Publié le 26 Août 2018

Budget 2019 : L'augmentation des pensions de retraite ne sera plus indexée sur l'inflationBudget 2019 : L'augmentation des pensions de retraite ne sera plus indexée sur l'inflation

Le premier ministre, Édouard Philippe, dans une interview au Journal du dimanche (JDD) du 26 août, annonce que l'aide personnalisée au logement (APL), l'ensemble des allocations familiales et les pensions de retraites ne seront plus indexées sur l'inflation, comme c'était jusque-là le cas tous les ans. C’est nettement moins que l’inflation, qui s’élevait en juillet à 2,3 % sur un an.

Les familles et les retraités vont bien voir leur pouvoir d'achat diminuer. Sont concernées :

Les allocations familiales, l'allocation de rentrée scolaire, la prime de naissance, le complément de libre choix de mode de garde, les pensions de retraite, les pensions d'invalidité et les rentes accident du travail-maladie professionnelle et les aides au logement (APL).

"Nous assumons une politique de transformation et de maîtrise des dépenses, qui privilégie, je le redis, la rémunération de l'activité et qui rompt avec l'augmentation indifférenciée des allocations. C'est par le retour à l'activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère", argumente Édouard Philippe. 

En revanche, "les prestations qui bénéficient à nos concitoyens les plus fragiles, comme le revenu de solidarité active (RSA ), seront augmentées conformément à la loi", ajoute le premier ministre.

Édouard Philippe assure, en outre, que "la prime d’activité, le minimum vieillesse, l’allocation pour les adultes handicapés" augmenteront "très significativement".

Les salariés ne paieront plus de cotisations sur leurs heures supplémentaires, a par ailleurs annoncé le premier ministre. "Dès le 1er septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés, dans le privé comme dans le public", a-t-il ajouté.

Selon lui, "cela représentera en moyenne plus de 200 euros supplémentaires par an" pour "une personne payée au Smic" et la mesure coûtera "2 milliards" d'euros.

"Nous voulons que les Français puissent revenir vers le travail, que ce travail paie et qu'il paie de mieux en mieux", a martelé le Premier ministre.

Le chef du gouvernement a par ailleurs confirmé que les contrats aidés, qui ont déjà nettement baissé depuis le début du quinquennat, verraient leur financement "diminuer". 

Dans sa volonté de maîtriser la dépense publique, Édouard Philippe prévoit également la suppression d'environ 4.500 postes dans la fonction publique d'État en 2019, et le chiffre sera "supérieur à 10.000 en 2020". 

"Nous tiendrons l'objectif du président de la République de supprimer 50.000 postes à l'horizon 2022", selon lui. 

L'opposition de gauche comme de droite dénonce le coup porté au pouvoir d'achat :

À Marseille, Jean-Luc Mélenchon a ainsi dénoncé une "saignée de l'État et des services publics". "Maintenant ça va être terrible, ça va être très dur pour les gens, pas pour lui (Édouard Philippe) mais pour ceux qui n'auront plus leurs prestations de toutes sortes", a-t-il dit.

Sur son compte Twitter, la socialiste Valérie Rabault, députée du Tarn-et-Garonne, analyse les conséquences concrètes sur le pouvoir d'achat des retraités. 

Elle calcule ainsi qu'un retraité qui touche 1.500 euros de retraite par mois verrait son pouvoir d'achat baisser de 666 euros par an, tandis qu'un retraité touchant 2.500 euros de retraite par mois connaîtrait une baisse de 1.110 euros de son pouvoir d'achat.

Sur le plateau de BFMTV, Ian Brossat, adjoint communiste à la mairie de Paris, a déploré une politique qui bénéficie aux riches. "Ceinture pour les gens modestes, open bar pour les grandes fortunes", a t-il martelé.

Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) Pierre Laurent juge "scandaleuses" les annonces d'Édouard Philippe dans un message publié sur son compte Twitter. "Retraites, APL, indemnisation des arrêts maladie, contrats aidés (...) suppressions de fonctionnaires et encouragement pour les patrons des heures supplémentaires ... tout y passe. Stop au massacre social! C'est la finance qui coûte cher, pas les travailleurs!".

La porte-parole des Républicains Laurence Saillet fustige l'incohérence du gouvernement, sur BFM TV : "On ne peut pas diminuer les impôts et augmenter le pouvoir d'achat des Français si on ne fait pas un effort sur la dépense publique. (...) Ce que nous dit le Premier ministre c'est qu'ils ne savent pas exactement ce qu'ils vont faire, ils promettent, ils reculent, ils annoncent mais tout ceci n'est vraiment pas cohérent."

Le sénateur Républicains de la Manche Philippe Bas condamne sur Twitter la rupture du "pacte entre générations" et le ciblage des allocations familiales. «"Après la CSG, Edouard Philippe décide une baisse supplémentaire du pouvoir d'achat de 16 millions de retraités de 4% en 2 ans. Pacte entre générations rompu." "Diminution de 4% en 2 ans des allocations familiales: après les retraités, le pouvoir d'achat des familles deuxième cible des économies d'Edouard Philippe."

