Publié le 6 Mars 2019

 

La Haute commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Michelle Bachelet, a réclamé, mercredi 6 mars, "une enquête approfondie" après les nombreuses accusations de violences policières portées par les manifestants. Il y a quelques semaines, une délégation de "gilets jaunes" avait été reçue par le Haut commissariat. 

Michelle Bachelet a déclaré que les "gilets jaunes" manifestent contre "ce qu'ils considèrent comme leur exclusion des droits économiques et de leur participation aux affaires publiques". "Nous encourageons le gouvernement français à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force" a-t-elle ajouté dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l'homme à Genève.

Michelle Bachelet a rappelé que "les inégalités touchent tous les pays" et que "même dans des États prospères, des gens se sentent exclus des bénéfices du développement et privés de droits économiques et sociaux".

Elle n'a toutefois cité que la France comme pays prospère, mais a dénoncé les répressions violentes des manifestations qui se sont produites récemment au Soudan, au Zimbabwe et en Haïti.

Les manifestants "réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes. Et pourtant, dans plusieurs cas, ils sont accueillis par un usage violent et excessif de la force, par des détentions arbitraires, des tortures et même selon certaines informations des exécutions extra-judiciaires", a-t-elle déploré.

En France, depuis le 17 novembre 2018, début du mouvement de contestation des "gilets jaunes", l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie d'une centaine de cas d'accusations de violences policières. 

Plusieurs manifestants affirment avoir été blessés par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD), une arme qui suscite de vives controverses en France.

"Dans une démocratie digne de ce nom, Christophe Castaner aurait démissionné tous les jours depuis 16 semaines !", a twitté Éric Coquerel député LFI

Après son matraquage par les forces de l'ordre, le député Loïc Prud'homme (LFI) demande que Didier Lallement, préfet de la Gironde soit relevé de ses fonctions.

Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner répond au député Loïc Prud'homme "Très clairement, il me semble que ce n’est pas la place d’un Député, que d’être dans un lieu interdit pour une manifestation.
Que ce n’est pas l’attitude d’un Député, que de provoquer nos forces de l’ordre".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 4 Mars 2019

Lors des travaux d'ouverture sur une tombe, l'Entreprise française de funéraire (EFF) n'a pas signalé aux agents du cimetière les "Aygalades" dans le 15e arrondissement de Marseille, la dégradation qu'elle a faite sur la tombe voisine. Elle se dit non responsable et pointe la responsabilité des services de la municipalité.

Le propriétaire de la tombe dégradé se rend au cimetière au moins une fois par semaine. Lors de son passage, lundi 16 juillet 2018, il n'a constaté aucun problème. Le lundi de la semaine suivante, il constate que sa tombe a subi une dégradation et qu'une inhumation a eu lieu dans la tombe voisine dont la date renseignée par le cimetière est le 17 juillet. Soit le lendemain de son dernier passage avant dégradation.

Le 24 juillet, une réclamation est faite à la Direction des Opérations Funéraires. "s'agissant d'un litige avec une entreprise privée, la ville de Marseille est juridiquement incompétente pour traiter le dossier" conclut le service après enquête.

Contacté par téléphone le responsable de l'Entreprise française de funéraire répond "Ma société n'est pas l'auteur de la dégradation" et d'insister "Je n'ai pas touché à cette tombe". De plus il a pris deux photos des tombes intentionnellement pour masquer la vérité. Plusieurs anomalies apparaissent sur les images. Un plan mûrement réfléchi, alors même qu'il s'agit d'une tombe.

L'entreprise avait en outre, la possibilité de signaler tous problèmes aux deux gardiens du cimetière les Aygalades, dont l'un habite sur place et également à la Direction des Opérations Funéraires. Mais elle a préféré garder le silence en espérant ne pas être démasquée comme l'auteur de la dégradation.

Le respect des morts, de leurs proches et des sépultures est l'objectif premier que toutes entreprises de pompes funèbres observent. Cela n'est vraiment pas le cas de l'Entreprise française de funéraire .

Un devis de la tombe dégradée a été établi par une entreprise de pompes funèbres et marbrerie. Il s'élève à 1.380 euros TTC. Une somme importante qui a conduit l'Entreprise française de funéraire (EFF) à ne pas reconnaître ces faits.

