Publié le 26 Janvier 2017

"Nous sommes en face d’une chance formidable pour la sécurité et l’avenir d’Israël", s’est réjoui, en début de semaine, le premier ministre Benyamin Netanyahou au sujet de l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Son enthousiasme tranche avec la rancœur exprimée après le vote, le 23 décembre dernier, d’une résolution des Nations unies condamnant la colonisation des territoires palestiniens par l’État hébreu, qualifié de "puissance occupante". Les États-Unis s’étant pour une fois abstenus de mettre leur veto, Benyamin Netanyahou avait alors dénoncé "un coup anti-israélien honteux" orchestré par le "gouvernement Obama".

Les multiples signes de soutien à la colonisation envoyés par Donald Trump ont encouragé le gouvernement israélien à passer à l’action dès son investiture passée. En trois jours, deux annonces ont ainsi contrecarré le fragile élan né du vote du 23 décembre aux Nations unies et de la conférence pour la Paix au Proche-Orient, organisée le 15 janvier à Paris, qui a conduit à la réaffirmation de la solution à deux États comme seule issue au conflit israélo-palestinien.

Le gouvernement a annoncé, mardi 24 janvier, la construction de 2.500 logements en Cisjordanie occupée, pour la plupart dans des colonies existantes, dont près de 900 dans celle d’Ariel, qui compte 20.000 habitants au cœur des territoires palestiniens.

Il s’agit de "l'annonce la plus importante", selon l’ONG israélienne Peace Now.

Dimanche 22 janvier, la mairie de Jérusalem avait autorisé la construction de 566 logements dans trois zones de colonisation et de 105 autres logements dans des quartiers palestiniens de Jérusalem-Est, partie de la ville annexée par Israël. "Nous avons des plans pour la construction de 11.000 logements qui attendent des autorisations", avait alors ajouté Meïr Turjeman, l’adjoint au maire de la ville sainte.

Le transfert de la chancellerie américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, annoncé par Donald Trump avant son élection et préconisé par son nouvel ambassadeur, David Friedman, à la tête d’une organisation finançant la colonie de Beit-El, près de la ville palestinienne de Ramallah reviendrait à reconnaître la souveraineté d’Israël sur la ville sainte, où les Palestiniens entendent pourtant établir leur capitale.

Plusieurs responsables ont souligné son caractère explosif, en Palestine et dans le monde arabo-musulman en général.

Finalement le transfert ne figure pas parmi les toutes premières priorités du président américain, a rassuré la Maison-Blanche. 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 21 Janvier 2017

La Canebière va être en fête un dimanche par mois et ça va commencer dès le dimanche 29 janvier.

Le dernier dimanche de chaque mois, la Canebière sera animée autour d'évènements culturels variés : concerts, expositions, arts numériques, art dans l'espace public...

Grâce à la participation des acteurs culturels marseillais, la Canebière deviendra la vitrine artistique de Marseille et de la Provence.

"Les Dimanches de la Canebière" sont destinés à rassembler petits et grands autour de ces rendez-vous mensuels inédits et ouverts à tous. la Canebière va appartenir aux piétons une journée par mois.

Le mardi 17 janvier, il suffisait de voir le très nombreux et très divers public qui se pressait à la conférence de presse de présentation de ce dispositif qui, comme l’expliquera Sabine Bernasconi, maire (LR) des 1er et 7e arrondissements et vice-présidente du conseil départemental :
 
"Ce n’est pas un simple projet d’animation culturelle mais une préfiguration du centre-ville de demain avec un espace public apaisé, l’affirmation de son identité culturelle et la prédominance du numérique. Voilà notre vision et ce sera une réalité un dimanche par mois". Avant de préciser immédiatement : "Ce n’est pas un projet qui vient d’en haut, il a, dès le départ, été construit avec les acteurs culturels, associatifs, économiques et les habitants".
 
Et d'ajouter "Notre ambition est de favoriser une ville inclusive où l’on trouve l’ensemble des populations, des commerces, des administrations. Un centre devenant un Living Lab, initiative qui regroupe des acteurs publics, privés, des entreprises, des associations, des acteurs individuels, dans l’objectif de tester [grandeur nature] des services, des outils ou des usages nouveaux".

