Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le blog de marseille-nord-savoir

Publié le par Pierre HAMMADI

Une vingtaine de familles de victimes des attentats du 13 novembre à Paris ont eu la mauvaise surprise ces derniers jours d'être invitées par Bercy à payer les impôts de leurs proches décédés, indique ce mercredi BFMTV.  

Comme le rapporte sur Twitter l'association 13 novembre : Fraternité et vérité, le ministère des Finances a été sollicité en vue d'une rencontre. Mais la demande est, pour l'heure, restée lettre morte. Le collectif demande à ce que l'administration fiscale renonce aux impôts des victimes décédées. "Leur proche a été tué pour la France. Nous souhaitons aussi aborder le sujet des difficultés financières des blessés et rescapés du 13 novembre", écrit-il.

 

La chaîne d'informations rappelle que la loi prévoit que les prélèvements obligatoires d'une personne décédée soient réglées par leurs proches. Mais dans le cas présent, l'association met en avant le contexte exceptionnel des attentats, les plus graves depuis 50 ans. "Nous demander de payer des impôts pour un enfant qui a été assassiné, je trouve cela inadmissible [...] On a déjà suffisamment de souffrances et de frais par rapport à ce que nous vivons au quotidien", s'insurge Patricia Correia, qui a reçu la feuille d'imposition de sa fille tuée au Bataclan. 

Auprès de 20 Minutes, Emmanuel Domenach, vice président de l'association 13 novembre: Fraternité et vérité, déplore que l'administration fiscale n'ait eu aucun "mot d'accompagnement" à l'égard des familles. Ce survivant du Bataclan indique qu'une partie d'entre elles n'ont pas reçu une indemnisation suffisante pour faire face à leur nouvelle situation. "C'est le cas notamment des blessés qui ne peuvent plus exercer leur métier ou habiter dans le même logement qu'avant en raison de leur état de santé", souligne-t-il.

 

Le gouvernement a finalement annoncé une série de mesures fiscales pour les familles des victimes, dont l'exonération des impôts des défunts. 

Commenter cet article