Sur la question concernant son assurance "Je ne fais pas intervenir mon assurance, car ce n'est pas moi l'auteur de la dégradation", a répondu le responsable au propriétaire de la tombe abîmée.

Pour masquer la vérité, le responsable a pris une photo de sa mise en scène, après la dégradation de la tombe située à gauche de celle de l'inhumation. Il a déposé tous les gravats sur la dalle de la tombe située à droite.

Image Entreprise française de funéraire

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 2 Mars 2019

Lors des travaux d'ouverture sur une tombe, l'Entreprise française de funéraire (EFF) n'a pas signalé aux agents du cimetière les "Aygalades" dans le 15e arrondissement de Marseille, la dégradation qu'elle a faite sur la tombe voisine. Elle se dit non responsable et pointe la responsabilité des services de la municipalité.

Le propriétaire de la tombe dégradé se rend au cimetière au moins une fois par semaine. Lors de son passage, lundi 16 juillet 2018, il n'a constaté aucun problème. Le lundi de la semaine suivante, il constate que sa tombe a subi une dégradation et qu'une inhumation a eu lieu dans la tombe voisine dont la date renseignée par le cimetière est le 17 juillet. Soit le lendemain de son dernier passage avant dégradation.

Le 24 juillet, une réclamation est faite à la Direction des Opérations Funéraires. "s'agissant d'un litige avec une entreprise privée, la ville de Marseille est juridiquement incompétente pour traiter le dossier" conclut le service après enquête.

Contacté par téléphone le responsable de l'Entreprise française de funéraire répond "Ma société n'est pas l'auteur de la dégradation" et d'insister "Je n'ai pas touché à cette tombe". De plus il a pris deux photos des tombes intentionnellement pour masquer la vérité. Plusieurs anomalies apparaissent sur les images. Un plan mûrement réfléchi, alors même qu'il s'agit d'une tombe.

L'entreprise avait en outre, la possibilité de signaler tous problèmes aux deux gardiens du cimetière les Aygalades, dont l'un habite sur place et également à la Direction des Opérations Funéraires. Mais elle a préféré garder le silence en espérant ne pas être démasquée comme l'auteur de la dégradation.

Le respect des morts, de leurs proches et des sépultures est l'objectif premier que toutes entreprises de pompes funèbres observent. Cela n'est vraiment pas le cas de l'Entreprise française de funéraire .

Un devis de la tombe dégradée a été établi par une entreprise de pompes funèbres et marbrerie. Il s'élève à 1.380 euros TTC. Une somme importante qui a conduit l'Entreprise française de funéraire (EFF) à ne pas reconnaître ces faits.

Sur la question concernant son assurance "Je ne fais pas intervenir mon assurance, car ce n'est pas moi l'auteur de la dégradation", a répondu le responsable au propriétaire de la tombe abîmée.

Pour masquer la vérité, le responsable a pris une photo de sa mise en scène, après la dégradation de la tombe située à gauche de celle de l'inhumation. Il a déposé tous les gravats sur la dalle de la tombe située à droite.

Image Entreprise française de funéraire

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 15 Février 2019

 

Christophe Chalençon. a été filmé à son insu par l'émission politique italienne Piazzapulita (La7). Cette figure des "gilets jaunes" confie dans une vidéo diffusée jeudi 14 février son point de vue sur l'état de son pays, quelques semaines après avoir rencontré le vice-premier ministre italien et chef de fil du Mouvement 5 Étoiles Luigi di Maio, le 5 février dernier en région parisienne. 

Dans cette caméra caché, Christophe Chalençon affirme être en danger pour ses prises de position et son implication dans le mouvement des "gilets jaunes".

"Je sais que je risque beaucoup. Moi je peux me prendre une balle dans la tête à n'importe quel moment. Mais j'en ai rien à foutre, j'irai au bout de mes convictions. Parce que s'ils me mettent une balle dans la tête, le peuple, Macron, est passé à la guillotine", affirme-t-il à la journaliste de l'émission.

