarité et qu'elle ne doit pas faire la pression (pour qu'ils baissent leurs tarifs, NDLR) sur un certain nombre de producteurs, qui ont été traités dans des conditions qui ne sont pas acceptables", a-t-il lancé.
"Des contrôles doivent se faire, on les fait", a encore indiqué François Hollande."

"Bon à rien", "on n'est pas des migrants" et autres insultes ont fusé tandis que le président progressait au milieu d'une haie hostile d'éleveurs. "Il s'en fout complètement de nous", clame un autre. "Ca fait un an qu'on mène des actions en France, personne ne nous écoute", renchérit un troisième. Le président, accompagné du ministre du l'Agriculture Stéphane Le Foll, n'a pas interrompu pour autant sa visite.

Après avoir copieusement sifflé François Hollande, des manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l'Agriculture. Dans ce cadre, deux agriculteurs ont fait l'objet d'un contrôle d'identité et vont être libérés sans poursuites.

Vers 09h30, une cinquantaine de manifestants de la FNSEA ont démonté le stand du ministère de l'Agriculture et protesté bruyamment à grands coups de sifflets, poussant les CRS à intervenir pour les mettre à l'écart. Des participants ont été blessés, l'un d'eux se retrouvant le nez en sang.

Cinq manifestants ont été appréhendés, avait affirmé Damien Greffin, président de la FDSEA Ile-de-France, qui a indiqué ensuite avoir eu l'assurance qu'ils seraient "libérés sans poursuites". D'après des participants, les manifestants voulaient au départ entourer de cellophane le stand du ministère de l'Agriculture, pour protester contre les normes qui étouffent leur activité, et déployer une banderole marquée "Hollande Le film, fossoyeur de l'agriculture". C'est alors que les CRS sont intervenus et que la situation a dégénéré, ont-ils dit.

"L'intervention des agents et de la police s'est faite de manière proportionnée mais les manifestants ont résisté. Et cela a conduit aux affrontements", a commenté de son côté le préfet de police.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 26 Février 2016

La mosquée de Fréjus (Var) ne sera pas détruite. Saisi pour statuer sur la validité du permis de construire de ce lieu de culte, dont les travaux ont été achevés en 2015, le tribunal correctionnel de Draguignan a rejeté, vendredi 26 février, la demande de démolition formulée par la mairie FN de Fréjus.

Fin novembre 2015, le parquet avait pourtant requis la démolition dans un délai de six mois de cette mosquée de 1 500 m² et pouvant accueillir 700 fidèles. Il estimait que l'association qui gère la mosquée n'était pas propriétaire de l'intégralité des terrains au moment de la construction du bâtiment.

Ce grand bâtiment blanc, dans le quartier populaire de la Gabelle, est depuis plusieurs mois au centre d'un bras de fer avec la municipalité FN de Fréjus. Élu en mars 2014, David Rachline, qui avait en partie fait campagne contre ce projet, conteste les conditions dans lesquelles la mosquée a été construite, "notamment au regard des règles d'urbanisme et du non-respect du plan de prévention des risques d'inondations (PPRI)". En août 2015, une fois les travaux achevés, il avait refusé de délivrer à l'association musulmane El Fath l'agrément nécessaire.

"C'est un jugement particulièrement laxiste", a réagi David Rachline, le maire de la ville. "S'il s'était agi de n'importe quel citoyen, sa maison aurait été rasée", a affirmé l'élu frontiste.

Les juges ont en revanche infligé une amende aux dirigeants de la mosquée. Le tribunal a condamné l'association El Fath, qui gère la mosquée, à 60.000 euros d'amende pour avoir construit avec un permis périmé et au mépris de certaines dispositions sur les zones inondables. Son président, Driss Maaoroufi, a écopé lui de 15.000 euros d'amende. "Je suis content qu'on ne détruise pas la mosquée", a-t-il dit.

