Accusation de compte offshore aux Bahamas : Emmanuel Macron porte plainte

Publié le 4 Mai 2017

Accusation de compte offshore aux Bahamas : Emmanuel Macron porte plainteAccusation de compte offshore aux Bahamas : Emmanuel Macron porte plainteAccusation de compte offshore aux Bahamas : Emmanuel Macron porte plainte

Emmanuel Macron, le candidat du mouvement En marche ! à la présidentielle a déposé plainte, jeudi 4 mai, pour "faux et usage de faux" et "propagation de fausse nouvelle destinée à avoir une influence sur le scrutin".

Cette plainte fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux notamment sur Twitter, relayée par des soutiens de Donald Trump, puis s'est retrouvée "dans la sphère d'influence de comptes associés, en France, à Sputnik et à RussiaToday", affirme En marche !. 

Dans les dernières minutes du débat, Marine Le Pen a par ailleurs lancé à Emmanuel Macron : "J’espère qu’on n’apprendra pas que vous avez un compte offshore aux Bahamas", tout en s'interrogeant sur sa déclaration de patrimoine. 

"Non je n'ai pas de compte aux Bahamas", a rétorqué jeudi 4 mai sur France inter le candidat du mouvement En marche! avant de porter plainte contre X.

"Je n'ai jamais eu de compte dans quelque paradis fiscal que ce soit (...) Mme Le Pen lance cela. Elle a derrière des troupes sur Internet qui se mettent en place", a-t-il ajouté. Emmanuel Macron accuse les "alliés" de la candidate du FN de l'avoir "matraqué de fausses annonces et mensonges" pendant la campagne et d'être "pour certains liés à des intérêts russes".

Ces documents, d'abord publiés sur des forums étrangers, puis massivement partagés sur les réseaux sociaux "sont des faux évidents", affirme l'entourage d'Emmanuel Macron.

L'équipe de Macron n'a pas tardé à réagir, revenant tôt jeudi matin sur les différentes étapes de la diffusion de cette "fake news" et observant que l'article en question a été partagé plusieurs milliers de fois sur Twitter. D'une publication anonyme sur le forum 4chan à la reprise en direct lors du débat télévisé.

L'équipe fait aussi état de "faux grossiers", imitant la signature d'Emmanuel Macron sur des documents. "Ça fait un peu rumeur bâclée, généralement ceux qui sont à l'origine des fake news sont plus forts. Par exemple, ils inventent une histoire sur la manière dont les documents ont fuité. Là, il n'y a que deux documents pour appuyer la rumeur, c'est un peu faible", a déclaré Mounir Mahjoubi, directeur de la campagne numérique. 

Selon l'équipe de Macron, "cette tentative de déstabilisation a mobilisé des moyens importants et repose sur une préparation minutieuse". Elle assure que "toutes les suites judiciaires requises seront naturellement données".

Sur BFMTV et RMC, Marine Le Pen a nié vouloir porter des accusations contre l'ex-ministre de l'Économie. "Je lui ai posé la question, je ne veux pas qu'on découvre (...) des choses, peut-être trop tard, qui concernent Emmanuel Macron. On n'a même plus le droit de lui poser des questions?", a-t-elle répété à plusieurs reprises.

Son compagnon, le vice-président du FN Louis Aliot, a quant à lui indiqué sur Europe 1 qu'"il y a deux sites américains aujourd'hui qui parlent justement d'une évasion fiscale de M. Macron, on verra ce que c'est". "Sûrement que ça sortira dans la journée", a-t-il dit.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire des chefs de divulgation de fausse nouvelle en vue de surprendre ou détourner les suffrages, faux, usage de faux, recel de faux.

Rédigé par Pierre HAMMADI

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article