Le député de l'Essonne et président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, parle de "dévastation" pour les retraités sur son compte Twitter : "Le quinquennat de Macron est dévastateur pour les retraités : après la hausse de la CSG, Edouard Philippe va désindexer les pensions de retraite de l'inflation... qui accélère. Le nouveau monde, c'est amputer le pouvoir d'achat de nos anciens !".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 18 Août 2018

 

L'ex-député PS de Marseille, Henri Jibrayel, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel. Il est  soupçonné d'avoir détourné des subventions publiques pour offrir des croisières à des personnes âgées dans sa circonscription, a-t-on appris jeudi 16 août de source judiciaire. 

Il est également reproché à Henri Jibrayel d'avoir "oeuvré" au versement de subventions à des associations par le conseil général alors présidé par Jean-Noël Guérini, avec sa casquette de conseiller général.

Élu, député socialiste des quartiers nord de Marseille de 2007 à 2017 et toujours conseiller départemental des Bouches-du-Rhône, il sera jugé pour abus de confiance et prise illégale d'intérêt, ce qu'il conteste.

L'enquête a été ouverte en 2011, alors qu'une lettre anonyme a mis "en exergue (...) un système visant à détourner des subventions, via des associations de quartier n'ayant aucune autonomie, dans le but de financer des opérations à visée électorale", selon les magistrats instructeurs.

Ils considèrent Henri Jibrayel, vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône de 2001 à 2015, comme "le gérant de fait" de ces associations "intimement liées à son activité politique".

Il est soupçonné d'avoir négocié en personne avec un transporteur maritime quatre journées de croisière pour 1.200 personnes âgées de sa circonscription en mai 2011, puis en juin 2012, une semaine après sa réélection aux législatives.

"On ne m'a pas vu sur le bateau en train de haranguer la foule, de faire de grands discours pour dire 'vous êtes venus, alors votez pour moi dans un an !'. Personne ne peut démontrer ça, ça n'existe pas", a souligné M. Henri Jibrayel.

"Je suis serein, j’attends le procès et je me battrai pour démontrer mon innocence", confie-t-il sur Europe 1.

Les factures, d'un montant total de près de 70.000 euros, avaient été réglées par trois associations dirigées par l'un des proches de M. Jibrayel, Claude Garcia, renvoyé devant le tribunal pour complicité, et par son attachée parlementaire, décédée au cours de l'instruction.

"Tout comme les autres politiques qui font ce genre de choses, c'est pour eux, pour leur réélection. C'est naturel. Tous les élus font du clientélisme politique", avait lâché cette dernière au cours de son interrogatoire.

Selon plusieurs responsables d’associations d’aide aux personnes âgées, ces invitations à ces mini-croisières étaient présentées comme des cadeaux de M. Jibrayel.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 15 Août 2018

"The King", nous a quitté il y a 41 ans, le 16 août 1977.

Vidéo : Elvis Presley sur scène - Le concert mythique à Hawaii diffusé en direct par satellite le 14 janvier 1973. Plus de 1,5 milliard de téléspectateurs lors de sa diffusion !

Elvis presley : Aloha from HawaiiElvis presley : Aloha from Hawaii
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Polk Salad Annie

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Publié le 5 Août 2018

Photo à droite, Adrien avait fêté à Grenoble la victoire des Bleus, lors de la Coupe du monde de foot 2018Photo à droite, Adrien avait fêté à Grenoble la victoire des Bleus, lors de la Coupe du monde de foot 2018

Photo à droite, Adrien avait fêté à Grenoble la victoire des Bleus, lors de la Coupe du monde de foot 2018

Adrien Perez, un jeune homme sans histoire est mort le 29 juillet dernier, poignardé en plein cœur. Il était venu fêter ses 26 ans dans la discothèque le "Phoenix", à Meylan en Isère. Dans la soirée une jeune femme de leur groupe avait été importunée par plusieurs individus.

Au moment où ils étaient sortis de boîte de nuit, Thibault, un de ses copains, s’était lui aussi fait agresser par les mêmes hommes. Alors Adrien s’était interposé, pour aider son meilleur ami, recevant au passage, une lame dans le cœur.

Trois hommes ont depuis été arrêtés. Notamment deux frères, Yanis et Younes El Habib âgés de 19 et 20 ans. Le premier a été mis en examen pour "tentative de meurtre" sur un copain d’Adrien qui a été gravement blessé aux poumons. Le second a été mis en examen pour "meurtre". Ils ont tous deux été écroués. Le troisième individu a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. 

Les obsèques d'Adrien Perez, que les parents ont voulu publiques, ont eu lieu le vendredi 3 août. 

Au-delà de leur immense peine, les parents d’Adrien Perez ont fait part dans la presse de leur colère après cette nouvelle agression mortelle.