L'ancien maire UMP de Fréjus, Elie Brun, a également été condamné à une peine de 18 mois de prison avec sursis et 100.000 euros d'amende pour délivrance frauduleuse du permis de construire. Il a également interdiction d'exercer des fonctions publiques pendant 5 ans. Le feuilleton judiciaire n'est pas terminé car une procédure est encore en cours devant le tribunal administratif.

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Publié le 26 Février 2016

Un militant et ancien responsable local de la CGT a été condamné ce vendredi à 250 euros d'amende, ainsi qu'à 500 euros avec sursis, pour des "outrages" envers des forces de l'ordre et le Premier ministre, Manuel Valls, à l'occasion d'une manifestation, lundi, à Mulhouse (Haut-Rhin).

"Je ne reprends pas le vocabulaire que vous avez développé. Vous avez reconnu les mots prononcés. Les faits d'outrage sont constitués", a estimé le juge du tribunal correctionnel de Mulhouse, devant lequel Joël Moreau, 69 ans, a comparu dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité.
Ce sont ces propos qui ont valu au syndicaliste de passer une nuit en garde à vue.

Il a comparu pour outrages envers des personnes dépositaires de l'autorité publique, en l'occurrence Manuel Valls, des CRS et des gendarmes mobiles. Aucune des victimes ne s'est constituée partie civile.

"Si Valls voulait nous faire taire, c'est raté", a commenté Joël Moreau. Environ 150 militants, selon la police, membres de la CGT, de la FSU et du Front de gauche notamment, lui ont manifesté ce vendredi leur soutien devant le tribunal, certains brandissant des pancartes proclamant "Je suis Joël".

La manifestation de lundi, à laquelle a pris part une centaine de personnes, a été organisée devant une agence Pôle emploi où avait lieu la visite gouvernementale. Selon des témoignages rapportés par la CGT Métallurgie Alsace, Joël Moreau aurait "haussé la voix, dénoncé le projet de loi, les attaques contre les acquis sociaux", tout en restant "dans le cadre du discours syndical".

Le syndicat a dénoncé le "déploiement policier de très grande envergure" qui a entouré la visite. Les manifestants ont été empêchés de s'approcher de l'agence Pôle emploi et ont été "parqués pendant deux heures sur un parking à plusieurs centaines de mètres" du lieu prévu de la manifestation, selon la CGT.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 26 Février 2016

La ministre du Travail s'est lancée jeudi dans une vaste opération de communication sur Internet. Après la création d'un compte Twitter dédié à la réforme du code du travail, elle a répondu aux plus de 618.000 signataires d'une pétition. Change.org

les règles de change.org donnent la possibilité à quiconque est visé par une pétition de répondre sans demander l'autorisation de l'auteur. Le message de la ministre devrait être envoyé automatiquement à toutes les adresses mails des signataires.

"Ce message montre que le gouvernement s'inquiète. Et qu'en étant plus nombreuses et nombreux, on peut le faire reculer !, a un peu plus tard, réagi, Caroline De Haas. Nous attendions des réponses ou des explications sur la fin de fait des 35 heures, sur les apprenti-e-s mineur-e-s, sur le fractionnement des heures de repos pour les cadres..." Et la militante de dénoncer "un argumentaire usé".


RÉPONSE DU DÉCIDEUR :

Myriam El Khomri
Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
25 févr. 2016 — L'avant-projet de loi « Travail » suscite un intense débat démocratique. Vu l'enjeu et l'ampleur de la réforme c'est normal et c'est salutaire ! Si certaines affirmations de cette pétition sont vraies, de nombreuses autres sont fausses et beaucoup sont incomplètes. Or un débat de cette importance doit s'appuyer sur des informations précises.

Ce projet répond à trois objectifs.

