Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le blog de marseille-nord-savoir

Publié le par Pierre HAMMADI

Le président de la République François Hollande envisage de nouvelles baisses d'impôts pour 2017, affirme le quotidien Les Échos dans son édition de lundi, sans donner de détails sur les modalités.

Selon le quotidien, le chef de l'État est « déterminé » à appliquer cette mesure et l'arbitrage devrait intervenir en juillet, en fonction du niveau de la croissance du deuxième trimestre.
La France a enregistré au premier trimestre une croissance supérieure aux attentes, à 0,5 %, laissant entrevoir à un an de la présidentielle une embellie économique, après la publication de bons chiffres du chômage. 

De son côté, le vice-président du Medef chargé des questions économiques, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé lundi qu'une éventuelle baisse d'impôts pour les ménages serait "une bonne mesure d'un point de vue électoral", mais qu'elle nécessiterait un nouveau tour de vis sur les dépenses publiques. Le représentant de l'organisation patronale rappelle qu'environ 4 milliards d'euros de dépenses nouvelles ont été annoncés depuis quelques mois et "ne sont pour le moment pas financés".

Officiellement, le chef de l'État n'est pas encore candidat à sa propre succession. En coulisses, on ne compte plus les indices qui montrent que François Hollande souhaite briguer un second mandat. Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a rassemblé une vingtaine de ministres et des militants lundi 25 avril au cours d'une réunion, baptisée "Hé oh la gauche !" visant à défendre le bilan du chef de l'État. 

Julien Dray et Pierre Moscovici répètent, eux, à longueur d'interviews que François Hollande est "légitime" pour être le candidat de la gauche. "François Hollande sera candidat à la présidence de la République", a assuré pour sa part Najat Vallaud-Belkacem.

Il est difficile de croire que le chef de l'État n'est pas en campagne. Le président de la République multiplie les coups de pouce financiers à l'égard de ceux qui sont des réserves de voix potentielles pour 2017. 

Chômage en baisse de 1,7% en mars 2016, une croissance revue à la hausse au premier trimestre, un énorme contrat de 34 milliards d'euros pour DCNS qui construira la flotte sous-marine australienne...L'exécutif ne compte pas faire cesser cette dynamique.

À l'occasion du bilan de la refondation de l'École entamée en 2013, Manuel Valls a annoncé une augmentation des salaires des enseignants de l'école maternelle et élémentaire de 800 euros par an. Les primes des professeurs du premier degré (400 euros par an) vont être alignés sur celles de leurs homologues du second degré (1.200 euros par an). Soit un gain de 800 euros par an. Le financement de cette mesure devrait être présenté par le Premier ministre lui-même.

Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche 1er mai, François Bayrou a parlé de "clientélisme électoral". "Je pense que la grande opération clientéliste a commencé depuis des semaines. Elle consiste à essayer de récupérer, catégorie par catégorie, les voix des uns et des autres en signant des chèques dont on n'a pas le premier euro sur son compte." À un an de la présidentielle, le président du MoDem n'est pas le seul à trouver ce scénario probable. 

Le 25 avril, des élus Les Républicains, emmenés par Guillaume Larrivé et Valérie Debord, porte-paroles du parti, assure que le gouvernement a consacré, en quatre mois, 15 milliards d'euros en dépenses nouvelles. 

Les policiers et les gendarmes ont obtenu 865 millions d'euros (d'ici 2020) dans le but de voir valoriser leurs carrières. "C’est un accord historique", a commenté Philippe Capon, secrétaire général de l’UNSA Police (troisième syndicat chez les gardiens de la paix). "On obtient de manière très nette des avancées exceptionnelles", a renchéri Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance police nationale, premier syndicat de gardiens de la paix. Seule Force ouvrière a porté une voix dissonante, estimant que "le compte n'y est pas."

Ce plan sera financé "par des économies" et les 865 millions sont "répartis équitablement" entre les deux forces de sécurité, garantit Bernard Cazeneuve. Au total, 9.000 emplois ont été créés dans la police et la gendarmerie en quatre ans. 

Quatre ans après l'élection du socialiste, selon Eurostat, près d'un jeune sur quatre est au chômage en France. Après avoir rencontré les organisations étudiantes, le gouvernement a décidé de débloquer 400 millions d'euros pour aider les jeunes les moins aisés à faire des études, affronter le chômage [ 70.000 bourses seront prolongées, 200 euros de plus chaque mois pour les apprentis à compter du 1er janvier 2017 ] et avoir un meilleur accès à la santé (CMU-C) et au logement.

Manuel Valls n'a pas fermé la porte à l'idée d'accorder aux jeunes des minimas sociaux, qui seraient pour l'occasion fusionnés, aux jeunes dès l'âge de 18 ans, au lieu de 25 ans aujourd'hui. Les Républicains dénoncent cette mesure parfaitement électoraliste, symptomatique d’un pouvoir à l’agonie qui cherche à s’affilier une clientèle."

La fusion du RSA activité et de la prime pour l'emploi (PPE), la prime d'activité, ouverte aux jeunes dès l'âge de 18 ans, a été lancée le 1er janvier 2016. Selon les derniers chiffres qui datent d'avril 2016, 2,16 millions de Français, dont 323.000 jeunes, en bénéficient. Le gouvernement avait parié sur deux millions de bénéficiaires et fixer un budget de 4 milliards d'euros.

Pour la première fois depuis 2010, le chef de l'État a accordé une augmentation de deux fois 0,6% aux fonctionnaires au 1er juillet 2016 2016 et 0,6% au 1er février 2017. Au micro de RTL en mars dernier, la ministre de la Fonction publique a estimé que cette décision qui représente un coût de "2,4 milliards d'euros sur une année pleine", est "raisonnable". Un geste qui n'a en rien ravi les syndicats de la fonction publique.

 

Commenter cet article