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Le blog de marseille-nord-savoir

Publié le par Pierre HAMMADI

À la demande de Nicolas Sarkozy, le bureau politique du parti a décidé mardi d'abandonner pour la primaire à droite des 20 et 27 novembre le vote électronique normalement prévu pour les 1,2 million de Français de l'étranger, au profit du vote papier.

Il s'agit là, selon le communiqué de l'instance dirigeante des Républicains "de respecter, comme pour l'élection présidentielle elle-même, le principe constitutionnel du maintien de l'égalité des citoyens devant le vote", les Français résidant en France votant par papier.

Cette décision a été contestée par la Haute autorité chargée du bon déroulement de la primaire à droite, qui a invoqué les "les difficultés propres à l'organisation" à l'étranger de ce scrutin, ainsi que les principaux candidats à cette élection. Ce jeudi matin encore, l'un d'eux est monté au créneau en s'en prenant nommément à Nicolas Sarkozy. "S'il veut enterrer la primaire, qu'il le dise", s'est agacé Frédéric Lefebvre sur Europe 1 qui ne "sait pas quel est l'intérêt du président des Républicains derrière cette décision". 

Frédéric Lefebvre est justement député des Français de l'étranger (circonscription Amérique du Nord) a qualifié cette décision du bureau politique de son parti d'"obscurantiste, inadaptée et injuste". "Nous sommes en train de rétablir le suffrage censitaire", a-t-il lancé ajoutant que "prendre la décision de refuser le vote électronique, c'est interdire aux Français de l'étranger de voter".

Bruno Le Maire, lui aussi candidat, avait estimé que "ce vote pose deux problèmes" : "une bonne participation à l'étranger est celle du vote électronique, compte tenu du très grand éparpillement géographique de cet électorat. Supprimer le vote par internet revient donc à leur dénier le droit de participer à la primaire. La seconde question touche à l'indépendance de la Haute autorité". 

François Fillon a pour sa part affirmé "Aucune modification des règles de vote ne saurait être adoptée sans consultation de la Haute autorité de la primaire (...). Je défendrai le droit des Français de l'étranger à s'exprimer dans cette consultation démocratique. Il en va de l'égalité entre tous les Français".

Le député LR Thierry Solère s'est attaché  jeudi à dégonfler la polémique sur le vote des Français de l'étranger pour la primaire de la droite, après deux jours d'échanges tendus entre les différents protagonistes.

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