Le 29 janvier, premier dimanche du projet, ce sera plus d’une quarantaine d’animations qui seront proposées de 10h à 17h. Pour ouvrir cette journée placée sous le signe de la culture et de l’art, une grande parade descendra du haut de la Canebière réunissant des garçons de pistes et d’immenses girafes… Le numérique sera aussi à l’honneur avec Seconde Nature et ZINC, lesquels, dans le cadre du festival Chroniques, invitent à redécouvrir le patrimoine marseillais à travers une exploration d’oeuvres numériques.

La piétonisation sera effective tous les derniers dimanches de chaque mois à partir du 29 janvier, de 9 h 30 à 17 h 30, sauf en juillet-août et le 31 décembre 2017. Elle s'étend de la rue Albert 1er aux Réformés, avec un seul axe traversant, Dugommier. Cette mesure satisfait largement les commerçants.

Parmi les nombreuses animations proposées :

au 49 la Canebière , devant l'AGAM et la Soleam
tous les derniers dimanches de chaque mois de 11h à 17h - gratuit

La Fabulerie propose un espace d’écriture numérique, associant le dispositif de réalité virtuelle "ICI DEMAIN" dans lequel les passants pourront imaginer et mettre en scène dans un environnement 3D, leurs idées pour la ville de demain. Pour cela, ils s’appuieront sur leur imagination et du matériel créatif papier. Régulièrement, l’application immersive sera mise à jour avec les contributions des passants.

Pour en savoir plus sur la programmation : Cliquez sur le lien ci-après...

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 19 Janvier 2017

"Attrapons le patriarcat par les couilles !" Comme le relaie le journal Publico (en espagnol), c'est ce qu'a crié une militante espagnole du groupe féministe Femen lorsqu'elle s'est introduite, les seins nus, dans le musée de cire de Madrid (Espagne), mardi 17 janvier, le jour de la cérémonie de dévoilement de la statue de Donal Trump.
 
La jeune femme à placer sa main sur l'entrejambe de la statue, afin de protester contre le nouveau président des États-Unis. Une référence à la polémique autour des propos du milliardaire américain, qui avait affirmé que, lorsqu'on est une star comme lui, on peut "attraper" les femmes "par la chatte".
 
La revendication de l'opération anti-Trump n'a pas tardé sur le compte Twitter (en espagnol) de Lara Alcázar, leader des Femen en Espagne.

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Publié le 16 Janvier 2017

Des installations construites sans permis, disent les autorités israéliennes. Pourtant, l'instigateur du projet est une institution parmi les plus influentes au monde : l'Union européenne. Si l'UE est passée outre l'interdiction israélienne, c'est qu'elle considère qu'Israël occupe ces territoires sans fournir le minimum vital aux populations locales.
 
Une école d'une bourgade palestinienne, construite par la France, a par exemple été détruite en pleine nuit. 22. 000 euros avaient été investis par la France. D'autres projets sont déjà prévus en Cisjordanie, le bras de fer risque de se poursuivre.

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Publié le 16 Janvier 2017

Baisse de l'impôt sur le revenus dès janvier 2017

Cette baisse d'impôts, annoncée l'été dernier par le gouvernement, doit bénéficier au total à cinq millions de contribuables parmi les classes moyennes, a rappelé dimanche 15 janvier le ministère de l'Économie et des Finances dans un communiqué.

Bercy, rappelle que cette baisse d'impôt d'un milliard d'euros "portera à 6 milliards le montant total des baisses d'impôt sur le revenu décidées par le gouvernement" sur la seconde moitié du quinquennat. Il s'agit "de rendre aux Français une partie des efforts fournis pour la remise en ordre de nos finances publiques".

Cette mesure, qui entrera donc en vigueur avant l'élection présidentielle, représente au total un milliard d'euros. Elle concerne à taux plein les couples gagnant jusqu'à 3.400 euros de salaire net et les personnes seules gagnant jusqu'à 1.700 euros. Ces limites sont majorées pour les familles, par exemple jusqu'à 4.800 euros pour un couple avec trois enfants.

Les personnes ayant un revenu fiscal de référence inférieur à 18.500 euros auront une réduction d'impôt de 20%. Ceux qui ont un revenu fiscal compris entre 18.500 et 20.500 euros auront une réduction d'impôt inférieure à 20%.