Dans un entretien au Parisien, ils interpellent les pouvoirs publics dans l’espoir de faire cesser cette violence gratuite. "Hier, c'était les autres, aujourd'hui, c'est nous. Et demain, qui ? Il y en a marre, je crie ma révolte. J'en appelle à tous les politiques, de tous bords. Faites quelque chose. Regardez, notre pays sombre dans la violence. Il faut arrêter ça", lance Patricia Perez, la maman d’Adrien. 

"Plusieurs jeunes ont été tués ces dernières années dans l’agglomération grenobloise. Il y a des marches blanches, et puis ça recommence. Il y a une minorité ultra-violente, des racailles, qui terrorisent les pauvres gens. Et on a l’impression que l’État ne fait rien. C’est une violence sans fin", a de son côté dénoncé le père d'Adrien. 

Une marche blanche aura lieu à Grenoble mercredi 8 août pour dénoncer l'assassinat d'Adrien Perez. Les organisateurs de la marche blanche en mémoire d'Adrien Perez, appellent toutes les personnes sensibles à la tragédie à se mobiliser. 

Ce sont des amis du jeune homme qui ont pris l’initiative d’organiser cette marche blanche, qui partira à 16 heures de la place de Verdun à Grenoble. "Non à la violence, non à la barbarie. Pour dénoncer cet acte, l’insécurité de plus en plus présente sur l’agglomération grenobloise et en France, nous organisons une marche blanche ce mercredi 8 août 2018", peut-on lire sur la page Facebook créée pour l’événement.

Pour la majorités des internautes, les autorités du pays ainsi que les médias n'ont pas prêté plus d'attention à cette mort injuste.

L'affaire, d'abord peu relayée dans les médias, a désormais pris une dimension politique. Sur Twitter, plusieurs personnalités, notamment de droite, ont adressé leurs condoléances à la famille de la victime et en ont profité pour dénoncer le manque de sévérité de l'tat à l'encontre des auteurs de violences.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 4 Août 2018

Les deux stars du rap français Booba, 41 ans, et  Kaaris, 38 ans, ont été jugés en comparution immédiate au tribunal de Créteil vendredi 3 août, a annoncé le parquet de Créteil (Val-de-Marne).

Les clans des rappeurs se sont violemment affrontés mercredi 1er août dans une zone d'embarquement de l'aéroport d'Orly, sous les yeux de passagers paniqués, dont certains ont filmé la scène.

Sur les images circulant sur les réseaux sociaux, on peut les voir s'invectiver et en venir aux mains dans une salle d'embarquement d'Orly-Ouest, au milieu des passagers et des boutiques de produits hors taxe.

Aéroports de Paris a déposé plainte pour "trouble à l'ordre public avec préjudice d'image et financier", le hall 1 ayant été temporairement fermé mercredi après-midi. Une deuxième plainte a été déposée par Air France qui a chiffré à 8.500 euros son préjudice dû aux retards subis par plusieurs de ses appareils. Le gérant de la boutique de duty-free où s'est déroulé l'affrontement a également déposé plainte, et a fait état de 54.000 euros de dégâts. 

Après 3h30 d'audience, la décision est finalement tombée.Le tribunal correctionnel de Créteil a renvoyé au vendredi 6 septembre le procès des deux rappeurs rivaux Booba et Kaaris, poursuivis pour leur participation à une rixe mercredi à l'aéroport d'Orly, et ordonné leur placement en détention provisoire dans l'attente de cette nouvelle audience.

Le président du tribunal, qui a également ordonné l'incarcération des neuf autres prévenus, a justifié sa décision par "l'animosité persistante entre les deux groupes", le risque de nouvelles altercations et la nécessité de protéger "l'ensemble des personnes".

La décision, prise après environ deux heures de délibération, a été accueillie par des cris de surprise et de protestation. "Ça va être la guerre", a-t-on entendu dans le public. Booba et Kaaris sont restés calmes.

Ces deux figures du rap hexagonal devaient ce jour-là prendre un avion à Orly pour Barcelone pour s'y produire séparément dans la soirée. Mais avant d'embarquer, leurs deux clans se sont violemment affrontés.

"Ce qui est arrivé est inexcusable, déplorable", avait déclaré devant le tribunal Booba, évoquant les "familles qui voyagent, les "gens qui travaillent", et les enfants qui étaient sur place au moment des faits. Le rappeur a assuré qu'il ne savait pas que Kaaris voyageait le même jour que lui. "Si j'avais su, j'aurais changé mes billets", au vu de leurs "antécédents", a-t-il dit, se disant "bien évidemment prêt à payer 50% des dommages et intérêts".

Jouant l'apaisement Booba a conclut "L'abcès a été crevé, si on doit être irréprochables pour la justice et le rap, on le sera sans problème". 

"Tout est terminé, tout est apaisé", avait renchéri Kaaris, originaire de Sevran (Seine-Saint-Denis).