"Aujourd'hui on est arrivé à un tel point de confrontation que s'ils m’abattent, il est mort aussi. Parce que le peuple il rentre dans l'Élysée et il démonte tout. Lui, sa femme, et toute la clique. On est plusieurs comme ça. S'ils en touchent un, on a des gens, des paramilitaires qui sont prêts à intervenir parce qu'ils veulent aussi faire tomber le pouvoir. Donc aujourd'hui tout le monde est calme, mais on est à la limite de la guerre civile.

Je te l'ai dis. Donc soit il y a une solution politique très très très rapidement, parce que derrière il y a des gens qui sont prêts à intervenir de partout," poursuit Christophe Chalençon.

La journaliste insiste sur ce sujet "vraiment des militaires ?". Christophe Chalençon "Oui, des paramilitaires. Des gens qui sont retraités de l'armée, et qui sont contre le pouvoir", affirme-t-il.

La journaliste insiste encore "Tu sais ça, ils sont prêts à intervenir ?". "Bien sûr je sais ça", lui répond-il.

"C'est inquiétant ?" lui demande la journaliste. "Oui c'est inquiétant mais vous vous ne vous en rendez pas compte. Macron il a peur, très très peur" conclut Christophe Chalençon.

Vous pouvez entendre les propos de Christophe Chalençon dans la vidéo ci-dessous :

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a rapidement réagi jeudi soir, dénonçant "une comédie à l'italienne ou juste un nouveau délire personnel".

En début d'après-midi, vendredi 15 février, Christophe Chalençon a publié sur Twitter un communiqué dans lequel il explique n'avoir "jamais appelé d'aucune manière que ce soit à un coup d'état" et lorsqu'il évoque "des groupes paramilitaires, c'est car j'entends et je constate les risques croissants de violence, mais il ne s'agit en aucun cas de groupes auxquels j'appartiens". 
 

Christophe Chalençon, s'était déjà illustré en appelant à l'armée française et se préparant à une "guerre civile".

Dans un post sur Facebook daté du 23 décembre 2018, accompagné de la légende "le chaos annoncé", Christophe Chalençon, qui se présente comme l'un des leaders des "gilets jaunes libres", a estimé que "la guerre civile est inévitable". Il a appelé également à la "mise en place d'un gouvernement de transition qui va prendre les dispositions pour écouter et entendre le peuple". 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 13 Février 2019

 

Christophe Dettinger a été condamné à un an de prison ferme et à 18 mois de prison avec sursis.

L'ex-boxeur professionnel champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers, était jugé à Paris pour avoir violemment frappé deux gendarmes le 5 janvier, en marge du huitième samedi de mobilisation des Gilets jaunes. Il va être maintenu en détention, mais sa peine de prison ferme pourra être aménageable.

"Monsieur Dettinger, cela veut dire que ce soir vous dormez en prison. D'ici cinq jours, vous passerez devant le juge d'application des peines d'Évry, qui va mettre en place un régime de semi-liberté : vous dormirez en prison, mais vous pourrez continuer à travailler", a expliqué la présidente du tribunal. L'ex-boxeur a également interdiction de se rendre à Paris pendant six mois.

Christophe Dettinger devra indemniser ses victimes, respectivement à hauteur de 2.000 et 3.000 euros.

Le procureur avait requis trois ans dont un de sursis avec mise à l’épreuve et demandé le maintien en détention du prévenu, pour un geste d’une "violence inouïe " contre deux gendarmes, dont l’un s’est vu prescrire 2 jours d’ITT et l’autre n’a toujours pas repris le travail, après 40 jours.

Hugues Vigier, l'avocat de Christophe Dettinger, a exprimé son soulagement car "Christophe Dettinger, dans les cinq jours qui viennent, va remettre un pied dehors, reprendre son travail".

L'avocat des parties civiles Jean-Philippe Morel, de l'Association professionnelle nationale militaire "Gendarmes et Citoyens", a, quant à lui, estimé que "la gravité des faits a été reconnue", évoquant une décision "sage et équilibrée".

L'audience avait démarré avec la projection de vidéos des faits. Sur les images, ce père de famille de 37 ans, fonctionnaire territorial en Essonne, frappe un gendarme au sol puis assène une série de coups de poing à un gendarme sur la passerelle  Léopold-Sédar-Senghor.