En pratique, "afin que la mesure profite rapidement au pouvoir d'achat des Français, les foyers qui sont mensualisés pourront en bénéficier dès janvier 2017, ceux réglant leurs impôts par tiers, dès le premier tiers provisionnel de février 2017", souligne Bercy.

Chacune des échéances sera automatiquement diminuée par les services des impôts. Les foyers concernés ont été avisés de cette évolution sur leur échéancier 2017.

Baisse de l'impôt sur le revenus dès janvier 2017

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 14 Janvier 2017

Garçon de 8 ans torturé et noyé. Un couple en détention
Près de Nantes, à Saint-Herblain, dans le quartier de la Crémetterie, les parents ont appelé les secours mercredi 11 janvier après-midi vers 17 h 15 pour signaler que leur enfant David âgé de 8 ans, s’était noyé dans son bain. Très vite, pompiers et policiers ont eu des doutes sur la nature du décès.
 
Des menottes et des colliers de serrage en plastique ont été découverts dans l’appartement. Une enquête pour recherche des causes de la mort a été ouverte par le procureur. Des témoins ont été entendus et ont indiqué avoir entendu des cris.
 
L’autopsie a conclu à un décès par noyade de l'enfant. Il présentait des traces de liens sur les poignets et les chevilles.
 
Depuis plusieurs mois, l'enfant aurait, "de manière régulière, fait l'objet de sévices très appuyés, de coups et à certaines occasions était entravé par des liens", a expliqué une source judiciaire.
 
Le beau-père, et la mère du garçon, ont été mis en examen vendredi 13 janvier à Nantes et placé en détention provisoire pour meurtre et tortures. Le couple était sans antécédent judiciaire.
 
Il ressort des auditions, et des différents éléments d’enquête, que l’enfant aurait été soumis à des actes de maltraitance durant les heures précédant sa mort. Il aurait ensuite été plongé dans la baignoire remplie d’eau froide, pieds et poings liés par des cordelettes. En garde à vue, la mère a évoqué "la punition de la baignoire".
 
Le couple est soupçonné, selon le quotidien Presse Océan, d'avoir déjà infligé par le passé et à plusieurs reprises, "la punition de la baignoire" au jeune garçon. Deux autres enfants de la famille, âgés de 18 mois et 3 ans, étaient présents dans l’appartement. Le procureur les a fait placer par l’aide sociale à l’enfance.
 
La famille était inconnue des services sociaux. Le petit garçon de huit ans venait d’arriver de Côte d'Ivoire pour rejoindre sa mère, au mois d’août. Âgée de 26 ans, celle-ci était venue en France en 2008 pour poursuivre des études de droit. Elle était actuellement femme au foyer. Agé de 31 ans, son compagnon travaillait comme ouvrier au moment des faits.
Garçon de 8 ans torturé et noyé. Un couple en détention

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Publié le 12 Janvier 2017

Diabète : Une pétition contre les discriminations professionnellesDiabète : Une pétition contre les discriminations professionnelles

En France, 4 millions de personnes souffrent de diabète, et certains métiers leur sont interdits. 

Les associations de malades entendent interpeller les candidats à l'élection présidentielle dans les prochaines semaines, et elles demandent de toute urgence la modification des textes réglementaires qui listent ces interdictions, perçues comme discriminatoires. Elles ont lancé une pétition en ligne  intitulée " choisir le métier de mes rêves avec mon diabète".

Une personne diabétique ne peut pas accéder au poste de marin, policier, pilote, hôtesse de l'air, contrôleur de la SNCF, pompier...Injuste pour les associations de patients et les médecins. .

Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (glycémie) élevé : on parle d’hyperglycémie. Si aujourd'hui, il s'agit d'une maladie qui se soigne très bien grâce aux progrès thérapeutiques, il n'est pas possible d'en guérir.

En cause : une méconnaissance de la maladie par les employeurs, mais aussi et surtout une législation datant de plusieurs décennies, "totalement déconnectée des progrès thérapeutiques et des conditions actuelles de travail.", indique la la Fédération Française des Diabétiques (FFD). 

