Panama Papers : La Société Générale détient 979 sociétés offshore

Publié le 5 Avril 2016

Ce mardi, les révélations dans le dossier Panama Papers se poursuivent. Le quotidien Le Monde affirme également que la Société Générale a compté jusqu'à 979 sociétés offshore, les 2/3 créées via sa filiale au Luxembourg.

Après les révélations du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), la France, l'Australie, l'Espagne et le Panama ont ouvert des enquêtes.

La banque française Société Générale fait partie des cinq banques qui ont créé le plus grand nombre de sociétés offshore par l'intermédiaire du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, a détaillé mardi le quotidien Le Monde, après analyse des données "Panama Papers" (évasion fiscale).

"Au total, elle compte à son actif 979 sociétés, derrière la britannique HSBC (2.300 sociétés), les suisses UBS (1.100 sociétés) et Credit Suisse (1.105 sociétés)", selon le journal, qui précise que "deux-tiers de ces entités offshore ont été créées par SG Bank and Trust Luxembourg".

Le reste des activités a été enregistré dans d'autres filiales de la Société générale, en Suisse et aux Bahamas. "Ces sociétés offshore ont été créées pour le compte des clients fortunés de la banque", assure Le Monde. La filiale luxembourgeoise en a domicilié principalement dans les Seychelles et les îles Vierges britanniques, tandis que la SG Private Banking de Genève s'est tournée vers le Panama.

La Société générale ne reconnaît que "quelques dizaines" de sociétés offshore

Le groupe Société Générale se défend des accusations d'évasion fiscale après avoir été mis en cause dans le dossier Panama Papers pour avoir créé 979 sociétés offshore via le cabinet panaméen Mossack Fonseca.

En réaction aux révélations du Monde, la banque a affirmé ce mardi dans un communiqué que seules "quelques dizaines" de ces entités créées pour ses clients étaient encore actives et qu'elles étaient gérées de façon "totalement transparente".

Dans un précédent communiqué publié hier lundi, la banque assurait qu'elle n'était plus elle-même présente dans les paradis fiscaux, mais que ses clients pouvaient y posséder des sociétés, ce qui n'est pas interdit par la loi.

"Les structures auxquelles il est fait référence dans les médias ne sont pas détenues par Société Générale mais par des clients. Si la loi française ne prévoit aucune restriction concernant les relations avec des clients établis dans ces juridictions, Société Générale est particulièrement vigilante et mène depuis plusieurs années une politique proactive afin de s'assurer que nos activités respectent les standards les plus élevés en matière de lutte contre la fraude et l'évasion fiscales", a insisté le groupe bancaire.

Rédigé par Pierre HAMMADI

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