À la barre, Christophe Dettinger a dit regretter son geste, qu’il avait par ailleurs "expliqué" dans une vidéo. "J’ai voulu empêcher une injustice et j’en ai créé une autre", a-t-il dit

Quand, il a été invité à s’exprimer une dernière fois avant que le tribunal n’entre en délibéré. Christophe Dettinger a plongé ses yeux dans ceux du jeune gendarme de 27 ans, assis au banc des parties civiles.

"Monsieur le gendarme, je suis coupable de tous les coups que je vous ai portés. Je suis conscient que cela a pu vous toucher physiquement et psychologiquement. Je n’en suis pas fier. Ce n’est pas mon état d’esprit. J’ai été un styliste, un technicien de la boxe, pas un bagarreur. Je ne peux pas comparer la boxe à cet acte. Je n’étais pas venu pour en découdre. Tout a basculé en deux minutes et je m’en veux terriblement. Je vais devoir vivre avec ça. Avec les regards sur moi. Comment je vais faire pour croiser ceux des parents des copains de classe de mes enfants ?".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 7 Février 2019

 


Près de deux mois après le début du mouvement de contestation sociale des "gilets jaunes", la "lettre aux Français" d’Emmanuel Macron, rendue publique par l’Élysée dimanche 13 janvier, ne sera finalement pas envoyée par La Poste. Pour des raisons de coût et de logistique.

Cette lettre devait être adressée de manière non nominative à chacun des résidents français, une manière de réduire les coûts. Comme l'avait envisagé l'Élysée.

Dimanche 20 janvier, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a estimé l'envoi du courrier à chaque citoyen "entre 5 et 7 millions d'euros". Il s'est dit, par la même occasion, favorable à cette opération. 

"Je confirme qu'à ma connaissance, cette lettre ne sera pas postée physiquement, elle a été diffusée par plein de médias", explique Emmanuelle Wargon, co-animatrice du grand débat.

Un ministre justifie ce rétropédalage : "Cela coûtait un peu trop cher. La Poste ne pouvait pas le faire gratuitement", a-t-il expliqué.

Il s'agissait pourtant de "toucher le plus de personnes possible, en particulier ceux qui n'ont pas accès à Internet et qui n'avaient pas pu prendre connaissance de cette lettre diffusée uniquement par voie de presse et sur les réseaux sociaux", a confirmé un conseiller.

En 2003, Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre de Jacques Chirac, avait adressé une "lettre aux Français" pour défendre la réforme des retraites. Des milliers de citoyens mécontents avaient renvoyé la lettre à Matignon. En pleine crise des Gilets jaunes, le "retour à l'envoyeur" a peut-être pris part dans la prise de décision de l'exécutif.

Voici les 34 questions que pose Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français :

Impôts :

1- Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ?

2- Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Baisses d’impôt / dépense publique :

3- Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

4- Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?

5- À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Modèle social :

6- Comment mieux organiser notre pacte social ?

7- Quels objectifs définir en priorité ?

Organisation de l’État, des collectivités publiques (services publics) :

8- Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ?

9- Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ?

10- À quels niveaux et pour quels services ?

11- Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ?

12- Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

13- Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique :

14- Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

15- Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ?

16- Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

17- Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ?

18- Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale?

Biodiversité :

19- Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard?

20- Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos agriculteurs et nos industriels ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers?

Démocratie et citoyenneté

21- Faut-il reconnaître le vote blanc ?

22- Faut-il rendre le vote obligatoire ?

23- Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

24- Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

25- Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

26- Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

27- Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

28- Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

29- Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

Immigration :

30- Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ?

31- En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

32- Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

Laïcité :

33- Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ?

34- Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 3 Février 2019

La police de Toulouse a ouvert une enquête administrative sur la divulgation par un syndicat policier d'une vidéo, où l'on entend des policiers commenter une manifestation de gilets jaunes.

"Mais putain, faut tirer, quoi !", lance une voix de femme. "Quand je te dis qu’il faut aligner deux, trois bastos", renchérit un collègue. La vidéo qui montre des policiers commenter une manifestation de Gilets jaunes, le 12 janvier, a fuité et a évidemment été reprise et largement commentée sur les réseaux sociaux.