Pour le Dr Marc de Kerdanet, pédiatre diabétologue et président de Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) "Le diabète est une maladie chronique, pas un handicap. Il ne faut pas ajouter à cette injustice de la vie une injustice sociétale." 

Le diabète existe sous deux formes : 
- le diabète de type 2 représente 90% des cas. Il se développe progressivement chez des personnes de plus de 40-50 ans.  
- Le diabète de type 1 apparaît en revanche brutalement chez l'enfant ou le jeune adulte, et est dû à la destruction des cellules du pancréas productrices d'insuline. Il est le plus touché par les interdictions.

Pour Gérard Raymond, président de la Fédération française des diabétiques (FFD),  les diabétiques "ont longtemps été considérés comme inaptes parce qu'on pensait qu'ils allaient avoir des complications. 
Mais aujourd'hui l'évolution technologique et les nouveaux outils mis à la disposition des diabétiques comme les pompes à insuline ou les capteurs de glucose en continu permettent aux patients  de s'auto-contrôler et d'avoir une vie quasiment normale".

En interpelant le président de la République et les politiques dans le cadre de la campagne présidentielle, les associations espèrent faire bouger les lignes. "Bien sûr, certains métiers seront plus difficilement accessibles, reconnaît Gérard Raymond, mais chaque cas devrait être étudié par une commission transparente regroupant l’ensemble des acteurs : professionnels, médecins, associations de patients, experts scientifiques".

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Publié le 10 Janvier 2017

L’association de défense des animaux One Voice lance, lundi 9 janvier, une pétition demandant l’interdiction de l’élevage de visons pour la fourrure en France. Le Parisien, qui publie cette vidéo, rappelle que le marché de la fourrure dans le monde pèse près de 35 milliards d’euros.

One Voice dénonce, avec cette vidéo tournée clandestinement dans une ferme, les conditions dans lesquelles les animaux sont élevés et la maltraitance qu'ils subissent. Avant leur mise à mort par asphyxie, les bêtes sont jetées dans des conteneurs. Celles qui s'échappent sont rattrapées par un chien.

Chaque année, 56 millions d'animaux sont tués pour leur fourrure, dont de nombreux visons. Un manteau de cet animal peut atteindre les 55.000 euros. Mais le vison sert à confectionner d'autres produits, comme des ours en peluche. 

L'entreprise française Histoires de bêtes, qui propose des peluches faites à partir de vraie fourrure d'animaux, fait justement l'objet d'une pétition et d'appels au boycott. La direction, elle, se défend de toute maltraitance animale.

L’association One Voice a mis en ligne un rapport d’enquête inédit portant sur les conditions de vie de misère et de souffrance des visons, destinés à l’industrie du luxe.

Pour enrichir cette enquête, une vidéo, tournées en France, montre des images marquantes de plusieurs élevages de visons.

Janvier 2017 - Une enquête inédite de One VOice

D’après la Fédération Française des Métiers de la Fourrure, "les animaux sont logés dans des cages ou des parcours offrant un espace suffisant pour se mouvoir et se détendre. Il y est adjoint un refuge pour se reposer, qui les met à l’abri des intempéries, des extrêmes de température et des événements extérieurs; les animaux disposent d’un coin à déjections permettant leur évacuation continue".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 8 Janvier 2017

Bobigny : Trois policiers roués de coups après un contrôle d'identité

Trois policiers ont été roués de coups après avoir tenté de procéder vendredi soir 6 janvier à des contrôles d'identité dans un hall d'immeuble à Bobigny (Seine-Saint-Denis), où 10 jeunes ont été interpellés.

Vers 20h, ces policiers "contrôlaient des jeunes qui semblaient consommer des stupéfiants dans un hall d'immeuble quand ils ont été roués de coups", a indiqué une source proche de l'enquête.

Une policière a été gravement blessée au niveau de l'œil. Dix jours d'incapacité totale de travail (ITT) lui ont été prescrits . Les deux autres fonctionnaires, blessés à la jambe et au visage, ont eu 15 et 10 jours d'ITT.

Dix jeunes hommes âgés de 16 à 21 ans ont été interpellés. Leurs gardes à vue ont été prolongées de 24 heures samedi soir, a indiqué le parquet. La sûreté départementale a été saisie de l'enquête.