L'audience en comparution immédiate, qui avait attiré de nombreux journalistes, quelques curieux et des supporteurs des deux clans, avait été exceptionnellement délocalisée dans la salle de la cour d'assises de Créteil, équipée de deux boxes permettant de séparer les deux rappeurs, devenus rivaux après avoir été très proches. 

"Ce qu'on a décidé c'est que la justice se rend sur les réseaux sociaux, sur les chaînes d'infos en continu. On n'a pas voulu saisir l'opportunité d'avoir une décision d'apaisement pour tout le monde", a dénoncé Yassine Yacouti, l'un des avocats de Kaaris. "Des deux côtés, nous sommes déçus. Un certain nombre de personnes méritaient leur liberté.

"Le père est là, le fils est là", a dit son deuxième avocat David-Olivier Kaminski, insistant sur la volonté d'apaisement après les "mots de haine"."Kaaris prenait des selfies tranquillement avec des voyageurs, il n'était pas là pour une +battle+ de rappeurs", a-t-il ajouté. "C'est un homme qui n'a rien à faire en prison", a conclu l'avocat. 

L'avocat de Booba, Yann Le Bras a lui aussi tenté d'effacer l'image de "rappeurs qui se déchaînent (...) dans un aéroport". Dans le box, ce sont des "quadragénaires, pères de famille", a-t-il dit. Booba, originaire de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un "chef d'entreprise exemplaire" dont le planning chargé de concerts pour l'été se trouve désormais chamboulé.

Les prévenus risquent jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. Les deux camps devraient faire appel. Pour l'heure, ils ont été placés dans deux prisons différentes : à Fresnes pour le clan de Kaaris, et à Fleury-Mérogis pour celui de Booba.

 Les deux rappeurs français Kaaris à gauche et Booba à droite

Les deux rappeurs français Kaaris à gauche et Booba à droite

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 1 Août 2018

Pour avoir répondu, une jeune femme a été violemment frappée par son harceleurPour avoir répondu, une jeune femme a été violemment frappée par son harceleur

Le 24 juillet dernier, Marie Laguerre, 22 ans, s'apprête à rentrer chez elle, dans le XIXe arrondissement de Paris. Elle croise alors un homme qui lui adresse des "bruits, commentaires, sifflements et coups de langue sales de manière humiliante et provocante", relate-t-elle sur sa page Facebook.

Une attitude déplacée à laquelle elle va répondre par une insulte. "Pas de chance, c'était pas le premier de la journée et j'étais fatiguée. J'ai donc lâché un 'ta gueule' en traçant ma route" raconte la jeune femme.

"Je ne tolère pas ce genre de comportement. Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire" ajoute-t-elle avant de décrire la réaction de l'homme en question. "Ça n'a pas plu à cet homme. Après m'avoir jeté un cendrier dessus, il est revenu sur ses pas et m'a suivi dans la rue" écrit la jeune femme.

Malheureusement, l'agression ne va pas s'arrêter là : "Il m'a frappé au visage, en pleine rue, en pleine journée, devant des dizaines de témoins." Des témoins installés à la terrasse d'un bistrot et choqués par la violence du geste mais qui, selon la victime, ne sont pas à blâmer.

"Ce n'est pas le seul. Le harcèlement c'est au quotidien. Ces hommes qui se croient tout permis dans la rue, qui se permettent de nous humilier et qui ne supportent pas qu'on s'en offusque, c'est inadmissible. Il est temps que ce genre de comportement cesse" conclut la jeune femme sur sa page Facebook.

En l'espace d'une semaine, sa publication a été visionnée plus de 1,9 million de fois.

Marie Laguerre a porté plainte. Une enquête de flagrance a été confiée au commissariat du 19e arrondissement de Paris pour des faits qualifiés de harcèlement sexuel et violences avec arme (le cendrier).

"L'enjeu est grave : c'est celui de la liberté des femmes de circuler librement dans l'espace public", commente Marlène Schiappa dans un entretien au "Parisien".

La secrétaire d'État rappelle que "le droit actuel sanctionne [le] type d'agression" dont a été victime Marie. Mais, ajoute-t-elle, "la grande nouveauté est que la loi va permettre d'agir en amont pour empêcher la gradation de la violence".

"C'est primordial : en interdisant le harcèlement de rue, en sanctionnant par une amende de classe 4 les outrages sexistes, on abaisse le seuil de tolérance, on dit qu'il n'y a plus de fatalité."

Elle assure que "les premières amendes devraient être mises à l'automne". Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, voté en mai par l'Assemblée, vise à créer un "outrage sexiste" pour le harcèlement de rue, passible de 90 euros minimum d'amende immédiate. Alors que l'agresseur de Marie n'a pas été retrouvé, Marlène Schiappa invite par ailleurs les témoins de la scène "à se manifester".

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 29 Juillet 2018

Le porte-parole Assaf Librati de la prison israélienne où elle était détenue a annoncé que l'adolescente et sa mère, également incarcérée à la suite de l'incident, étaient transférées par les autorités israéliennes depuis cette prison jusqu'à un point de contrôle menant à la Cisjordanie, où toutes deux résident.

