Publié le 27 Décembre 2018

Elle soutient les gilets jaunes mais juge que le sujet des retraites est le parent pauvre du débat suscité par le mouvement.

C'est pourquoi Francine Vergon, 68 ans, retraitée de la fonction publique, vivant à Nancy (Meurthe-et-Moselle) avec une pension de 954 euros par mois, a lancé une pétition pour demander l’indexation des retraites sur l'inflation. Elle a déjà recueilli plus de 154.000 signatures.

Francine Vergon est en colère. Comme de très nombreux retraités, elle ne sera pas concernée par l’exonération élargie de la hausse de la CSG. 

Elle commence par noter dans sa pétition : "Monsieur Macron va supprimer la hausse de la CSG injustement établie pour les retraités ayant une retraite de plus de 1.200 euros par mois. Cette suppression concernera les personnes touchant des pensions de moins de 2.000 euros."

"Les retraites n'ont plus été revalorisées depuis avril 2013 ce qui est scandaleux compte tenu de l'augmentation du coût de la vie. Tous ceux qui ont une pension de retraite de moins de 1.000 euros par mois sont les grands oubliés des mesures annoncées par Macron. Beaucoup d'entre nous ont du mal, eux aussi, à finir le mois " ajoute-t-elle.

Mardi 25 décembre, elle a raconté auprès de France bleu, "Ma situation n'est pas florissante mais je pense surtout aux retraités qui ont moins ou rien du tout, témoigne-t-elle. Je connais des personnes avec 600 euros par mois qui font les poubelles. Moi j'arrive encore à me débrouiller mais le jour où je n'y arriverai plus j'ai encore mes enfants. Ma fille me propose parfois de me faire un plein de nourriture, mais je n'aime pas ça, j'ai aussi du respect pour moi."

La retraitée compte déposer sa pétition sur la table des députés, sénateurs et tous les élus de la région. "Mais s'il faut que j'aille à l'Élysée pour l'apporter, j'irai !", promet-elle.

Si la sexagénaire se souvient d’avoir campé sur les barricades en Mai 68, des problèmes de santé l’ont empêché de se mobiliser avec les gilets jaunes sur les ronds-points.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 9 Décembre 2018

 

Jonathann Daval, mis en examen après des premiers aveux le 30 janvier pour "meurtre sur conjoint" dans le dossier Alexia Daval, retrouvée sans vie dans le bois d'Esmoulins près de Gray, en Haute-Saône, le 30 octobre 2017, est revenu vendredi 7 décembre à ses aveux initiaux devant ses beaux-parents. 

Après avoir avoué une première fois le meurtre commis fin octobre 2017, Jonathann Daval était revenu sur ses aveux en juin pour accuser son beau-frère Grégory Gay d'en être l'auteur et sa belle-famille d'avoir conclu un "pacte secret" pour lui faire porter le chapeau.

L'informaticien a de nouveau avoué être le meurtrier de sa femme Alexia, craquant lors d'une confrontation avec la mère de la victime vendredi au tribunal de grande instance de Besançon, a annoncé le procureur de la République Étienne Manteaux.

Il confirme les nouveaux aveux du mari d'Alexia. "Monsieur Daval s'est réfugié dans son déni pour, au bout d'une heure et quart, une heure vingt de confrontation, s'effondrer en sanglots et avouer finalement qu'il avait donné la mort à Alexia Daval", a déclaré le procureur. "Lors de la confrontation avec sa belle mère Isabelle Fouillot, le mari d'Alexia a craqué face à une photo de la jeune femme. Il s'est mis à genou pour demander pardon à Isabelle Fouillot. C'est bien lui qui a tué Alexia, Jonathann Daval dit avoir agi seul" explique le Procureur.

"Tout est allé très vite selon l'informaticien. Alexia aurait fait une crise, le couple s'est battu, elle serait tombée dans l'escalier" explique le Procureur de la République. Jonathann Daval qui depuis six mois accusait son beau frère d'avoir tué Alexia sera réentendu dans les prochains jours seul par le juge d'instruction. Car il reste des zones d'ombre. Pour le Procureur, "la version du jour de Jonathann Daval ne correspond pas complètement aux blessures retrouvées sur le corps de la jeune femme. Jonathann Daval nie en revanche avoir mis le feu au corps de son épouse retrouvé en pleine forêt le 30 octobre 2017 dans le bois d'Esmoulins près de Gray".

En revanche, le procureur de la République a exclu toute complicité dans ce dossier, sujet pourtant maintes fois évoqué dans ce dossier, à la fois par les parties civiles mais aussi par la défense.

"Aucun élément dans le dossier ne laisse à penser à l'intervention d'un tiers", a précisé Etienne Manteaux. Il a par exemple précisé que la mère de Jonathann Daval, indirectement désignée comme complice par Grégory Gay, qui avait fait un rapprochement, à la lecture du dossier d'instruction, entre une trace ADN retrouvée dans le coffre de la voiture professionnelle de l'informaticien et l'ADN de sa mère Martine Henry, avait un alibi à l'heure à laquelle Jonathann Daval a déposé le corps de sa femme dans la forêt.

La mère d'Alexia dit son soulagement après les aveux réitérés de Jonathann Daval. C'est grâce à une photo d'Alexia et de son chat Happy que Jonathann est sorti de son carcan de déni a t-elle expliqué. Jonathann a avoué devant cette famille qui lui a redit l'avoir aimé comme un fils pendant 10 ans. 

"Je suis très satisfait de ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Tout le monde a parfaitement fait son travail", a déclaré son avocat, Me Randall Schwerdorffer. "Enfin, Jonathann Daval pourra avoir un vrai procès, condamné pour la réalité des faits qu'il a commis. Pas forcément pour un assassinat. On va pouvoir commencer un travail de défense beaucoup plus constructif et utile."

Mis en examen pour meurtre sur conjoint, Jonathann Daval encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès devrait se tenir courant 2019.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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