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Publié le 3 Janvier 2017

Le Reina, la boîte de nuit d’Istanbul visée dans la nuit du Nouvel An par une attaque terroriste, est un des lieux où avaient l’habitude de se mélanger la population turque aisée et libérale et les touristes.

C’est une boîte de nuit célèbre dans les milieux de la nuit stambouliotes, avec ses différents restaurants, ses pistes de danse et son grand bar central, le "Reina" n’est pas à portée de bourse du Turc moyen. Il accueille en effet une clientèle de célébrités, d’artistes, de sportifs professionnels, de touristes et d’expatriés.

Une cible "idéale" pour Daech, qui a revendiqué le 2 janvier au matin, pour la première fois, un attentat commis sur le sol turc. Le lieu symbolise une certaine Turquie, aisée et libérale, qui a été frappée en plein cœur lors de cet attentat qui a fait 39 morts et plus d’une soixantaine de blessés.

D'après les derniers chiffres des médias : 39 personnes sont décédées, 12 turcs dont un Belgo-Turc et 27 de nationalité étrangère. Une Franco-Tunisienne figure parmi les victimes qui sont également originaires d’Arabie saoudite, du Maroc, du Liban, de Libye, d’Israël et d’Inde.

Le producteur de films indien Abis Rizvi, fils d'un ancien parlementaire, a aussi été tué. . Quatre Français ont été blessés. Environ 600 personnes se trouvaient à l’intérieur du Reina.

Plus de deux jours après l'attaque meurtrière du Reina, le tireur est toujours en fuite ce mardi 3 janvier. Les autorités ont arrêté plusieurs personnes et l'attentat a bien été revendiqué par Daech.    

Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, l'assaillant est entré en Turquie depuis la Syrie où il a combattu au nom de Daech, raison pour laquelle il semble avoir "une très bonne maîtrise des armes à feu", indique le quotidien Hürriyet. Un chroniqueur proche du pouvoir, Abdulkadir Selvi, écrit dans les pages du journal que le tireur, entraîné au combat en zone urbaine, a été "spécialement choisi" pour commettre l'attaque contre le Reina et possède une très bonne maîtrise des armes.               

D'après les journaux Hürriyet et Habertürk, il a utilisé des chargeurs doubles pour optimiser le temps de rechargement et a visé le haut du corps de ses victimes. Le suspect serait arrivé à Knoya, dans le sud de la Turquie en novembre. Il était accompagné de son épouse et de ses deux enfants "pour ne pas attirer l'attention".

Selon Abdulkadir Selvi, le chroniqueur de Hürriyet, les autorités veulent capturer l'assaillant vivant afin de démanteler son éventuel réseau et prévenir de possibles nouvelles attaques. 

Des "données relatives aux empreintes digitales et à l'apparence" du tueur ont été obtenues, a assuré lundi le porte-parole du gouvernement Numar Kurtumulus.

De nouvelles images du suspect avaient été diffusées par les médias turcs ce mardi. Une vidéo selfie enregistrée par le tireur présumé où il se filme alors qu’il se promène dans la rue. On ignore pour le moment quand ces images ont été tournées.

Selon le Daily Sabah, après avoir tiré plus de 180 balles sur les clients du Reina, le suspect se serait rendu dans la cuisine où il serait resté 13 minutes. Il aurait changé de vêtements et nettoyé son arme. Enfin, il aurait enfilé un manteau et quitté les lieux. C'est en montant dans un taxi qu'il aurait quitté le quartier.

Les sept minutes durant lesquelles le suspect a tué 39 personnes dans le Reina sont retracées par les médias turcs. Après son entrée dans la discothèque, vêtu d'un t-shirt vert et d'un pantalon noir, l'homme serait monté directement à l'étage et aurait commencé à tirer sur les fêtards, raconte le DailySabah.

Il serait ensuite descendu pour continuer son carnage.

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l'organisation terroriste assure que c'est "un des soldats du califat" qui a mené l'attaque au Reina. Daech y accuse la Turquie, pays peuplé majoritairement de musulmans, de s'être alliée aux chrétiens.

Les djihadistes avaient déjà menacé à plusieurs reprises de frapper la Turquie en représailles à ses opérations en Syrie. 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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