Avec son visage d'enfant et ses cheveux bouclés, elle était devenue une icône de la cause palestinienne. 

Ahed Tamimi avait été arrêtée le 19 décembre 2017 quelques jours après avoir été filmée dans une vidéo devenue virale sur internet.

Les images la montraient en train de s'approcher avec sa cousine Nour Tamimi de deux soldats israéliens appuyés sur un muret, dans la cour de sa maison à Nabi Saleh, un village du territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

Les deux jeunes filles leur demandent de quitter les lieux puis leur donnent des coups de pied et de poing et des gifles.

Ahed Tamimi avait 16 ans au moment de son arrestation. Condamnée à huit mois de prison le 21 mars à l'issue d'un accord de "plaider coupable".

Issue d'une famille connue pour sa lutte contre l'occupation israélienne, elle avait déjà été impliquée dans une série d'incidents avec des soldats, dont les images avaient fait le tour du monde.

Devant la maison familiale à Nabi Saleh en Cisjordanie, une foule s'est rassemblée pour acclamer celle qui est devenue une icône de la lutte contre l'occupation israélienne.

"Depuis la maison du martyr Izzideen Tamimi, je déclare que la résistance continue jusqu'à ce que l'occupation cesse", a encourgé Ahed Tamimi. "Toutes les prisonnières sont fortes et Je salue tous ceux qui m'ont soutenue dans cette épreuve".

Nombre d'Israéliens considèrent pour leur part qu'elle est un exemple de la façon dont les Palestiniens encouragent leurs enfants à la haine.

Un portrait géant de l'adolescente a été peint sur le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie. 

 L'icône de la cause palestinienne a été libérée

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 25 Juillet 2018

Benalla n'a jamais détenu le code nucléaire : Macron sort de son silence devant son fan clubBenalla n'a jamais détenu le code nucléaire : Macron sort de son silence devant son fan clubBenalla n'a jamais détenu le code nucléaire : Macron sort de son silence devant son fan club

Emmanuel Macron est sorti de son silence dans l'affaire Benalla :

"Le seul responsable de cette affaire, c'est moi et moi seul !". S'ils veulent un responsable, il est devant vous, qu'ils viennent le chercher", a lancé, le chef de l'État mardi soir 24 juillet devant son gouvernement et sa majorité parlementaire quasiment au grand complet.

Des mots qui ont indigné l'opposition et certains observateurs tant sur le fond que sur la forme, trop facile selon eux, d'une prise de parole privée, sans contradicteurs, alors que plusieurs élus réclament son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée parlementaire.

Emmanuel Macron avait entamé son intervention en affirmant qu'"Alexandre Benalla n'a jamais détenu le code nucléaire. Alexandre Benalla n'a jamais occupé un appartement de 300 m2 à l'Alma, Alexandre Benalla n'a jamais gagné 10.000 euros, Alexandre Benalla lui non plus n'a jamais été mon amant", a ajouté le président de la République.

Emmanuel Macron n'a pas hésité à fustiger une presse "qui ne cherche plus la vérité." De quoi indigner une partie des principaux intéressé sur Twitter, rappelant, pour certains, que si Le Monde n'avait enquêté sur les vidéos du 1er mai, l'affaire Benalla serait restée dans le secret de l'Élysée.

L’intervention d’Emmanuel Macron devant des élus de la majorité au sujet de l’affaire Benalla a suscité une salve de critiques de la part des élus de l’opposition. Nombre d’entre eux dénoncent une forme de mépris envers les Français.

Le sénateur Les Républicains (LR) de la Vendée Bruno Retailleau a déploré le choix du président de la République de s’adresser à sa propre majorité et non à l’ensemble des Français.

"J'observe qu'Emmanuel Macron choisit de commenter l'affaire Benalla devant son fan-club", s'est étonné le député LR Guillaume Larrivé, co-rapporteur de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.

Pour le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti (LR) "Macron confirme ce que nous disons depuis le début et admet qu’il est responsable dans le scandale d’État de l’affaire. Il préfère s’expliquer dans l’entre-soi de sa petite caste plutôt que de donner les explications qu’attendent les Français".

"Macron, ce soir, devant des députés LREM : Le seul responsable, c’est moi, qu’ils viennent me chercher". Oh ! Une envolée de testostérones ! Mais pas au point de venir s’expliquer devant le pays et devant les commissions d’enquêtes parlementaires. Un Rambo d’opérette", a raillé le porte-parole du Parti communiste français (PCF) Olivier Dartigolles. 

De son côté, Alexis Corbière, de la France insoumise (LFI) a exhorté Emmanuel Macron à venir s’exprimer devant les élus en commission d’enquête en faisant allusion à l’une de ses déclarations : "S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher."

Le député Rassemblement national (RN) Ludovic Pajot : "Au lieu de s'exprimer devant les Français, Macron préfère s'expliquer lors d'une soirée des députés de la majorité. Quel mépris envers le peuple et nos institutions!".