L'enquête a été ouverte par la Direction départementale de la sécurité publique de Haute-Garonne, qui a confirmé une "captation illégale d'images et de sons" au sein du Centre de commandement et d'information de Toulouse le 12 janvier, a indiqué la Préfecture dans un communiqué.

"La DDSP a immédiatement ouvert une enquête administrative pour violation du secret professionnel et recel, afin que toute la lumière soit faite sur ces faits", a ajouté la préfecture.

La vidéo a été publiée sur le compte Twitter du syndicat de policiers VIGI, ultra-minoritaire et autrefois affilié à la CGT.

On y entend plusieurs policiers réagir à chaud à des images retransmises en direct depuis la place du Capitole à Toulouse, où leurs collègues se font charger par des individus portant des gilets jaunes.

Selon la préfecture, la scène des "policiers attaqués" a provoqué "l'émoi des personnes visionnant en direct ces images, se traduisant par des commentaires spontanés".

Toulouse constitue un des bastions du mouvement des gilets jaunes depuis le début du mouvement, le 17 novembre. Les manifestations sont régulièrement marquées par des échauffourées entre forces de l'ordre et fauteurs de troubles, et par d'importantes dégradations dans le centre-ville.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 30 Janvier 2019

Loi anti-casseurs : La colère d'Alexis Corbière FI contre une députée LREMLoi anti-casseurs : La colère d'Alexis Corbière FI contre une députée LREM

Dans une Assemblée nationale très clairsemée dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 janvier, les députés se penchent sur la loi "anti-casseurs". Christophe Castaner monte à la tribune pour un discours de quinze minutes d'une grande fermeté tout en cherchant à rassurer. "Ce n'est pas une loi anti-gilets jaunes, ni une loi anti-manifestations. C'est une loi contre les personnes violentes", a déclaré le ministre de l'Intérieur. 

Une soirée tendue à l'hémicycle. Alors que les députés planchent sur la loi anti-casseurs, promise par la majorité, le député insoumis Alexis Corbière a pris la parole pour dénoncer, comme le fait son groupe depuis plusieurs semaines, la "dérive autoritaire" du gouvernement.

Sauf que la vice-présidente du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée et députée de Haute-Savoie, Véronique Riotton, a décidé de ne pas siéger au sein de son groupe mais de se tenir debout à proximité des bancs insoumis. Une attitude qui a littéralement exaspéré le député de Seine-Saint-Denis.

"Monsieur le président, je tiens à dire que cette personne m'a insulté pendant que je parlais", s'est énervé l'élu insoumis, qui a ajouté: "ça commence à bien faire! Je veux bien entendre qu'il y ait des protestations, mais quand ce sont des injures qui sont tenues à côté de moi...".

Alexis Corbière a par la suite demandé à l'élue LREM de regagner sa place, en vain."Je propose que cette collègue retourne s'assoir, parce qu'elle parle et elle m'insulte pendant que je parle", a-t-il déploré, comme le montre la séquence vidéo ci-dessous :

Après un rappel à l'ordre du président de séance,la députée est finalement allée se rasseoir sur les bancs de son groupe.

Pris à partie sur Twitter par une autre députée LREM qui s'indignait qu'il ait "intimé à une parlementaire d'aller s'assoir", le député insoumis a répondu du tac au tac. "Vous devriez avoir honte madame. Cette "parlementaire" s'était postée à côté de moi debout et m'insultait pendant que je parlais. Trouvez vous cela normal ? Moi non", a répliqué Alexis Corbière, estimant que le comportement de Véronique Riotton reflète "l'autoritarisme" de la majorité.

On ne peut entendre sur la vidéo, l'insulte évoquée par le député Insoumis. La réponse est finalement venue de Véronique Riotton elle-même. Sur Twitter, elle a posté un message dans lequel elle revendique l'utilisation du terme "conneries" pour qualifier les propos d'Alexis Corbière. Quant à sa présence à côté de lui durant son intervention, elle affirme avoir voulu simplement attendre la fin de son intervention pour ne pas avoir à lui passer devant.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 26 Janvier 2019

Jérôme Rodrigues, un proche d'Éric Drouet, a été grièvement blessé à l'œil, samedi 26 janvier, place de la Bastille à Paris, lors de la onzième journée de mobilisation des "gilets jaunes".