Premier objectif : permettre à nos entreprises de s'adapter face à la concurrence en donnant plus de pouvoir à la négociation collective pour répondre aux besoins du terrain. C'est par des accords signés par les syndicats dans l'entreprise que doit être donnée de la souplesse dans l'organisation et le temps de travail, tout en garantissant la protection des salariés et sans revenir, bien évidemment, sur la durée légale du travail à 35 heures, sur le principe de la majoration des heures supplémentaires, sur le SMIC, sur le CDI. C'est par le collectif que le salarié est mieux défendu et que des solutions novatrices peuvent être trouvées. Il ne s'agit donc en aucun cas d'une dérégulation ou d'un détricotage du code du travail, mais bien de l'introduction de nouvelles régulations, démocratiquement décidées au sein de chaque entreprise et adaptées au monde du travail d'aujourd'hui.

Deuxième objectif : donner aux salariés de nouveaux droits. Leurs droits fondamentaux, dégagés par le comité des sages présidé par Robert Badinter, sont réaffirmés : égalité entre les femmes et les hommes, refus des discriminations, protection de la santé au travail, etc. Innovation majeure, la loi crée pour chaque Français un compte personnel d'activité qui le suivra tout au long de sa vie professionnelle, quel que soit son parcours. Ce compte lui assurera des droits à la formation tout au long de sa carrière, une aide à la création d'entreprise, un droit à la nouvelle chance pour les jeunes sortis du système scolaire sans qualification. Il concernera les salariés, mais aussi les indépendants, les artisans, les commerçants. Ce sont donc les fondements d'un nouveau système de protection sociale qui sont posés, attaché à l'individu indépendamment de son statut, répondant aux réalités du XXIè siècle. La loi crée également un « droit à la déconnexion » pour tous les salariés afin que les nouveaux moyens de communication garantissent l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Troisième objectif : mettre tout en œuvre pour favoriser les embauches, notamment dans les TPE et PME. Cela implique qu'elles bénéficient d'un univers juridique plus clair concernant le contentieux du licenciement, d'un appui spécifique de la part de l'Etat pour les accompagner dans leurs démarches, et qu'elles puissent elles aussi bénéficier des souplesses et des garanties apportées par la négociation collective. C'est pourquoi la loi crée un accord innovant, l'accord type de branche, directement applicable dans les TPE.

Cette loi permettra à notre pays de se doter d'une véritable culture du compromis au plus près des salariés et des employeurs, qui ira dans le sens du progrès social et de la compétitivité de notre économie et permettra de gagner la bataille de l'emploi.

A chaque citoyen – une fois qu'il a toutes les informations en main ! – de se faire son avis. Rendez-vous sur http://www.gouvernement.fr/loi-travail .
Myriam El Khomri
Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

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Publié le 25 Février 2016

Malgré les éléments accablants, il continue de nier. L'enseignant juif soupçonné d'avoir inventé son agression en novembre à Marseille sera jugé en avril pour "dénonciation mensongère d'un délit imaginaire", a annoncé ce jeudi le parquet de Marseille.

Le professeur, Tsion Sylvain Saadoun, "a maintenu ses déclarations dans les moindres détails" en garde à vue et "est vraiment désolé qu'on ne le croie pas", a aussitôt réagi son avocate, Karine Sabbah.

Quelques jours après les attentats de Paris, l'homme avait raconté avoir été blessé au couteau par trois individus se revendiquant de l'organisation Etat islamique (EI). Ces individus, prétendait-il, étaient vêtus de tee-shirts Daech et lui auraient montré une photo de Mohamed Merah, l'auteur des attentats de Toulouse et de Montauban. Aucune trace de ces hommes n'a pu être retrouvée.

"A l'issue d'une enquête particulièrement approfondie, il est apparu que les déclarations de la prétendue victime d'une tentative de meurtre n'étaient corroborées ni par les premières constatations des pompiers intervenants, ni par l'expertise l'expertise médico-légale, ni par la dernière expertise médico-technique", a détaillé le procureur Brice Robin dans un communiqué.

Reçevant les médias à son domicile, l'homme d'une cinquantaine d'années avait montré ses blessures, des entaillades sur son torse. "D'un point de vue cutanéo-vestimentaire, médicolégal ou criminalistique l'hypothèse la plus probable est celle d'une auto-mutilation", a estimé le parquet.

