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Le blog de marseille-nord-savoir

Publié le par Pierre HAMMADI
L'ancien premier ministre Michel Rocard est décédé à l'âge de 85 ansL'ancien premier ministre Michel Rocard est décédé à l'âge de 85 ansL'ancien premier ministre Michel Rocard est décédé à l'âge de 85 ans

L'ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, est mort à l'âge de 85 ans, samedi 2 juillet 2016, dans un hôpital parisien.

Né à Courbevoie, le 23 août 1930 dans une famille de la bourgeoisie, catholique par son père - un des scientifiques à l'origine de la bombe atomique française -, protestant par sa mère, son parcours politique, entamé à la SFIO (l'ancêtre du Parti socialiste), débute avec la guerre d'Algérie et son combat pour la décolonisation, face à la politique guerrière menée par Guy Mollet.

Il a dirigé le gouvernement de juin 1988 à mai 1991, sous la présidence de François Mitterrand. Il a pendant longtemps porté le flambeau du mouvement de réformiste, au sein du Parti socialiste. Il a été premier secrétaire du Parti socialiste de 1993 à 1995.

Du PSA (Parti socialiste autonome) au PSU (Parti socialiste unifié), candidat à l'élection présidentielle de 1969 (il y recueille 3,6% des voix), cet énarque brillant et infatigable militant rejoint le Parti socialiste en 1974 où il va rapidement s'imposer comme un concurrent de poids face à François Mitterrand.

Député européen (1994-2009) et sénateur des Yvelines (1995-1997). Il est ambassadeur de France chargé de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique de 2009 à sa mort.

Durant la guerre d'Algérie, Michel Rocard avait rédigé pour la SFIO un rapport dénonçant les camps de regroupement dans lesquels sont parqués deux millions de paysans, soit la moitié de la population algérienne rurale.

Envoyé sur place en 1958 comme inspecteur des finances, il découvre que près de 500 enfants par jour, sont menacés de famine, dans l'ignorance totale de l'opinion et l'indifférence apparente des autorités civiles et militaires.

Le 26 juin 1988, Michel Rocard fait signer les accords de Matignon entérinant les droits de la Nouvelle-Calédonie à l’autodétermination et mettant fin aux violences sur l’île.

Cette action pour la pacification de la Nouvelle-Calédonie est, selon lui, ce qu'il a fait de mieux au gouvernement, mais c'est aussi l'action pour laquelle il dit avoir subi les pires attaques.

De nombreux représentants de la classe politique française ont immédiatement réagi à cette disparition. Le président François Hollande a salué une "grande figure de la République et de la gauche", qui incarnait "un socialisme conciliant utopie et modernité".

De son côté, le Premier ministre Manuel Valls, issu lui-même du rocardisme et qui avait travaillé à Matignon auprès de Michel Rocard, a jugé qu'il incarnait "la modernisation de la gauche et l'exigence de dire la vérité."

Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseille: "La France a perdu une grande voix. Celle d'un homme d'Etat qui posait un regard lucide sur la situation nationale et internationale et qui n'hésitait pas à avancer à rebours des idées reçues, jusque dans sa propre famille politique et dont le talent et la vision auraient pu le conduire à un rôle plus important encore au service de notre pays."

Martine Aubry, maire de Lille et ancienne numéro un du PS: "Ce soir, la gauche française et européenne vient de perdre une de ses grandes figures et nous sommes très nombreux à ressentir une profonde tristesse."

Michel Sapin, ministre des Finances: une "personnalité de référence de la gauche française, avec lequel j'ai longuement milité et partagé de nombreux combats politiques".

Emmanuel Macron, ministre de l'Economie: "Michel Rocard est parti. Il est resté passionné, engagé, lucide et optimiste jusqu'au bout. Il aura été un homme d'Etat et un homme de convictions".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education: "La France vient de perdre l'un de ses plus grands serviteurs, un géant de cette seconde moitié du XXe siècle qui a donné tout son sens aux mots égalité et solidarité".

François Bayrou (MoDem) : Son décès "affecte profondément tous ceux qui ont reconnu en lui un innovateur politique et un homme de rassemblement. Il a incarné ce qu'on appelait la deuxième gauche, il a choisi de rompre avec les idéologies fermées et l'esprit de sectarisme."

Sur Twitter, les réactions sont également nombreuses :

L'ancien premier ministre Michel Rocard est décédé à l'âge de 85 ans

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