Jérôme Rodrigues était en train de filmer la manifestation en direct sur son compte Facebook lorsqu'il a été touché par un projectile venant a priori des forces de l'ordre qui étaient postées à quelques mètres.

"Ils m'ont déglingué", a-t-il posté quelques minutes plus tard sur le réseau social. "Je vais perdre mon œil la famille. Ma famille", a-t-il écrit dans un autre message comportant une photo de lui avec son œil blessé. 

 

 

La préfecture de police a annoncé sur Twitter avoir saisi l'IGPN, "afin que soient établies les circonstances dans lesquelles cette blessure est intervenue".

Quand il s'est écroulé, on voit d'autres manifestants au-dessus de lui, le prendre en charge, en appeler aux "street medics". On entend l'un d'eux s'écrier à plusieurs reprises : "ils lui ont éclaté l’œil". Il a ensuite été transporté par les secours sur un brancard vers un camion de sapeurs-pompiers. 

Ce onzième samedi de mobilisation des "gilets jaunes" a de nouveau été marqué par des heurts entre manifestants et forces de l'ordre, notamment à Évreux et Nantes mais aussi à Paris. 

69.000 manifestants ont été comptabilisés en France sur la journée, dont 4.000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. À la même heure la semaine dernière, il en avait compté 84.000 dont 7.000 à Paris.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a "condamné" sur Twitter les "violences" commises selon lui par "des casseurs camouflés en gilets jaunes".

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Publié le 21 Janvier 2019

Le gilet jaune grièvement blessé à Rennes a perdu son œilLe gilet jaune grièvement blessé à Rennes a perdu son œil

Un manifestant de 27 ans, originaire de Quimperlé, dans le Finistère, a été gravement blessé à l’œil durant la manifestation de "gilets jaunes" samedi 19 janvier à Rennes, a indiqué la préfecture ce lundi.

La mère du jeune homme assure que son fils a été touché par une grenade de désencerclement puis un tir de flash-ball. Dans une vidéo postée dimanche matin sur Facebook, Marie-Laure Leroy, professeure de lettres dans la région de Quimperlé, qui se présente comme la mère du blessé, raconte depuis la salle d'attente de l'hôpital de Pontchaillou, à Rennes, que son fils de 27 ans a été "opéré pendant trois heures par un interne qui a fait ce qu'il a pu pour sauver son œil, ce qui n'a pas été possible".

Il a, selon elle, été touché par un "tir de flashball" effectué par "un type de la BAC" (brigade anticriminalité) "à quatre mètres environ" alors qu'il constituait un cordon de sécurité autour d'un blessé pris en charge par les pompiers. "Vos sbires, monsieur Macron, mutilent nos jeunes. Ces jeunes, j'insiste, ne présentaient aucun danger. Aucun d'eux n'avaient le visage couvert. Ils étaient tous désarmés", ajoute la dame. "Le flash-ball a été récupéré et est actuellement entre les mains d'un avocat", affirme-t-elle. 

"Les circonstances dans lesquelles l'événement s'est produit sont loin d'être déterminées", a indiqué Augustin Cellard, directeur du cabinet de la préfète d'Ille-et-Vilaine, en renvoyant vers le parquet pour plus de précisions. Interrogé par l'AFP, le parquet de Rennes n'a pas souhaité répondre. Aucune plainte n'a été déposée auprès de la police de Rennes.  

La préfecture du Finistère a assuré à France Bleu Armorique avoir "très peu d'éléments" et que "les circonstances de l’événement ne sont pas encore établies", mais confirme que "parmi les dix blessés lors de la manifestation, un jeune homme de 27 ans a été touché à l’œil vraisemblablement par l'explosion d'une grenade de désencerclement". 

"Combien de blessés va-t-il encore falloir, avant que vous vous rendiez compte que diriger un pays, ce n'est pas se tenir en haut, c'est peut-être se pencher sur les gens, écouter ce qu'ils ont à dire", lance la mère du jeune homme dans la vidéo, interpellant à plusieurs reprises Emmanuel Macron.

La préfecture a annoncé dimanche soir que 16 personnes avaient été blessées durant l'"acte 10" de la mobilisation à Rennes, dont 6 forces de l'ordre. 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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