L'enseignant risque six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende. A l'époque, l'affaire avait suscité une vague d'indignation jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, François Hollande condamnant fermement "l'agression".

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Publié le 25 Février 2016

En 2014, pas moins de 326 244 conducteurs (soit près de la moitié du nombre de candidats au bac !) menacés de perdre leur permis ont suivi une formation payante avec un objectif : récupérer en deux jours 4 points, moyennant 230 à 280 €.

Depuis l'installation des premiers radars automatiques en 2002, le nombre de stages de sensibilisation à la sécurité routière a été multiplié par cinq. On compte aujourd'hui près de 1 500 centres organisateurs. Un vrai business, accompagné de nombreuses dérives auxquelles le gouvernement souhaite mettre un terme.

Nombre d'animateurs insuffisant, enseignement tronqué, durée du stage réduite de moitié, prix anormalement bas, rendez-vous annulés au dernier moment... le délégué interministériel à la sécurité routière souhaite multiplier par cinq les contrôles dans les établissements organisant ces stages afin de garantir le sérieux de la formation.

"Dans beaucoup de stages, les règles ne sont pas respectées et je souhaite que chaque centre organisateur soit contrôlé au moins une fois chaque année, nous annonce Emmanuel Barbe. Nous allons notamment regarder de près les sites Internet qui rameutent les conducteurs en tirant les prix vers le bas et nous n'hésiterons pas à porter plainte si certains font des certificats alors que le stage n'est pas effectué dans de bonnes conditions."

En 2014, 89 organisateurs de stages se sont vu retirer leur agrément préfectoral, notamment pour des stages irréguliers. "Ces opportunistes se sont engouffrés dans cette activité lucrative sans réellement se préoccuper de la formation qu'ils donnent", déplore Pierre Chasseray, le délégué général de l'association 40 Millions d'automobilistes.
"N'importe qui peut s'installer demain, et nous avons vu arriver des structures qui n'ont aucune culture de la sécurité routière et qui ne pensent qu'à faire de l'argent", dénonce le directeur général de l'Automobile Club, Christian Scholly, dont l'association a conçu les formations pilotes.

"Il y a eu une ubérisation de la profession avec des tarifs sur Internet à partir de 115 €, renchérit Vincent Clévenot, directeur formation à l'Automobile Club. A ce prix-là, on peut se poser des questions." Pour Anne Lavaud, la déléguée générale de l'association Prévention routière, "le renforcement des contrôles est une très bonne nouvelle, car cela évitera de redonner des points à des conducteurs n'ayant pas vraiment pris conscience des risques qu'ils ont pris sur la route".

Récupération de points :


Si les points commencent à se raréfier sur votre permis, deux solutions s’offrent à vous. La première consiste à rester sage et à ne pas commettre d’infraction pendant un bon bout de temps, afin de bénéficier de la récupération automatique, la seconde, plus rapide, passe par la participation à un stage de récupération. Attention, ces deux solutions nécessitent d’avoir au moins un point sur son permis : si le solde est nul, il faut repasser l’examen.

Le stage de récupération :


- A moins que ne sois dans le cas précédent, où que le procureur ne m’y contraigne, le stage de récupération des points est facultatif.
- Un stage dure deux jours, durant lesquels je suis sensibilisé, en présence d’un psychologue et d’un animateur, aux dangers de la route. Il coûte entre 150 et 250 euros.
- Au lendemain du stage, je récupère quatre points sur mon permis.
- Je ne peux passer le stage qu’une fois par an.

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Publié le 25 Février 2016

Des fouilles préliminaires à la construction d'un parking souterrain ont permis de découverte à Nîmes les tombes musulmanes les plus anciennes de France.
Ces sépultures constituent les premiers indices de la présence de communautés de musulmans dans le sud du parus au début du Moyen-Âge.