"Emmanuel Macron fait le malin devant ses troupes à Saint-Germain-des-Prés et prétend tout assumer ? En fait, il se cache et refuse de s'adresser à la Nation ! Les Français ne supporteront pas cette arrogance quatre ans de plus !", a réagi de son côté le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.

Alors qu'Emmanuel Macron a qualifié le comportement d'Alexandre Benalla de "trahison", mardi soir, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a fustigé le chef de l'tat :

"Si tel est le cas pourquoi avoir attendu la semaine dernière pour le licencier ? Pourquoi l'avoir dans les faits maintenu dans ses fonctions ? Pourquoi l'avoir couvert ? Le storytelling ne fonctionne plus..."

"Le vrai courage, c'est de prendre ses responsabilités avant que la presse ne révèle le scandale", a-t-il ajouté sur Twitter.

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 21 Juillet 2018

En marge des cortèges du 1er-Mai, une centaine de personnes s’étaient rassemblées pour manifester place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris. Ce rassemblement faisait suite à un appel lancé sur Facebook par un comité d’action interlycéen, relayé ensuite par le syndicat étudiant UNEF et par le parti La France insoumise (LFI).

Sur place la situation avait dégénéré, et une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux, montrait un homme portant un casque tirer par le cou une jeune fille aux cheveux châtains, puis revenir s’en prendre violemment à un jeune homme, déjà à terre, entouré par des CRS.

On entend alors le jeune homme le supplier de se calmer : "Je vais vous expliquer !", lui crie-t-il. En vain. L’homme casqué, visiblement hors de lui, le traîne au sol, le saisit violemment au cou par-derrière, puis le frappe à plusieurs reprises.

Une seconde vidéo, diffusée jeudi 19 juillet sur Twitter, révèle le contrechamp des images initiales. On y voit Alexandre Benalla faire reculer une jeune manifestante jusqu’à un mur avant d’essayer de la faire tomber, puis de la contraindre à s’asseoir. Il reste ensuite quelques secondes avec elle avant de repartir en direction du premier manifestant.

Alexandre Benalla, 26 ans, que Le Monde a identifié comme étant l’auteur de ces violences, est un homme qu'Emmanuel Macron connaît bien, puisqu’il a participé, comme responsable de la sécurité, à sa campagne présidentielle. M. Benalla a par la suite été recruté à l’Élysée en tant que chargé de mission, adjoint au chef de cabinet du président, François-Xavier Lauch. 

"Alexandre Benalla est très connu dans le milieu policier", a déclaré, jeudi à franceinfo, David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). Il est "régulièrement sur les dispositifs opérationnels, il pilote différentes choses, sans qu’on sache qui l’a mandaté pour ça", selon le syndicaliste, qui explique que les policiers avaient "face à eux quelqu’un qui représente, même si c’est de façon indue, une forme d’autorité qui est supérieure à la leur".

Alexandre Benalla n’était pas le seul "collaborateur" de l’Élysée à être présent lors de la manifestation du 1er-Mai. Il était ce jour-là accompagné d’une connaissance, Vincent Crase, que l’on voit également sur la vidéo. Il s’agit d’un gendarme réserviste par ailleurs employé de La République en marche. Cet officier basé dans l’Eure et reconverti dans la sécurité privée serait, selon les "MacronLeaks", l’un des prestataires du service de sécurité de la campagne présidentielle.

Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l’Élysée, a précisé lors d’un point presse que M. Crase était "très ponctuellement mobilisé, comme d’autres réservistes, par le commandement militaire de la présidence de la République".

Le parquet de Paris a ouvert, jeudi 19 juillet, une enquête préliminaire pour "violences par personne chargée d’une mission de service public", "usurpation de fonctions" et "usurpation de signes réservés à l’autorité publique". Elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.

Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a annoncé dans l’après-midi avoir saisi l’inspection générale de la police nationale, afin de "déterminer dans quelles conditions" Alexandre Benalla et Vincent Crase ont pu assister aux manifestations du 1er-Mai aux côtés des forces de l’ordre.

Le ministère de l’intérieur a toutefois admis avoir été informé, en même temps que l’Élysée, de l’identification d’Alexandre Benalla sur la vidéo de la manifestation du 1er mai. Il n’avait engagé aucune démarche particulière à ce stade.

Emmanuel Macron, en déplacement en Dordogne, a refusé de répondre aux questions. Interpellé par un journaliste lui demandant si la République était "entachée" par cette affaire, il a laconiquement répondu : "Non, non, la République elle est inaltérable !".

Des élus de droite comme de gauche ont critiqué la réaction trop clémente de l’Élysée à l’égard du conseiller d’Emmanuel Macron.

Laurent Wauquiez président du parti Les Républicains a réagit sur twitter "Cette affaire Benalla marque la fin du discours d'Emmanuel Macron sur la République exemplaire. Les Français comprennent que tout n'était que communication et illusion. Derrière le décor de théâtre de la macronie, il y a de sombres coulisses.

