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Le blog de marseille-nord-savoir

Publié le par Pierre HAMMADI
Meurtre de Jo Cox : "Mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni !" a lancé le meurtrier présumé devant la justice

"Mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni !" a lancé le meurtrier présumé de la députée pro-Union européenne Jo Cox samedi devant la justice.

Thomas Mair, 52 ans, a prononcé ces mots lorsqu'il a été invité à décliner son identité lors de sa première comparution devant le tribunal de Westminster, selon l'agence britannique Press Association.

Le quinquagénaire avait été inculpé dans la nuit d'homicide volontaire sur la députée travailliste de 41 ans. Jo Cox a été tuée jeudi dans sa circonscription de Birstall, dans le nord de l'Angleterre, à une semaine du référendum britannique sur l'Union européenne.

L'émotion était toujours extrêmement vive au Royaume-Uni, quarante-huit heures après le décès de cette mère de deux jeunes enfants. Elle a reçu plusieurs balles et a été poignardée en pleine rue devant la bibliothèque de la ville.

À Birstall, des habitants se sont recueillis dans le centre-ville. Des centaines de personnes ont également déposé des fleurs et observé une minute de silence vendredi soir à Londres, à l'extérieur du Parlement que Jo Cox avait découvert en 2015 en tant que nouvelle députée.

La campagne ne devrait véritablement reprendre que mardi 21 juin, à deux jours du référendum, avec un débat organisé dans la Wembley Arena devant 6.000 personnes. Dans l'intervalle, le Parlement, rappelé en session extraordinaire, rendra lundi 20 juin un hommage national à "l'un de ses membres les plus brillants et les plus passionnés", selon les mots de David Cameron.

Une sortie de l'UE aurait un impact «"négatif et important" sur l'économie britannique qui pourrait, au pire, tomber en récession l'année prochaine, a averti de son côté le FMI.

Pour le président russe Vladimir Poutine, David Cameron avait organisé le référendum pour "faire chanter l'Europe" ou "pour l'effrayer".

Le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, a estimé dans un entretien au journal Le Monde que la Grande-Bretagne "s'isolerait et deviendrait un comptoir, une place d'arbitrage à la frontière de l'Europe" en cas de Brexit.

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