"On savait que les musulmans sont venus en France au VIIIe siècle mais on n'avait jusqu'alors aucune trace matérielle de leur passage", explique à l'AFP l'anthropologue Yves Gleize, de l'Institut français de recherches archéologues (INRAP), principal auteur de cette recherche publiée mercredi aux Etats-Unis dans la revue Plos One.

On disposait de quelques pièces de monnaie et de fragments de céramique, signes d'échanges commerciaux mais rien de plus, précise-t-il, et ce contrairement à la Péninsule Ibérique au sud des Pyrénées qui a été sous occupation arabe pendant des siècles.

Les trois hommes enterrés, âgés de 20 à 29 ans pour l'un, d'une trentaine d'années pour le deuxième et de plus de 50 ans pour le troisième, étaient placés sur le côté, la tête en direction de la Mecque.

La datation radiométrique des ossements les fait remonter entre les VIIe et IXe siècles, précisent les chercheurs. Jusqu'à présent, la plus ancienne sépulture musulmane découverte en France, à Marseille, datait du XIIIe siècle.

Les anthropologues estiment, avec ces données, que les trois squelettes appartenaient à des Berbères enrôlés dans l'armée du califat d'Omeyyades durant la conquête arabe en Afrique du Nord au VIIIe siècle.

Pour Yves Gleize, "l'analyse archéologique, anthropologique et génétique de ces sépultures du début de l'époque médiévale à Nîmes fournit des preuves matérielles d'une occupation musulmane au VIIIe siècle dans le sud de la France".

Cependant il n'est pas possible avec ces indices de savoir quelle était la taille de ces communautés dont la présence est aussi attestée dans des textes anciens qui relatent la présence de musulmans à Nîmes entre 719 et 752. Mais ils ne sont pas restés très longtemps.


Charles Martel a pris le contrôle de la ville en 737, cinq ans après la victoire décisive de Poitiers contre les Sarrasins, la détruisant peut-être pour punir la population qui avait accepté la protection des musulmans, supputent ces anthropologues.

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Publié le 24 Février 2016

L'annonce de la fermeture prochaine de la "Jungle" de Calais, vaste camp situé près de l'entrée française du tunnel sous la Manche, a fait réagir les autorités belges. "On a informé la Commission européenne qu'on va temporairement déroger à Schengen", a indiqué lors d'une conférence de presse le ministre belge de l'Intérieur, Jan Jambon, en référence aux règles de l'espace Schengen de libre-circulation.

Depuis plusieurs semaines, les autorités belges craignent un afflux de migrants aux abords du grand port de Zeebruges, d'où partent des ferrys pour la Grande-Bretagne. Les contrôles seront également renforcés dans la zone portuaire, selon M. Jambon. "On veut éviter à tout prix des camps de tentes à la Calais en Belgique.

Le ministre a justifié cette mesure par le démantèlement annoncé de la "Jungle" de Calais, que les migrants ont été sommés de quitter d'ici mardi soir par les autorités françaises. Les milliers d'occupants des abris de fortune de ce camp ont obtenu un répit, le temps que la justice française rende sa décision sur la légalité de l'opération.

Mais "le démantèlement de ce qu'on appelle la jungle est possible", a expliqué le ministre belge, indiquant qu'il craignait que les migrants se dirigent vers le littoral belge, alors que "la saison touristique va bientôt commencer". "On observe déjà un mouvement de migrants de transit.

"Le potentiel, ce sont des milliers de migrants. Pour la plupart, ce ne sont pas des demandeurs d'asile, ce sont des migrants de transit, ils ne veulent pas rester en France ou en Belgique mais voyager au Royaume-Uni", a-t-il poursuivi. "On va contrôler la frontière à différents lieux stratégiques, sur des lieux utilisés par les passeurs et que la police a détectés", a-t-il expliqué.

On compte désormais sept pays membres de l'espace Schengen de libre-circulation à avoir rétabli des contrôles temporaires à leurs frontières (Belgique, Danemark, Norvège, Suède, Autriche, Allemagne, France) comme ils y sont autorisés dans des situations exceptionnelles.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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