La garde à vue d'Alexandre Benalla, notamment pour violences et usurpation de fonction, avait commencé vendredi matin. De même pour Vincent Crase, gendarme réserviste et employé de La République en marche, qui se trouvait avec lui le 1er mai, lors des violences commises sur deux manifestants identifiés par les enquêteurs.

Le domicile d'Alexandre Benalla à Issy-les-Moulineaux a été perquisitionné dans la journée.

Trois policiers également mis en cause ont été suspendus pour avoir transmis mercredi 18 juillet, des images de vidéo-surveillance filmées au moment des faits à Alexandre Benalla. Ils avaient été placés en garde à vue samedi 21 juillet. 

La garde à vue d'Alexandre Benalla, de Vincent Crase et des trois policiers mis en cause dans l'affaire du 1er mai a été levée samedi soir. Ils devraient être présentés dimanche à un juge d'instruction.

Selon Le Parisien, le syndicat de police Vigi a décidé de s’associer à la procédure lancée par le parquet en déposant plainte, notamment pour des faits d’usurpation de fonction et usurpation de signe réservé à l’autorité publique.

Le syndicat s’interroge sur d’éventuelles complicités au sein du cabinet de la présidence de la République. "Afin que des fonctionnaires de police fournissent à M. Benalla un casque de police ainsi qu’un brassard police, il est évident que des ordres avaient été donnés à ceux-ci".

Les victimes présumées des violences commises par Alexandre Benalla ont été identifiées. Elles ont fait savoir aux enquêteurs qu'elles souhaitaient être entendues ultérieurement. 

Révision constitutionnelle : l'Assemblée paralysée par l'affaire Benalla suspend ses travauxRévision constitutionnelle : l'Assemblée paralysée par l'affaire Benalla suspend ses travauxRévision constitutionnelle : l'Assemblée paralysée par l'affaire Benalla suspend ses travaux

L'Élysée a annoncé avoir engagé une procédure de licenciement contre son collaborateur, qui avait été suspendu pendant deux semaines en mai.

"Il a été porté à la connaissance de la présidence de la République des faits nouveaux, qui sont constitutifs d'une faute commise, et qui font l'objet d'une procédure judiciaire", a indiqué l'Élysée, qui précise que M. Benalla "aurait été destinataire d'un document de la préfecture de police qu'il n'était pas autorisé à détenir".

Le gouvernement a décidé dimanche 22 juillet de suspendre l'examen du projet de révision constitutionnelle sous la pression des élus de l'opposition qui bloquent les travaux depuis quatre jours pour réclamer la "transparence" sur l'affaire Benalla, ce proche d'Emmanuel Macron au cœur d'une tempête politico-judiciaire.

Situation rarissime, le Parlement est paralysé depuis jeudi et les révélations du journal Le Monde sur les agissements d'Alexandre Benalla, 26 ans, homme de confiance du chef de l'État, lors des manifestations du 1er-Mai à Paris.

Les députés de droite et de gauche qui dénoncent désormais une "affaire Macron", ont obtenu que la commission des Lois de l'Assemblée se constitue en commission d'enquête pour mettre au jour les rouages de cette affaire qui implique les plus hautes instances de l'État, mais ils réclament aussi que le gouvernement s'explique devant la représentation nationale.

Christian Jacob, député de la 4ème circonscription de Seine-et-Marne a interpellé le gouvernement à l'Assemblée nationale sur l'affaire Benalla :

"Pourquoi Édouard Philippe n'a même pas répondu à la demande de LR et de LFI de venir discuter dans l'hémicycle (article 50-1 de la constitution) ?"
Et "Pourquoi Castaner fait des allers-retours entre les quatre colonnes et la buvette ?"

Prise de bec entre Christophe Castaner, délégué La République en Marche (LREM), et Marine Le Pen, Présidente du Rassemblement national (RN) dans la salle des Quatre colonnes de l'Assemblée nationale. 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera entendu lundi 23 juillet à partir de 10H00 par la commission d'enquête lors d'une audition publique, il le sera mardi après-midi par la commission des Lois du Sénat, également constituée en commission d'enquête.

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Nouvelle révélation dans l'affaire Benalla. Cette fois, c'est à l'Assemblée nationale que cela se passe. Les députés ont en effet appris que l'homme de main d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, disposait d'un badge pour accéder à l'hémicycle.

Il "disposait d'un tel badge depuis le 24 juillet 2017" et "ce badge lui a été retiré il y a trois jours", a affirmé Marc Le Fur (LR), l'un des vice-présidents de l'Assemblée, qui a souhaité "savoir qui a demandé un tel badge, quelle autorité élyséenne, pourquoi" et "que des mesures soient prises pour que de tels incidents ne puissent plus intervenir".

Le patron des députés LR, Christian Jacob, a été beaucoup plus virulent. ""On découvre que ce barbouze, car il faut appeler les choses par leur nom, avait accès à l'Assemblée ! Mais au nom de quoi avait-il un badge ? On nous explique que c'est pour la sécurité du Président mais alors pourquoi avait-il accès à l'hémiycle ? C'est quand même très grave", a-t-il dit. 

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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Publié le 19 Juillet 2018

Portant un casque à visière des forces de l'ordre et portait un brassard de police , l'adjoint au chef de cabinet du président a été reconnu sur des images largement diffusées sur les réseaux sociaux en train de prendre une jeune femme par le cou puis frapper et traîner un jeune homme au sol. Il s'est ensuite rapidement éloigné de peur d'être reconnu lors de son intervention musclée au milieu des CRS qui semblent le laisser faire.

Contacté par Le Monde, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron a confirmé les informations. "Alexandre Benalla m'avait prévenu deux jours plus tôt qu'il souhaitait participer à une intervention auprès de la préfecture de police pour voir comment se gérait une grande manifestation. Il m'en a demandé l'autorisation, je la lui ai donnée, mais en précisant bien qu'il y allait en observateur", explique t-il.

"Le lendemain de la manifestation, j'ai été avisé par un collaborateur que M. Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l'ordre. J'ai vu les vidéos, je l'ai convoqué le jour même, je lui ai demandé si c'était lui". Ce que Benalla a confirmé et Macron a alors demandé que des sanctions soient prises.


Benalla a ensuite écopé d'une suspension temporaire de 15 jours, du 4 au 19 mai, comme le montre un courrier que s'est procuré Le Monde. Le directeur de cabinet lui y reproche son "comportement manifestement inapproprié" ayant "porté atteinte à l'exemplarité qui est attendue, en toutes circonstances, des agents de la présidence de la République" en précisant que tout nouveau débordement se traduira par un licenciement.

Le journal précise qu'aujourd'hui Benalla reste chargé de mission à l'Elysée mais a été affecté à un poste administratif où il s'occupe de la sécurité d'événements organisés "à l'intérieur du Palais" comme la célébration de la victoire des Bleus au Mondial.

Contacté par franceinfo, le parquet de Paris annonce qu'une enquête préliminaire a été ouverte jeudi 19 juillet, pour "violences par personne chargée d'une mission de service public", "usurpation de fonctions" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique". L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), précise le parquet à franceinfo. 

La sécurité, c’est vraiment l’affaire d’Alexandre Benalla. Tout jeune, il commence dans le métier en protégeant des artistes. C’est là qu’il se fait repérer. À 20 ans, il passe à la politique et effectue ses premiers pas au sein du Parti socialiste.

Il se charge d’abord de la protection de Martine Aubry lors des élections primaires de 2011, puis intègre le service d’ordre de la campagne présidentielle de François Hollande en 2012.

Cette élection remportée par les socialistes, François Hollande fait son entrée à l’Élysée. Alexandre Benalla devient, alors, le chauffeur personnel d’Arnaud Montebourg, nommé ministre du Redressement productif. Une collaboration qui n'a duré qu’une semaine.

Le jeune homme provoque un accident de la route et tente de commettre un délit de fuite dans la foulée. Hors de lui et témoin de la scène, Arnaud Montebourg le met à la porte immédiatement.

En 2015, titulaire d’un master de droit, il est ainsi retenu pour suivre une session de l’Institut des hautes études de la sécurité et de la justice, une semaine de formation de haut niveau organisée à l’école des officiers de la gendarmerie à Melun.

En 2017, il rejoint la campagne d’Emmanuel Macron qui le nomme responsable de sa sécurité. Lors d’un meeting du candidat, il imagine un système de trappe pour protéger le candidat en cas de tir. Devenu Président de la République, l’actuel chef de l’État le nomme responsable de la sécurité de ses déplacements.

Les réactions politiques se multiplient après la diffusion de la vidéo dans les réseau sociaux : 

"les images sont choquantes. Nous attendons une réponse du Président de la République. Aujourd'hui, on a le sentiment qu'à l'Élysée, on se croit au-dessus de tout. Je demande que la lumière soit faite sur cette affaire" a réagi Laurent Wauquiez président des Républicains et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes sur Europe 1

Pour Bruno Retailleau Sénateur de la Vendée et Président du groupe Les Républicains "L'Élysée n'a pas fait son travail d'information à la justice dans l'affaire".

"Je reste sans voix", a réagi sur Twitter Boris Vallaud, député et porte-parole du Parti socialiste.

"Il y a toute une chaine de commandement et de responsabilités engagée par cette situation qui est inacceptable. Si nous supportons que n’importe qui fasse la police aux côtés de la police, nous ne sommes plus dans un État de droit" a réagi Jean-Luc Mélenchon député et président du groupe La France Insoumise à l'Assemblée national

Le 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestantLe 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestantLe 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestant
Le 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestantLe 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestantLe 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestant

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Rédigé par Pierre HAMMADI

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